Voici le chapitre 14 :P En espérant qu'il vous plaise ;) Merci pour vos reviews et je vais répondre à certaines d'entre elles ^^

Pour Eileen19 : Oui je sais, j'ai remarqué moi aussi ;) mais ne te tracasse pas trop, pour le moment j'écris le chapitre 17 mais si je me souviens bien, il y aura un moment plus doux dans le 15ème chapitre où le 'sado-maso' chez les couples gays cessera.

Pour Cleo McPhee : Merci de tes compliments, encouragements et de me proposer ton aide:P Si j'ai un soucis, je t'enverrai un mp alors :P Merci beaucoup ! *salue*

Voilà :P

Bonne lecture :P


Chapitre 14

Harry se réveilla dans le grand lit vide et froid. Il tâtonna péniblement à la recherche de Severus et accessoirement de ses lunettes sur sa table de nuit et lorsqu'il les mit sur son nez, son compagnon entra, un plateau chargé de nourriture dans ses bras.

Rogue sourit sans retenue au jeune homme, s'assit avec précautions dans le lit et posa le plateau sur leur lit, au-dessus de leurs jambes tendues. Il tourna sa tête vers Harry et lui déposa un tendre baiser sur sa joue gauche. Le couple commença à manger paisiblement. Severus remarqua qu'Harry avait l'air particulièrement calme et de bonne humeur. Il croisa les doigts.

- « Dis-moi, Harry, savais-tu que Draco est mon filleul ? » demanda innocemment Rogue.

- « Je ne savais pas que de pareils retardés pouvaient avoir un semblant d'attachement dans leurs relation ! » répondit Harry avec hargne. « Oh mais je ne te vise pas, bien sûr ! » rattrapa vivement Harry en voyant le coup d'œil meurtrier et en coin de son cher et tendre. Ce dernier se racla la gorge.

- « A-t-il changé d'attitude envers toi ? » continua Rogue d'un ton neutre.

Harry le regarda de travers mais consentit à répondre.

- « Et bien… Disons que maintenant, à chaque fois qu'il me voit, il ne fait plus aucun commentaire mais il rougit quelque peu et ses doigts s'agitent comme si il voulait me lancer un sort Cuisant. A part ça, je n'ai rien remarqué comme changement ! » dit simplement Harry en attrapant un toast qu'il se mit à beurrer à l'aide d'un couteau. « Pourquoi ces questions, Severus ? » questionna suspicieusement Harry.

- « Il sait pour nous deux. J'ai du lui dire. » rétorqua l'homme.

Bruit de biscotte écrasée suivie d'un bruit métallique. Harry planta ses yeux émeraudes dans ceux d'un noir d'encre.

- « Tu pouvais mal de me le dire ! » accusa le jeune homme en reprenant rageusement un autre toast et en faisant fi des miettes de pain grillées qui le recouvraient, ce qui n'échappa pas à un Severus affamé. « Comment a-t-il réagi, ton cher et adoré filleul ? » demande le Gryffondor avec une pointe d'ironie dans sa voix.

- « Plutôt bien : il voulait juste te tuer et te torturer mais je l'ai dissuadé ! » répondit Rogue d'une voix grave et sensuelle tout en faisant disparaître le plateau d'un claquement de doigts et se penchant vers le torse de son jeune amant pour grappiller de sa langue experte les malheureuses miettes de pain. Bientôt, des gémissements résonnèrent sourdement dans les appartements du maître de potions.


Minerva McGonagall était clouée dans son lit, sidérée par les révélations implicites du directeur. Pourtant, elle ne pouvait rien faire. La femme avait réfléchi tout la nuit et un sourire se dessina malicieusement sur ses lèvres. Elle venait de trouver un aspect positif à la situation : Severus serait désormais tiraillé entre sa maison aimée et choyée et son Gryffondor qui l'est tout autant. La sévère directrice ricana : ça va être beau pendant les match de quidditch !


Pendant ce temps, dans la tour des Rouges et Or, une jeune et jolie rousse se pomponna puis se regarda sous tout les angles dans son miroir. Elle eut un rictus, Ginny était satisfaite de son apparence. Elle venait de quitter Terry Boot au profit de son premier coup de foudre : Harry Potter. Ce dernier était célibataire depuis qu'il avait rompu avec Cho et pour le moment, le champ était libre pour la cadette des Weasley. Du moins c'est ce qu'elle croyait.

