Ce chapitre m'a pris un peu de temps mais il est plus long que les autres alors ça compense. Non ? Pour ces raisons, il n'y a pas d'explications des titres de chapitres à la fin, ce sera pour la prochaine fois.
Merci à tous mes reviewers et bonne lecture !
Chapitre 14 : COLL EHWAZ
Rémus emboîta le pas aux quatre autres. Il était près de trois heures du matin et ils venaient de se faufiler à l'extérieur de l'auberge en passant par la porte de la cuisine. Il avait fallu tromper la vigilance de Nyambaya, un sort d'étourdissement avait suffi, mais au contraire du reste des clients de l'auberge, ils bénéficiaient d'un atout non négligeable. En effet, du fait du meurtre de Stratford Pike ou plutôt Peter Stratford, ils avaient confisqué tous les médaillons permettant d'accéder à l'auberge, mais aussi d'en sortir sans déclencher les alarmes. Bien sûr, Rémus n'était pas naïf au point de croire que cela empêcherait le ou les mangemorts de quitter l'auberge. Mais au moins, cela leur laisserait au moins une à deux heures d'avance sur eux. A moins évidemment qu'ils n'aient déjà quitté l'auberge. C'était le problème de quitter l'auberge en secret et en pleine nuit. Ils ne pouvaient pas savoir si tout le monde était bien dans son lit. Et même Sirius, en tant qu'ex-auror n'ayant pas précisé le ex, ne pouvait ordonner que tout le monde se présente sans raison devant lui en plein milieu de la nuit. Surtout que côté discrétion, cela aurait été fichu !
Ils se dirigèrent vers les écuries. Même si d'après ce qu'avaient compris Sirius et Hoéla, le Flokazng n'était pas caché très loin de l'auberge, les corvals leur permettraient de l'atteindre plus rapidement. Enfin, s'ils ne se trompaient pas !
En parlant de ça, Sirius et Hoéla montraient beaucoup plus d'assurance qu'ils n'en ressentaient véritablement, Rémus pouvait le sentir. Apparemment, ce n'était pas tellement l'endroit où se trouvait l'objet qui posait problème mais plutôt ses moyens de protection. Et Rémus se demandait si cela valait vraiment le coup. Bien sûr, s'ils parvenaient à mettre la main sur le Flokazng, cela pourrait les aider dans leur lutte contre Voldemort mais non seulement ils avaient toutes les chances de mourir dans cette aventure et en plus, était-il vraiment très prudent de sortir le Flokazng de l'endroit qui l'avait protégé pendant des siècles au risque qu'il tombe dans les mains de mangemorts ? Mais il n'était plus vraiment temps de se poser des questions. Et, même si Rémus était persuadé qu'il s'agissait d'un prétexte pour les éloigner d'Angleterre, Dumbledore les avait envoyés à la recherche de l'artefact. En espérant qu'ils ne commettaient pas une terrible erreur…
Le trajet se fit en silence et à une vitesse particulièrement rapide, les corvals ayant enclenché leurs gênes GV, Grande Vitesse, qu'ils tenaient de leurs parents licornes. Malgré l'obscurité, Rémus crût reconnaître le chemin.
Nous avons déjà emprunté ce chemin ? demanda-t-il, chuchotant.
Oui. Le Flokazng se situe dans une grotte dans la falaise où j'ai montré à Harry un nid avec des bébés dragons.
Rémus frissonna. Même s'il savait que les dragons des steppes risquaient peu de s'intéresser à eux, il n'aimait pas devoir approcher de leur tanière dans l'obscurité, encore moins s'il y avait des petits. Les adultes risquaient d'être sur les nerfs… Il ne restait plus qu'à espérer qu'ils ne les considéreraient pas comme des dangers potentiels.
Un rugissement se fit entendre alors qu'ils mettaient pied-à-terre. Rémus sursauta.
Qu'est-ce que c'est ? s'inquiéta-t-il.
A la faible lueur de leurs baguettes, il put s'apercevoir que les autres n'avaient pas l'air plus rassurés.
Ce sont des dragons des steppes. Ils doivent s'être mis en chasse, expliqua Hoéla dans un haussement d'épaule.
Rémus sentit un frémissement le parcourir. Il espérait qu'ils ne seraient pas les proies !
Ce sont des charognards, rappela l'adolescente. Et ils n'aiment pas les nourritures magiques. Ils ne s'occuperont pas de nous, rassurez-vous ! Venez, c'est par-là !
L'adolescente, qui semblait parfaitement connaître les falaises, les conduisit vers un petit chemin pierreux et broussailleux qui serpentait sur la paroi rocheuse.
Tu es déjà venue ici ? demanda Harry à son amie.
Plusieurs fois. Il y a pleins de grottes, je voulais les explorer…
Rémus sourit, amusé. C'était plutôt drôle de voir à quel point Hoéla ressemblait à Sirius, à son oncle… alors qu'elle venait à peine de le rencontrer. Amusant et un peu inquiétant… quand on se rappelait dans quels pétrins Sirius passait son temps à se fourrer. Et si on y ajoutait en plus le talent particulier de Harry à s'attirer des ennuis, on pouvait craindre le pire !
