Coucou les loulous :)

Parce que je vous aime beaucoup et que j'ai envie de vous faire plaisir (j'espère XD), je vous mets la suite :)

Par contre, les prochains chapitres ne sont pas encore corrigés, donc ils risque de mettre un peu de temps ;)

Bonne lecture :)


14. Cœur brisé :


Harry marchait d'un pas furieux à travers le château, suivi, comme d'habitude, par les Aurors. Au bout de la troisième fois où il passa devant la statue de la Sorcière Borgne, après avoir emprunté divers chemins, il décida qu'il était temps qu'il se calme et qu'il arrête de se donner en spectacle.

Il était hors de question qu'il retourne dans sa salle commune, ni dans son dortoir, car il ne voulait surtout pas risquer de voir l'un ou l'autre, voire pire, ses deux amis, sous peine de se montrer encore plus désagréable, ce qui ne lui déplairait pas...

Harry croisa Colin Crivey qui sortait de la bibliothèque, noyé sous une pile de livres plus haute et plus lourde que lui !

— Harry ! Salut mon vieux ! Je t'ai vu à l'entraînement, tu étais remarquable, mais je n'en doutais pas ! Si j'avais eu mon appareil sous la main…

Colin exaspérait Harry. Comment pouvait-on avoir un tel débit de parole, ainsi qu'une telle obsession pour une personne ?

— Tu fais quoi ? Je peux te tenir compagnie si tu veux ? Je dois apporter ces livres au professeur Rogue, tu peux venir avec moi si tu en as envie !

— Non merci Colin, je n'ai pas la tête à... – dire qu'il n'avait pas la tête à le supporter aurait été très méchant, même si l'envie ne lui manquait pas, mais il préféra éviter de se fâcher avec toutes les personnes qu'il croisait. – …voir le professeur Rogue !

— Je te comprends ! J'aurais préféré éviter également, mais il m'a surpris en train de...

Colin s'arrêta soudain de parler, devenant rouge comme une tomate.

— De toute façon, je ne veux rien te cacher. J'étais en train de regarder les photos que j'ai prises de toi à ton dernier entraînement de Quidditch, elles sont tellement...

— OK, je dois te laisser Colin. À plus tard.

Harry accéléra le pas, ne voulant absolument pas connaître les détails de ce qu'il faisait avec ses photos.

— Désolé d'interrompre votre course à travers tout le château, dit soudain Stan avec un ton à faire frémir Neville, mais est-ce que vous avez bientôt fini ? C'est déjà assez pénible d'être là, alors d'être là à errer sans but...

Malgré le regard ouvertement hostile qu'il lança à l'Auror, il garda le silence.

Stan avait raison, cette comédie ridicule avait assez duré. Mais impossible d'arrêter sous prétexte que l'Auror le lui avait demandé ! Pour ne pas perdre la face, il pointa la bibliothèque du menton et répondit qu'ils étaient arrivés, puisqu'il devait faire son devoir de potions.

Cependant, le regard sceptique de l'Auror ne passa pas inaperçu, et Harry poussa la porte d'entrée si fort qu'il fut réprimandé par Mrs Pince.

oOo

Ron ignorait encore ce qui lui avait pris, mais il était trop tard. Seul au milieu du couloir menant aux cachots, avec Drago à l'autre bout, il pouvait difficilement faire demi-tour sans perdre la face !

Il y avait pourtant neuf chances sur dix pour que le Serpentard se soit trouvé ailleurs, mais non, il fallait qu'il soit là alors qu'il venait de se dégonfler !

Le Gryffondor prit donc son courage à deux mains et fonça droit sur Malefoy, qui le regardait, entre l'amusement et l'impatience.

— Malefoy !

— Belette ! répondit-il sur le même ton.

Ron trop habitué à se voir affublé de ce surnom, et ne venant pas pour ça, n'y prêta même pas attention.

— Qu'est-ce que tu as fait à Harry ?!

— Mmm, si tu savais... Mais tu peux préciser ta question, qui sait, on ne pense peut-être pas du tout à la même chose...

