Chapitre 13 : Joyeux Noël
Le Poudlard Express était arrivé à la gare de King's Cross. Il venait de s'arrêter sur le quai et déjà tous les parents se pressaient pour apercevoir leurs enfants descendre du train.
Les parents de Juliette et Marion poussaient de temps à autre quelques personnes pour approcher du train et pourvoir ainsi serrer contre eux leur fille adorée.
Les portes du train s'ouvrir et une nuée d'élèves en sortit. A présent, les parents se pressaient encore plus. Ils étaient sur la pointe des pieds, tendant le cou comme une girafe toujours pour apercevoir leurs enfants.
Marion et Juliette descendirent enfin du train parmi les derniers élèves. Tout en riant avec leurs camarades de dortoir, elles leur souhaitèrent de bonnes vacances et cherchèrent ensuite leurs parents du regard.
Elles finirent par apercevoir quatre personnes hystériques qui agitaient les bras en hauteur, un sourire épanouis aux lèvres. Jouant un peu des coudes, les deux jeunes filles rejoignirent leurs parents qui ne se privèrent pas pour les serrer dans leurs bras et leur dire combien ils les aimaient.
« Tout se passe bien ? Vos camarades sont gentils ? S'enquièrent-ils ensuite. Vous écoutez bien vos professeurs ? Vous ne faites pas trop de bêtises ?
_Non, tout va bien, les calmèrent-elles.
_C'est tant mieux, se rassurèrent-ils. Vous savez que vous êtes très attendues à la maison. Toute la famille a hâte de vous revoir. Alors qui y a-t-il dans votre maison ? Vous avez déjà de la chance d'être tombées dans la même.
_Oui, beaucoup de chance, acquiescèrent-elles.
_Donc, nous avons dans notre maison Inézia Parkman…
_Oh, la petite Parkman, elle est très gentille cette fille, non ?
_Elle est adorable, assura Juliette.
_Oui, très adorable… Grinça Marion.
_Nous avons aussi Nono… euh, Noémie Wright, Lisa Verpey, Daphné Greengrass, Millicent Bulstrode, Pansy Parkinson, Drago Malefoy…
_Et bien ! C'est du lourd dans votre maison. Que des familles célèbres ! Les Verpey, les Wright et les Malefoy… Malefoy… Grande famille imbu de leur pouvoir, arrogants et…
_Oui, oui, les coupa Juliette qui n'avait vraiment pas envie d'une leçon de morale sur la famille Malefoy. Je disais donc : il y a Drago Malefoy, Blaise Zabini…
_Zabini ? Le fils de la veuve Zabini ? Mais qui est le père parmi ses neuf maris ? » S'exclamèrent les deux mères.
Et voilà qu'elles étaient parties dans une discussion de ragots et de potins. De vraies commères, pires que leurs filles.
« Penses-tu vraiment qu'ils sont tous morts tragiquement ? Moi, je n'y crois pas un mot. La veuve Zabini n'a aucune culpabilité en regardant sa richesse, je te parie, discutaient-elles toujours dans la rue qui menait aux quatre manoirs, les flocons tombants sur eux.
_Hum, hum ! Toussa Juliette. Outre les Zabini, on a aussi Théodore Nott, Vincent Crabbe, Grégory Goyle et Claude Lockwood, termina-t-elle heureusement d'avoir eu le temps de dire tous les noms avant que sa mère et sa tante ne repartent dans leurs jacassements.
_Lockwood ? S'arrêtèrent-elle. Claudius Lockwood ? Le fils de la veuve Lockwood, grande critique gastronomique ?
_Elle-même. » Acquiescèrent les deux filles.
Et c'était reparti ! Les deux mères reparlaient encore des potins qui couraient sur cette famille. Une famille qui avait de grands mystères en effet. Personne n'avait jamais su pourquoi Mr. Lockwood avait été assassiné durant la guerre contre le Seigneur des Ténèbres. Certaines rumeurs disaient que le Seigneur des Ténèbres l'avait tué par peur du pouvoir de cette famille, d'autres rumeurs disaient qu'il avait tué pour avoir refusé de rejoindre ses rangs. Entre ce que l'on disait et ce qui était vrai, personne n'en savait vraiment quelque chose. Quelle rumeur était vraie ? Quelle rumeur était fausse ? Il y en avait tellement, ça circulait dans toutes les familles et en un an la famille Lockwood s'était recouverte d'un grand mystère.
