Hello, hello.
Je ne m'attarde pas. J'ai une semaine infernale.
Merci pour tous les commentaires et à la semaine prochaine qui sera pas du gâteau non plus en terme d'emploi du temps.
Bise et bonne lecture à tous.
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Chapitre 14 - Confiance
Ça avait été très facile de contourner Byakuya afin qu'il ne pose pas de questions sur le grand sac qu'elle avait pris avec elle ce matin. Il comprenait qu'elle avait envie de partager la nouvelle avec son amie avant le début du travail, étant donné qu'elle n'en avait pas eu le temps la veille. Il ne pouvait pas lui en vouloir même si elle ne lui avait dit qu'une partie de la vérité. Vivre avec Rukia lui avait enseigné qu'il valait mieux les laisser garder quelques secrets par moment.
Erisia se dirigea vers la 4ème avec la housse à vêtement soigneusement placée sur son bras et un petit sac annexe contenant tout ce dont elle aurait besoin pour se préparer. Akane s'étonna de la voir ainsi chargée. "C'est quoi tout ce bardas, Eri-chan?" Demanda-t-elle.
"Oh, c'est pour vendredi. Je me préparerai à la 13ème et je pensais que ce serait plus simple de tout amener là-bas dès aujourd'hui."
"Qu'est-ce-qui se passe vendredi?"
"J'ai été invitée à dîner et au festival…" Partagea Erisia avec un large sourire.
Akane cligna des paupières. "Est-ce que tu-sais-qui t'a finalement invitée?" Vérifia Akane, essayant de retenir son excitation.
Erisia hocha la tête en riant. "Oui, il l'a fait."
Akane eut un cri de joie et fit un calin à son amie, en évitant d'écraser la housse. "Oh mon Dieu, il était temps! Je suis si heureuse pour toi, Eri. Si seulement je n'étais pas de patrouille ce soir là! J'aurais pu aller te voir au festival. Tu me raconteras tout et prends des photos, je veux voir ce que tu caches dans cette housse." S'écria-t-elle en riant.
"Merci Akane. Je voulais juste partager la bonne nouvelle avec toi. Je devrais retourner au travail maintenant. Mais il faut que je demande au capitaine Ukitake si il accepterait de garder toutes mes affaires dans son bureau. Je veux m'assurer que rien ne va leur arriver." Expliqua-t-elle.
"Vas-y. Rha la la, tu es une vraie veinarde, Eri. J'espère que tu t'amuseras bien et n'oublie pas de tout me raconter après coup!" Akane rit à nouveau tout en la quittant pour reprendre le boulot. Erisia se dirigea à son tour vers sa division et toqua à la porte du bureau.
"Entrez." Invita Ukitake joyeusement.
"Bonjour Capitaine. Je me demandais s'il était possible de garder mes affaires ici. Je ne voudrais pas que quoi que ce soit les abîme." Expliqua doucement Erisia.
"Est-ce le kimono que vous avez l'intention de porter vendredi?" Demanda-t-il.
"En effet."
"Bien sûr que vous pouvez le laisser ici. Je comprends vos inquiétudes. Les kimonos sont des affaires précieuses."
"Celui-ci l'est encore plus. Ma grand-mère l'a confectionné. Elle a également fabriqué celui qui ressemble à une nuit étoilée. C'est une bonne chose que j'ai la même taille que ma mère car ils ont été faits pour elle au départ. Mais, je gardais celui-ci pour une occasion bien particulière, une occasion comme celle-ci."
"Puis-je le voir?" Demanda Ukitake.
"Et bien, si vous pouvez attendre jusqu'à la fin du déjeuner, Yumi voulait le voir lui aussi. Et si ça ne vous dérange pas qu'il vienne y jeter un oeil ici, vous pourrez le voir tous les deux à ce moment. Et Rukia aussi si jamais elle est présente." Expliqua-t-elle.
Ukitake ne put s'empêcher de sourire. Elle avait pensé à tout et son reiatsu était presque en train de chanter. Rien ne le réjouissait autant que de voir son entourage heureux. "Je n'y vois aucun inconvénient, j'ai proposé moi-même mon aide. J'ai hâte de le voir. Au fait, vous pourriez même l'inviter à se joindre à nous pour le déjeuner. Cela faciliterait les choses. Pourquoi ne déposez-vous pas vos affaires dans ce placard? Elles ne dérangeront personne et resteront en sécurité." Suggéra-t-il en pointant du doigt vers un placard mural auquel elle n'avait jamais prêté attention auparavant. Hochant la tête, elle y accrocha la housse, positionnant son sac juste en-dessous. Il y avait peu d'affaires dans le placard en question. Un haori de rechange et quelque chose qu'elle n'arrivait pas à bien distinguer mais ça n'avait pas d'importance.
"Heu, bien sûr. Si ça ne vous dérange pas. Je pourrais le lui dire tout en allant déposer les fichiers d'aujourd'hui à la 10ème, si cela vous convient."
"Ce sera parfait. Je devrais en avoir terminé avec les dossiers d'ici la fin de l'entraînement matinal." Assura Ukitake en souriant. Erisia hocha la tête et le remercia avant de prendre congé pour rejoindre l'entraînement.
Une fois celui-ci achevé, elle retourna au bureau pour ramasser la pile de dossiers. Elle ne savait toujours pas ce sur quoi il travaillait avec le capitaine Hitsugaya mais si on en croyait la taille des fichiers, ils faisaient de beaux progrès. Elle se glissa hors de la division et se dirigea tout d'abord vers la 11ème. Heureusement, Yumi se trouvait dans la cour, en train de diriger les exercices pour les nouvelles recrues.