Ron se sentit soudain très bête. Oui, il avait voulu provoquer Harry en lui disant qu'il parlait plus à la fouine qu'à eux, et qu'il ferait mieux d'être ami avec lui, mais tout ceci était tellement ridicule maintenant qu'il y pensait.

— Je... De quoi parliez-vous tout à l'heure ? Depuis quand vous vous adressez la parole sans vous insulter ?!

Ron avait l'impression de patauger dans la mélasse, surtout depuis que Malefoy le regardait avec arrogance.

— Ce que nous disions ne te regarde pas. En quoi ça t'intéresse ?

— En quoi ça m'intéresse ?! Ça m'intéresse tout simplement parce que Harry est mon meilleur ami, que toi, on te déteste, et qu'il parle plus avec toi qu'avec moi !

— Nous y voilà donc, tu viens me taper une crise de jalousie ? Si tu allais faire ta crise existentielle ailleurs ? Je n'ai pas de temps à perdre avec toi, Weasmoche.

— Arrête de... Tu n'as pas nié que vous parliez normalement !

Ron ouvrit grand la bouche, en voyant son pire cauchemar devenir réalité sous ses yeux. Harry et Malefoy se parlaient, ça ne pouvait dire qu'une chose : la pression que Harry avait sur les épaules avait fini par l'emporter, et il allait se perdre indubitablement ! Peut-être même que c'était trop tard, qu'il ne comptait plus combattre Voldemort !

— Tu n'imagines même pas tout ce qu'on fait ensemble !

— Ah ouais, et on peut savoir quoi ? rugit Ron, écarlate de colère.

— On couche ensemble bien sûr !

Ron, d'abord au bord de l'apoplexie, devint subitement livide, mais peu à peu, il reprit des couleurs prenant conscience que ce que Malefoy venait de dire était tellement stupide qu'il faillit en rire.

— Arrête donc de prendre tes désirs pour une réalité, il y a qu'un tordu comme toi pour raconter des choses aussi risibles !

— Étrange, moi qui pensais que tu me croirais sur parole, dit Drago avec sa voix traînante. Maintenant le rouquin, retourne d'où tu viens très rapidement. J'ai la baguette qui me démange et tu n'es ni un binoclard balafré, ni accompagné d'Aurors pour te défendre, alors ne tente pas le diable. Après tout, tu es seul dans les cachots des Serpentard, un accident est si vite arrivé.

— C'est ça ! Le grand méchant Malefoy va me manger ! Tu as toujours une trop haute estime de toi Malefoy ! J'ai assez respiré le même air que toi, je m'en vais de toute façon.

Ron se retourna et partit, prenant soin de mettre discrètement la main dans sa poche pour y empoigner sa baguette, au cas où...

Il n'aurait pas pu le jurer, mais il avait bel et bien l'impression que pour la première fois de leurs années d'études, les menaces du blond n'étaient pas vaines.

Il sentit comme un poids peser sur son estomac. Il fallait qu'il en parle à Hermione, même si elle n'y croirait jamais...

oOo

Harry était resté à la bibliothèque à griffonner sur un parchemin jusqu'à la fermeture. Il ne s'était jamais autant ennuyé, et les soupirs de plus en plus appuyés de Stan ne l'avaient pas aidé à se calmer.

Il avait voulu sauter le repas, pour être sûr de ne pas voir Hermione et Ron, mais c'en avait été de trop pour Stan qui l'avait enguirlandé copieusement en disant que leur faire perdre leur temps était une chose, mais jeûner, c'en était une autre.

Peu désireux de s'attirer encore davantage les foudres de l'Auror, Harry s'était résolu à se rendre dans la Grande Salle. Cependant, au lieu de sa place habituelle, il avait préféré se mettre près d'un groupe de première année.

Après le repas, alors qu'il se demandait où est-ce qu'il pourrait bien se rendre, les grognements de l'Auror l'incitèrent à retourner à son dortoir, même si le couvre-feu n'était pas encore arrivé.

Après tout, quitte à être énervé contre la terre entière, autant l'être tout seul au moins.

Harry fut heureux de ne voir personne dans la salle commune, mais tiqua lorsqu'il vit Ron traverser la chambre de la salle de bain à son lit.