Ginny rajusta ses vêtements et sortit dans sa salle commune avec un air conquérant.


Draco Malfoy regardait d'un œil vitreux Crabbe et Goyle se pavaner et essayer de draguer des jeunes Serptentardes. C'était dégoûtant, on aurait dit l'accouplement de murènes. Ils roulaient des biceps, jetaient des regards qu'ils voulaient séducteurs mais qui étaient justes pervers tout en parlant d'une voix adoucie qui leur donnait des airs de troll aimant les ballerines. Le pire, c'est que ça marchait ! Bon, même si ces jeunes filles étaient tout aussi considérées comme une autre espèce de poisson par le jeune Sang-Pur, il se demandait comment ces deux abrutis arrivaient à emballer certaines aveugles et sourdes. Au énième gloussement hystérique, il se leva et partit, exaspéré.


Il se dirigeait lentement vers la bibliothèque lorsqu'il vit une chevelure rousse flamboyante passer dans le couloir. La traître à son sang arborait un air fier et séducteur. Draco se rappela que cette dernière était libre et qu'elle avait jadis aimé Harry. Qui, entre parenthèses, était censé être lui aussi célibataire. Le jeune Malfoy fit le rapprochement quasi instantanément et se figea de terreur et d'excitation. Draco fit un tour de 180° et commença à courir dans les couloirs jusqu'aux appartements de son parrain.


Severus travaillait dans son bureau et Harry dans le salon lorsqu'on tambourina à la porte. Rogue se dirigea vers la porte d'entrée et entendit la voix de son filleul. Il fit signe à Harry de sortir de sa cachette et fit rentrer son filleul. Le blond entra et pinça les lèvres en découvrant qu'Harry était là. Ils s'assirent tout les trois autour de la table et dans un silence religieux. Une fois que Draco s'était réhydrater avec un verre de patacitrouille, il se décida à parler.

- « J'ai vu la jeune Weasley aujourd'hui… » commença-t-il sur un ton d'homme d'affaire.

- « Oh tu as remarqué qu'elle était dans la même école que nous, Malfoy ? » ironisa Harry en haussant des sourcils moqueurs.

- « Messieurs… du calme je vous prie. » murmura dangereusement l'adulte tandis que son filleul s'apprêtait à répliquer. « Où veux-tu en venir, Draco ? » demanda Severus.

- « Disons simplement que vu de la façon dont elle s'est habillée et maquillée, je suis sûr qu'elle a quelqu'un en vue, et que vu qu'elle avait craqué sur ton compagnon, Parrain… Je me suis permis d'émettre l'hypothèse qu'elle va essayer de séduire Potter. » annonça le blond.

Le couple se regarda puis tourna les yeux vers le Serpentard avant de rire. Malfoy regarda les deux abrutis qui lui faisaient face et était vexé. Il se leva d'un bond et se rua dehors à grands pas précipités tout en grommelant dans sa barbe un vague 'je vous aurai prévenus !' qui fut étouffé par des éclats de rires des concernés.

La porte claqua et le couple se calma tout doucement.

- « Tu penses que c'est vrai ? » demanda tout de même le professeur.

- « Je ne pense pas ! Ginny sort avec Terry Boot ! Elle aurait juste voulu se faire coquette pour lui, pas pour moi ! Ça fait quelques années qu'elle a renoncé à moi ! » répondit Harry, sûr de lui.

Et pourtant…


Samedi, le 14 février, tout le château se réveilla dans l'amour et la joie. Enfin presque. Severus Rogue se maudissait de ne pas avoir pris son filleul au sérieux au sujet de la dernière des Weasley. Depuis l'entretien avec Draco, Ginny n'arrêtait pas de faire les yeux doux à Harry, de faire des avances implicites à ce dernier, le frôler de plus en plus souvent et de plus en plus effrontément, de s'habiller de façon à attirer le regard du Gryffondor et à le coincer seul pour lui parler franchement. Le professeur n'en pouvait plus et c'est la mort dans l'âme qu'il se leva en ce jour de la Saint-Valentin. Rien qu'à se souvenir de ce que ce jour apportait, il en devenait malade. Voir son âme sœur se faire draguer sans limites pendant un jour propice à cette activité, quel cauchemar pour l'homme en noir.