Les deux familles se séparèrent et chacune rentra dans son manoir respectif. La famille Clerwood retira ses vêtements d'hiver pour les donner à Duke, l'elfe de maison qui était chargé de les ranger.
Guillaume qui bouquinait dans sa chambre, entendit le claquement de la porte qui annonçait le retour de sa grande sœur. Il se précipita vers le couloir, jetant son livre en arrière et dévala les escaliers.
Marion remerciait Duke pour ses services et lui disait par la même occasion combien elle était heureuse de le retrouver.
« Je suis moi aussi enchanté de vous retrouver parmi nous, mademoiselle. » Répondit l'elfe qui avait chaud au cœur en entendant les douces paroles de sa jeune maîtresse.
La jeune fille traversa le hall, monta la première marche et tout d'un coup… BADABOUM ! Elle se retrouva propulsée à quelques mètres et s'écrasa contre le sol en marbre. Son frère venait de la heurter de plein fouet après avoir dévalé les escaliers dans sa hâte de la retrouver. Il s'écrasa contre les escaliers de marbre également et se releva aussitôt pour aider sa sœur. Dès qu'elle fut relevée, le frère et la sœur se jetèrent dans leurs bras l'un à l'autre.
« Tu m'as tellement manqué, lui souffla-t-il en la serrant le plus fort qu'il pouvait.
_Moi aussi, tu m'as manqué. J'ai pensé à toi quand on m'a envoyé à Serpentard, tu n'y croyais pas, hein ?
_Non, j'avoue que j'ai été surpris en l'apprenant mais je suis fière de toi. Et puis, j'ai toujours été fière de ma grande sœur. »
Ils se serrèrent à nouveau dans leurs bras, heureux de se retrouver. Chacun était épanouis de sentir le corps de l'autre et de le savoir ici avec soi.
« Oh, vous êtes trop mignons, lança leur mère qui arrivait dans le hall. Je vais chercher l'appareil photo ! »
Juliette rentra dans son manoir et jeta son manteau sur Nelya, son elfe de maison.
« Heureuse de vous retrouver, mademoiselle, lui lança gaiement Nelya.
_Oui, oui, très bien, répondit hâtivement Juliette. Tiens, tu monteras ma valise à l'étage et tu rangeras tout à sa place. J'aimerais aussi que tu me retrouves mes gants pour la rentrée. Ah oui, et je veux un thé, tout de suite !
_Bien, mademoiselle. »
Juliette monta à l'étage supérieur et frappa à la porte de chambre de sa sœur. Charlotte dessinait sur une feuille de parchemin quand elle vit sa grande sœur avec un grand sourire aux lèvres.
« Juliette ! » S'exclama-t-elle en se précipitant vers elle.
Elle courut vers sa grande sœur et la serra contre elle de toutes ses forces. Charlotte n'arrivait toujours pas à réaliser qu'elle serrait contre elle sa grande sœur qui, quelques heures plus tôt, était à des milliers de kilomètre d'elle.
Antoine envoyait une note à son cousin Guillaume quand il entendit sa petite sœur, Charlotte, crier le nom de sa grande sœur. Il sortit de sa chambre et entra discrètement dans la chambre de Charlotte pour trouver ses deux sœurs hystériques à l'idée de se retrouver. Les deux se retenaient de ne pas hurler mais leur attitude montrait combien elles en avaient envie.
« Ah tiens, la vile Serpentard ! Lança-t-il pour taquiner sa grande sœur.
_Fais pas le crétin, toi là-bas ! » Ricana-t-elle en lui tendant sa main.
Sans hésiter, son frère prit la main de sa grande sœur et serra Juliette dans ses bras. Les trois frère et sœurs partagèrent ce moment de retrouvailles par demander tous les détails à leur grande sœur.
« C'est vrai que pour déterminer dans quelle maison on va, il y a des épreuves ? Demanda Charlotte.
_Oui, la première, tu dois traverser à la nage le lac noir. Si t'as de la chance, tu ne croises pas le Calamar Géant mais il y en a qui se sont noyés parce qu'ils l'ont malheureusement croisé. Et la deuxième épreuve, tu dois combattre un troll des montagnes adulte. Les premiers élèves qui réussissent sont envoyés à Serpentard, les deuxièmes à Serdaigle, les troisièmes à Gryffondor et les derniers, à Poufsouffle.