Un autre rugissement se fit entendre. Mais il semblait différent et Rémus savait qu'il pouvait se fier à son ouïe de loup-garou.
Qu'est-ce que c'était ? demanda-t-il.
L'adolescente s'était arrêté et avait baissé les yeux vers le pied de la falaise.
C'est un léopard des neiges, finit-elle par répondre, apparemment un peu perturbée. Je n'en avais jamais vu par ici…
Rémus vit Sirius porter la main à son collier. Il se rappela que le totem de Sirius était le léopard des neiges. Il fallait espérer que cela leur porterait chance…
Il faut continuer avant le lever du soleil, se reprit l'adolescente. C'est important !
Elle reprit sa marche, les guidant sur l'étroit sentier qui serpentait sur la falaise, à peine assez large pour laisser le passage à une personne et bordé par un précipice vertigineux. Rémus prit une profonde respiration et emboîta le pas à Séverus. Il s'était retrouvé à fermer la marche et le vide autour de lui et l'obscurité que n'arrivaient pas à percer leurs baguettes lui donnaient des sueurs froides. Il avait toujours eu le vertige et Hoéla les entraînait toujours plus haut, sur un chemin toujours plus étroit et déformé.
L'obscurité était si épaisse que malgré sa vue de loup-garou, il percuta Séverus avant de se rendre compte qu'ils s'étaient arrêtés.
La grotte devrait être par-là, murmura Hoéla.
Rémus entendit Hoéla et Sirius frapper contre la paroi.
Elle est protégée par des sortilèges d'illusion ? demanda-t-il, un peu énervé qu'ils n'aient pas eu le temps de les informer de quoi que ce soit au sujet de leurs découvertes.
Oui, souffla Sirius. Pour la révéler, il faut lancer un sortilège de passe mais si jamais il touche ne serait-ce qu'un millimètre à côté du bon endroit…
Sirius s'arrêta brusquement et Rémus se raidit, persuadé qu'il allait détester ce que son ami allait lui révéler.
Que se passerait-il dans ce cas ? demanda Séverus, d'un ton froid.
Le chemin s'écroulerait sous nos pieds avant que nous ayons pu faire le moindre sortilège, murmura Sirius, embarrassé. Et nous ne pouvons jeter aucun sortilège sur la paroi à cause de ça…
Rémus entendit Séverus grogner de mécontentement.
Vous n'auriez pas pu nous expliquer ce qui nous attendait avant ? grogna-t-il. J'aurais pu préparer quelque chose…
Nous n'avions pas le temps !
Comment ça ? s'inquiéta Rémus.
Le mangemort avait une longueur d'avance sur nous ! Voldemort devait avoir des informations que nous n'avions pas car le livre s'est mis à envoyer des messages d'alertes et de dangers. Et ces messages ne nous concernaient pas ! Il ne devait manquer à cet enf… de mangemort que quelques détails qu'il aura trouvés dans le livre…
Mais comment est-ce possible ?
Regulus a bien été capable de déchiffrer le grimoire et de comprendre la plupart de son fonctionnement en assez peu de temps finalement. Il devait avoir accès à des sources de Voldemort…
Il avait l'autorisation d'utiliser sa bibliothèque, approuva Séverus. Bon, laissez-moi passer, je pense pouvoir faire quelque chose !
Le maître des potions se glissa tant bien que mal jusqu'à Sirius et ouvrit l'énorme sac qu'il se traînait depuis l'auberge.
Heureusement que j'ai pensé à emmener quelques potions, grommela-t-il en sortant une douzaine de fioles. Crétins de Gryffondors qui ne pensent à rien.
Rémus distinguait mal ce qu'il faisait mais il eut l'impression que Séverus avait plus que rempli son sac qui devait contenir une quarantaine de fioles en tout genre et divers ingrédients.
Séverus finit par exhiber une petite fiole au contenu fluorescent qui rappelait vaguement quelque chose à Rémus. Le maître des potions la porta à ses yeux et l'observa quelques secondes en faisant tourner le liquide dans la fiole.
Ça devrait convenir, dit Séverus en débouchant la fiole.
C'est de la potion d'illusion, non ? s'étonna Hoéla.
Séverus hocha la tête.
Mais je croyais qu'on devait découvrir une illusion, pas en créer une autre ! s'exclama Harry.
Si on met cette potion sur une illusion, l'illusion va disparaître, expliqua Séverus. Deux illusions l'une sur l'autre s'annulent…
Et une potion ne devrait pas déclencher les pièges, brillant ! félicita Sirius.
