Chapitre 13 : Potter se fait déglingué.

DESOLE DESOLE

Alors, en fait, en Italie, y'avait pas de wifi ! Enfin, pas assez ! Et je ne suis arrivée chez moi qu'hier et ai récupéré mon PC qu'aujourd'hui. Donc la bonne nouvelle c'est que j'ai terminé la fanfic et la auvaise c'est que vu le programme de l'année , ça risque d'être chaud ! Donc si je publie pas pendant une semaine, ne vous en faites pas !

Proposez aussi des pairings pour le OS spécial (qui sera publier après le dernier chapitre). Je ne réponds pas aux reviews cette fois et publie en vitesse, je dois défaire mes bagages !


Hermione remue dans son lit, je plisse les yeux et me redresse pour l'apercevoir. Je vois son ombre s'agité et quelques secondes plus tard, elle sort du dortoir. Elle fait chier. Depuis qu'elle traîne avec Potter et Weasley, elle se transforme presque en inconsciente. Je passe ma main sur mon visage et attends quelques secondes avant de la suivre.

Elle a rejoint Potter et Weasley, évidemment. Je descends à la salle commune et sors ma baguette.

- Alors, où va le « trio d'or » ? je susurre.

On dirait Rogue. C'est effrayant.

- Pardon ? demande Harry en se tournant vers moi.

- Tu vas encore te faire choper et tu vas encore pleurer sous prétexte que « Rogue te punit injustement ». T'es quand même arrogant, t'as onze ans, tu es fraîchement arrivé et tu te sens d'attaque d'aller chercher la pierre philosophale ?

- C-Comment tu sais ? bégaye Hermione.

Je lui lance un regard glacial.

- Pitié. Je vis avec un détective, tu crois sérieusement que vous étiez assez discret ? Je sais retrouver les cigarettes cachées par un soldat d'une trentaine d'année en échange de quinze livres. Vous faites une connerie.

Ronald me regarde, l'air furieux. Neville arrive, en pyjama lui aussi. Je lève un sourcil.

- Ravissant, Londubat.

- Merci.

- Elle a raison. Et vous avez déjà fait perdre trop de point à Gryffondor ! ajoute Neville.

Je fais la moue.

- Je suis un peu coupable. Voldy a pas arrêté de faire des conneries.

- J'en reviens pas que tu aies appelé ton chat comme ça…, murmure Harry.

- Ce n'est pas le problème pour le moment.

Hermione s'avance vers moi.

- Elizabeth, Rogue va voler la pierre philosophale, laisse nous y aller.

Je les fixe en serrant les dents.

- Faisons un pari. Je vous laisse y aller sans faire d'histoire à une condition, pour Hermione.

- Vas-y.

- Si ce n'est pas Rogue, tu viens passer une après-midi à la maison.

L'idée d'être seule à Baker Street avec Miss Hudson pour seule compagnie ne m'enchante pas. Et je pourrais prouver à mon père que j'ai des amis.

Et même au féminin.

- D'accord…

- Pas pour moi ! s'exclame Neville. El', on peut pas les laisser partir.

Je lève les au ciel, je suis si demandée.

- Neville si c'est de la jalousie, sache que je compte t'inviter aussi.

- Tu ne comprends pas ! Ils font tomber les points de la maison.

Je pousse un soupir las, j'ai 11 ans et j'ai l'impression d'en avoir 20.

- Je m'occupe de lui. Allez-y.

Ils s'en vont et je me tourne vers Neville.

- Je suis désolé, Neville. Mais on doit les laisser.

- Non je vais les chercher !

Il se dirige vers la porte et je me crispe. Je sors ma baguette :

- Petrificus totalus !

Il s'effondre au sol, pétrifié. Je lève un sourcil.

- J'suis vraiment pleine de talent. Je suis désolé, Nev', j't'aime bien mais t'es con parfois.

Je me baisse pour embrasser son front et remonte dans mon dortoir, en chemin je croise…

Devinez.

Exact. Dubois.

Il a l'air contrarié.

- Ça va ?