"5ème siège Ayasegawa, pourrais-je vous parler un moment? Appela-t-elle. Yumi s'arrêta et fila la direction à Ikkaku avant de se diriger vers la porte.
"Quelque chose ne va pas, Eri-chan?"
"Oh non, j'ai simplement discuter avec le capitaine Ukitake ce matin. Il me laisse entreposer le kimono dans son bureau. Je me suis dit que ce serait l'endroit le plus sûr. Et puis, il était curieux aussi. Je lui ai dit que tu voulais y jeter un coup d'oeil avant jeudi et je lui ai demandé si tu pouvais passer à la fin du repas. Non seulement, il est d'accord, mais il a suggéré que tu te joignes à nous pour le déjeuner. Du coup, je me suis arrêtée ici pour te prévenir avant d'aller remettre mes dossiers à la 10ème." Déballa Erisia.
Yumi se mit à rire. "Respire, Eri-chan. Ce sera avec plaisir. Maintenant, vas-y. Je suis sûr que le capitaine Hitsugaya a hâte de recevoir tous ces documents. Et je devrais retourner au boulot avant qu'Ikkaku ne casse de nouvelles recrues. Unohana lui a promis une vengeance si ça arrivait encore." Expliqua-t-il. Et bien sûr, la vengeance d'Unohana consisterait à faire passer un séjour des plus désagréables à la 4ème pour Ikkaku, mais il n'allait pas le préciser.
Elle hocha la tête et se dirigea vers la 10ème. Elle avait du mal à cacher son bonheur, il se lisait dasn son reiatsu et le sourire qu'elle arborait n'aidait en rien. Matsumoto le remarqua avant même qu'Hitsugaya ne l'invite à entrer.
"Quelqu'un est d'une humeur merveilleuse ce matin." Remarqua-t-elle tout en s'approchant d'Erisia qui essayait de l'éviter.
"Ça suffit, Matsumoto."
"Mais, cap'taine! C'est si rare de voir Erisia aussi heureuse. Vous ne pouvez m'en vouloir d'être curieuse."
"Si, si vous vous comportez de manière désagréable. Et depuis le temps que vous connaissez Erisia, avez-vous jamais obtenu une réponse par cette méthode?" Demanda-t-il sans même prendre la peine d'arrêter son travail.
Matsumoto fronça les sourcils. "Non, jamais."
"Et bien, peut-être devriez-vous arrêter." Suggéra-t-il. Erisia ne put s'empêcher de rire un peu face à leur interaction. On aurait pu penser que Matsumoto était l'enfant et Toshiro le parent malgré le fait qu'il ressemblait à un gamin.
Matsumoto fit la moue et se rassit à son bureau, prétendant s'occuper de sa paperasse.
"J'ai les dossiers pour aujourd'hui, Capitaine." Annonça Erisia en souriant tout en s'approchant du bureau d'Hitsugaya.
"Merci Erisia-san. Je dois remarquer que vous êtes en effet particulièrement joyeuse aujourd'hui."
"Et bien, la journée a très bien commencée. Et je vous en raconterai plus si je ne voyais tout le travail qui vous attend. Je ne veux pas vous retarder. Et comme j'ai déjà troublé la concentration du lieutenant Matsumoto, je devrais probablement m'en aller." Répondit Erisia avec un ton un peu particulier. Elle savait qu'il arriverait à lire entre les lignes.
"Très bien. J'aurais probablement des réponses pour le capitaine Ukitake d'ici la fin du déjeuner. Pourriez-vous venir les récupérer à ce moment là? J'ai avancé sur certains points et je voudrais son avis. Je peux toujours demander à un membre de la 10ème si jamais vous avez d'autres choses à faire." Expliqua diplomatiquement Hitsugaya.
"Juste après le déjeuner? Je devrais pouvoir venir sans problème, capitaine. J'ai un peu de temps avant de devoir m'occuper des papillons des enfers. A moins d'une urgence, je serai là." Assura-t-elle en souriant. Cela l'émerveillait toujours qu'ils aient réussi à trouver aussi facilement une manière de communiquer lorsque Matsumoto était dans les parages. Elle pensait que ça ne marcherait jamais vu le nombre d'années depuis lesquelles Matsumoto travaillait avec lui. Mais pour l'instant, dès qu'ils mentionnaient le travail, Matsumoto semblait décrocher. Et elle savait que Toshiro ferait en sorte que son lieutenant ne soit pas dans les parages lorsqu'elle viendrait prendre les nouveaux rapports. Ils auraient une opportunité pour discuter à ce moment là.
"Très bien. Je préfère que le moins de personnes soient impliquées dans ces échanges de documents. Le capitaine Ukitake et moi-même savons que nous n'essayerez pas de lire ces fichiers. Vous êtes une personne digne de confiance, Erisia-san."
"Merci, Monsieur. Je m'efforce d'entretenir cette confiance aussi bien dans le milieu professionnel que privé. Je vais être une bonne personne, pas seulement un bon shinigami." Confia-t-elle en souriant gentiment. Elle ne s'était pas attendue à recevoir un compliment. "Et puis, je sais que si jamais j'ai besoin de connaître le contenu de ces dossiers, vous me le direz à ce moment là. Je peux patienter jusque là."
"C'est tout à votre honneur. Si vous gardez cet état d'esprit, vous irez loin. Mais vous devez avoir d'autres choses à faire. Vous pouvez prendre congé." Répondit simplement le capitaine Hitsugaya. Il prit quand même la peine de la regarder en parlant, voulant lui montrer une certaine forme de respect.
"Je m'y efforcerai, Monsieur. A tout à l'heure." Salua Erisia avant de partir pour retourner à sa propre division et ses tâches.