Rémus vit Séverus regarder Sirius comme s'il venait de lui pousser une seconde tête. Rémus étouffa un rire. Pour une fois que Sirius faisait des efforts, voilà que Séverus se croyait dans la sixième dimension ! Quoique Rémus devait reconnaître que cela faisait déjà un petit moment que Sirius faisait des efforts. En même temps, il suffisait de lui donner la possibilité de protéger quelqu'un pour que Sirius fasse tout passer après cette mission de protection. Et maintenant, il avait non seulement Harry à protéger mais aussi sa nièce. De quoi être tranquille tant que personne n'envisageait de faire du mal à l'un des adolescents. Mais dans ce cas…
Rémus retourna au moment présent et à l'action en entendant les exclamations des autres. Apparemment Séverus avait étalé la potion sur une large portion de roche et un morceau de celle-ci s'effaçait lentement dans une étrange lueur bleutée, révélant une grotte qui s'enfonçait dans la montagne. Sirius jeta le sort de passe et la grotte s'ouvrit.
Vous êtes prêts ? demanda Sirius.
Seuls quelques hochements de têtes et grognements lui répondirent.
Pointant sa baguette en avant, comme une arme et une torche en même temps grâce au sort lumos, Sirius s'avança dans l'obscurité oppressante de la grotte.
Rémus se sentait oppressé. Ses sens surdéveloppés de loup-garou ne l'aidaient en rien, au contraire ils l'affolaient davantage, étant plus sensible au moindre bruit, à la moindre odeur… Il faisait chaud dans la grotte. De plus en plus chaud à mesure qu'ils avançaient sans que Rémus ne comprenne pourquoi.
Ils avançaient depuis un moment déjà, moment qui semblait des heures à Rémus, et n'avaient pour le moment rencontré d'autres difficultés que l'obscurité, la chaleur et la hauteur, trop basse, du plafond. Paradoxalement, cette absence de pièges inquiétait Rémus et mettait ses nerfs à rude épreuve.
Dépêchons-nous ! les pressa Sirius. Il faut arriver à la salle juste avant le lever du soleil…
Rémus pressa le pas à la suite des autres en grommelant intérieurement. Il aurait voulu savoir ce que signifiait cette précipitation et le pourquoi de l'importance du lever de soleil. Ils se trouvaient dans une grotte, lever de soleil ou pas ils ne verraient pas la différence, non ?
Rémus était tellement pris dans ses pensées qu'il ne remarqua que les autres s'étaient arrêtés que quand il tamponna à nouveau Séverus. Rémus fut tenté de le serrer dans ses bras pour vérifier qu'il était bien vivant et pas seul, choses qui ne lui semblaient plus si évidentes après un trajet dans ce qui lui semblaient être les gueules de l'enfer. Il se retint pourtant, malgré leur récente relation, Séverus restait un homme qui supportait peu les contacts, du moins en public ! Quand on pensait que c'était lui qui l'avait embrassé en plein milieu de la salle de restaurant…
Rémus s'efforça à nouveau de se ramener au présent pour comprendre la raison de cet arrêt brutal. La raison lui apparut rapidement. Il y avait un précipice devant eux et apparemment trop de ponts pour que ce ne soient pas un piège.
Les ponts étaient de toutes sortes : en cordes, bois ou même pierres, en bon état ou quasiment écroulé, l'un des ponts, si l'on pouvait appeler ça un pont, était un simple tronc posé en travers du précipice et un autre était constitué de deux cordes l'une au-dessus de l'autre. Il y en avait comme ça une bonne vingtaine dont certains passaient par maints détours avant d'atteindre le bord opposé.
Bon, je parie que seul un des ponts peut nous conduire de l'autre côté et que tous les autres s'écrouleront sous nos pieds ! s'exclama Rémus d'un ton sarcastique qui peinait à cacher son inquiétude.
Je ne suis pas sûr, murmura Sirius.
Comment ça, tu n'es pas sûr ! gronda Séverus.
Il y a une indication mais encore faut-il la déchiffrer correctement.
Ton frère ne l'avait pas expliquée ? demanda Harry.
En partie. Et il faut espérer qu'il ne se soit pas trompé…
Lis-la-nous ! grogna Séverus.
Sirius sortit le grimoire de son sac et l'ouvrit.
Des apparences, nulle confiance, à la mort seule te conduisent. Hécate réclame de ses élèves totale confiance et pleine maîtrise. Magie ne révèle que le chemin qui mène à Charron mais toute confiance mène à Hécate. Le chemin qui mène à elle est multiple mais pour le royaume d'Osiris de même…
Seule Hoéla n'eut pas un air ahuri ou découragé sur le visage.
D'après Regulus, ça signifie entre autres qu'il faut éviter tous les ponts qui paraissent stables et en bon état. Apparemment, tous les autres devraient nous mener de l'autre côté et plus le pont paraît prêt à s'écrouler plus il devrait être sûr…
Alors je pense que celui-là doit être le meilleur, dit Hoéla en désignant deux pierres qui avaient dû servir de base à un ancien pont.
Mais c'est vide ! Il n'y a aucun pont, remarqua Harry.
Justement ! C'est pour ça que ce doit être le plus sûr…
Il ne faut pas se fier aux apparences, approuva Sirius. Maintenant, tout est une question de confiance…
Rémus blêmit. Il avait toujours eu le vertige… Il essaya de se réconforter en remarquant que les quatre autres n'avaient pas l'air beaucoup plus rassurés alors qu'ils s'étaient approchés et observaient le pont, ou plutôt l'absence de pont. Même Séverus ne parvenait pas à garder un visage impassible. Rémus s'approcha et s'accroupit, voulant toucher l'espace invisible entre les pierres.