Je lui fais la gueule mais ne suis pas dépourvue de cœur. Il me coule un regard blasé, l'air de dire « Tu-Me-Parles-Maintenant ».

- Je pensais que ça faisait pitié de discuter avec des gamins de onze ans.

Je l'ai mérité.

- Pas plus ridicule qu'une gamine de douze qui a un béguin pour un ado de quinze, je rétorque du tac au tac.

Faire semblant que je ne l'aimais pas m'a rendu mon répondant. Il me sourit. Je regarde ailleurs. Putain, Sherlock me frapperait si il me voyait dans cet état.

- Tu as raison.

- Alors, qu'est-ce qui va pas ?

- C'est fini avec Amy.

Amy ?

Oooooh ! Blondasse.

J'ai la pudeur de m'abstenir de sourire et lui tapote l'épaule amicalement.

- T'inquiète ça ira. Puis, t'avais plus urgent à faire qu'une relation amoureuse. Les BUSES et l'équipe de Quidditch, c'est assez.

- Tu n'es pas vraiment amie avec Flint, n'est-ce pas ?

Je déglutis. Que ferait un véritable Serpentard (donc pas un crétin placé là sous prétexte que ses ancêtres l'étaient avant lui).

- Non. Mais je trouve véritablement Malefoy mignon.

RAAAAAH JAMAIS DE LA VIE. AVEC SA COUPE DE CHEVEUX ON DIRAIT UN ITALIEN ALBINOS DES ANNEES 60 ACCRO AU GEL.

Je lui souris.

- Bonne nuit.

Je retourne dans mon dortoir et m'endors assez facilement. Ce que je trouve surprenant vu que j'ai pétrifié mon meilleur ami.

Le lendemain je suis réveillée par une poigne non-amical. J'ouvre brusquement les yeux.

- SHERLOCK J'AI PAS TES CIGARETTES JTE JUR…Professeur McGonagall ?! Et si j'étais cardiaque ?!

- Le directeur veut vous voir, Miss Watson, répond-elle sèchement.

- …Il a des bonbons pour moi ?

Derrière Mcgo, Hermione est limite en larmes. Je fronce les sourcils et la regarde.

- …Harry va bien ?

- Il est à l'infirmerie…

- QUOI ?! HERMIONE STUPIDE GRANGER !

Je sors de mon lit, en pyjama et cours à l'infirmerie en ignorant délibérément la directrice de ma maison. J'ignore les cris dans mon dos des jumeaux « Hey, Watson, magnifique ton pyjama ! ». J'arrive dans l'infirmerie et m'avance en levant la main vers le Survivant.

Ce dernier dort paisiblement.

Tu vas pas la voir venir, crétin.

Il se réveille en entendant quelqu'un entrer et écarquille les yeux.

- Hey…Hey ! HEY ! ARRÊTE !

- Je te faisais confiance, sombre crétin ! Un premier avada t'a pas suffit ?! Tu veux survivre à une nouvelle mort certaine !? Je vais te tuer !

- A-arrête !

Je le fixe et rabaisse ma main en serrant les dents. Harry a un sourire idiot.

- Tu m'aimes bien, en fait.

- Potter, continue sur cette lancée et je te fais bouffer tes lunettes d'hipster.

- Mes quoi ?

Je roule des yeux et m'avance. J'allais le prendre dans mes bras. Je fronce les sourcils et m'abstient.

- C'était Rogue ?

- Non…

Il grogne.

Hey !

- Quirrel.

J'explose de rire.

- Q-Quirrel ? Le p-p-professeur qui met c-c-cinq ans à d-d-dire une ph-ph-phrase ?

- -Il avait Tu-Sais-Qui à l'arrière de la tête.

- J'appelle Voldy par son nom mille fois et je suis toujours une vie. Il avait sérieusement Voldemort ? C'est pour ça qu'il mettait un turban ? Et comment il mangeait ? Quand je vais dire ça à Sherlock… !

Je discute avec lui encore quelques minutes mais Minervette débarque.

- Watson, chez le directeur.

- Je vérifiais l'état du Survivant, notre sauveur à tous, notre Messie à lunette, notre héro divin, notre…

- Maintenant.

