Me voici de retour de vacances!

C'était très sympa, on a bien profité!

Mais le retour est difficile: ma grand-mère est hospitalisée pour oedème pulmonaire et insuffisance cardiaque. Les médecins ne se prononcent pas pour le moment. Je croise, bien entendu.

Dans un registre plus joyeux: féliçitations Ousna pour cette belle petite fille!

Dans ce chapitre, vous en apprendrez un peu plus sur Jasper, et surtout sur Alice.

Alice PDV

Ensuite, on s'est baignés tous les 4.

Bella et moi, on a commencé à arroser les garçons qui nous l'ont rendu et finalement, les hormones mâles reprenant le dessus, Edward et Jasper se sont livrés une longue bataille d'eau, tandis que Bella et moi, on discutait en barbotant à l'autre bout de la piscine.

Une fois qu'ils en ont eu fini, ils ont nagé vers nous, souriant et heureux.

Bella a sauté au cou d'Edward et j'ai fait de même avec Jazz.

On s'est embrassés avec passion et Jasper ne m'a pas tenue aussi à distance que d'habitude. (Ndla : merci l'eau froide de la piscine !)

On a sursauté en entendant une voix masculine et grave crier :

« Jasper ! Mais qu'est-ce que tu fais à Alice ? »

Mais ce n'était pas mon père, comme on l'a tous cru sur le moment, mais Emmett qui rigolait comme une baleine.

Jasper était devenu tout blanc, et il est sorti pour boire un verre d'eau, traumatisé.

Rosalie riait aussi et Jasper l'a regardée de travers.

Je suis sortie et j'ai regardé Jazz droit dans les yeux :

« Tu as peur de mon père ? »

Il m'a souri :

« Je n'ai pas peur de lui, mais plutôt de sa réaction… Déjà regarde tes frères, ils ne sont pas contents qu'on, enfin que… Et c'est normal… »

J'ai froncé les sourcils et j'ai tapé du pied :

« On est quoi au juste Jazz ? »

Il a retrouvé son air de lapin acculé :

« Je ne sais pas… Il y a ce que je souhaite et puis il y a ce que je suis et ce que tu es… Le mal que je ne veux pas te faire surtout… »

« Et ce que moi je veux, ça ne compte pas ? »

« Bien sur que si Alice… »

« On est ensemble ou pas ? »

« Je… Tu ne te rends pas compte ma puce… »

J'ai grogné, littéralement.

« Jasper ! J'ai bientôt 15 ans, d'accord, je ne suis pas une toute petite chose qui ne comprend rien à rien ! Et j'ai déjà eu des petits amis ! J'assume ce que je fais ! Toi par contre qu'est-ce que tu aimes te torturer ! Qu'est- ce qui te fait peur comme ça ? »

« J'ai peur de moi. Je ne me contrôle pas toujours, tu n'en as aucune idée… »

« Je trouve au contraire que tu te contrôle un peu trop ! »

Il a ri, d'un rire triste et m'a prise dans ses bras, puis m'a murmuré à l'oreille :

« Tu ne sais rien Alice… Tu ne sais pas ce que j'ai fait. Tu fais de moi une meilleure personne, mais je ne sais pas ce que je vais devenir… Bien sûr que je n'ai qu'une envie, c'est te dire qu'on est ensemble, qu'on peut s'afficher, mais… Oh et puis merde tiens… T'as gagné ! »

Il a cherché ma bouche pour un baiser enflammé et j'ai jubilé intérieurement.

Il me tenait contre lui et ses mains ont caressé mon dos et mes bras, enflammant chaque parcelle de peau qu'elles touchaient.

J'ai passé ma main sur son torse, l'autre restant sur sa nuque, parce que j'avais encore un peu peur qu'il me repousse.

On était debout à coté de la table et Jasper a fini par me prendre par la main et m'entraîner un peu à l'écart vers le jardin.

J'ai vu Emmett nous suivre des yeux et j'ai remarqué le regard que Jazz et lui ont échangé.

Mes frères m'énervaient prodigieusement, tout à coup…

Jasper s'est assis par terre et je me suis installée sur ses genoux.

Il me regardait avec son intensité habituelle et j'ai décidé de lui poser quelques questions.

« Tu es né quel jour ? »

« Le 23 mars, et toi ? »

« Le 3 novembre. Ta couleur préférée ? »

« Hé bien aujourd'hui je dirais le violet ! »

« Ah parce que ta couleur préférée change tous les jours ? »

« Ouais. Parce que là tu portes du violet. Si tu mets un tee-shirt vert, ma couleur préférée deviendra le vert ! »

J'ai rougi et n'ai pas su quoi répondre.

