Hello, tout le monde.
Après plus d'un mois, voici enfin le nouveau chapitre ^^
Pour excuse, j'étais en examen :p
(Oui, je sais. Même que je ne suis pas en exam', je poste un chapitre au moins )
Promis, la suite arrive, au plus tard, la semaine prochaine. Je vais me motiver à en commencer l'écriture. Write or die m'obligera à la continuer
Sur ce, bonne lecture ;)
L'eau glaciale du lac immergeant le bas de mon corps au rythme des vagues s'écrasant sur la plage me tire du sommeil. Prenant appui sur mes bras, je m'assois tout en recrachant le sable s'étant infiltré dans ma bouche. Enroulant mes bras autour de mes jambes repliées dans l'espoir de me réchauffer un minium, je jette un regard autour de moi. Tout ce que je vois se résume à des arbres. Sapins, chênes et autres frênes s'étendent devant moi. Pas vraiment le genre de truc que l'on s'attend à voir sur une plage. Alors que je me retourne vers l'eau, plaçant une main au-dessus de mes yeux afin de les protéger du soleil levant, je vois que celle-ci s'étend à perte de vue. Plus de parc, plus de forêt Interdite, plus de terrain de Quidditch, plus de château. Plus rien.
La panique commence à m'envahir. Je n'aime pas ça. Je n'aime pas ça du tout ! Je jette des regards affolés tout autour de moi, cherchant des yeux quelque chose de familier. Effrayée, seule, je ne tente pas d'empêcher des larmes de rouler sur mes joues. Mais quelle idée j'ai eu, de vouloir me rendre sur cette île ! Comme pour me confirmer que cela était la pire des idées, j'entends un bruit derrière moi, venant de la forêt. Alors qu'il n'y a pas le moindre vent, les arbres se balancent dans un bruissement trop audible. Même en cas de tempête, ce bruit n'est pas aussi fort ! Au loin, une chose – sûrement un animal, bien que je ne puisse en être certaine – grogne, faisant redoubler ma peur.
- Allez, calme-toi, shen. T'es une sorcière, t'as ta baguette, tu connais plein de sorts capables d'amputer sauvagement n'importe qui. C'est pas une petite bestiole inconnue et une forêt flippante qui vont te faire peur ! tenté-je de me persuader.
Inspirant et expirant longuement pour calmer mon cœur tambourinant dans ma poitrine à cause de l'angoisse, je décide d'explorer l'île. Pour chercher Draco, dans un premier temps, mais également pour ne pas laisser ma peur reprendre le dessous. Jugeant qu'il n'est pas très prudent de m'aventurer entre les arbres alors que le soleil n'est pas tout à fait levé, j'entreprends mon expédition en longeant l'eau, tout en veillant à rester suffisamment éloignée pour ne pas me faire chopper la jambe par un monstre marin assoiffé de mon sang. J'ai l'impression de marcher depuis des heures lorsque je remarque des traces de pas se dessinant dans le sable. Heureuse de savoir que je ne suis pas seule sur cette île, je ne pense même pas au fait que cette personne puisse être un ennemi potentiel et suis ses empreintes. Pressée de rencontrer celui ayant laissé ces marques dans le sable, j'accélère l'allure sans même m'en rendre compte.
Au loin, le soleil rencontre une fois de plus la ligne d'horizon, ne faisant plus qu'un avec l'eau. Bientôt, il fera nuit. Affolée à l'idée d'être seule lorsque l'obscurité régnerait, je commence à courir, espérant rattraper ma cible avant que l'astre solaire ne disparaisse. Mais quiconque en ayant déjà fait l'expérience sait qu'il n'est pas aisé de courir sur une plage. Mes pieds alourdis par le sable s'enfonçant trop profondément dans le sol me précipitent face contre terre dans un petit cri plus que glamour. Marmonnant diverses insultes contre ces stupides grains dorés ayant trouvé le chemin de ma bouche et de mes yeux, je prends appui sur mes bras pour me redresser. Voulant reprendre le jeu de piste là où il s'est interrompu, je remarque quelque chose non-loin de moi.
- J'y crois pas ! Murmuré-je en me pinçant l'arrête du nez et en secouant légèrement la tête de gauche à droite.
A la vue de cet arbre renversé à-moitié recouvert de diverses plantes et autres racines provenant de ses congénères, je ne peux qu'éclater d'un rire nerveux. Dans la liste de choses à faire avant de mourir, je peux barrer « suivre stupidement mes propres empreintes de pas dans le sable ». J'ai passé la journée entière à me suivre MOI-MÊME ! Et dire que je me suis tant moqué de tous ces crétins qui le font dans les films ! Mais quelle idiote ! Je suis pathétique !
Face à cette constatation, mon rire prend de l'ampleur. Bientôt, je ris à gorge déployée alors que je me laisse lourdement tomber au sol. Durant de longues minutes, couchée en étoile de mer sur le sable, les yeux rivés sur le ciel s'assombrissant peu à peu, je me laisse aller à mon hilarité, évacuant le stress et la peur.
- Pathétique, n'est-ce pas ? Raille une voix masculine que je connais sans pour autant être capable de l'identifier.
Ces quelques mots coupent net mon fou-rire et, me relevant rapidement, je me tourne vers l'endroit d'où provenait cette voix, ma baguette libérée de ma poche en une fraction de seconde. Je vois une silhouette drapée dans un long manteau noir au capuchon relevé sur la tête – empêchant de voir son visage – appuyé nonchalamment contre un arbre, les bras croisés sur la poitrine.