Il ignorait si son ami ne l'avait pas vu ou s'il l'avait délibérément ignoré, mais il eut la confirmation de sa seconde hypothèse quand il alla sur son lit, et que Ron ferma rapidement les rideaux entourant le sien.

oOo

La pleine lune éclairait la chambre, empêchant Harry de trouver le sommeil. Ça, et le fait qu'il se remémorait sans cesse sa dispute avec son meilleur ami, et son duel avec Drago.

Plus il y réfléchissait, et plus il se disait que d'une certaine manière, le Serpentard avait fait un geste vers lui, en lui proposant de se mesurer, comme deux égaux. Peut-être voulait-il lui faire comprendre par là que les choses avaient définitivement changé entre eux, et qu'il ne le considérait plus comme un ennemi, mais un compagnon de jeu ?

L'espoir lui étreignit le cœur, ainsi que la peur d'être déçu.

oOo

La cloche de la tour Nord venait de sonner quatre heures, et Harry ne parvenait toujours pas à trouver le sommeil. Il pensait à Drago, à ses bras, dans lesquels il pourrait se blottir, à ses lèvres, qu'il pourrait picorer, à ses cheveux, qu'il pourrait caresser... Chaque pensée l'amenant au blond lui faisait bondir le cœur dans la poitrine.

Il avait envie de le voir, besoin même. Il savait qu'une fois dans les bras de Drago, plus rien n'aurait d'importance, et c'est justement ce qui lui fallait. Sans réfléchir, il récupéra sa cape et sortit du dortoir.

C'est avec une extrême prudence qu'il se glissa jusqu'au couloir et se faufila à travers le château.

À proximité de la chambre du Serpentard, il tilta que ce n'était pas parce qu'il n'arrivait pas à dormir parce qu'il voulait être en compagnie du blond que c'était la même chose pour lui. Il se mordit la lèvre, en proie à un dilemme épineux. Soit il réveillait Drago, qui assurément le prendrait mal, soit il repartait d'où il venait, mais sans pouvoir trouver le sommeil par la suite, il en était certain.

Après tout, il n'avait pas fait tout ce chemin pour rien, au point où il en était, il pouvait tenter sa chance, sans compter qu'il serait fixé sur la nature du « message » que Drago avait voulu lui faire passer en cours de duel.

oOo

À peine les trois petits coups sur la porte furent donnés que son cœur se mit à tambouriner contre sa poitrine. Il se tenait anxieux devant la porte, guettant les bruits intérieurs.

Un affreux doute s'empara de lui. Et s'il n'était pas seul ? Cette pensée suffit à le terrifier. Son souffle était bloqué dans sa trachée, et il parvenait difficilement à respirer. Le temps passait mais aucun son ne lui parvenait. Et si Drago n'était pas là ? Ou s'il n'avait pas entendu Harry frapper à sa porte ? Après tout, il ne s'attendait sûrement pas à sa visite, donc ça aurait été normal.

Le cœur gros, Harry fit demi-tour, après avoir attendu plusieurs minutes. Il était tellement déçu qu'il faillit ne pas entendre la porte derrière lui s'ouvrir.

— Potter ?

Harry sursauta et son cœur fondit comme neige au soleil lorsqu'il vit le Serpentard torse nu, avec les cheveux en bataille.

Il eut immédiatement envie d'y mettre ses mains, mais se retint, au prix d'un considérable effort.

— Heu... Désolé. Je te dérange ?

— Non bien sûr, je passe ma nuit debout à t'attendre.

Harry faillit sourire de joie avant de se morigéner intérieurement ! C'était de l'ironie à l'état pur, mais il aurait tellement voulu que ça soit vrai.

— Tu veux entrer j'imagine ?

Le ton du blond n'était pas froid, mais visiblement, quelque chose le dérangeait.

— Tu es seul ?

— Non mais plus on est de fous, plus on rit, c'est ce qu'on dit n'est-ce pas ?

Une fois de plus, Harry crut les paroles du Serpentard, avant de voir que la chambre était vide, lorsque ce dernier s'écarta pour l'inviter à entrer.