_Je ne veux pas aller à Poudlard ! S'affola Charlotte. Je vais aller à Poufsouffle, c'est sûr.
_Mais ce n'est pas vrai, ce qu'elle t'a dit ! Lui fit remarquer Antoine. T'es nulle, Charlotte pour croire ça. On te pose un chapeau sur la tête et c'est lui qui décide dans quelle maison tu vas, lui expliqua-t-il.
_Comment tu le sais ? Interrogea Juliette, impressionnée que son frère en sache autant.
_J'ai demandé à papa, lui répondit-il. Je vais à Poudlard l'année prochaine donc il faut que je sois bien préparé. »
Le poste radio était allumé et réglé sur la chaîne « Salut les Sorciers ! » animée par Glenda Chittock. Et actuellement, il passait une chanson une chanson des Bizarr'Sisters « This is the Night ».
Léa s'amusait à chanter et à danser sur cette chanson qui était de loin, celle qu'elle préférait de ce groupe. La jeune fille dansait, se tordait, bougeait et chantait à tue-tête sa chanson favorite. Elle n'hésitait pas à se jeter par terre et à faire des figures farfelues qui auraient sûrement pu lui casser quelque chose si elle n'était pas aussi souple.
Juliette entra dans la chambre de sa cousine et la découvrit en pleine danse improvisée, chantant. Elle resta sur le pas de la porte, n'osant pas la déranger, trouvant cela hilarant.
« THIS IS THE NIGHT ! » Hurla Léa au dernier ver de la chanson.
Elle s'arrêta enfin de bouger dans tous les sens et de danser pour baisser le son de son poste, écoutant les paroles de Glenda Chittock. Elle souffla pour se reposer, releva la tête et sursauta en hurlant de surprise.
« Olala, du calme ! Intervint Juliette pour la calmer. Respire, voilà c'est ça. Inspire, expire… »
Léa fit ce que sa cousine lui disait. Sa cousine Juliette qui était censée être à Poudlard en ce moment même et non ici dans sa chambre. Pourquoi était-elle ici alors ? Etait-ce l'esprit de Léa qui divaguait ? Sa cousine était renvoyée ?
« Mais… mais… tu… maison… Poudlard ? Réussit-elle à dire.
_C'est aujourd'hui qu'on revenait, lui apprit-elle. Aujourd'hui, la veille de Noël.
_C'est aujourd'hui ! » S'étonna Léa.
Juliette leva les yeux au ciel. Sa cousine Léa était toujours autant déconnectée de la réalité comme elle le voyait. Léa avait toujours eu cette « habitude » d'ignorer l'instant présent et de vivre dans son monde.
« Désolé que tu me retrouve dans cette situation, s'excusa Léa.
_Pas grave. Bon, pour le chant tu as toujours eu cette voix inné mais pour la danse… entraînes-toi et ça ira mieux, se rattrapa Juliette.
_Mouais, enfin, je n'ai pas vraiment l'ambition de devenir danseuse professionnelle, ricana Léa. Bref, je suis trop contente de te VOIIIIR ! »
Les deux cousines se retinrent un moment de se prendre l'une et l'autre dans leurs bras, tapotant des pieds sur le sol pour enfin se jeter dans les bras l'une de l'autre.
A l'étage inférieur, Mr et Mrs. Clerwood qui discutaient entre eux du retour de leurs nièces, entendirent ce hurlement provenant de leur fille. Zorua, leur elfe de maison, qui nettoyait les meubles, ne pu s'empêcher un sourire en entendant sa jeune maîtresse si heureuse.
Élise et Pauline qui se disputaient les gants de leur mère, se stoppèrent aussitôt pour tendre l'oreille afin de vérifier qu'elles avaient bien entendu leur grande sœur hurler. Après tout, Léa hurlait tout le temps, hystérique comme elle était, cela ne les étonnait même plus.
« Ils sont à moi ! » Recommencèrent-elles en tirant chacune de toutes leurs forces.
Louise qui venait de terminer son dîner, monta lourdement dans sa chambre, s'allonger un moment sur son lit pour digérer. Elle se laissa tomber sur son lit en gémissant d'avoir trop mangé. Mais Louise n'avait pas su se résonner quand elle avait vu le gratin de Tartiflette. A y repenser, elle aurait dû se résonner.