Je n'ajoute plus rien et y vais, limite en courant. Elle a sa baguette en main et elle me fait peur Minerva. Son animagi est un chat. Les chats dominent le monde, vous me suivez ? Elle donne le mot de passe et j'entre dans le bureau.

- Shit. Y'a Neville.

Il me jette le regard plein de repproches. Je me mords la lèvre puis embrasse sa joue.

- Je suis vraiment désolé.

- Tu m'as lancé un sort !

Je soupire et m'assois.

- Miss Watson, j'ai besoin de savoir ce qu'il s'est passé hier soir, me dit calmement Dumbledore.

Je regarde Gandalf, l'air blasé.

- Professeur, je suis certaine que vous le savez mieux que moi. Mais je vais vous dire ma version. Je suis descendue voir le trio et ai essayé de les retenir. Mais je dois reconnaître que je n'ai pas trop insisté, j'ai fais un pari avec Hermione : si ce n'était pas Rogue le « méchant », elle venait chez moi pendant les vacances.

Je souris victorieusement.

- J'avais raison, évidemment. Bref. Je leur ai dis que j'arrêterai Neville qui, pour sa défense, était déterminé jusqu'au bout à les retenir. Ensuite je lui ai fais un petrificus totalus qui, soyons franc, était quand même magnifique pour une première année. Puis j'suis allée dormir.

Albus (ouais, j'l'appelle par son prénom) me regarde longuement puis m'interroge :

- Pourquoi n'avez-vous pas beaucoup insisté ?

- … J'ai visiblement bien fait puisque j'ai ainsi prouvé que le Survivant n'était pas un arriviste et était bourré de talent, je dis dignement.

Dumbledore sourit doucement.

- Pourquoi ? répète-t-il.

- Parce que je ne voyais pas de bonne raison de les empêcher, si il y en avait une, vous les auriez en empêcher, vrai ?

Neville me regarde, style « Il-Va-Te-Tuer-Sur-Place ». Dumby, en effet, perd son air bonhomme.

- Ça ne signifie pas que vous ne devriez pas aider vos amis.

Je lève les épaules en regardant ailleurs puis tourne la tête vers Neville.

- J'suis désolé. Tu avais raison, je ne regrette pas mon geste mais je regrette avoir du en arriver là.

Dumbledore nous laisse repartir et en me dirigeant vers la grande salle, je croise Ronald et Hermione qui attendent Harry pour le banquet.

C'est le dernier banquet avant les vacances, ils vont remettre la coup des quatre maisons à Serpentard.

- Someone like yoooouu ! I wish nothing but the best for yoouuu ! je chante à plein poumon.

- Elizabeth ? appellee Ronald, une égratinure au front.

- TOI AUSSI ?!

Je me jette presque sur lui.

- HERMIONE STUPIDE GRANGER RONALD EST TON JOHN. SHERLOCK PROTEGE SON JOHN. TOUT LE MONDE LE SAIT !

- Hein… ?

Dire qu'elle est première de classe, c'est désolant.

- COMMENT TU T'ES FAIS CA ?!

- Jeux d'échecs géant… Celui de McGonagall.

- … Et tu l'as battu ?

- Ouais.

Il dit ça l'air de rien mais j'entends clairement la fierté dans sa voix. Je souris et ébouriffe ses cheveux.

- T'es mon Weasley préféré, Ronald.

Je les plante là, Ronald et ses oreilles rougissantes, et entre dans la grande salle comme une conquérante. Entre temps je me suis habillée et porte ma cravate Gryffondor comme une gagnante.

Malefoy me lance un regard plein de supériorité. Auquel je réponds par un baiser volant. Il regarde ailleurs en rougissant.

Est-ce que c'est du flirt ? J'espère que non.

Je vais m'asseoir à table et garnis l'assiette de Londubat.

- Mange, mon ami. Ceci est mon corps.

- On devrait mettre plus alors, se moque Finnigan.

Je lui tire la langue.

- Sois pas jaloux, Finnigan, je peux te faire la bectée si tu veux.

- Gnagnagna.

- Je t'aime aussi.

