Je sais que ça fait un petit moment que je n'ai pas posté sur cette histoire mais j'ai reçu une demande d'un guest (Julie).

Bonne lecture !

Bébé numéro un

Pov Tobias

Je me lève doucement en faisant en sorte de ne pas réveiller Tris. Elle a déjà été malade hier, et elle était plutôt agitée cette nuit. Elle a besoin de se reposer mais je n'aime pas partir sans la prévenir. J'embrasse son front puis m'enferme dans la salle de bain. Je me prépare rapidement, je vais seulement voir ma mère après tout.

Je sors de l'appartement en vérifiant que la porte est bien fermée. Je me dépêche d'aller aux rails pour ne pas rater le train qui me conduira chez les Sans-factions. Je n'attends qu'un quart d'heure avant de sauter. Je reçois toujours des regards de travers quand je me rends chez Evelyn. Je suis un Audacieux après tout. Je n'ai rien à faire ici.

Je toque deux fois puis entre. Elle sourit en me voyant.

« Tu voulais me voir ? »

Je m'assieds sur un fauteuil en face d'elle, elle pose son stylo et ses papiers.

« Une mère a besoin d'une excuse pour vouloir voir son fils ? »

Je souris mais le fait d'avoir laissé Tris seule alors qu'elle été malade pour voir ma mère qui n'a rien d'important à me dire me travaille un peu.

« Quelque chose ne va pas ?

-C'est rien, c'est juste que je n'ai pas pu dire à Tris que je partais et elle était malade hier matin. J'ai peur qu'elle ne soit pas bien aujourd'hui non plus.

-Elle ira bien. Sinon, je voulais te parler de ma proposition... tu ne veux toujours pas rejoindre les sans-factions ?

-Je t'ai déjà dit que je ne veux pas. J'ai besoin d'une faction et je ne peux même pas envisager l'option de laisser Tris. Je ne veux pas la privé d'une faction, sans oublier qu'on a des amis. Je suis désolé Evelyn. »

Je vois ses sourcils se froncer au fur et à mesure que je parle. Je sais qu'elle est déçue mais si je devais choisir entre elle et Tris, il n'y aurait même pas de compétition.

« Je suis ta mère, tu peux m'appeler maman. »

Ah... c'est ça le problème maintenant ?

« Je sais, mais j'ai encore du mal... J'ai besoin de temps.

-Je comprends tout à fait. Si tu changes d'avis, tu sais à qui t'adresser. »

Je me lève car pour être honnête, le silence est gênant entre nous quand nous ne disons rien. De plus, je veux rentrer pour m'assurer que Tris aille bien. Je tiens quand même à faire en sorte qu'Evelyn passe du temps avec Tris et qu'elle lui prouve qu'elle ne la déteste pas.

Evelyn me surprend en me prenant dans ses bras. Je dois avouer que c'est étrange d'être dans les bras de sa mère mais ce n'est pas entièrement désagréable.

« Tris a peur, elle pense que tu ne l'aimes pas. Est ce que tu accepterais de venir déjeuner chez nous demain ?

-Pourquoi pas ?

-Ok, on t'attendra pour midi. »

Elle me serre plus fermement contre elle. Je ne dis rien car pour elle, c'est comme si je lui avais décroché la lune.

Je la laisse à nouveau seule en expliquant que je dois retourner auprès de Tris.

Le trajet du retour me paraît plus long. Je ne fais pas de bruit en entrant dans l'appartement, Tris dort sûrement. Je jette un coup d'œil à mes messages. J'ai demandé à Uriah de venir voir si elle allait bien et il m'a répondu qu'il l'a accompagnée chez Christina mais qu'il l'a trouvée la tête dans les toilettes. Si elle est chez Christina, je ne suis pas près de la revoir. Autant me reposer un peu. Je m'allonge sur notre lit et m'endors assez rapidement.

Je suis réveillé par un mouvement dans mes cheveux. Il est régulier et particulièrement relaxant. J'ouvre doucement les yeux, elle me sourit sans arrêter le mouvement.

« Salut.

-Salut.

-Tu es allé voir ta mère ?

-Oui. Elle voulait me parler de quelque chose.

-Ah bon ? »

Je vois qu'elle commence à s'inquiéter pour je ne sais quoi. Heureusement que demain elles auront l'occasion de tout mettre à plat entre elles.

« Rien de grave. »

Je l'embrasse pour la rassurer mais elle tremble dans mes bras. Elle est un peu plus pâle qu'en temps normal, ça ne peut pas être ma mère car elle ne sait pas encore que je l'ai invitée demain.

« Mon cœur, il y a un problème ?

-Non, c'est juste que.. j'étais avec Christina et... ».

Elle ferme les yeux mais je les ai déjà vus se remplir de larmes. Elle tente de rester forte et pourtant, à cette instant, elle a l'air aussi forte qu'une feuille morte.

« Je suis enceinte. »

D'accord, alors ça je ne m'y attendais vraiment pas.

Ses nausées, les fois où elle a vomi, ses maux de tête. Il y avait bien une raison ! Et quelle raison !

