Disclaimer : voir premier chapitre.
Merci infiniment à Dacian Goddess pour sa relecture et ses conseils.
Chapitre 14. Manipulations.
Je ne m'attendais pas à ce que l'appartement de Harry soit aussi peuplé en ce samedi après-midi. Il est vrai qu'il est très souvent en mission et que la moindre de ses journées libres est accaparée par ses amis, en l'occurrence Ginny, Ron, Arthur et Molly.
—Bonjour, leur dis-je d'un air sans doute emprunté.
Ils me répondent de manière tout aussi empruntée, avec de vagues sourires et des regards gênés.
Cette situation est horrible. Si je n'avais pas désespérément besoin de l'aide de Harry, j'aurais probablement trouvé une excuse pour m'éclipser. Quoique, tout bien réfléchi, si je n'apprends pas à faire face à ce genre de situation, comment puis-je espérer faire avancer la cause des elfes de maison ? Il est temps pour moi de commencer mon apprentissage en manipulation. J'applique un sourire mielleux sur mes lèvres et je m'installe sur le canapé entre Molly et Ron. Arthur se trouve de l'autre côté de Molly tandis que Ginny occupe un sofa un peu plus petit qui forme un angle droit avec le grand canapé. La place près d'elle est visiblement celle de Harry, parti en cuisine nous préparer le thé.
—Alors, Ginny, dis-je en me tournant vers elle, comment vont les préparatifs pour vos fiançailles ?
Elle paraît surprise de me voir parler aussi naturellement, sans gêne apparente. Elle répond néanmoins :
—Très bien. Nous avons une bonne idée de ce que nous mangerons, et nous avons trouvé presque toutes les chaises nécessaires. Mais en fait, c'est maman qui s'occupe de quasiment tout.
Je tourne mon attention vers Molly, mais non sans jeter un subreptice coup d'œil à Ron. Il est plus rigide qu'une momie emmaillotée, le regard fixé droit devant lui, la mâchoire et les poings serrés, et visiblement au bord de l'explosion… ou de l'implosion, difficile à dire. Severus doit m'influencer plus que je ne l'imaginais, car ma première pensée est : « Il l'a bien cherché ! »
—Molly… je peux vous appeler Molly, n'est-ce pas ? Ce serait si bizarre que Severus vous appelle Molly et pas moi !
Elle est tellement stupéfaite qu'elle ne peut que hocher la tête, tandis que je sens le canapé vibrer un peu. J'en déduis qu'Arthur a lui aussi réagi à ma demande.
—Je suppose que vous n'avez plus le temps de respirer, avec cette immense fête à préparer. Entre les collègues d'Arthur, les membres de l'Ordre, votre famille, cela en fait des bouches à nourrir.
Elle n'a pas élevé sept Weasley pour rien, cependant, et elle se reprend vite.
—Pas tant que cela. Je suis habituée à réaliser ce genre de choses, dont tu vas profiter, cela dit en passant.
Sa voix est tout hypocrisie. Fini les regards chaleureux du temps où elle me voyait comme sa future belle-fille. Encore un peu et elle va m'accuser d'être la cause du malaise de son fils cadet, tout cela pour adoucir sa propre conscience. Et le mien de malaise, il compte pour du beurre ?
Harry revient avec le thé, ce qui nous sauve du silence guindé qui s'est installé dans la pièce. Il nous sert et s'installe près de Ginny, un bras nonchalamment posé sur les épaules de sa fiancée.
—Alors, Hermione, comment se passent les choses chez Nimbus ?
Evidemment, j'ai écrit à Harry pour l'informer que j'étais recrutée. Les hoquets de surprise venant d'Arthur et Molly m'apprennent toutefois que cette information n'avait pas encore fait le tour du clan Weasley. Ginny a l'air de quelqu'un qui est « au courant », et Ron ne quitte pas sa posture rigide, à l'exception de quelques petits muscles qui palpitent ici et là.
—Très bien, Harry. C'est vraiment un travail intéressant. Je ne pensais pas dire cela un jour, mais je m'intéresse aux balais maintenant.
—Ah bon, tu essaies les balais chez Nimbus ?
Je me tourne de l'autre côté pour répondre à Arthur.
—Non, je ne vois même pas un balai de la journée. En revanche, je lis beaucoup sur eux dans le cadre de mon poste d'assistante juridique.
A partir de là, nous avons vécu un quart d'heure de conversation sans heurt. Les balais, c'est comme les voitures chez les Moldus : ils sont un sujet de conversation sans risque. Lorsque celle-ci commence à s'essouffler et la théière à se vider, je me dis qu'il est temps de venir au but de ma visite.
—Au fait, vous savez que j'organise un meeting du SALE le vingt-et-un juin prochain ?
Le regard de mes interlocuteurs devient inexpressif d'un coup. Chacun se demande comment éviter ce que je vais inévitablement demander.