Surtout pas ! s'exclama Hoéla, l'arrêtant net. Il ne faut se fier à aucune illusion, à aucun sens. C'est juste une question de confiance !
Rémus blêmit davantage en se redressant. Personne ne semblait vraiment décidé à faire le premier pas.
Bon, je vais y aller, dit Hoéla d'une voix étonnement ferme.
Non ! C'est à moi d'y aller, essaya de l'arrêter Sirius.
L'adolescente l'arrêta d'un geste de la main.
Si c'est juste une question de confiance…
Hoéla retira son masque, le glissa dans son sac et, un air de défi sur le visage, fit un pas dans le vide avant que Sirius ne puisse la retenir, en criant un «par Hécate» enjoué. Elle s'avança d'environ un mètre avant de s'arrêter et de se retourner vers eux, un grand sourire aux lèvres et les yeux pétillants.
Vous voyez bien qu'il n'y a aucun danger ! C'est même plutôt marrant de voir le vide sous nos pieds. On croirait léviter…
L'adolescente avait les mains sur les hanches et les regardait d'un petit air narquois.
Alors, vous avez peur ? se moqua-t-elle en tapant du pied dans le vide.
Par Hécate ! cria Harry avant de se jeter sur son amie.
Les deux adolescents se mirent à se poursuivre dans le vide en riant et en faisant semblant de se pousser.
Comment peuvent-ils savoir la largeur du pont ? s'inquiéta Rémus.
Sirius se tourna vers lui, quittant les adolescents des yeux.
Je ne crois pas qu'il y ait un pont, Rémus…
Rémus était sûr qu'il était devenu translucide.
Alors que les deux adolescents étaient arrivés de l'autre côté et les incitaient à les rejoindre, Sirius lança «par Hécate» en souriant et les rejoignit d'un pas tranquille.
Séverus finit par poser un pied dans le vide et, un air renfrogné sur le visage, franchit l'espace vide de la même manière qu'il fondait sur les élèves qui traînaient dans les couloirs de Poudlard après le couvre-feu.
Rémus était tétanisé. Blême, il regardait le vide devant ses pieds et se sentait incapable du moindre mouvement malgré les encouragements des autres. Harry et Hoéla finirent par le rejoindre, ne prêtant aucune attention au fait qu'ils marchaient dans le vide. Pourquoi ne pouvait-il pas être aussi inconscient qu'eux ? Pourquoi la première chose qui lui venait à l'esprit quand il regardait dans le vide était l'état dans lequel finissait un corps humain après une chute de plusieurs mètres ?
Harry et Hoéla lui prirent chacun un bras.
Ferme les yeux ! dit Harry.
Et ils commencèrent à le tirer, reculant dans le vide. Rémus obéit et ferma les yeux pour ne plus voir le vide effrayant sous ses pieds. Il essaya de se convaincre qu'il marchait sur la terre ferme ou plutôt… sur une plage de sable fin alors que la mer venait lui lécher les orteils à chaque vague… Le pouvoir de l'imagination est très puissant et Rémus commença à se détendre. Il sentait presque sur sa peau la chaleur du soleil, le goût du sel sur sa langue, l'odeur du varech… Oubliant l'endroit où il se trouvait, il sourit et lâcha les mains des adolescents. Il les entendit marcher à quelques mètres devant lui. Rémus s'efforça de rester concentré sur sa plage, le soleil, la mer… mais une perfide petite voix ne cessait de lui susurrer qu'il n'y avait rien sous ses pieds, qu'un être humain n'était pas physiquement constitué pour flotter dans les airs et qu'il allait s'écraser sur le sol, les os broyés, les membres désarticulés…
Les battements de son cœur commencèrent à s'affoler, sa respiration devint erratique et il sentit la sueur couler sur son front. Paniqué, il ouvrit les yeux et se mit à courir sous les cris des autres et le grondement des ponts qui s'effondraient. Il ne sentit plus rien sous ses pieds et chuta dans le vide. Rémus sentit sa dernière heure arriver et il faillit maudire Dumbledore pour les avoir entraînés dans cette histoire.
Alors qu'il était persuadé que le prochain contact avec quoi que ce soit serait le dernier, Rémus sentit deux mains l'agripper et il rouvrit les yeux qu'il ne se rappelait pas avoir fermés. Sirius et Séverus l'avaient chacun attrapé par un bras et le remontèrent alors que derrière lui, le silence indiquait que la totalité des ponts s'était maintenant écroulée et avait coupé toute retraite vers l'arrière.
Il va vraiment falloir penser à soigner ta peur du vide, remarqua Sirius.
J'espère surtout qu'il y a un autre chemin pour sortir d'ici, dit Harry. Parce que de ce côté là, c'est foutu !
Hoéla hocha la tête.