Elle est enceinte ! Elle a mon bébé dans son ventre. Je n'aurais jamais cru que ça puisse arriver si vite mais maintenant que c'est le cas, je n'arrive pas à le réaliser.

Je nous vois déjà avec le bébé dans les bras, une jolie petite fille j'espère, aussi belle que sa mère.

Je souris comme un idiot et la tacle sur le lit. Je l'embrasse partout, ne sachant pas comment lui exprimer mes émotions.

« C'est merveilleux Tris ! On va être parents ! Je t'aime ! »

Je sens une larme couler sur ma joue. Je suis tellement heureux. Elle lève sa main pour essuyer mon visage.

« J'avais peur que tu sois en colère. »

Comment peut-elle penser ça ? C'est un des plus beaux jours de ma vie !

« Bien sûr que non... En fait, j'ai invité ma mère à manger demain à midi. Invite tes parents, on leur annoncera ensemble.

-Bonne idée. »

Elle se lève et attrape le téléphone. Elle attend quelques secondes.

«...

-Maman ?

-...

-Oui. Je voulais t'inviter toi et papa à midi, demain. Tobias et moi avons une nouvelle.

-...

-Au revoir. »

D'après son expression, ses parents peuvent venir ce qui veut dire que je vais les rencontrer demain. Je stresse déjà.

« Comment tu crois que ça va se passer ? Avec ma mère et tes parents...

-Aucune idée. Mais nos parents nous aiment, je pense que ça va bien se passer.

-Tu as raison. »

On décide de prendre un peu de temps pour se reposer. Je caresse son ventre, même si on ne voit rien et on ne sent rien, j'ai l'impression d'être plus proche du bébé. Comme s'il sentait mes caresses.

« Tu te souviens quand j'ai dit que tu serais un père génial et très protecteur ?

-Oui.. tu as aussi dit que je serais une plaie.

-Ça aussi ! Mais je le pensais vraiment.

-La plaie ? Plaisanté-je en mordillant son oreille.

-Non, le père génial et protecteur.

-Et moi je le pensais vraiment quand je disais que tu serais une mère parfaite et super sexy.

-Tu n'as jamais dit ça.

-Je l'ai pensé très fort alors. »

Je l'embrasse sur la joue mais elle se tourne pour trouver mes lèvres. Le baiser n'a rien d'urgent et même si je veux lui prouver à quel point je l'aime, je sais qu'elle est fatiguée. La pression retombe et la fatigue s'installe. Mais rien que le fait de pouvoir me coucher avec elle est suffisant.

On met nos pyjamas pour être plus confortable.

Je ne sais pas pourquoi, mais je me mets à penser à mes parents. À ce qu'ils ont pensé quand ils ont su que j'existais. Je sais que ma mère était heureuse mais mon père ? Avait-il déjà levé la main sur elle à cause de ça ? Est-ce pour cela qu'elle m'a abandonnée avec lui ? Pour me punir de lui avoir causé des problèmes ?

Je ne ferrais jamais ça à Tris. Et je veux que mon enfant ait tout l'amour que l'on puisse lui offrir. Je veux qu'il ait une mère qui soit toujours là pour lui, connaissant Tris, elle se pliera en quatre pour cet enfant. Il est déjà tellement aimé.

« Tris ?

-Mmm ?

-Tu envisagerais d'arrêter de travailler ? Du moins jusqu'à ce que le bébé soit assez grand...

-Je ne sais pas... je suis une ambassadrice, je ne peux pas quitter mon boulot comme ça.

-Je sais mais j'y ai réfléchi. On tiendrait facilement avec mon salaire et je veux que ce bébé ai une mère... je n'avais pas la mienne. »

Elle sourit tristement, elle sait que ça me tient énormément à cœur.

« Je comprends et ça m'a l'air d'être une excellente raison. J'appellerai Max demain pour lui dire.

-Merci mon cœur, ça compte énormément pour moi.

- C'est normal. Bonne nuit Tobias.

-Bonne nuit Tris, bonne nuit Bébé. »

J'embrasse ses lèvres et son ventre. Elle se blottit contre moi pour essayer de dormir mais je joue avec ses cheveux à la place. Je veux encore baigné dans cette euphorie si je le peux encore. Si ça se trouve, elle aura disparu demain mais j'en doute. Maintenant, nous ne sommes plus deux, nous ne le serons plus. Désormais, j'ai une famille qui compte sur moi.

Je la regarde dormir. Ses traits sont détendus, elle a un visage d'ange. Si le jour où elle a atterrie dans le filet, quelqu'un m'avait dit que je finirais avec elle, qu'elle serait couchée dans mes bras et porterais mon enfant, je leur aurais rit au nez.

Maintenant, elle est mon futur et je la garderais en sécurité quoi qu'il en coûte.

Julie, j'espère que tu as pu lire ce chapitre et qu'il t'a plu :)

Je travaille sur OS en anglais que je traduirais peut-être, je ne me suis pas encore décidée ^^