Il se prit la tête entre les mains puis s'attela à préparer son petit-déjeuner. Même si il avait concocter des plans de défense avec Harry, il allait veiller au grain.


C'est dans un dortoir des Rouges et Or qu'un jeune homme ayant des cheveux en bataille et des yeux émeraudes se réveilla avec des craintes qui lui tenaillaient le ventre. Harry soupira. Le 14 février… Severus – Harry sourit sans s'en rendre compte - … et Ginny – Harry eut un haut le cœur. La jeune femme le pourchassait sans relâche et en ce jour maudit, la situation promettait d'être infernale.

Le Gryffondor se prépara et descendit à la salle commune avec son meilleur ami lorsque Ginny les rattrapa et se colla contre le bras gauche de sa proie.

- « Bonjour, Harry ! » s'exclama-t-elle en battant des cils.

- « Ginny… » grommela l'interpellé, son regard magnifique se voilant.

- « As-tu passé une bonne nuit ? » roucoula la rousse en essayant de lui attraper le bras.

Harry se souvint en un éclair de sa soirée avec Severus où ils avaient passé leur temps à planifier la journée et leurs réactions en vue d'une attaque Weaslienne. Il n'avait pas vraiment eu de tendresse et sa nuit s'en était ressentie lorsqu'il eut enfin réussi à s'endormir en rageant intérieurement.

- « Elle aurait pu être meilleure ! » cracha le jeune homme en repensant à des nuits torrides avec son aimé.

- « Ne te tracasse pas, Harry, aujourd'hui, je vais essayer de rattraper cette désastreuse nuit ! » promit Ginny d'une voix langoureuse qui faillit faire bondir Harry.

La jeune femme partit en balançant sa croupe, faisant retourner ainsi tout les garçons des environs. Harry serra les poings, il allait devoir faire preuve de beaucoup de sang-froid. Ron remarqua que son ami commençait nettement à être à cran.

- « Tu es sûr que tu lui as parlé à mon sujet, hein ? » demanda Harry entre ses dents en dévisageant le roux.

- « Oui, Harry ! Je lui ai parlé, je lui ai dit que tu ne voulais pas d'elle, que tu ne la voyais qu'en tant qu'amie ! Mais que veux-tu ? Elle est butée et ne sait pas la vérité, alors elle m'ignore et continue à n'en faire qu'à sa tête. » répliqua Ron embarrassé.

- « Sa tête… peut-être qu'elle ne l'aura plus d'ici ce soir ! » se délecta Harry en souriant sadiquement tant la cadette de la famille nombreuse l'exaspérait.

- « Quoi ? » questionna Ron et s'arrêtant dans les couloirs.

- « Vu comme elle agit ces derniers temps, je peux te dire qu'elle m'énerve au plus haut point même si je l'adore en tant qu'amie et que Severus aimerait lui lacérer la gorge à chaque fois qu'il la voit à moins de dix mètres de moi. » répondit Harry sur le ton d'une évidence.

Son meilleur ami déglutit tandis qu'ils entraient dans la grande salle décorée de drapés rouges et roses, les tables croulant sous les cœurs blancs purs et roses qui leurs tombaient dessus en une cascade qui invitait soit à la tendresse soit au dégoût.

Les deux amis s'assirent et Harry regarda directement dans la direction de son professeur de potions. Ce dernier sentit le regard, plongea ses yeux noirs dans les siens avant de se retourner vers son interlocuteur alias le directeur.

Harry commença à manger alors que la jeune rousse venait s'installer en face de lui tout en lui lançant un regard des plus évocateurs.


Severus était assis à la table des professeurs, pas qu'il avait faim – il avait déjà mangé – mais il se devait veiller sur son amant qui était pour lui la prunelle de ses yeux.

Albus Dumbledore avait bien sûr remarqué la situation avec Miss Weasley. Cependant, il ne s'en mêlait pas encore, il redoutait de s'attirer un Rusard en rut dans ses appartements. Mais c'était plus fort que lui.