J'ai l'impression que le monde m'appartient. Je regarde la grande salle, m'arrêtant sur le ciel de celle-ci avec la sensation que Poudlard est mieux qu'une école. C'est une maison, littéralement. Le trio arrive et je ne parviens à cacher mon sourire.

Percy Weasley me regarde et a un petit sourire.

- Poudlard fait souvent cet effet.

Je me tourne vers lui sans envie d'être désagréable.

- Je pense que ce château continuera de me le faire de longues années.

Dumbledore s'avance. Et il se passe un truc surréaliste. IL ACCORDE 180 POINTS A GRYFFONDOR. A HERMIONE CINQUANTE POUR AVOIR PROUVER QUE L'INTELLIGENCE C'EST COOL. CINQUANTE A RONALD POUR AVOIR JOUER LA MEILLEURE PARTIE D'ECHEC QU'ON AIT VU A POUDLARD DEPUIS DE NOMBREUSES ANNEES (je rappelle que Ron a failli y crever, hein). SOIXANTE A HARRY POUR DEMONSTRATION DE COURAGE (stupide puisque Harry m'a expliqué que QUIRELL N'AURAIT JAMAIS EU LA PIERRE, le gars a failli crever pour rien !). A NEVILLE ET MOI DIX CHACUNS PARCE QUE C'EST DUR D'AFFRONTER SES AMIS (passe à la maison, Dumby, Sherlock te prouvera que c'est fastoche en vrai).

Je vois la tête de Rogue se décomposée et idem pour Malefoy. D'ailleurs celle de Malefoy m'amuse un peu.

Évidemment, c'est une ovation. Pendant le silence assourdissant attendant que Dumbledore donne les totaux, je m'écrie :

- Mais c'est dégueulasse !

Rogue m'a jamais regardé avec autant d'intérêt. Je crois qu'il veut me prendre dans ses bras. J'ai peur.

- On a tous littéralement désobéi à AU MINIMUM QUARANTE REGLE DU REGLEMENT ET ON ARRIVE A GAGNER 180 POINTS. Même le professeur Rogue est plus objectif !

Je dois les septièmes années de Gryffondor sortirent leur baguette, là encore j'ai peur.

- Ça veut dire qu'il y a des élèves de Serpentard qui ont trimé comme des malades pour gagner la coupe et vous allez laisser les Gryffondor gagner sous prétexte que « Potter est trop swag ! ». Et si il était mort ?! Vous vous rendez compte ? Quel professeur récompenserait ses élèves à courir à la mort !?

Rogue va définitivement me prendre dans ses bras. Les septièmes années vont définitivement me tuer. Je me lève dignement, retire ma cravate que je lance théâtralement sur la table et vais m'asseoir chez les Serpentard.

- Vous me décevez, Professeur Dumbledore !

Les Serpentards sont mi-figue mi-raisin. J'aurais été une Serdaigle ils m'auraient accueillis à bras ouverts mais j'suis une Gryffondor. Je roule des yeux et sors une cravate Serpentard de ma poche.

- C'est le dernier jour et les Gryffondors veulent littéralement me tuer. Faites un effort pour une fois.

Une fille de sixième année, préfète, sourit et me tend un verre de jus de citrouille.

- Serpentard d'un jour !

- Yeah !

Je sens les regards de mes camarades dans mon dos, des regards assassins, je pense. J'évite d'ailleurs de tourner la tête mais jette un rapide coup d'œil à la table des Professeurs. Dumbledore et Minerva parlent à voix basse.

Certainement de moi.

Sevychou croise mon regard plusieurs secondes. Il incline très légèrement la tête. Je souris de toutes mes dents et lève mon verre.

Serpentard méritait cette coupe. Enfin, n'importe quelle maison, mais pas la nôtre.

Certains Serpentards, les plus âgés, acceptent de parler avec moi. Je dois avouer que ça me fait plaisir et discute avec eux.

Miss Platine me jette des regards en coin. Pauvre chose, il ne doit pas en revenir que j'ai assez de cran pour faire ça.

Pas du tout ce que j'avais prévu mais pas mal comme dernier jour.