Séverus laissa passer Rémus devant lui, l'effleurant au passage pour s'assurer qu'il était bien là. Même s'il ne l'avouerait jamais, Séverus avait eu terriblement peur de perdre Rémus à tout jamais et il avait été tétanisé jusqu'à ce qu'il voie l'autre se jeter pour essayer de le rattraper. Séverus laissa échapper un imperceptible soupir de soulagement et resserra sa main sur sa baguette. Il ne laisserait personne lui prendre son loup-garou ! Et le prochain qui essaierait verrait de quoi il était capable !
Séverus se força à reprendre son calme. D'après les mines de Sirius et de la môme, ils n'étaient pas au bout de leur peine, de nombreux pièges devaient les attendre pour les empêcher d'atteindre le Flokazng. Séverus se sentait un peu comme cet aventurier moldu à la télévision… Comment s'appelait-il déjà ? Ah oui, Indiana Jones ! C'était ça… Séverus observa la grotte avec davantage d'attention, se demandant si une énorme boule de pierre allait surgir pour les écraser… Sans doute pas assez magique mais quelque chose allait leur tomber dessus, ça il en mettrait sa main au feu !
Séverus ne se trompait pas ou pas beaucoup. En effet, ils durent éviter de nombreux pièges, des plus banaux tels que trous remplis de pieux, flèches empoisonnées et sorts mortels si on marchait au mauvais endroit… et des casse-tête et autres jeux de logiques où la moindre erreur entraînait inévitablement la mort dans d'affreuses souffrances ou encore des combinaisons de sorts à effectuer dans un ordre précis et avec la plus parfaite exactitude, mettant en jeu les capacités de chacun. Evidemment, toutes les réponses étaient dans les énigmes du grimoire. Or, Regulus avait manifestement commis quelques erreurs ou du moins quelques imprécisions car ils ne durent plusieurs fois qu'à leurs réflexes et à leur entraide, Séverus ne s'en remettrait jamais Black lui ayant sauvé la vie en le tirant pour lui éviter de finir décapiter, d'être toujours en vie et en course. Tout ça pour dire que Séverus était d'une humeur massacrante et que les petites énigmes à l'hermétisme mallarméen et nervalien à la fois, un comble ! le rendaient malades et fou de rage. Peut-être aurait-il dû davantage s'inquiéter de ce qui les attendait que du mauvais goût des énigmes pour un homme qui avait baigné dans les poètes français du dix-neuvième siècle depuis son adolescence. Des souvenirs de sa jeunesse lui revinrent. A l'époque, il portait toujours uniquement du noir, ça n'avait pas beaucoup changé à vrai dire, soulignait ses yeux de khôl noir, portait des bijoux en forme de crânes et récitait du Baudelaire en français. Ceci expliquait probablement que les autres élèves le trouvaient bizarre et morbide surtout quand la mode était plutôt entre hippies et disco... Mais en y repensant, il trouvait qu'il faisait un pré-gothique assez convaincant…
Séverus fut tiré de ses souvenirs par l'arrêt brutal des personnes qui le précédaient. Il s'apprêtait à exprimer son mécontentement pour cet arrêt quand il aperçut le mur. Un mur qui semblait infranchissable et derrière lequel, bien évidemment, le grimoire disait que se trouvait le Flokazng. Black était en train de lire ce qui devait probablement être l'énigme associée au mur sous l'oreille attentive des trois autres. Le maître des potions de Poudlard sentit un profond raz le bol l'envahir. Il déposa un peu brutalement son sac sur le sol, faisant s'entrechoquer les nombreuses fioles qui s'y trouvaient. Le bruit attira l'attention des autres mais Séverus ne leur accorda pas un regard. Il farfouilla dans son sac jusqu'à en sortir deux fioles, une rouge écarlate et une noire épaisse qu'il exhiba en souriant. Manifestement, il devait avoir un sourire de psychopathe parce que les autres le regardaient bizarrement. Séverus haussa les épaules et s'approcha du mur en grommelant quelque chose qui devait vaguement ressembler à : y en marre de ces énigmes. Va pas me résister longtemps, moi j'vous l'dit !
Reculez-vous ! cria-t-il alors qu'il était à environ trois mètres du mur.
Les quatre autres lui obéirent avec un empressement qui inquiéta un peu Séverus sur l'apparence qu'il devait avoir à ce moment-là. Cependant, Séverus lança les deux fioles en même temps et les regarda qui s'écrasaient contre le mur, leurs contenus se mélangeant dans un pchiiit intéressant. Le pchiiit fut suivi par une énorme explosion qui propulsa tout le monde à terre.
Quand ils purent à nouveau se lever et distinguer quelque chose à travers la fumée et la poussière, Séverus constata avec une certaine satisfaction qu'un grand trou remplaçait maintenant le mur qui leur bouchait tout passage auparavant.
Nitroglycérine sorcière ! s'exclama-t-il. Sous conditionnement séparé pour moins de risque…
Et si les fioles s'étaient brisées dans ton sac ! s'horrifia Rémus qui avait le teint de la même couleur cendre que le sol autour d'eux.