- « Ne vous inquiétez pas, il vous sera à jamais fidèle, faites-lui confiance ! » dit joyeusement le vieil homme tandis qu'un cœur se glissait dans son assiette.

- « Ce n'est pas de lui dont je me méfie… » rétorqua Rogue.

- « Aaaa, Miss Weasley, je présume ? » demanda Dumbledore par pure politesse mais qui eut un grommelant de rage de la part de son vis-à-vis.

- « En parlant de vos soucis dans votre couple… » laissa malicieusement le directeur en suspens, intéressant subitement le maître des cachots. « … une loi vient de passer. » acheva le vieil homme.

- « Mais ? De quelle loi vous parlez ? » demanda Severus, étonné de ne pas avoir eu d'échos de cette loi.

- « Celle qui permet à un adulte de s'afficher avec un mineur, cette loi comprend les relations élèves-professeurs. » lâcha petit à petit Dumbledore.

Rogue le regarda intensément, ce qui poussa le directeur à développer.

- « Voyez-vous mon cher, dans une école en Finlande, un professeur et une élève étaient dans un cas similaire au vôtre. Leur relation a été découverte et leurs renvois respectifs ont été appliqués. L'homme a été envoyé à Azkaban tandis que la fille était séquestrée chez ses parents. Malgré les soins, les deux ont dépéris, lentement mais sûrement, jusqu'à que les familles interviennent pour que les lois consentent à la relation qu'ils entretenaient. » expliqua Albus.

- « Et vous voulez me faire croire que deux simples familles ont pu faire changer les lois de la communauté sorcière ? » railla Severus.

- « Oui, surtout lorsque les familles concernées se trouvent être des Sangs-Purs particulièrement craints, respectés et riches. Les amants sont, chacun de leur côté, les uniques descendants de ces familles. Ces dernières ont surpassé le scandale et ont fait changer les lois afin de permettre cette union et d'unir leur Sang-Pur. Bien sûr, l'argent a suivi et les promesses de représailles aussi si le projet était refusé… Et vu que la politique ne pouvait pas faire une seule exception, cette dernière s'est retrouvée appliquée en général ! » rétorqua le vieil homme.

- « Et donc, Harry et moi pouvons faire ce que nous voulons sans avoir à nous cacher des autres ? » questionna Severus qui n'en revenait pas.

- « Exact. Même si Fudge l'a mauvaise, c'est comme ça, surtout quand la population a vu l'impact que ça pouvait avoir sur des vies qui s'en remettaient volontiers à la mort pour être réunis si ils ne le pouvaient l'être sur terre. » rigola doucement Dumbledore en revoyant la crise de nerfs de l'incompétent ministre de la magie.

Severus jeta rapidement un coup d'œil à la table des ennemis de Serpentard et vit qu'Harry était rouge d'embarras et de colère alors que Ginny lui susurrait des paroles langoureusement tout en essayant d'y joindre les gestes.

- « Êtes-vous sûr de cette loi ? » s'assura Rogue sans cesser de regarder la scène.

- « Sûr et certain, j'ai moi-même voté pour ! La gazette du sorcier a publié un article dessus il y a quelques jours ! Voilà ce que ça donne lorsqu'on a les yeux ailleurs ! » déclara Albus avec un grand sourire.

- « Bien … » murmura Rogue en se levant avec un sourire carnassier aux lèvres.

Le professeur marcha lentement vers son jeune amant avec une lueur sauvage animant ses yeux profonds. Tout les élèves le suivirent du regard jusqu'à ce qu'il s'arrête à la hauteur du plus célèbre des Gryffondors. Harry le scruta avec des yeux étonnés et Ginny se raidit.

- « Alors… » commença le professeur avant de se faire interrompre violemment par la jeune rousse.

- « On ne fait rien de mal, professeur ! On peut s'aimer que je sache, surtout le jour de la Saint-Valentin ! » siffla furieusement Ginny, vexée d'être interrompue dans ses approches envers le jeune homme.

- « Harry ne vous aime pas et ne fait rien de mal par contre vous bien Miss Weasley… » susurra vicieusement le maître des potions.