Louise regardait la neige tomber depuis sa fenêtre quand sa petite sœur, Laura entra dans sa chambre.
« Coucou ! Lança-t-elle gaiement et s'asseyant auprès de sa grande sœur.
_Toi, si tu es si contente que ça, tu dois avoir une bonne nouvelle à m'annoncer. »
Laura haussa les épaules, l'air faussement innocente. Puis elle regarda le plafond en battant des pieds dans le vide, un petit sourire qui voulait tout dire aux lèvres.
« Bon, aller dis-moi ! Insista Louise.
_Je te laisse deviner. »
Je déteste les devinettes ! Se plaignit Louise intérieurement. Mais elle fit comme si de rien n'était et elle supposa toute sorte de chose qui lui passait par la tête. Laura finit par exploser de rire. Louise ne voyait pas du tout pourquoi sa sœur se tordait de rire ainsi.
« T'es vraiment nulle, toi ! Ricana Laura.
_Attention, si tu te moques de moi…
_Non, pas la pince ! »
Trop tard, Louise avait déjà choppé sa sœur et l'avait coincée sous elle en la chatouillant. Laura ne tenait plus tellement elle riait.
« Alors, tu te moques toujours de moi ? Riait Louise.
_O… ou… oui ! » Réussit à dire Laura entre plusieurs rires.
La petite se débattait du mieux qu'elle pouvait mais elle s'aperçut vite qu'elle ne battrait jamais sa grande sœur.
« D'accord ! Je vais te dire un indice ! Lâcha-t-elle et Louise stoppa ses chatouilles. Quel jour on est ?
_On est le 24 décembre, la veille de Noël, répondit Louise.
_Oui… et… ? » L'encouragea Laura.
Louise ne voyait vraiment pas où voulait en venir sa sœur. Que pouvait-on ajouter à la veille de Noël ? Elle devait peut-être avoir oublié quelque chose mais quoi ? Louise chercha au plus profond de sa mémoire. Qu'est-ce qui allait arriver la veille de Noël qu'elle avait oublié ?
« Pff… Soupira Laura. T'es vraiment mais vraiment trop nulle ! Même Marie s'en est souvenue.
_Bah désolé, ton indice aussi il est nul ! Se défendit Louise.
_Il n'y aurait pas deux personnes très importantes qui reviendraient un certain 24 décembre ?
_Deux… ? Juliette et Marion ! » Hurla Louise qui venait enfin de capter.
Elle descendit en vitesse de son lit, escaladant le pauvre ventre de sa sœur et courut dans le hall.
« Guyddo ! Appela-t-elle de toutes ses forces alors que le petit elfe rappliquait. Mon manteau ! Commanda-t-elle alors qu'il se précipitait.
_Louise, chut ! Marie et Laura vont aller dormir alors on fait moins de bruit ! L'avertit son père qui entraînait Marie dans sa chambre. Mais où elle se cache encore Laura… ? Soupira-t-il en montant.
_Je sors ! L'avertit-elle toujours en criant et enfilant le manteau que lui tendait Guyddo.
_Chut ! Tu… quoi ? Louise ! »
La porte claqua. Louise dévala les escaliers gelés du porche, glissa quelques instants sur le chemin de pierre qui était devenu une patinoire. Tout ceci en mettant la dernière manche de son manteau.
Elle traversa la rue et ouvrit en grand le portail de la maison qui était en face de la sienne, à savoir celle de Marion.
La jeune fille arrivait sur le porche quand Duke ouvrait la porte. Il fut surpris de la voir à cette heure-ci.
« Bonjour, Duke ! Marion est dans sa chambre, je présume ?
_Oui… Commença-t-il.
_Louise ? S'étonna sa tante. Mais que fais-tu ici à cette heure ?
_Désolé, mais je ne pouvais pas attendre, je suis venue voir comment allait Marion.
_Ah… oui, on vient de terminer le repas de Noël, elle doit être dans sa chambre. Je ne sais pas si elle dort… ?
_Vous en faites pas, à cette heure-là, Marion ne dort jamais ! Lui expliqua Louise.
_Oui… euh, bon tu peux monter mais cinq minutes parce que je ne suis pas sûre que tes parents soient totalement d'accord.