—Euh, non, je ne le savais pas, me répond bravement Harry.
—J'ai déjà réservé une salle sur le Chemin de Traverse, et j'ai établi une liste de personnalités que je souhaiterais inviter. Je pense que cela ferait très plaisir à Dobby si tu venais, Harry.
Harry est cuit. Dobby lui a plusieurs fois sauvé la vie, il ne peut rien refuser pour l'elfe.
—Ah, mais sans doute, oui, si je ne suis pas de service ce jour-là.
Je prends un air blessé, ou au moins j'essaie. Je dois avoir réussi car il me répond :
—D'accord, Hermione, je serai là.
Il a dû se souvenir de notre quatrième année à Poudlard, quand j'ai tellement harcelé les garçons qu'ils m'ont acheté des badges pour que je les laisse tranquilles. Il a eu peur que je ne gâche ses fiançailles. Avec raison.
Quand je repense à cet après-midi, je crois que je commence à comprendre Severus. Je me suis amusée comme une folle à amener Harry à participer au meeting du SALE. Quant à Ron, j'espère qu'il sera plein de contractures musculaires demain à force de se tenir droit pour surtout éviter de regarder dans ma direction. J'espère qu'il aura mal autant que moi j'en ai à le sentir si près de moi sans pouvoir le toucher, l'embrasser, le… inutile de remuer le couteau dans la plaie. Mon présent, c'est Severus, et mon avenir s'appelle célibat, grâce justement à Ron et à sa soumission au verdict de la Yenta.
Le bon point de cette rencontre, en tout cas, fut d'avoir renoué avec Ginny. J'ai senti la chaleur de notre amitié renaître. Oh, ce ne sera pas comme avant. Je ne peux oublier qu'elle aussi se soumet à des traditions d'un autre âge, mais je ne peux vivre en ermite toute ma vie. Et puis, si je veux faire changer les choses un jour, il faudra bien que je fréquente des personnes comme elle, alors autant commencer par quelqu'un qui n'est pas trop désagréable. Une bonne séance de shopping en fin de mois en compagnie de Ginny et Tonks devrait me mettre sur la bonne voie. Nous étions même d'accord, Ginny et moi, pour mettre Molly de côté sur ce coup-là. Ginny ne voulait pas être obligée de porter une robe de fiançailles trop chaste, ce qui serait arrivé à coup sûr si sa mère nous avait accompagnées dans les magasins ; or il fallait un vêtement qu'un Harry sans doute un peu pompette puisse enlever sans trop d'efforts en fin de soirée.
Finalement, lorsque je ne pense pas à Ron, la vie n'est pas si mal.
J'espère que Hermione saura se contenter d'une omelette et de pain beurré ce soir. J'ai perdu la notion du temps dans les pages de Secrets inavoués et inavouables des messes noires du XVIIe siècle, que j'ai essayé de lire pendant que j'étais seul à la maison. Inutile de donner à ma femme matière à me faire chanter en exhibant un livre de magie noire. Résultat : j'ai failli oublier de préparer le souper. Ah, je l'entends qui rentre. Il lui faut exactement dix minutes pour poser son sac, passer à l'étage mettre des vêtements plus confortables, utiliser les toilettes, se laver les mains et s'asseoir à table devant son assiette tout juste servie. Je commence à vraiment bien connaître ses habitudes.
—Bonsoir, Hermione. As-tu passé une bonne journée ?
Un large sourire se dessine sur ses traits plutôt sereins ce soir.
—Tout à fait. J'ai vu Harry et Ginny aujourd'hui, ainsi qu'Arthur, Molly et Ron.
Je serais curieux de savoir, tiens, comment s'est passée cette charmante réunion, et comment revoir son ancien fiancé a pu la rendre d'humeur aussi joyeuse. Auraient-ils décidé de renouer ? Si elle s'imagine que coucher avec un autre homme me poussera au divorce, c'est elle qui est trompée et pas moi. Je me moque royalement de ce qu'elle fait de ses journées. Cela m'ennuierait tout de même d'être ridiculisé par une femme adultère. Hmm, il y avait quelques sortilèges intéressants dans le livre que j'ai lu cet après-midi, qui permettent de s'assurer de la fidélité de son conjoint. Bon, ne laissons pas mon esprit vagabonder de trop, et revenons à la conversation en cours.
—Je pensais que tes relations avec tous ces gens étaient, disons, froides.
—C'est vrai, sauf pour Harry. Lui est resté mon ami. Bon, je me suis rabibochée avec Ginny aussi. Arthur et Molly ne savent toujours pas trop sur quel pied danser avec moi, encore qu'à mon avis Molly ait été tentée de me faire porter la responsabilité du malheur de Ron. Quant à Ron, il n'a pas pipé mot et est resté raide comme la justice pendant tout le temps que j'étais là. Il n'est toujours pas capable de me faire face.