Il a rit :

« Et toi, ta couleur préférée ? »

« Le rouge ! Ton style musical ? »

« Rock'n roll, baby ! Et toi ? »

« Bah j'aime bien un peu tout, surtout la pop ! Tu préfères les jeans ou les jupes ? »

« Tout te va bien ma puce ! »

« Tu triches ! Moi j'aime les jupes ! Mais le jean c'est plus pratique ! Le métier que tu rêves de faire un jour ? »

Il a fermé les yeux. Aie. J'avais touché la corde sensible.

Il les a finalement ré ouvert et m'a murmuré :

« Archéologue. J'aime l'histoire, l'Égypte, les fouilles, tout ça... »

Ça me surprenait.

Il a continué, le regard dans le vague, sa main caressant mon avant bras :

« J'en rêvais quand j'étais gamin… Puis je voulais m'engager dans l'armée, parce que c'était le plus simple. Mais là… Depuis qu'on est ici… Je peux à nouveau rêver d'archéologie… Et toi Alice, tu veux faire quoi ? Ou plutôt combien de métiers ? »

Visiblement, il commençait à bien me connaître !

« J'adore créer des vêtements, mais j'aime aussi lire et écrire. Une romancière qui crée sa propre ligne de fringues, ça peut marcher tu crois ? »

« Toi tu en es capable, j'en suis sûr ! »

J'ai souri. Jasper était merveilleux !

« Tu veux combien d'enfants ? »

Il a ouvert de grands yeux :

« Euh…Un, pour commencer ! »

J'ai froncé les sourcils et il a dû comprendre que ce n'était pas la bonne réponse :

« Autant que tu en voudras ! »

J'aimais mieux ça.

« Bon. Alors 3 ! »

Il a eu l'air soulagé.

J'ai regardé son torse.

Il y avait encore des marques, bien que de plus en plus discrètes.

J'ai effleuré une de ses cicatrices :

« Qu'est-ce qui t'es arrivé ? »

Il a grogné.

« Jazz… »

« Là, c'est une bagarre avec un gang qui voulait empiéter sur notre territoire. Là, c'est une brûlure de cigarette d'un des membres parce qu'il estimait que j'avais regardé sa petite amie un peu trop longtemps, là c'est une intimidation et celles sur mes bras, là, les plus nombreuses, ce sont les marques de dents et des ongles de Rosalie qu'elle m'a infligées lors de son accouchement ! »

« Et c'était vrai ? »

« Quoi donc ? »

« Que tu avais regardé la petite amie du type qui t'a brûlé ? »

Il a éclaté de rire :

« Tu es jalouse ? »

« OUI ! »

« Hum. Oui c'était vrai ! En fait… Ne me frappe pas, hein ? Moi aussi je couchais avec elle mais ça, il le savait pas ! »

« C'était ta petite amie aussi alors ? »

« Non ! On a juste couché ensemble 5 ou 6 fois, c'est tout ! »

« Elle s'appelait comment ? »

« Maria… Et toi t'as eu combien de petits copains ? »

« Ne change pas de sujet. Il y en a eu d'autres ? »

« Oh oui ! Eh chaton, je suis pas un enfant de cœur, tu le sais ! Il y a eu Lucy, Charlotte, Maggie, Nettie, et 2 ou 3 dont je ne connaissais pas le prénom ! »

« Tu as couché avec toutes ces filles ? »

Il a fait oui de la tête.

« Ça fait beaucoup ! »

« Bah pour le quartier où je vivais c'est pas terrible, au contraire. Et c'était en quelques mois, c'est tout. J'ai commencé l'été dernier. Maria a été la première, mais c'est elle qui m'a cherché. Les autres… C'est parce que j'allais mal et que je m'enfonçais dans le gang alors il fallait faire comme eux. Mais j'ai mis des capotes, pas tellement pour moi, mais Rose était enceinte et j'avais peur de choper une saloperie que je pourrais lui refiler autrement que par le sexe. Et toi, tu m'as pas répondu ? »

« Rose, elle a eu des copains à part Em' ? »

« Non. Elle n'a couché qu'avec lui, en tous cas ! Et toi ? »

« Bah moi rien d'intéressant ! Je suis sortie avec Démétri, Marcus et Gareth l'année dernière, des gars de mon bahut mais des baisers, c'est tout ! Et l'année d'avant, il y avait eu James et Felix. Ah et à l'anniversaire de Bella, en septembre dernier je suis sortie avec Collin et Seth mais juste l'après-midi et euh…Bon Seth ça a duré une petite semaine après. Et oui, aussi au bal de fin d'année il y a eu Alec et Riley, un l'après-midi et l'autre le soir… Euh Diego et Joham aussi, cette année, mais pas à l'école, l'un c'est le fils d'un collègue de ma mère et l'autre c'était à un stage d'équitation. Ah et puis euh…. Seth à nouveau, hum, juste avant de partir en vacances, mais pas longtemps, quelques jours et puis on a décidé qu'en fait c'était mieux qu'on soit copains !»