— Tu réponds toujours aux questions par un mensonge ?

— Non, juste aux questions bêtes.

Ça, c'était dit... Harry ignorait ce qui le forçait à rester, mais il ne chercha pas à y résister. Il entra en frôlant Drago délibérément.

Il espéra que ce dernier le touche, l'embrasse, mais fut déçu et frustré de voir que le Serpentard était venu se placer face à lui, et semblait attendre.

Quoi ? Il n'était pas sûr de le savoir, et espérait ne pas se tromper lorsqu'il prit les devants.

Jusqu'à maintenant, leur attirance avait été mutuelle, ou alors Drago avait fait le premier pas, aussi, il était craintif, ne sachant pas s'il allait le repousser.

Harry s'approcha lentement de lui, en essayant de garder son contrôle et de ne pas lui sauter dessus.

Drago ne le quittait pas des yeux, qui reflétaient quelque chose d'inexplicable. S'il ne le connaissait pas, il aurait pu tout aussi bien penser que ça pouvait être de l'ennui, de l'envie, de l'impatience, ou de la timidité, ce qui n'était pas très engageant à dire vrai.

Mais son désir pour le blond se fichait de tout le reste, il voulait simplement être assouvi.

Harry franchit donc le pas et posa ses lèvres à la base du cou de Drago, tout en mettant ses mains sur ses hanches.

Il approfondit ses baisers mais le Serpentard n'avait aucune réaction. Il restait droit, sans le repousser, mais sans l'encourager non plus.

Sa hardiesse était en train de le quitter, mais son envie la remplaçait déjà. Tant qu'il n'était pas repoussé à travers la pièce, il n'arrêterait pas !

Il passa ses mains dans les cheveux soyeux du blond, qu'il sentit frémir imperceptiblement, ce qui lui donna la force de continuer. Harry fit jouer sa langue et sa bouche jusqu'à sa mâchoire, puis jusqu'aux lèvres tant convoitées de Drago.

Harry les frôla, les embrassa délicatement, puis les lécha savamment, parvenant à s'immiscer à l'intérieur. Il ignorait si le manque de réaction du blond était un jeu, ou s'il le punissait pour avoir refusé de faire un duel digne de ce nom, mais peu importait, il comptait jouer lui aussi.

Il abandonna les lèvres du Serpentard puis s'agenouilla, gardant le contact visuel avec lui. Il n'aurait jamais pensé pouvoir faire preuve de tant d'audace, mais les sensations que ça lui procurait étaient exquises.

Harry frôla consciemment la bosse formée sous le boxer de Drago avant de déposer sa bouche devenue brûlante sur son ventre, traçant un sillon humide du bas jusqu'au nombril, qu'il explora de sa langue, reproduisant des va-et-vient significatifs. Il sourit malgré lui lorsqu'il entendit le blond pousser une petite exclamation, et sa propre verge durcit davantage.

Après s'être lassé de son nombril, il remonta jusqu'aux tétons du blond, qu'il mordilla délicatement, puis aspira, avant de retourner à sa bouche.

Harry regardait Drago avec une sorte de défi dans les yeux qui disait « Est-ce que tu réussiras à me résister encore longtemps ? »

Au vu de la lueur de désir qui régnait dorénavant en maître dans le regard du Serpentard, il pariait que non.

Il sourit contre ses lèvres, mais n'essaya pas d'en forcer l'entrée. Il voulait que Drago vienne de lui-même.

Pour une fois, c'était lui qui contrôlait, lui qui faisait l'amour à Drago, et il trouvait ça terriblement excitant.

Sa verge commençait à être douloureuse et il la pressa contre le blond, qui finit par ouvrir les lèvres, accueillant enfin la langue de Harry qui joua immédiatement avec la sienne.

Son haleine était fraîche, elle sentait la menthe. Harry se plut à imaginer que si Drago avait mis tant de temps à ouvrir, c'était parce qu'il s'était préparé à ce qui allait suivre.

Leurs langues se mêlaient de plus en plus rapidement, à mesure que leurs bassins frottaient l'un contre l'autre.