_Merci beaucoup et joyeux Noël ! » Cria Louise en montant les escaliers.
Elle courut jusqu'à la chambre de sa cousine, réveillant au passage Guillaume qui dormait.
Louise débarqua dans la chambre de sa cousine qu'elle connaissait par cœur. Elle ne trouva pas sa cousine mais elle trouva une fenêtre ouverte. Marion, toujours sur le toit, devina-t-elle.
Elle passa la tête par la fenêtre et hurla :
« MARION ! »
Sa cousine qui était en train d'écrire sur son journal, emmitouflée dans une couverte et un pull chaud, sursauta et glissa sur le toit. Elle se rattrapa comme elle pu et se redressa.
« Louise ? Mais ne cris pas comme ça, voyons ! » S'énerva-t-elle.
Prudemment, elle descendit du toit et rentra dans sa chambre par la fenêtre. Elle referma la fenêtre derrière elle et serra le plus fort possible sa couverte contre elle pour se réchauffer.
« Je suis frigorifiée ! Avoua-t-elle.
_Quelle idée de monter sur le toit, franchement ! Ricana Louise.
_Oui, quelle idée surtout par ce temps. Louise, ne me dis surtout pas que tu es venue à cette heure pour me voir parce que tu ne pouvais pas attendre demain ?
_D'accord, je ne te le dirais pas.
_Oh, Louise ! Ma loulou ! »
Ce fut dans un cri qu'elles fêtèrent leurs retrouvailles. Elles jacassaient et se serraient dans leurs bras, explosaient de rire en se racontant les derniers potins sur la love story de Léa et J-B.
Guillaume entra dans la chambre et hurla :
« Moins fort ! Il y a des gens qui essayent de dormir !
_Joyeux Noël, Guillaume, lui lança Louise.
_Mouais… Joyeux Noël et bonne nuit ! » Ronchonna-t-il en claquant la porte.
Le jour de Noël se fêtait cette année chez la famille de Léa et toutes les familles se rassemblaient dans le troisième manoir. Chaque année, pour le jour de Noël, chaque famille apportait un plat. La famille de Juliette avait eu la tâche d'apporter un dessert, la famille de Louise apportait les fromages, et celle de Marion apportait l'entrée. La famille de Léa, étant celle qui recevait, avait été chargée de préparer le plat principal. Les elfes de maison se rassemblaient dans la cuisine du troisième manoir pour dresser les assiettes pendant que les membres de la famille se retrouvaient dans le salon.
« AAAAAAAAAAAAAAH ! »
Ce fut la première chose que l'on entendit quand Léa arriva dans la pièce. Elle se jeta immédiatement sur sa cousine Marion qui n'avait pas encore eu le temps de donner son manteau à Zorua. La petite elfe tendit le bras pour atteindre celui de Marion qui était assez haut pour elle et attrapa enfin le manteau de la jeune fille pour le ranger.
« Je suis trop contente de te voir ! Cria Léa à sa cousine.
_Je vois cela… Moi aussi, je suis trop contente de te voIIIIR ! »
Les deux cousines se serrèrent dans leurs bras.
« J'espère que ce ne sera pas comme ça durant toutes les vacances… Soupira le père de Léa en arrivant pour saluer la famille.
_Viens, on fait une bataille de boule de neige dans le jardin ! » L'invita Léa en reprenant le manteau de sa cousine pour le lui jeter dessus.
Elle tira ensuite Marion jusqu'au jardin qui se prit une boule de neige sur la figure comme signe de bonjour. La cousine tomba à la renverse.
« Oups… Lâcha Antoine qui connaissait le tempérament de sa cousine.
_Je déteste la neige… Grinça Marion en se relevant, aider par Léa.
_Vraiment désolé, s'excusa son cousin.
_J'impose une règle, on n'a pas le droit de lancer sur la tête. » Proposa Marion.
De toute façon, avec Marion il faut toujours qu'il y est des règles… Pensa intérieurement Léa qui n'aimait pas qu'on lui puisse lui imposer les choses. Elle aimait faire la première bêtise qui lui venait à l'esprit, sans plan, sans rien, sur un coup de tête.
« Mis à part cela, contente de te retrouver Antoine. » Lança Marion qui s'époussetait le manteau.
Une boule de neige arriva sur le manteau de Marion. Cette dernière releva la tête. Louise se tenait à quelques mètres avec un grand sourire aux lèvres.
