Et on se retrouve pour le quatorzième chapitre ! Je vais faire vite.

Tout appartient à James Dashner, le contexte est inspiré de Reign, le rating est en T, Newtmas et Trenda.

Musique d'ambiance : The Lumineers - Charlie Boy

Bonne lecture !


Teresa et Gally dansaient ensemble, à la française. Teresa était magnifique dans sa robe de mariée. Roland et Chuck tenaient sa traîne, qu'elle leur avait laissé, et discutaient. Minho et Alby les applaudissaient en riant. Newt partait rejoindre Sonya, Aris et Janson. Brenda se tenait à côté de Thomas, sa coupe de vin dans les mains. Elle ne buvait pas. Thomas se pencha pour lui murmurer : « Vous n'aimez pas le vin ? Teresa l'a fait importé de France. » Elle tourna la tête vers lui, un demi-sourire sur les lèvres, et secoua la tête. « J'aime le vin, le contredit-elle, je n'ai juste pas envie d'être aussi étourdie que vous, il y a maintenant cinq jours. » Thomas eut un rire gêné, dont la Princesse semblait se délecter. Elle tourna les yeux pour regarder les jeunes mariés. La robe de Teresa était en soie, d'un blanc pur, et laissait ses épaules nues. Elle touchait le sol, mais quand la nouvelle Reine tournait, son habit remontait légèrement, montrant ses mollets. Les cheveux de Teresa n'étaient pas lâchés : ils étaient attachés en chignon, un magnifique chignon bien coiffé où il y avait une couronne. Un collier en saphir, offert par la Reine Ava, était autour de son cou. Oui, Teresa avait bien grandi. Thomas se souvenait encore de l'époque où ils couraient dans les escaliers et récupéraient les plumes des oreillers ou des animaux pour se les jeter à la figure. Parfois même, elle l'aidait à faire des farces. Mais ça, c'était avant l'accident.

« Aviez-vous lu mon mot ? », demanda Brenda en le sortant de ses pensées. Thomas tourna la tête vers elle. Puis il hocha la tête. « J'étais même prêt à vous rejoindre, après le déjeuner. Mais le Portugal… » « … a tenté de me tuer. », finit l'espagnole avec un grand sourire. « C'est cela. », approuva Thomas en levant son verre. Ils pouffèrent en essayant de ne pas attirer l'attention sur eux. Une main se posa sur l'épaule de Thomas. Ce dernier sursauta et tourna la tête, tombant nez à nez avec Aris. Son frère lui sourit doucement. « Thomas, pourrais-tu aller voir Newton ? », demanda-t-il en conservant son sourire. Thomas perdit le sien. Il regarda brièvement Brenda, qui buvait une gorgée de son vin, et secoua la tête. « Non. » Thomas savait que Sonya était la meilleure femme au monde, en plus de Teresa, mais il savait également que chaque homme avait un appétit sexuel à combler. Celui d'un Roi était deux fois plus grand. Et celui d'Aris… ne connaissait aucune limite. Aris serra les dents et raffermit sa prise sur l'épaule de Thomas. Le Prince marquait vite, si son frère continuait, il aurait des traces de sa « violence ». « Je crois que c'est important. », grinça Aris. Brenda les fixait, sans vraiment savoir où se placer. Elle regardait son vin. Thomas hocha la tête quand son frère le Roi le menaça silencieusement de le faire écarteler pour insolence et réaction déplacée envers deux personnes de haut rang. Voilà toutes les paroles que disaient ses yeux. « Je vais aller le voir… », couina-t-il. Aris le lâcha et lui sourit une nouvelle fois. Quand Thomas tourna la tête, il vit le regard de Sonya sur Aris. La Reine s'avança et interrompit Minho et Alby pour faire signe à l'asiatique de la suivre. Ça avait l'air plutôt sérieux. Thomas alla voir Newt. Le soldat était seul, assit sur une chaise, et se resservait en vin. Il semblait déjà ivre. « Je vois qu'on se fait plaisir. », dit Thomas en souriant. Le blond leva les yeux vers lui et eut un reniflement dédaigneux. Il but son verre cul-sec, et se resservit. Thomas posa sa main sur celle de Newt, afin que le vin n'atterrisse plus dans sa coupe. « Tu es ivre. », lui murmura-t-il. Son ex-amant le regarda sans avoir l'air de comprendre. Puis il sourit et se mordilla l'ongle du pouce. « Je vais bien, chère Majesté de pacotille ! », lança-t-il en levant théâtralement un bras au ciel. Le brun fronça les sourcils : si quelqu'un entendait Newt, il le dénoncerait. Et il y aurait deux morts, l'un donné en pâture aux chiens, l'autre décapité. La pâture étant Newt. Le Prince força son ami à se lever et l'emmena en dehors de la salle de bal. Ils allèrent dans les appartements du brun, où se trouvait Deedee. Thomas ferma la porte à double tour.