Je pensais que l'hypocrisie était ma spécialité, mais faites confiance à une femelle Weasley pour me déloger de ma première place.
Une nuance de tristesse teinte la voix de Hermione à ce constat. Honnêtement, s'il ne veut pas se battre pour la garder, c'est qu'il ne la mérite pas. Elle devrait l'oublier.
—Quelle intéressante compagnie pour passer un samedi après-midi. Aurais-tu des tendances masochistes ?
Elle prend un air faussement choqué.
—Moi ? Au contraire, c'était amusant de les voir remuer sur leur siège, craignant une remarque méchante de ma part, tout en sachant qu'ils l'auraient bien méritée.
Tiens, tiens, voilà un trait intéressant que je découvre en ma chère et tendre. Un petit sourire satisfait prend possession de mes lèvres entre deux bouchées d'omelette.
—Ma chère, un tel fond de méchanceté en vous ? Je n'en crois pas mes oreilles.
Elle ricane et manque de recracher ce qu'elle a dans la bouche. Elle se lance dans une tirade ponctuée de mouvements de fourchette.
—Ce n'est pas cela. J'ai réalisé que j'avais besoin d'eux, et des gens comme eux, pour ma cause. J'ai d'ailleurs convaincu Harry de participer au meeting du SALE le mois prochain. Je fais donc ami/ami par intérêt, au moins en partie. Avant que je n'oublie, il est possible que Dobby ou Winky passent de temps à autre sans prévenir pour l'organisation du meeting. Tu seras gentil avec eux s'ils arrivent alors que je ne suis pas là ? Il est aussi possible qu'Achille—mon air étonné doit l'interpeller—tu sais, Achille Acidote, le juriste dont je suis l'assistante, passe une fois ou deux. Nous sommes sur un cas important qui va passer devant le Magenmagot en juin, et nous ne sommes pas sûrs de boucler le dossier sur notre temps de travail.
Voilà bien du dérangement qui m'est promis. J'estime que je mérite une compensation en échange de ma coopération. Oui, c'est cela. Tu ne vas pas dormir tôt ce soir, ma chère.
Nous lisons ensemble, ou plutôt en même temps, au lit tous les deux, comme d'habitude, sauf qu'aujourd'hui, je pose mon livre sur la table de chevet un peu plus tôt que de coutume.
—Pose ton livre, Hermione, dis-je d'une voix douce.
Surprise, elle me regarde et comprend vite mes intentions.
Qu'est-ce qu'il a à m'interrompre ainsi ? Zut, il veut du sexe. Et mon livre, alors ? Au moins, je peux compter sur lui pour me donner du plaisir. Je soupire avec exagération et pose mon livre à mon tour.
—Je sais que je te dérange, Hermione, mais pense à toutes les fois où je serai dérangé, moi, par tes… relations.
Le salaud ! C'est pourquoi il s'est montré si conciliant tout à l'heure, lorsque je lui ai parlé des visites possibles de Dobby et Winky. Oh, mais il a déjà enlevé cette ridicule chemise de nuit grise. Même mon grand-père n'en portait plus de pareille. Je lui achèterais bien un pyjama, tiens, rien que pour voir sa tête.
Si elle voulait bien cesser de porter ces ridicules pyjamas en flanelle qui sont si difficiles à enlever, elle me faciliterait la vie ! Enfin, nous sommes nus tous les deux. Mon sexe est déjà raide rien qu'au souvenir de ses précédentes incursions dans le corps chaud et si féminin de ma femme, corps qui se moule si bien au mien.
Qui s'intéresse à l'état des dents d'un homme qui embrasse si bien ? Sa langue contre la mienne me fait oublier que j'ai un cerveau, tandis que ses mains sur mon dos et mes fesses tracent des chemins mystérieux qui me font frissonner. Nos corps emmêlés se frottent l'un à l'autre, et bientôt mes lèvres laissent échapper un gémissement de plaisir.
Que j'aime lorsqu'elle gémit, lorsqu'elle me fait savoir, contre son gré, que j'ai du pouvoir sur elle. J'ai l'impression que je pourrais lui demander n'importe quoi dans ces moments-là, et qu'elle me l'accorderait. Ah, ses doigts grattent la pointe de mes seins. Cela ne manque pas de me rendre impatient. Je la renverse sur le dos pour… Crack !
Oh, non, Pattenrond a encore fait tomber une fiole. J'ai pourtant déjà dit à Severus de ne pas laisser traîner ses fioles sur l'évier après les avoir lavées.
—Je vais faire sortir mon chat, dis-je d'un air contrit.