Séverus blêmit en regardant le mur et dut se planter les ongles dans la peau pour éviter de se mettre à claquer les dents. Il prit la décision de se calmer en voyant les autres épousseter leurs vêtements tout en lui jetant de drôles de regards. Séverus se releva et s'efforça de retrouver son attitude sévère habituelle. Manifestement, il venait de passer sa crise sans tuer personne. Il devait s'estimer heureux…
Tu te sens bien ? demanda Black en levant un sourcil.
C'est rien. Juste une petite crise…
Vous en faîtes souvent ? demanda la gamine en souriant d'un air ironique.
Séverus fronça les sourcils mais lui répondit pourtant en souriant d'un air un peu effrayant.
C'est la deuxième…
Et qu'est-ce qui s'est passé la première fois ? insista-t-elle comme il s'y attendait.
Je me suis fait mon tatouage.
Rémus grogna son léger mécontentement.
Je suppose que nous devons donc nous estimer heureux… dit Black d'un air blasé.
Qu'est-ce qu'il disait…
Ta petite crise est finie sinon ? On peut continuer ?
Cette fois-ci, le ton était nettement moqueur et Séverus se renfrogna. Bon, d'accord il s'était un peu emporté mais ce n'était pas comme si c'était quelque chose d'exceptionnel ! Enfin dans son cas ça l'était un peu mais…
Ils finirent par reprendre leur périple pour arriver dans une pièce ronde avec une douzaine de couloirs qui en partaient. Apparemment, il y avait une cheminée dans le plafond car on pouvait distinguer une faible lumière qui tombait d'en haut.
Juste à temps ! souffla Black en regardant en l'air.
Je suppose qu'un seul de ces passages nous amènera dans la bonne direction et tous les autres entraîneront notre mort, grinça Séverus.
Black hocha la tête.
Comment choisir ? demanda Potter Junior.
C'est maintenant qu'il faut utiliser le fameux passage du grimoire que je vous ai lu. Quand l'œil d'Ahura Mazda à son zénith, l'action de la monture de Bellérophon ouvrira les portes d'ivoire, mais Némesis veille et ses suivantes agissent, le monstre de Dédale renferme le gardien du trésor de Trivia. Quel enfant de Circé saura tirer partie du combat de Zotzilha Chimalman ? précisa la gamine.
Et ça veut dire quoi ? demanda Rémus d'un air las.
Il faut se servir de la lumière du soleil. C'est pour ça qu'il fallait arriver pour l'aube… expliqua Black.
Le grimoire parle du zénith ! répliqua Séverus.
Pas dans la dernière phrase, le contredit la môme. Le combat de Zotzilha Chimalman c'est le combat de l'ombre et de la lumière, du jour et de la nuit donc c'est plutôt à l'aube. Mais d'une manière ou d'une autre il faut utiliser la lumière du soleil comme s'il était à son zénith, c'est à dire au plus fort et… je ne sais pas trop mais on devrait trouver…
Tous se mirent à réfléchir et à chercher dans la décoration de la pièce, plutôt vide, une réponse à cette énigme.
Vous croyez que ça sert à quelque chose ces machins ? demanda soudain Potter.
Séverus se tourna vers ce qu'il désignait. Il s'agissait d'un disque de cuivre accroché au mur près d'une des portes. Une idée commença à poindre dans son esprit et il chercha s'il y avait d'autres disques. Il en trouva une vingtaine, accrochés aux murs ou au sol selon ce qui devait être une forme précise. Séverus soupira. Ceux qui avaient caché le Flokazng devaient avoir vraiment trop lu des histoires d'aventuriers !
Je pense qu'il faut se servir des disques comme de miroirs qui vont réfléchir la lumière du soleil. Regardez, ils pivotent sur eux-mêmes. Je suppose que si nous trouvons la bonne combinaison, alors le chemin de lumière devrait nous indiquer le bon passage…
Black observa les disques.
Génial, ironisa-t-il. Et après, on doit s'attendre à quoi, un combat contre un dragon ?
Séverus leva un sourcil sarcastique.
Je te rappelle que c'est ton idée ! Et que c'est toi qui as le grimoire et qui est censé l'avoir déchiffré…
Et à mon avis, avant tout combat avec quoi que ce soit, je crois que nous devrons nous dépatouiller d'un labyrinthe, dit Rémus.
Les deux hommes se tournèrent vers lui.
Le monstre de Dédale, rappela-t-il.
Ils hochèrent la tête et Séverus soupira. Pourquoi fallait-il qu'il se coltine des Gryffondors, toujours partants pour les aventures les plus désespérées ?
Ils passèrent de longues minutes à tourner et retourner les disques dans tous les sens jusqu'à ce que l'un d'eux captent la lumière du soleil qui arrivait par le plafond et, par une complexe combinaison, amène la lumière, non pas jusqu'à l'une des entrées, mais sur l'une des parois pleines. Une ouverture se dessina dans une lumière ivoire, leur prouvant qu'ils ne s'étaient pas trompés, mais ne s'ouvrit pas.
Que faut-il faire maintenant ? soupira Séverus.
L'action de la monture de Bellérophon ouvrira les portes d'ivoire, récita la gamine.
Potter lui jeta un regard interrogatif.