« Quoi ? Ce n'est pas sur la tête. » Se défendit-elle pendant que les autres cousins et cousines étaient morts de rire.
Marion tirait la pire tête que l'on puisse voir le jour de Noël. Mon nouveau manteau qui venait de chez Tissard & Brodette… La prochaine fois, elle mettrait son ancien manteau.
Pendant que tous ses cousins et cousines se moquaient d'elle, Marion en profita pour ramasser de la neige et de former une boule. Elle la lança de toutes ses forces. Louise sentit la glace lui rentrer par le col de son manteau.
« On avait dit pas sur la tête ! S'écria-t-elle en se secouant pour retirer la glace.
_C'est sur l'épaule, justifia Marion. Non, Juliette tu recules avec cette boule ! »
Sa cousine arrivait déjà vers Marion, une grosse boule de neige dans la main.
« Reposes ça, tout de suite, l'implora Marion. Tu es de mon côté, pas vrai ? On est ensembles à Poudlard… Non, non, pas l'épaule, ça va toucher mes cheveux qui vont friser après !
_Rien à foutre ! » Ricana Juliette qui lui balança la boule de neige.
A ce moment, ce fut comme un départ qui venait d'être donné car Marion se vit recevoir de la neige par tous ses cousins et cousines.
« Tiens ! » Ricana Guillaume, heureux de pouvoir faire ça à sa grande sœur.
D'accord, c'est la guerre qu'ils veulent, comprit Marion.
« Tous sur Juliette ! Hurla-t-elle.
_OUAIS ! » Crièrent les plus petits en balançant à leur tour leurs boules de neige sur la cousine aînée.
Antoine et Charlotte ne se privèrent pas de lui jeter dessus une grosse masse de neige.
« J'ai un nouveau manteau qui vient de chez Tissard & Brodette ! Hurla-t-elle en tentant de se protéger avec ses mains.
_Moi aussi, arriva Marion avec une boule de neige. Rien à foutre ! »
Et elle lança de toutes ses forces sa boule sur sa pauvre cousine.
La bataille de boule de neige faisait rage entre les cousins et cousines où chacun jouait, même les plus petits. Lorsque Cécile Clerwood arriva pour les appeler manger, elle découvrit tous les enfants de la famille Clerwood-Gadish qui couraient dans tous les sens en hurlant et lançant de la neige.
« C'est la guerre, ici… Se dit-elle tout bas. A table, les enfants ! »
La bataille se termina d'un coup et tous les enfants rappliquèrent, se déchaussant et jetant leur manteau sur Zorua qui se fit recouvrir entièrement.
Ils débarquèrent tous en force dans la salle à manger et s'assirent à une place dans un boucan où chacun parlait, criait et riait. Ils étaient tous impatients de manger le repas de Noël tels des voraces.
Lorsque les elfes de maison arrivèrent avec l'entrée, ils levèrent tous leurs assiettes dans un hurlement, et cherchant à être le premier servi tels des sauvages.
La grande famille passa ce repas de Noël dans la bonne humeur. Du côté des parents, on riait en écoutant les derniers potins et les bonnes blagues. Tandis que du côté des enfants, on s'amusait à se lancer des défis ou à évoquer d'anciens souvenirs.
« Tu veux du fromage, Léa ? Proposa Louise qui faisait passer le plat.
_Très drôle ! » Lança sa cousine en passant le plat d'un air écœuré.
Toute la famille Clerwood-Gadish était connue pour ses goûts culinaires et ses goûts pour le fromage. Un seul membre n'aimait pas le fromage dans cette famille, c'était Léa.
« J'adore le fromage ! Lança Marion. Et ceux-là sont un délice.
_Tu ne veux pas goûter, Léa ? » Tenta Juliette.
Voyant leur cousine faire la tête, les trois autres cousines explosèrent de rire. Elles s'amusaient souvent à la chambrer. Pauvre Léa, à chaque repas familiale, ses cousins et cousines la taquinait avec du fromage. La jeune fille en avait pris l'habitude au bout d'un moment.
Pauvre Léa, on la chambrait sur sa taille, sur le fromage et sur J-B. Aucune de ses cousines n'avaient pitié d'elle, d'ailleurs elles n'en avaient pour personne quand il s'agissait de rire.