Severus me laisse partir avec dans le regard une promesse de ce qui m'attend lorsque je reviendrai. J'enfile une robe de chambre et descend les escaliers. En traversant le salon, passage obligé pour rejoindre la cuisine, j'aperçois le dernier exemplaire de 'Potions Today' sur la table de salon, ouvert à la page d'un article sur la polémique autour de la possibilité d'utiliser un chaudron métamorphosé pour préparer une potion. Cette polémique a beau être plus ancienne que Merlin, elle intéresse toujours autant les sorciers. Je lis le début de l'article, juste pour avoir une idée. Je reste même debout pour ne pas être tentée de le lire jusqu'au bout.
Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Cela fait dix minutes qu'elle est descendue. Et je n'entends plus rien. Ce stupide animal l'aurait-il blessé ?
Pas le choix, je dois descendre. De toute façon, mon érection est descendue elle aussi. Ma chemise de nuit à nouveau sur le dos et ma baguette à la main, me voici au bas des escaliers, contemplant Hermione en train de lire mon magazine. Elle m'a planté pour un magazine ! Je vois rouge. Un mouvement de baguette et le magazine retrouve sa place sur la table. Elle sursaute et prend un air effrayé face à la colère qui doit se lire sur mon visage.
Ohoh. Il ne me veut pas du bien.
—Cela fait longtemps que je suis là ?
—Cela fait dix minutes que tu es descendue. Suis-je donc si mauvais, qu'un magazine te fasse oublier ce que nous étions en train de faire ?
J'ai commis l'irréparable ; j'ai laissé un homme en plan au beau milieu d'une rencontre sexuelle.
—Non, ce n'est pas cela, pas cela du tout. Mais tu vois, il y avait cet article…
—Silence ! Tu reviens immédiatement au lit.
—Mais… mon chat…
J'explose.
—Tu peux estimer qu'un magazine est plus important que ton chat, mais j'ose espérer que tu considère ton mari encore plus important.
Elle avance alors vers moi. Toute son expression exprime l'intense désir de se trouver aussi loin d'ici que possible.
Il m'attrape le poignet dès que je suis à sa portée et me traîne jusqu'à la chambre. Cela me rappelle des souvenirs, tiens. Il m'arrache littéralement la robe de chambre avant de me jeter sur le lit. Il agite sa baguette et je sens que mes poignets sont attachés à la tête du lit. Il ôte sa chemise de nuit et s'approche.
—Je suis désolée, madame Snape, dit-il d'un ton peu sincère, mais il semble que je n'ai pas d'autre moyen de vous faire apprécier le lit conjugal ce soir.
Elle fait une bien jolie image, ainsi attachée à mon lit, dans une position qui met en valeur sa vulnérabilité. Mon érection revient à la vie à cette vue.
Il bande à me voir ainsi à sa merci ! Je m'agite un peu, mais rien à faire, je suis trop bien attachée. Et lui qui se masturbe en me regardant avec gourmandise ! Finalement, il se met à genoux sur le bord du lit et se met à me caresser tout le corps, lentement, sans omettre un seul centimètre carré. Il me retourne même pour me caresser le dos, sans me détacher les mains cependant. Impossible de résister, en moins d'un quart d'heure, mon corps s'est rendu à ses attentions.
La voilà enfin soumise. Je vais pouvoir mettre la bouche maintenant. D'abord un baiser sur la bouche, puis mes lèvres, mes dents et ma langue vont instiller leur magie sur sa peau. Le goût salé de sa sueur m'enivre, et ses seins sont soigneusement lavés, si je puis dire. Je continue mon chemin jusqu'à son entrejambe, où je déguste son humidité. Je mordille son clitoris et ses lèvres, puis embrasse son sexe comme je le ferais pour sa bouche. En moins de deux minutes, Hermione crie son plaisir.
Pourquoi est-il aussi doué ? D'accord, je n'ai pas autant de plaisir à chaque fois. Je peux même dire que je me passerais bien du sexe parfois, mais ce soir, il s'est surpassé. Je viens d'avoir l'un des orgasmes les plus violents de ma vie. Pourquoi cela arrive-t-il alors que je suis en position de faiblesse ? Et ooooh, il me pénètre. Je voudrais tant qu'il me délie. Ah, je sens que je perds toute capacité à penser de manière cohérente.
Que c'est bon d'être en elle. Elle ne s'est pas rendue compte que la taquiner comme je l'ai fait augmentait mon désir d'être enfin là. Je pense que je peux la détacher maintenant. Ses mains prennent immédiatement le chemin de mon dos et de mes fesses ; j'aurai des marques de griffes et cela n'a aucune importance. Je prends soin d'atteindre son point G chaque fois que je m'enfonce en elle ; elle crie tant et tant que sa voix s'enroue. Quel bel hommage à ma performance ! Je sens son orgasme, encore plus violent que le précédent si j'en juge par l'expression de son visage. Le mien approche, de plus en plus pressant, et il est là. Pour la première fois depuis des années, je crie en éjaculant.