Il m'a fixée, l'air surpris :

«Rien d'intéressant tu disais ! Moi avant il n'y a eu que 3 filles avec lesquelles j'ai juste échangé des baisers, Heidi, Irina et Kate. Tu as de l'avance, finalement ! »

J'ai levé les yeux au ciel. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'aucun de ces garçons ne me l'avait fait oublier lui… Le seul dont j'ai été amoureuse, depuis l'été dernier !

Il a subitement froncé les sourcils :

« Seth… Tu veux parler du Seth de La Push ? »

« Oui ! Il est sympa hein ? »

« Oui si on veut ! »

« Jaloux ? »

« Putain OUI ! »

J'ai ri et il a pris mon visage entre ses mains pour m'embrasser encore.

J'ai pris une de ses mains pour la guider vers ma poitrine et il m'a caressée un peu me faisant gémir de bien-être, mais tout a coup, il a rompu le baiser :

« Hé ! Au fait, t'es allée jusqu'où ? Et avec qui ? »

« La plupart c'était juste des baisers. Il n'y a qu'avec Seth que c'est allé plus loin. Mais pas très loin quand même. »

« Jusqu'où ? »

« Pourquoi tu veux savoir ? Je te demande ce que tu as fait avec tes ex, moi ? »

Il a levé les yeux au ciel :

« J'ai tout fait, sauf la sodomie. Réponds ! »

« Ah c'est marrant moi j'ai fait que la sodomie ! »

Il est devenu très rouge et j'ai cru qu'il allait avoir un malaise !

« JASPER ! Je plaisante voyons ! On est pas allé très loin, ne t'en fais pas ! Juste des baisers et des caresses, en se déshabillant un peu ! »

« Un peu comment ? Et où les caresses ? »

« On avait gardé les sous-vêtements, c'est tout. Et j'avais enlevé mon soutien-gorge et les caresses, ben… Un peu partout ! »

« Ah quand même… Et il a fait comment le malheureux quand tu as dit vouloir arrêter ? »

« Il est allé à la salle de bains ! »

« Tu m'étonnes ! »

« Mais ça n'a jamais été officiel. Mes parents savaient pour quelques uns mais ça n'a jamais duré plus de 2 semaines avec le même ! »

Il m'a serrée contre lui et m'a doucement frotté le dos.

J'ai tenté le tout pour le tout :

« Jazz… Tu penserais quoi de te couper un peu les cheveux ? »

« Pourquoi ? Ils ont un problème mes cheveux ? »

« Ils sont très beaux mais… Ils ressemblent un peu à rien, là. Une petite coupe te ferait du bien. »

« Bon, si tu le dis… Je te fais confiance ! »

Cool !

Il s'est relevé et m'a tiré par la main.

« On ira demain, tu conseilleras le pauvre coiffeur j'imagine ! »

« Absolument ! »

Pendant un bon moment, Jasper a eu l'air plus heureux qu'il ne l'avait jamais eu.

Mais en milieu d'après-midi, il a commencé à devenir nerveux.

Il est resté à mes cotés. Mes parents étaient allés passer la journée à Port-Angeles, en tête à tête.

Alors on s'en est donné à cœur joie.

On s'est embrassés sans cesse ou presque. J'en avais mal aux lèvres. Jasper a commencé à être vraiment agité à partir de 17h00.

Il se levait et se rasseyait sans cesse, il a envoyé Rosalie sur les roses et même Emmett ne se risquait pas à le taquiner. Je ne comprenais pas ce qui lui arrivait.

Il s'est mis à transpirer.

Bella lui a servi plusieurs fois un verre d'eau avec des glaçons et les deux premières fois il l'a bu, mais la dernière fois il a lancé le verre par terre, avant de se répandre en excuses.

J'étais paumée.

Pour la toute première fois, j'avais peur de Jasper.

Mes parents sont rentrés un peu après 18h00.

Plus aucun d'entre nous ne parlait.

J'avais une ou deux fois demandé à Jazz ce qui lui arrivait, mais il n'avait pas répondu autre chose que :

« Je peux y arriver ! »

Mon père a tout de suite vu l'état de Jasper.

Il s'est approché de lui.

« Jasper… Tu es en manque ! »

Jasper a crié :

« Non ! Je peux y arriver ! Je dois le faire ! »

Mais il a donné un grand coup de poing dans le mur, de sa main gauche (Ndla : Jasper est gaucher) et j'ai crié en voyant le sang jaillir de sa main.

Tout le monde s'est levé mais Jasper a continué à frapper dans le mur encore et encore jusqu'à ce qu'enfin, Emmett, Edward et mon père réussissent à le maintenir sur le sol.