- « Et puis-je savoir pourquoi vous faites cette distinction ? » demanda rageusement la concernée après s'être remise de l'emploi du prénom d'Harry dans la bouche de la terreur du cachot.

- « Peut-être parce que j'aime Harry, que je sors avec lui et que vous draguez ouvertement ce même Harry ? » supposa Rogue en se délectant de la mine déconfite et incrédule de la jeune sotte.

- « Vous… » commença-t-elle.

- « Mentez ? Moi ? Non je ne pense pas ! N'est-ce pas, chéri ? » dit Rogue en se penchant délicatement pour approcher ses lèvres près de celles d'un Gryffondor heureux au regard amusé.

Lorsqu'Harry vit les lèvres de son professeur parcourir la distance qui les séparait de sa bouche, le jeune homme se souleva un peu de sa chaise et débuta un baiser chaste avec son amant. Un silence assourdissant régnait dans la grande salle alors que tout les yeux étaient braqués sur eux, horrifiés, sauf ceux du mage blanc qui pétillaient de joie et d'amusement.

Severus cessa le baiser avec son amour et tourna son regard vers Ginny après avoir fait un sourire à Harry qui vint se blottir dans ses bras en enfouissant sa tête dans ses vêtements au niveau du torse. Il entoura le Gryffondor de ses bras et ouvrit la bouche pour parler.

- « Maintenant, j'espère que tout est clair et indiscutable pour vous, Miss Weasley, car si je vous aperçois à encore tourner autour de mon petit-ami , les conséquences seront fâcheuses pour votre 'jolie' tête rousse… » susurra l'homme ténébreux d'un ton meurtrier qui promettait mille merveilles en cas d'écarts de conduite.

Severus se dégagea de l'emprise du Rouge et Or et lui sourit d'un air fier et séducteur. Harry lui rendit son sourire avant de se rasseoir tandis que les chuchotis parcouraient les tables. Le professeur chuchota quelque chose au creux de l'oreille de son amant avant de s'en retourner à ses appartements.

Ginny, une fois le professeur partit, se retourna vers le jeune homme dans un mouvement furibond.

- « C'est une blague ?! » s'offusqua-t-elle auprès de son vis-à-vis.

Harry la toisa et ricana méchamment à la figure de la jeune femme.

- « Ginny… lâche-moi ! Tu ne seras jamais rien d'autre qu'une amie et non ce n'est pas une blague, j'aime Severus et tu ne pourrais jamais rien y faire. Vis avec ! » cracha Harry dédaigneusement en délaissant une Ginny interloquée pour débuter comme si de rien n'était une conversation avec Ron et Hermione, secoués d'un fou rire silencieux tout en restant choqués.


C'était la nouvelle du siècle à Poudlard. Le ténébreux, l'antipathique, la terreur, l'ingrat et l'antisocial Severus Rogue, maître de potions incontestablement détesté par tout les élèves qui sont passés proches du trépas dans ses cachots, sortait avec le célèbre, le gentil, le jeune, le sexy, le riche, le courageux Harry Potter, survivant numéro un, ayant tué le plus grand mage noir de tout les temps.

Les ragots allaient bon train, Harry et Severus entendirent des vertes et des pas mûres sur leur compte mais ils s'en fichaient comme d'un botrux. Ils étaient heureux de pouvoir enfin arrêter de se cacher et d'être protéger par la loi.

En ce jour de Saint-Valentin, Harry et Rogue était inséparable depuis l'épisode Ginny. On les voyait se parler, rire ensemble, se tenir la main, se sourire avec complicité et se toucher dans des gestes tendres et amoureux.

Le couple rentra dans ses appartements, Severus suivant Harry. A peine la porte refermée, le professeur se colla à son élève, lui tint les poignets pour l'empêcher de se retourner et attaqua de sa bouche la nuque de Survivant.

- « N'avais-tu pas un cadeau pour moi aujourd'hui ? » demanda Severus.

- « Si : j'obéis à tout tes ordres sans chicaner ! » répondit Harry d'une petite voix sous l'effet de cette myriade de baisers doux et aériens. « Et toi ? » questionna le jeune homme.

- « Je t'offre mon corps et vu que tu dois m'obéir, voici mon unique ordre : domine-moi pour une fois ! » répliqua Severus d'un ton enjoué et autoritaire.