Harry ne se lassait pas de parcourir de ses mains la peau du Serpentard, qui réagissait en frissonnant à son contact. Leur température en devenait presque insupportable. Finies les douceurs du début, la passion avait repris ses droits, et leurs membres se déchaînaient enfin. Comme trop longtemps contenus, leurs gestes se firent rapides, presque désordonnés, envieux d'assouvir un désir inextinguible.

Ils étaient nus sans même savoir qui avait enlevé quoi, le principal était que chaque parcelle de leur peau pouvait être en contact avec l'autre, qu'elle pouvait être embrassée, mordue, griffée par la passion dévorante. Le lit les avait accueillis tous deux enlacés, leurs jambes mêlées, leurs bouches scellées par un baiser interminable.

Harry prit le dessus. Il maintenait Drago sous lui, et la vue du Serpentard essoufflé, les joues rougies et les lèvres gonflées par le désir faillit le faire venir tant il le trouva beau en cet instant.

Il enfouit sa tête dans son cou et lui rendit la pareille, en imprimant sa marque temporaire, tout en caressant l'intérieur des cuisses du Serpentard.

Mais il ne put aller plus loin, la poigne brusque de Drago avait même été douloureuse, et la surprise lui fit lâcher prise, aussi il se retrouva couché sous le Serpentard.

Il n'avait pas eu besoin de parler pour faire comprendre à Harry que la chose n'était pas envisageable, ce qu'il accepta de bonne grâce en l'entourant de ses jambes, pour s'offrir à lui.

Un sourire victorieux s'afficha sur les lèvres du blond avant de disparaître rapidement, et Harry sut à ce moment-là, qu'au-delà du désir, il était amoureux de Drago.

La jouissance fut si puissante qu'il ne put empêcher un cri s'échapper de ses lèvres, avant de s'effondrer, encore tremblant, sur le matelas. Son souffle était tellement saccadé qu'il en avait mal aux côtes, mais peu lui importait, il se sentait tellement bien !

Drago avait roulé sur le côté, après avoir connu le même orgasme, et semblait dans le même état d'épuisement, mêlé à la plénitude.

oOo

Sa respiration était devenue plus lente, et il observait déjà Drago depuis quelques minutes. Le blond gardait les yeux fermés, et même s'il avait également retrouvé une respiration plus normale, il ne dormait pas. Il avait les bras croisés derrière sa tête, son corps toujours nu, entièrement offert à la vue de Harry.

Pris par une impulsion soudaine, Harry alla se blottir au creux de ses bras, en enlaçant son torse et en déposant sa tête sur son épaule, croyant mourir de bonheur d'être enfin à la place dont il rêvait depuis des jours.

Le Serpentard ne dit rien, ne bougea pas, pourtant, Harry n'aurait pas pu se tromper, tout son corps s'était raidi à ce contact.

Il n'osa plus faire le moindre mouvement, se demandant la raison de ce soudain changement de comportement, mais Drago s'en chargea pour lui.

Il se dégagea un peu brusquement, et se leva, prétextant une soif urgente.

oOo

Harry le regarda se rendre jusqu'à la salle de bain, et entendit l'eau couler. Il se demanda ce qu'il avait fait de mal, et il avait beau y réfléchir, il ne vit pas...

Mal à l'aise, il se redressa un peu et se couvrit avec les draps de soie qui étaient froissés, au pied du lit.

L'attente lui semblait interminable. Il voulait des explications sur sa faute, qu'il puisse s'excuser et ainsi peut-être même reprendre où ils en étaient restés, mais une angoisse sourde grandissait de plus en plus dans son cœur.

Drago revint finalement, couvert d'un peignoir aux armoiries des Serpentard, s'étant visiblement passé de l'eau sur le visage.

Sa voix était dure lorsqu'il prit la parole :

— Qu'est-ce que tu crois faire comme ça Potter ?

Harry ne s'attendait pas à ce ton, ni même à ce regard noir que lui renvoyait Drago. Il ouvrit la bouche mais resta muet, ne comprenant toujours pas où il voulait en venir.

— Tu t'imagines quoi là exactement ? Qu'on est un petit couple, que tu vas m'appeler mon roudoudou et que je t'appellerai mon sucre d'orge ?

