Elle recommença à l'embrasser. Il ne put s'empêcher de répondre au baiser.
- Si tu ne voulais pas, tu m'aurais arrêté depuis longtemps.
Elle baissa doucement la fermeture éclair du pantalon tout en l'embrassant.
- Mais je croyais que tu…
Il passa ses mains sous son tee-shirt et lui caressa le dos.
- Non.
Elle repassa ses bras autour de son cou.
- Mais tu as dis que…
Il se pencha vers elle et l'embrassa à nouveau.
- Oui.
- Alors tu n'as pas…
- Non.
- Alors on peut…
- Si tu n'as pas peur qu'on soit interrompu par Sam, ou Daniel, ou un des membres de l'équipage.
- On peut toujours…
- J'y vais tout de suite.
Elle s'éloigna de lui, et se dirigea vers la porte, qu'elle ferma à clé. Puis elle revient vers lui.
- Tu lis dans les pensées ?
- Non, pas besoin, tu réagis comme un homme.
Elle le poussa sur le lit, et s'assit à califourchon sur lui. Elle le regarda en souriant, tout en traçant du bout des doigts les contours de son visage. Elle se pencha et s'arrêta à quelques centimètres de la bouche du militaire.
- Tu te rends compte que tu t'apprêtes à faire l'amour à une femme complètement terrifiée ?
- Tu es terrifiée à l'idée de faire l'amour avec moi ?
Elle le regarda, son sourire s'élargit.
- A l'idée de faire ça dans un machin qui flotte dans l'espace.
- C'est un vaisseau, et un vaisseau ça vole, ça ne flotte pas.
Elle s'approcha encore un peu plus, et fit glisser ses mains sous le tee-shirt de Cameron.
- Voler, flotter, c'est la même chose, non ?
Elle allait l'embrasser quand la radio du militaire grésilla. Cameron se redressa légèrement. Soranne se redressa totalement, et s'installa sur le lit, pendant que le militaire prenait sa radio dans sa veste.
/Mitchell/
/-Shaft, c'est Pendergast/
/Mon colonel/
/-Vous pourriez venir en salle de commandes quelques minutes. /
/Bien mon colonel, j'arrive tout de suite. /
Il se leva, se rhabilla en vitesse et se pencha vers Soranne. Il l'embrassa et se dirigea vers la porte.
- Je crois que pour finir, tu ne feras pas ça avec une femme terrifiée.
- C'est dommage, je me serais fait un plaisir de la réconforter.
Il sortit de la chambre. Soranne se glissa sous les couvertures du lit, et repensa, un sourire aux lèvres, à ce qui avait failli se passer dans cette chambre. Elle en profitait pour maudire ces « foutus » militaires, et en particulier le colonel Pendergast. Cameron, quant à lui, maudissait autant Pendergast intérieurement, pendant le moment intime qu'il partageait avec la jeune femme. Il arriva rapidement en salle de commande.
- Mon colonel. Vous vouliez me voir ?
- J'ai entendu dire que mlle Oreste avait le mal de l'air alors je prends des nouvelles.
Cameron le regarda et répondit du tac au tac :
- Oh ne vous inquiétez pas, on avait justement trouvé un bon moyen de contrer ce problème.
- Ha oui, et quel moyen ?
Cameron ne s'attendait pas à cette question. Il répondit la première chose qui lui passa par la tête.
- Et bien en fait ... la méditation !
- La méditation ?
Le colonel le regarda, incrédule.
- Et quel genre de méditation ?
- Quelque chose que Teal'C m'a appris, un genre de Kel'no'Rim.
- Et bien, dans ce cas, je vais vous laisser retourner méditer.
- Bien, mon colonel.
Pendergast ne put se retenir de sourire.
- Passez une bonne nuit, Shaft.
- Merci, mon colonel, vous aussi, mon colonel.
- Elle ne risque pas d'être aussi agréable que la votre.
Cameron sortit de la salle de contrôle, visiblement gêné par ce qui venait de se passer. Lorsqu'il entra dans la chambre, il comprit que sa nuit ne serait pas aussi agréable qu'il l'avait prévu. Daniel avait rejoint Soranne, et ils étaient en pleine conversation.
- Vous parlez de quoi ?
- Tu veux vraiment le savoir ?
- C'est bourré de termes techniques incompréhensibles pour les gens normaux qui connaissent rien en Archéologie ?
- Exactement.
- Je ne préfère pas savoir alors...
- Que voulait Pendergast ?
- Prendre de tes nouvelles.
Il s'installa à côté de Soranne, qui était assise dans le lit, enroulée dans la couverture.
- Vous pouvez continuer à discuter, je vais faire semblant de comprendre ce que vous dites.
Soranne étouffa un bâillement et regarda Daniel.
- On continuera cette conversation demain.
- Si tu veux.
Soranne se leva, et s'extirpa de la couverture. Elle regarda Cameron et vit briller, au fond de ses yeux, une petite lueur qu'elle connaissait bien.
- Tu sais que Daniel en a déjà vu bien plus ?
- Ah oui ?
- Ben oui, il m'a vu à la piscine en maillot de bain.
Elle se pencha vers lui, et lui murmura à l'oreille :
- Dis toi que Daniel en a vu plus que toi, et Jonas beaucoup plus, et maintenant regrette d'avoir laisser ta radio allumée.
Elle l'embrassa, lui déposa la couverture dans les bras, et le regarda avec un grand sourire.
- Bonne nuit.
Elle s'installa dans le lit qui faisait face à celui sur lequel était Cameron. Voyant que le militaire ne réagissait pas, elle se glissa complètement sous les couvertures, un petit sourire sur les lèvres. Les deux hommes savaient qu'elle préparait quelque chose. Ils la virent se tortiller pendant quelques secondes. Puis elle se redressa, ses bras serrés contre elle lui permettait de maintenir la couverture en place. Ils remarquèrent qu'elle n'avait plus son tee-shirt, bout de tissu qui se retrouva au bout du lit. Elle regarda les deux hommes, un grand sourire sur les lèvres.
- Bonne nuit.
Elle éteignit la lampe de chevet de son lit, et posa sa tête sur l'oreiller. Elle sentit Cameron approcher, et s'asseoir au bord du lit. Elle lui tournait le dos, il ne pouvait pas voir le grand sourire sur ses lèvres. Daniel sortit de la chambre, leur donnant une excuse bidon pour les laisser seuls.