Pégase a fait jaillir une source d'eau, rappela-t-elle.
Un aqua devrait suffire, dit Black avant de s'exécuter.
Tout d'abord, il ne se passa rien puis se fut comme si le mur s'effaçait de bas en haut, laissant apparaître une ouverture. Ils s'approchèrent lentement et jetèrent un regard de l'autre côté. Rémus avait raison, il s'agissait bien d'un labyrinthe…
Séverus soupira. Ils n'étaient pas sortis de l'auberge !
Si ça peut vous réconforter, je pense qu'on est dans la dernière ligne droite, dit Black, forçant son entrain.
Tu parles d'une ligne droite ! grommela Séverus.
Comment on fait pour savoir quel est le bon chemin ? demanda Potter junior. Est-ce que le grimoire explique quelque chose ?
Non, répondit la môme. C'était les derniers mots pour trouver le Flokazng. Après, il y a des explications sur son utilisation mais mon père n'a pas essayé de les traduire alors on a laissé tomber. Et les dernières lignes de mon père parlent juste du dernier barrage avant le Flokazng…
Que va-t-on faire alors ?
Je suppose que le Flokazng est au centre du labyrinthe ? demanda Séverus.
L'adolescente hocha la tête.
Alors on peut s'arranger pour prendre tous les chemins vers…
Il se pencha et observa la configuration du labyrinthe.
… la droite. Normalement, on devrait pouvoir arriver au centre de cette manière.
Les autres hochèrent la tête.
Et le sortilège du Fil d'Ariane nous permettra de revenir sur nos pas si nous tombons sur des culs de sac, ajouta Rémus en lançant le sortilège.
Aussitôt un flux blanchâtre de magie apparut, semblant jaillir de l'ouverture. Séverus savait que le flux les suivrait tout au long de leur avancée dans le labyrinthe, leur permettant de savoir par où ils étaient passés et comment retrouver l'entrée s'ils n'avaient pas d'autres choix.
Ils marchèrent pendant plusieurs minutes, suivant le principe énoncé par Séverus, sans rencontrer d'autres difficultés que des culs de sac et l'oppression claustrophobique à laquelle on pouvait s'attendre dans un labyrinthe. Et Séverus trouvait cela étrange. Il s'était attendu à davantage de pièges, à d'autres énigmes…
Il s'aperçut que Black avait ralenti et observait les murs avec circonspection.
Qui a-t-il ? demanda-t-il en chuchotant pour que les autres ne les entendent pas.
Je ne sais pas. Il y a quelque chose d'étrange, comme si…
Mais l'animagus ne finit jamais sa phrase, blêmissant à en faire pâlir d'envie un vampire. Le froid envahit Séverus quelques secondes à peine avant qu'il n'entende des cris de douleur et de terreur dans son esprit. Il dut se retenir au mur pour ne pas tomber. A côté de lui, Black s'était prit la tête dans les mains, affalé au sol.
Mais bien sûr ! entendit-il la môme dont la panique transparaissait dans la voix. Les suivantes de Némésis ! Des détraqueurs !
Spero Patronum ! entendit-il ensuite.
Ce dut être efficace car il se sentit suffisamment mieux pour se redresser. Apparemment, c'était Rémus et Potter qui avaient réagi le plus vite. Et un cerf et un gigantesque loup les séparaient d'une horde de détraqueurs manifestement en mal d'amour.
La gamine sembla se reprendre elle-aussi et lança le sort, faisant apparaître un chat aux ailes de chauve-souris aux côtés du cerf et du loup. Séverus eut le temps de s'étonner qu'une adolescente de cet âge connaisse ce sort mais avec un type comme Malemort aux trousses, ses oncles avaient apparemment eu la présence d'esprit de lui apprendre entre autres à jeter un patronus, puis il lança son propre patronus dans la bataille, un iguane, très rapidement suivi par le félin de Black.
A eux cinq, les patroni parvinrent à faire fuir les détraqueurs. Cependant, Rémus, Black et lui maintinrent leurs patroni au cas où, alors que les deux adolescents regardèrent les leurs s'évanouir en fumée, pas encore assez entraînés pour maintenir un patronus pendant plusieurs heures.
Plusieurs fois, des détraqueurs s'approchèrent mais leurs patroni les tinrent éloignés à chaque fois et ils purent avancer sans trop de problème même si la rencontre avec les terribles aspirateurs de joie et de vie les avait tous nerveusement fatigués.
Quand au bout de près de deux heures ils arrivèrent au centre du labyrinthe, ils étaient donc à bout de force, physiquement, mentalement et nerveusement. De plus l'atmosphère étrange et oppressante qui régnait dans ce vestibule avant la pièce centrale les rendait inquiets et nerveux. Séverus vit que Black avait recommencé à examiner les murs et le sol comme s'il cherchait quelque chose. Lui même ressentait un profond malaise qu'il ne pouvait expliquer et qui n'avait rien à voir avec la présence diffuse des détraqueurs.
Il se força cependant à rester concentré et observa la barrière de magie pure qui les séparait de la pièce centrale, apparemment gigantesque, et à travers laquelle il apercevait vaguement une épée flottant dans une vitrine de magie.