- T'es qui, toi ? L'agressé-je tout en le menaçant de ma baguette.
L'homme encapuchonné lève lentement un doigt devant lui avant de l'agiter de gauche à droite.
- Pas tout de suite, très chère. Le jeu en perdrait tout son intérêt.
Le ton de sa voix me permet de me rendre compte sans trop de problèmes que ce petit « jeu » l'amuse follement.
- Qu'est-ce que tu m'veux ?
- Tu t'amuses aux dépends des autres. On va voir si tes petites blagues te font autant rire si tu en es la victime. Crache-t-il avec colère.
Ainsi, il veut m'avoir à mon propre jeu ? Bonne chance à lui ! Je suis le maître de la partie et personne ne peut prétendre à me détrôner ! Il l'apprendra bien assez tôt.
- J'espère pour toi que tu as de l'imagination, Charmant. Sifflé-je avec dédain, espérant qu'il comprenne la référence au Prince arrivant sur son destrier blanc afin de défendre la veuve et l'orphelin. Mais d'après ce que je vois, je doute sincèrement que tu sois à la hauteur de mon machiavélique génie. Le manteau noir cachant le visage, ça été vu genre quoi ? Trois milliards de fois ?
Ma pique n'a que pour seul effet de lui faire produire un petit rire sarcastique. Il se fout ouvertement de moi, ce Nazgul de pacotille ! Inspirant profondément pour calmer l'agacement que je sens monter en moi, je lui lance un regard hautain. Nous restons dans cette position durant de longues secondes, nous affrontant du regard. Enfin, autant que l'on puisse affronter du regard un mec dont on ne peut pas voir le visage ! Lentement, il détache son dos du tronc sur lequel il était appuyé et s'approche de moi d'un pas traînant. Il ne s'arrête qu'arrivé à quelques centimètres de moi. Malgré la proximité, il m'est impossible de distinguer ses traits.
- Tu sais, Sheyen, il n'est pas dans mes habitudes d'agir de la sorte. Donner le premier coup. Ajoute-t-il devant mon sourcil levé en signe d'incompréhension. Je ne fais jamais que me défendre. Mais, tu vas trop loin. Ajoute-t-il d'un ton se durcissant au fil des mots. Élèves, professeurs, tous en ont plus qu'assez de ton comportement de gamine insupportable. Tous maudissent le jour où tu es arrivée à Poudlard. Crache-t-il avant de faire une légère pause après laquelle il reprend d'un ton plus calme, presque condescendant. Tout le monde te déteste, Sheyen Vinners.
Je sers les dents à m'en faire mal. Comment ose-t-il me parler sur ce ton ?! Me voyant réduire encore les quelques centimètres qui nous séparent, il brandit sa baguette afin d'anticiper sa protection au sort qu'il voit venir. Mais, il a dû oublier que j'ai passé la majeure partie de ma vie dans le monde moldu, sans aucun pouvoir magique. Posant mes mains sur ses épaules, y enfonçant les ongles, je relève brusquement mon genou plié. Lorsque mes os touchent l'endroit sensible de l'anatomie masculine, son souffle se coupe et il se plie en deux sous l'effet de la douleur. Avant que je n'ai pu essayer d'enlever sa capuche afin de voir qui est cet enfoiré, il reprend ses esprits et me pousse violemment, me faisant rencontrer le sol. Furieuse, je lui lance un premier « Stupefix », toujours au sol. Se cachant derrière un « Protego » lancé à la dernière seconde, déconcentré par les dernières limbes de douleurs, il réplique d'un « Confringo ». Je roule sur le côté afin d'éviter le sortilège. Me relevant entre deux éclairs colorés, je lance un « Colloshoo » à mon adversaire qui est obligé de retirer tant bien que mal ses chaussures tout en évitant mes attaques et en répliquant. Afin de l'empêcher d'y arriver, je lui lance un « Confundo » suivi d'un maléfice de Conjonctivite. Alors que je pensais avoir le dessus, il lance plusieurs « Crache-limace » d'affilé dans toutes les directions, m'atteignant. Je ne peux réprimer un haut-le-cœur alors que je sens la bestiole gluante remonter le long de ma gorge pour s'enfuir sitôt que j'ouvre la bouche. Mon ennemi rigole en entendant les bruits dégoûtants que je produis. Afin de le faire taire, je lui lance, entre deux crachats de limaces, un « Dentesaugmento ». Étant tout deux en mauvais état, nous mettons un terme au combat sans avoir à nous concerter.
- Tu m'le payera, Vinners. Crache le garçon, sa prononciation rendue difficile à cause des dents trop longues ornant désormais sa bouche.
Sans ajouter un mot de plus, il transplane, laissant dans son sillage une fumée blanche. Désormais seule dans la nuit noire, je me laisse tomber au sol, mes genoux repliés soutenant, de part et d'autre, ma tête, et attends patiemment que le dernier sort de mon adversaire prenne fin.
Combien de fois, en écrivant ce chapitre, je ne me suis pas dit : « Ma fille, c'est une parodie. C'est sensé faire rire les gens ! » ?
Rien n'y a fait XD
Mais, au moins, vous avez été présentés au « mec-au-visage-caché-par-un-manteau-noir » :p
