Ce matin, je me réveil seul dans le lit. Les yeux encore embué de larmes. Mais si ce n'était que cela... Non il me faut bien une bonne minute pour sentir alors une douleur immense envahir mon corps. J'ai mal, terriblement mal... je me sent déchirer mon bas ventre me fais me tordre de douleur... Je me rend alors compte que mes poignets ont étés libérés de leurs liens. Cependant ceux-ci sont aussi abîmés. Marqué comme au fer rouge par les menottes qui m'ont retenue au lit toute la nuit.
Je tente alors de me relever mais cela semble inutile. La douleur est bien trop vive. Je geins alors un peu pour tenter de voir si il était là... il allait bien me donner des anti-douleur ? Venir m voir pour se moquer de moi ou je ne sais quoi... non ?
J'ai beau attendre tenter de me faire entendre personne ne semble venir... il était blessé pourtant... alors pourquoi est-il absent ? Il faut croire que ses blessures étaient bien moins profonde ou handicapante que ce qu'il m'avait laissé croire.
C'est après une bonne heure à geindre à pleurer que je réussi à sortir du lit. Je suis nue, mes vêtements ne la mène pas large à l'autre bout de la pièce, légèrement déformé par la force qu'il avait mis pour me les retirer.
Je m'habille aussi vite que possible et cherche mon téléphone. Je cherche dans les commodes dans les poches de mes vêtements, même sous le lit, il n'est cependant nul part et je suis bien obliger de m'en rendre compte une foi la pièce entièrement fouillé de fond en comble... il me l'aurait pris ? Impossible...
Je me décide finalement à descendre au rez-de-chaussé pour voir s'il était vraiment absent ou non.
Le descente est plus dur que tout ce à quoi je pouvais m'attendre. La douleur dans mon fessier m'empêche de marcher ça je l'avais un peu remarqué mais elle est d'autant plus forte dans la descente de ces maudits escaliers.
Quand enfin je met pied à terre après une descente cramponné à la rampe je regarde le salon et la cuisine. Toute la maison est vide. Propre de mon travail acharné de la veille mais vide de toute vie hormis la mienne. Je remarque un bout de papier sur la table de la cuisine ainsi que mon téléphone. Je me dépêche alors d'aller voir de quoi il en retourne. M'attendant à une lettre d'excuse, une lettre m'expliquant son geste... mais à quoi je m'attendais moi.. Je suis un crétin... j'aime un monstre juste un monstre. Je froisse le papier rageusement avant de reprendre mon téléphone quittant les lieux au plus vite. Je vais rapidement à l'arrêt de bus le plus proche... cependant rentrer chez moi serait idiot et risqué... je suis absent pendant plus d'une journée sans prévenir mon père s'il me voit dans cet état va me tuer et ma mère s'inquiéter démesurément... Non, dans ces cas là je n'ai que deux solution possible. Kyo ou Sisen... Se sont les seules personnes en qui je peux avoir confiance. J'avais déjà parlé à Kyo de Hazuki... Mais il faut croire qu'il avait tord... non il ne m'aime pas et est juste un salopard manipulateur et vicieux.
Une foi arrivé à la destination que j'avais finalement choisis je sonne à la porte timidement. Je ne dois pas attendre bien longtemps avant que l'on vienne m'ouvrir. C'est donc un homme fort efféminé qui m'ouvre avec un grand sourire avant de pâlir face à la vue de mes poignets peux caché par mes vêtement tout aussi en mauvais état.
-Oh mon dieu Miyavi ! Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ?
Je regarde alors le jeune homme, c'est Sélia qui est venue m'ouvrir, c'est vrai qu'ils vivent ensemble... Je souris doucement me voulant rassurant mais je n'arrive pas à retenir mes armes, ma voix ne voulant plus porter mes maux..
Je m'effondre d'un coup alors qu'il me rattrape de justesse me serrant contre lui de cette manière si tendre tandis que je fond en larmes dans ses bras, à bout de nerfs.
-Lalala... Ne pleure pas doux bébé. Je suis là et Sisen aussi. On va rentré dans la maison et tu vas tout nous expliquer d'accords ? Un chocolat te feras du bien et un bon bain chaud aussi.
Je souris tristement. Il ferait sûrement une meilleur maman que n'importe qu'elle femme en ce triste monde... enfin pas meilleure que la mienne mais une très bonne mère.
Je me laisse alors tirer à l'intérieur alors que Sisen à moitié à poil arrive tout paniqué, tablier à carreau rose comme seul vêtement en plus d'un boxer de la pâte à gâteau autour de la bouche,
-Qu'est-ce qu'il se passe ici ? Sélia ? Miyavi !? Hey mon loulou il t'arrive quoi ?
-Sisen... va nettoyer ta bouche t'habiller et fais lui couler un bain. Il à l'air en piteux état... tu veux bien ?
Sélia lui lance alors un regard semi-amusé semi-attristé pour le faire craquer.
-Oui. Biensure j'y vais. Prend soin de lui et tente d'en savoir plus... j'appelle la police tu crois?
-On verra selon ce que lui veux faire.
-Bien...
Sisen nous laisse alors partant se changer et vraisemblablement me couler un bain. Pendant ce temps je laisse Sélia câliner mon visage. Ma tête posé sur ses genoux, allongé dans le canapé, le regard dans le vide je l'entends me parler mais le son me semble venir de si loin... rapidement sans trop que je ne comprenne ce qu'il m'arrive ma vision se trouble et m'évanouis sous la fatigue et la douleur encore présente en moi. J'entends une dernière foi Sélia qui semble s'inquiéter d'un coups et appeler vraisemblablement Sisen ensuite quelque mouvement se fond sentir tout autour de moi mais rapidement plus rien je sombre définitivement dans le sommeil laissant deux anges inquiet de mon sort s'occuper de moi... hazuki... il doit être rentré... Il va me tuer... Surement.