J'ai fixé le mur, rougi de sang et j'ai voulu me précipiter sur Jasper, mais Rosalie m'en a empêchée.

Carlisle PDV

On avait passé une excellente journée.

La veille au soir, quand ils étaient rentrés de la fête à First Beach, nous avions dit à Emmett et Rosalie les résultats du test ADN.

Ils n'ont pas affiché d'émotion particulière, parce qu'ils le savaient déjà.

Mais nous étions heureux quand même.

Esmée et moi avions besoin de nous retrouver un peu tous les deux, en tant que couple.

Alors nous sommes partis en milieu de matinée pour Port Angeles.

Nous avons passé un moment dans le centre commercial avant de déjeuner dans un restaurant indien, puis nous sommes allés visiter une exposition de peinture et finalement nous avons décidé de terminer la journée par une séance de cinéma.

Nous avions passé une excellente journée, et nous étions heureux de retrouver tout notre petit monde, à la maison.

Mais dès que j'ai mit un pied sur la terrasse, j'ai vu que Jasper était mal en point.

En sueur, hyper nerveux, il était évident qu'il n'avait pas eu sa dose de cannabis de la journée.

J'ai eu peur, parce que sa tête était réellement effrayante.

Plus tard, je me suis rendu compte que je n'aurais pas du l'affronter directement et devant toute la famille.

Mais je n'ai pas pensé à ça.

Sur le coup, ce que j'ai su, c'est qu'il n'allait pas tenir le coup, qu'il allait craquer et que ça allait mal se terminer.

« Jasper… Tu es en manque ! »

Il s'est énervé :

« Non ! Je peux y arriver ! Je dois le faire ! »

Visiblement, ça a été le déclenchement de la crise et il s'est mit à crier, et à frapper dans le mur.

Même de là ou j'étais, j'ai entendu les os se briser.

Mais il continuait à taper dans le mur, en pleine crise de nerfs.

Je ne l'ai analysé que bien plus tard, mais j'ai été fier de mes fils.

Malgré la rage destructrice de Jasper, ils n'ont pas hésité à se jeter sur lui, avec moi, pour le protéger de lui-même.

Alice hurlait à Jasper d'arrêter et je crois que c'est à cause de ça, qu'il s'est finalement laissé allé sous nos mains, se laissant immobiliser à terre.

Esmée était déjà en train d'appeler une ambulance.

Mais, en les attendant, j'ai demandé à Bella ma trousse de médecin, et j'ai injecté à Jasper, qui, à présent, hurlait autant de douleur que de manque, un peu de morphine.

Il s'est calmé et ses cris se sont transformés en gémissements.

Alice était dans les bras de Rosalie, qui la tenait fermement, l'empêchant de se jeter sur son frère.

Je n'en avais pas le temps sur le moment, mais j'ai admiré cette jeune fille, si courageuse et pleine de bon sens.

Mais rien au monde n'aurait pu faire taire Alice et elle psalmodiait littéralement, à l'intention de Jasper :

« C'est pas grave ! Je te jure que c'est pas grave ! Ca va aller ! Tu vas t'en sortir ! »

Jasper s'est progressivement calmé.

J'ai vu la main d'Emmett, entre ses omoplates, le masser doucement, avec le même genre de gestes qu'il avait pour Erika.

J'ai vu Edward tenir sa main valide entre les siennes.

J'ai vu les larmes sur les joues d'Esmée et de Bella.

J'ai vu la tristesse sur le visage de Rosalie et la passion sur celui d'Alice.

J'ai senti ma propre peine et mon inquiétude pour le jeune homme souffrant à terre.

Alors, quand l'ambulance est arrivée, que Jasper a été chargé sur le brancard et qu' Esmée s'est emparée de sa main, à laquelle il s'est accroché comme à une bouée de sauvetage, qu'elle s'est installé à ses côtés dans l'ambulance, le couvant comme elle l'aurait fait pour n'importe lequel de ses enfants, j'ai pensé que chacun d'entre nous aimait Jasper.

Qu'il faisait partie de la famille, définitivement. Et qu'il était terriblement triste qu'il ne l'ait pas comprit…

Et, en montant dans ma propre voiture, avec Rose et Alice, qu'il aurait fallu ligoter pour les empêcher de m'accompagner, pour me rendre moi aussi à l'hôpital ou je savais déjà que j'allais devoir opérer Jasper, je me suis dit qu'il était vraiment dommage que Jasper lui-même ne s'aime pas un peu plus.

Voilà, je pense que Alice vous apparait sans doute moins enfantine à présent! En fait, Alice cache bien son jeu, elle est la petite dernière de la famille mais elle est à présent une jeune fille et sa famille ne va pas tarder à s'en appercevoir!