TADAAAAAAAAM !!! Avouez que vous n'y croyiez plus ! Je reviens enfin, après plus de six mois d'absence. Bah ouais, honte à moi, j'avais oublié ma fic, méga mdr…
Enfin bref, j'ai écrit les treize ans d'Alfons en cours d'allemand de 11h à midi, luttant contre la faim, gnh xD Mais ça on s'en fout. J'espère que vous me lirez encore, moi l'auteuz très pas digne de ses lecteurs dévoués.
Disclaimer toujours pareil, on se répète à force par ici :p
Bonne lecture !
14/ Treize ans
L'arbre de Noël est couvert de bougies que ma tante est occupée d'allumer. Toute la maison brille sous les décorations, noyée dans une vague de lumière d'or.
Je suis heureux.
Enfin un Noël digne de ce nom.
On ne parle plus de la guerre, à la maison. Non, on ne préfère pas. On ne remue pas les choses tristes maintenant que nous sommes tous réunis. On fait mine d'avoir oublier, alors que l'on se souvient très bien. Mais chut, on se tait.
Même mon père, qui est revenu de France avec une jambe toute raide, prend sa blessure à la rigolade. Mieux vaut en rire qu'en pleurer. Bref, cette nuit c'est fête, et on chante déjà.
Helmut est là ce soir. Un peu chagrin, certes, ce que je peux aisément comprendre. J'essaye toutefois de le faire rire un peu. J'aime bien mon cousin. Par contre, lui, je crois qu'il ne m'aime plus… Depuis le jour où nous avons appris que mon oncle a été tué, il ne m'a plus jamais parlé comme avant. En fait, je crois qu'il est jaloux, parce que moi j'ai encore mon Papa. Je crois qu'il aurait voulu voir mon père mourir à la place du sien. C'est plutôt vilain comme pensée, cependant je ne lui en veux pas. Je pense que je réagirai de la même façon, à sa place.
Arrive enfin le moment tant attendu des cadeaux ! Je sais que le gros paquet sous le sapin est pour moi. Vite, je l'ouvre ! Et découvre une énorme et magnifique maquette d'avion, rouge et scintillant, attendant patiemment d'une paire de mains habiles vienne assembler toutes ces pièces mélangées et le faire voler dans les airs.
« Tu es content, Alfons ? » demande Papa d'un air inquiet.
J'acquiesce, trop émerveillé pour répondre. Il sourit.
« Ce sera ton premier avion à construire ! »
Et ce ne sera pas le dernier, j'en fais le serment. Un jour, j'en construirai un vrai, tout en acier et boulons.
Promis Papa. Promis Maman. Vous serez tous les deux très fiers de moi.