« Assis-toi. », ordonna-t-il en gardant un ton doux. Newt obéit, et s'assit sur la commode. Il eut du mal à se hisser, mais y arriva. Ça fit sourire Thomas. « Tu souhaitais me parler ? » Le blond hocha lentement la tête, les yeux fermés et les sourcils froncés. « J'ai… j'ai une grande nouvelle pour les autres. Et toi aussi, Prince de pacotille ! » Newt se pencha en avant et tomba lamentablement sur le sol. Deedee avait réussi à s'écarter, sans oublier de cracher. Thomas n'avait rien pu faire. Newt se mit sur le dos et fit l'étoile de mer, fixant le plafond. Comme si rien ne s'était passé. « Dis-moi tout. » « Je…, commença Newt. Je… (Il devint plus pâle.) … vais vomir. » Thomas écarquilla les yeux. Il aida Newt à se lever et ouvrit la fenêtre en vitesse. Newt se pencha et vomit. Thomas écarta ses cheveux blonds, tout en espérant que personne n'était en-dessous du balcon. Surtout pas Gally et Teresa. « C'est bon ? », demanda Thomas. Son ami hocha la tête. Il s'essuya la bouche avec un mouchoir qu'il gardait constamment sur lui, et se tourna vers Thomas. Ce qu'il dit le choqua : « Prends-moi. » Il avait passé ses bras autour du cou de Thomas et peinait à tenir debout. Thomas, mélangé entre l'inquiétude et l'excitation, finit par comprendre. « Tu es ivre. », constata-t-il, blasé. Newt sourit en hochant la tête. « Ouaiiis ! »

Thomas tira une chaise et le fit asseoir. Il se mit à genoux, les mains sur ceux du soldat, et murmura : « Que souhaitais-tu dire ? » Il releva le menton de Newt, très sérieux. Newt semblait se reprendre. « Que… que je sais quelque chose… » « Qu'est-ce que tu sais ? », le pressa Thomas. La tête du blond penchait dangereusement en avant. Il allait dormir. Thomas appliqua les conseils de Gally : en Irlande, quand un homme est ivre, on le jette sous la pluie. Il pleut tellement que ça fait l'effet d'une douche. Thomas ouvrit la porte, ordonna à un serviteur de lui apporter un verre d'eau, et, une fois le verre en main, se dirigea vers son ami pour le lui jeter à la figure. Ce dernier sursauta et parut tout de suite sobre, et réveillé. Il regarda le brun, avec un air outré à mourir de rire, et passa sa main sur son visage trempé. « Tu peux parler, ou je vais me resservir ? », demanda Thomas avec agacement. Le blond hocha lentement la tête, semblant énervé de se trouver dans les appartements du « Prince de pacotille ». « Qu'est-ce que tu sais ? » Newt regarda ailleurs en se levant. Il essora ses cheveux par-dessus le balcon. « La bonne question est plutôt « qui ». C'est un secret de taille. » Le Prince fronça les sourcils et se mit à côté du soldat. « Sur qui ? » Newt inspira profondément. « Jorge. » « Pourquoi ? Quel est ce secret de taille ? », le questionna Thomas, inquiet pour ses proches et son royaume. Newt semblait hésiter. Il entortillait ses doigts autour de ses cheveux, tirait doucement dessus et mangeait sa lèvre. « Newt, commença Thomas en s'efforçant de garder son calme, réponds-moi ou je vais imaginer le pire ! » « Il y a eut un problème entre l'Espagne et le Portugal, hésita Newton. Une simple affaire… une simple affaire de moutons. Mais j'ai entendu les serviteurs parler, et… et il semblerait qu'il y ait un bâtard dans tout ça. » Un bâtard ? Thomas ne comprenait plus rien. « Je ne suis pas certain de comprendre. » avoua-t-il. « Thomas… le Roi avait une liaison avec la Reine du Portugal. », murmura Newt en se tournant vers lui. Thomas écarquilla les yeux. « Le Roi du Portugal est mort, selon mon frère. Avoir une liaison avec la Reine n'est pas interdit. Alors pourquoi entrer en guerre ? », bafouilla le brun. Newt haussa les épaules, même s'il avait la réponse. De part son statut, il connaissait ce genre d'affaires mieux que personne. « Le Roi a fuit ses responsabilités de père. Il semblerait qu'il vienne tout juste d'apprendre qu'il avait un fils, après treize ans de liaison avec la Reine. Il l'aurait renié, ridiculisé. La guerre a été déclarée à cause d'une simple affaire de moutons. »

Thomas passait une main tremblante dans ses cheveux en faisant les cent pas dans sa chambre. Au moins, Newt lui parlait tout de même, malgré leur dispute. Quand ça concernait le pays, il était loyal, bien plus qu'un chien. Parce qu'il n'était pas un chien, justement. Thomas se tourna vers Newt et demanda : « Pourquoi me le dire ? Ça ne concerne en rien le pays. » Newt ricana. Ça n'annonçait rien de bon. « Tommy… le Roi d'Espagne s'est installé en Amérique, alors qu'il est en guerre avec le Portugal. Et tu vas bientôt te marier avec sa nièce. (Il y eut un silence pesant.) Il a signé ton arrêt de mort. »


Alors ? Inquiets pour Thomas ? N'hésitez pas à poster une review !