Il sentit le Gryffondor tressaillir d'anticipation.

- « Alors, si je dois te dominer… » murmura Harry.

Le jeune homme se dégagea violemment, se retourna vers Severus et le poussa avec force dans un fauteuil.

Severus ferma vivement les yeux sous le fracas de son dos contre le dossier de cuir du fauteuil juste avant de se retrouver plaqué sous Harry de façon à ce qu'il ne puisse plus bouger de sa propre volonté. Des mèches noires tombaient devant les yeux émeraudes d'Harry, les cachant au regard de Severus.

Le jeune homme souriait sarcastiquement en voyant son amant en état de faiblesse. Il attrapa sa baguette d'un geste vif et murmura un sort qui déshabilla son amant instantanément. Il ricana de contentement, pour une fois qu'il pouvait faire à Severus tout ce qu'il voulait… Il allait en avoir pour son grade…

Harry regarda son aîné dans les yeux. Il lui sourit d'un air séducteur avant d'attaquer son lobe d'oreille en le mordillant lentement tout en continuant de le maintenir immobile. Il s'appuyait contre Severus avec tout le poids de son corps.

Harry torturait maintenant le cou de son professeur et fit descendre lentement sa main sur le torse pâle pour prendre la verge de Severus dans sa main. Ce dernier eut le souffle coupé durant quelques secondes lorsqu'Harry commença à imprimer un mouvement de va et vient vif tout en étant doux. Le jeune homme sentait le plaisir monter en lui alors qu'il ne faisait que toucher son amant. Et dire qu'il allait devoir lui faire l'amour…

Severus gémissait et haletait de plaisir sous la douce torture que son Gryffondor appliquait sur son corps. Harry était doux et un peu maladroit sous le stress qu'il cachait à l'aide de cette pseudo domination. Il s'arquait peu à peu, sentant la jouissance le taquiner pour enfin l'atteindre en une vague dévastatrice. Son bourreau, quant à lui, jouit aussi devant le plaisir donné au professeur.

Harry se retrouvait donc à califourchon sur Severus, son boxer poisseux de sa semence et son uniforme d'école dans le même état si ce n'était que le sperme était celui de son amant. Le jeune homme nettoya tout d'un simple evanesco et se mit à rougir fortement.

Severus commença un baiser torride avec Harry qui eut pour effet de raviver leurs envies respectives mais Harry se retira brusquement et arborait une teinte rouge cramoisie. Le professeur l'interrogea du regard et vit le Gryffondor baisser les yeux. Il suivit le regard et observa que l'érection de son jeune amant se faisait la malle. Severus eut un sourire compatissant et indulgent.

- « Pas grave, Harry… » rassura Severus en le prenant dans ses bras. « Ça arrive à tout le monde… » continua-t-il.

- « Oui, peut-être mais… ça m'empêche de te satisfaire et de te faire plaisir… » balbutia Harry, toujours rouge de honte devant son impuissance momentanée, les larmes aux yeux.

Severus posa aussitôt ses lèvres sur celles du jeune homme.

- « Non, ce n'est pas vrai, tu me fais toujours plaisir et tu me satisfait juste par ta présence… » chuchota-t-il d'un ton déterminé « Et je te rappelle que tu m'as déjà mener à l'orgasme aujourd'hui… » continua-t-il en souriant.

Sourire qui lui fut rendu par un Rouge et Or rassuré avec des joues mouillées de larmes. Ce même Gryffondor qui se jeta contre son torse pour le serrer puissamment contre lui.

Severus caressait les cheveux d'Harry qui était sur le point de ronronner lorsque quelqu'un frappa de grands coups violents contre la porte des appartements en intimant d'ouvrir cette dernière.

Le couple se regarda, Harry adoptant un air apeuré et Severus un air méfiant, surtout en reconnaissant la voix du bourrin qui tambourinait à la porte.


Voilà, fin du 14ème chapitre, 15ème chapitre certainement demain en fin d'après-midi.

Pour Eileen19 : tu vois ^^ j'ai moi-même coupé l'action car ça devenait trop maso' ! J'espère que le 15ème te plaira evc ce qui va arriver :)

Reviews ? :P

Bisous ;)