Harry était abasourdi par ce qu'il entendait, et une tristesse infinie s'empara de lui.

— Drago je...

— Drago je quoi ?! Pitié, si tu prononces les trois mots que j'imagine que tu vas dire, je te lance un Avada !

Harry fut honteux lorsqu'il sentit des larmes couler sur ses joues. Comment, après ce qu'ils venaient de vivre, Drago pouvait-il être si cruel ?!

— Ah pas de ça Potty ! Si j'avais voulu être emmerdé par une gonzesse qui chiale au moindre truc, je serais avec une Poufsouffle à l'heure qu'il est !

La peine et la douleur laissaient petit à petit la place à la colère et à la haine. Comment osait-il se servir de lui et le jeter comme ça ensuite ? Harry sécha rageusement ses larmes avec le dos de sa main, et se releva rapidement pour regrouper ses vêtements éparpillés partout sur le sol.

Drago le regardait sans rien dire. Il affichait juste un rictus suffisant qui enlaidissait son visage qui était pourtant si sublime quand il prenait du plaisir.

Si des larmes continuaient de couler sur les joues du Gryffondor, elles étaient dues à la rage et à l'humiliation. De folles idées se bousculaient dans sa tête, allant des sortilèges offensifs aux sortilèges Impardonnables, et il espérait qu'il réussirait à se contrôler une fois qu'il aurait remis la main sur sa baguette.

— Mais tu t'attendais à quoi bordel ?! Tu croyais sérieusement que ça irait plus loin que le sexe ? Tu étais où toutes ces années où on s'est détestés ?

— Ferme-la Malefoy ! Et chez moi, les gens qui se détestent ne couchent pas ensemble ! Souvent ! Mais rassure-toi, je ne viendrai plus t'importuner !

— Tu veux parier ? ricana cruellement Drago. Et merci d'éviter les poèmes enflammés, les lettres d'amour à rallonge, et les boîtes de chocolat déposées devant ma porte de chambre.

— Espèce de connard ! Tu es encore plus abject que je ne l'imaginais !

Les mots du blond étaient trop durs à entendre. Alors qu'il pensait avoir enfin trouvé le bonheur ultime, il voyait ses espoirs piétinés par ce crétin arrogant !

Harry s'était habillé à la hâte, renfilant rageusement ses vêtements, et avait ouvert la porte de la chambre tout aussi brutalement, décidé à partir le plus loin et le plus vite possible cet endroit de malheur !

— Potty !

Harry fut tenté de ne pas s'arrêter, ni de se retourner, mais c'était plus fort que lui.

— Au fait, merci de garder ton copain en laisse la prochaine fois !

Le Gryffondor ignorait si c'était dû à la colère ou autre, mais il ne saisissait rien aux propos du Serpentard. Son regard interrogatif le fit comprendre à Drago qui enchaîna :

— Je parle de ta belette qui est venu me demander des comptes sur notre « relation ».

Il accentua volontairement le mot, en le prononçant avec un rictus moqueur.

— Je ne suis au courant de rien, alors si tu as quelque chose à lui dire, fais-le toi-même, t'es un grand garçon !

— Je voudrais bien Potty, mais c'est à ses risques et périls, il a déjà failli faire une attaque quand je lui ai dit qu'on couchait ensemble, alors imagine !

Tout tourna à une vitesse affolante autour de Harry. Il eut la nausée et ses jambes faillirent lâcher sous son poids. Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être vrai ?!

— Tu mens ! Je ne te crois pas !

Harry aurait crié si un sanglot n'avait pas brisé sa voix. Sa vue se brouilla de nouveau, rendant flou le visage au sourire suffisant de Drago.

— Demande-lui, tu verras bien. Enfin, il risque peut-être de t'en vouloir et de refuser de te parler, qui sait...

Harry avait l'impression que le monde s'écroulait sous ses pieds. Il finit par sortir de la chambre comme un automate, sans même claquer la porte comme il l'avait prévu initialement.


Alors ? XD Vous en savez un peu plus sur ce que pense le blondinet ptdr ! Mais bon... XD