Cette barrière est étrange, remarqua Rémus qui l'observait lui-aussi depuis un moment.
Elle est beaucoup plus récente que tout le reste, approuva Séverus. Vingt ans grand maximum…
C'est Regulus qui l'a mise en place, dit soudain Black qui se détourna de ses recherches.
Ton frère est venu ici ! s'étonna Rémus.
Apparemment…
Ils se tournèrent tous deux vers Séverus.
Je sais que le Seigneur des Ténèbres l'avait envoyé à l'étranger mais je ne savais pas où ni pourquoi, dit-il.
Je pense qu'il l'avait envoyé chercher le Flokazng. Regulus l'a trouvé mais plutôt que de le ramener à Voldemort, il a mis en place une dernière protection pour éviter qu'il ne tombe entre ses mains.
Pourquoi ne pas simplement retourner en Angleterre en disant qu'il ne l'avait pas trouvé ? Pourquoi se donner la peine de mettre en place une telle barrière de magie, je suppose que ça doit demander énormément d'énergie, s'étonna Potter.
Black hocha la tête.
Apparemment, il existait une dernière protection mais Regulus a dû, d'une manière ou d'une autre, la détruire définitivement au contraire des autres et il a mis en place cette barrière pour la remplacer.
Oh… Dans ce cas, je suppose qu'il ne doit pas être trop difficile de la passer, il a dû laisser toutes les explications, non ?
Black resta silencieux. Il avait l'air ennuyé.
Qu'y a-t-il ? s'inquiéta Rémus.
Sur quoi est basée cette barrière ? demanda Séverus qui commençait à avoir des doutes.
Le sang et la mort, répondit sombrement Black.
Les autres le regardèrent comme s'il avait perdu l'esprit.
Pour passer la barrière, il faut que le sang des Black coule dans les veines mais Regulus dit que quoi qu'il en soit, cette barrière est une barrière de mort, expliqua Black.
Je croyais que Regulus voulait que tu trouves le Flokazng pour lutter contre Voldemort, s'étonna Potter. C'était ce qu'il disait dans la lettre, non ?
Tu veux dire que tu ne peux pas passer cette barrière et que nous avons fait tout ça pour rien ! s'écria Séverus, furieux.
Black allait répliquer quelque chose quand la gamine le coupa.
Moi je dois pouvoir la passer, dit-elle en grimaçant.
Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda Black, inquiet.
Déjà, si on veut être logique, il n'aurait jamais laissé des indications pour trouver le Flokazng s'il avait mis une protection qu'on ne pouvait passer. De plus, il a écrit barrière de mort et non pas barrière apportant la mort. Je pense qu'il a voulu dire que la barrière apporte la mort aux vivants mais qu'elle laisse passer les morts…
Mais tu n'es pas morte ! s'exclama Potter.
Non mais ma mère est une vampire…
Mais pas toi !
Non mais j'ai un peu de vampire en moi. Et mon père le savait… Le sang des Black, la mort… Ça ne peut désigner que moi !
Je ne suis pas sûr, commença Black. Si tu te trompes…
Mais elle ne le laissa pas finir et sous leurs regards horrifiés, elle fit un pas à travers la barrière.
Elle resta immobile pendant quelques secondes qui leur parurent des heures, en plein sur la barrière de magie qui était parcourue de flux colorés de magie qui entouraient l'adolescente comme des cordes. Finalement, la barrière la relâcha de l'autre côté et ils virent la môme avancer avec précaution, et sans doute impressionnée, vers l'épée.
Apparemment, Regulus tenait à ce que tu emmène sa fille jusqu'ici. Tu crois qu'il voulait s'assurer que tu prendrais soin d'elle en la rendant indispensable à la récupération du Flokazng ? grinça Séverus.
Black resta silencieux quelques secondes.
C'est possible, finit-il par murmurer, le regard fixé sur sa nièce.
Tu parles de confiance ! ironisa Séverus.
Black haussa les épaules.
Ça faisait des années que je ne lui avais pas parlé… Nous étions presque des inconnus l'un pour l'autre…
L'adolescente retraversa la barrière, une épée couleur d'ombre et au pommeau tricéphale à la main et un grand sourire aux lèvres.
Je vous présente le Flokazng, l'épée d'Hécate aussi connue sous le nom de Graal des sorciers ! s'exclama-t-elle.
Trop aimable de me l'avoir apporté, entendirent-ils. Vous avez tardé d'ailleurs, j'ai bien crû que vous n'arriveriez jamais… Pose cette épée et éloigne-toi. Jetez vos baguettes et si je vois un seul geste menaçant de cotre part, je torture les enfants ! Je suis sûr que vous vous montrerez plus sage s'ils se tordent de douleur devant vous…
Bien sûr que non, ce n'est absolument pas du vécu ! Hum…
Sortilège que j'ai inventé pour ma fic Harry Potter et les cicatrices du passé mais que j'ai ici modifié.
Il est prié de ne pas tuer l'auteur pour la fin de ce chapitre si vous voulez avoir la suite !
