Emi : Nous revoilà !!! Après une absence prolongée du fait que la petite grosse ( Louli ) ne se sentais pas spécialement concernée par le fait qu'une horde de fans nous presse d'avoir la suite de l'histoire… Enfin, c'est pas exactement le cas, mais quoi qu'il en soit, elle a mis du temps à écrire la fin du chapitre.
(Nous procédons de façon à découper le chapitre en deux, je vous rappelle, en gros Louli écrit la partie « Scorpius » et je m'occupe d'« Albus »)
Louli: Si, en fait, la p'tite grosse se sent hyper concernée par le devenir de l'histoire, seulement, sa concentration est actuellement accaparée par les bacs blancs français oraux, SVT en tous genres. Ah, maintenant, vous pouvez deviner nos âges, nos classes, dans quelle section nous sommes… Notre couverture est foutue. (Dans le chapitre… je sais plus combien, ce n'est pas l'eau qui devient légèrement violette, c'est le corps de Scorpius. Sous l'eau gelée… J'avoue que c'est assez extrême, mais bon, il a une peau très sensible ) …….. (une ou deux semaines après: ) DES JOURS!! DES JOURS!!! J'ai mis littéralement des jouuuuuurs à écrire ce foutu POV!!
Chapitre 13
POV Albus
Nous voilà à nouveau dans la merde. Je me sens encore plus mal, si possible. J'ai dû choper un virus, ou quelque chose. J'espère ne pas le refourguer à l'autre boulet, là. D'ailleurs, il a le regard fixé sur le foutu balai. Je me pose par terre (sol trempé, évidement) et admire les efforts qu'il fait pour ne pas réduire le machin en morceaux.
-«Bon… On fait quoi maintenant ?»
Scorpius, au son de ma voix, lève la tête du balai. Puis, il hurle. Fort.
-«MERDE DE MERDE DE MERDE, MAIS C'EST PAS VRAI, QUELLE CHIASSE !»
Surpris, je sursaute. Un silence. Puis, nous échangeons un regard. On commence tous deux à rire nerveusement.
-«On est dans la MERDE !
-Et pas qu'un peu. On fait quoi maintenant ?
-Ahem…
-Bon. Je suggère qu'on reste roupiller ici, ensuite dès qu'il fait jour, on repart, mais cette fois JE prendrais le balai !
-Nan, mais c'est le balai qui est foireux, pas le conducteur…»
J'esquisse un sourire en coin.
-«Enfin, faut admettre que toi, niveau conducteur…
-C'est toi qui m'a dit de …
-J'aurais pas dû.»
Soudain, un énorme bruit se fait entendre sur ma gauche.
Aussi dingue que cela puisse paraître, il y a un BUS à deux étages, de couleur violette, qui vient d'apparaître entre les arbres. Et ce truc s'arrête pile devant nous. Bon sang, je suis béni.
Un petit gars, à peine plus âgé que nous, descend, et nous demande ;
-«Bonjour,Artemis Muldoon à votre service. Vous souhaitez monter au bord du Magicobus ?»
Scorpius s'approche du bus.
-«Euuuh… Ouais.
-Bien, je vais prendre vos valises.
-Nan, nan, on les garde sur nous, merci.»
Il pousse le contrôleur et monte dans le Magicobus.
Je le suis, portant le balai.
A l'intérieur, il y assez peu de personnes. Un petit vieux, au fond là-bas. Et à la place des sièges habituels, des lits. Scorpius et moi nous asseyons sur un qui est à coté de la fenêtre. De toute évidence extrêmement fatigué, il pose sa tête sur mon épaule, et ferme les yeux. Il me murmure
-«Putain, il nous arrive des trucs dingues quand même. Quand j'aurai l'esprit un peu plus lucide, je commencerais à me poser des questions.
-D'accord. Tu veux t'allonger ?
-Oui.»
Il se couche sur le lit, et s'endors presque aussitôt. Quand à moi, je regarde le non-paysage qui défile à la fenêtre (on ne voit rien du tout). Mr Muldoon ne tarde pas à rappliquer :
-«Ah, au fait, Monsieur, vous n'avez pas dit votre destination.»
Un peu gêné, je lui dis qu'on voudrait aller au Nord de l'Ecosse.
-«Ahem… Nous allons à Glasgow dans une heure.
-En fait, notre destination est plus proche de Glairloch.
-Eh bien… Je vous préviendrais quand nous serons arrivés.»
Très bien.
L'autre va à l'avant, à coté du conducteur.
Assez calme, comme bus. Je n'en avais jamais entendu parler avant. A coté de moi, je perçois la respiration de Scorpius. J'ai terriblement envie de m'allonger à ses cotés et de dormir contre lui. Ca choquerait peut-être les autres… Enfin, le petit vieux du fond a sans doute clamsé, il bouge plus.
Je me couche donc contre son dos, passant mes bras sur son torse, et collant ma joue à son épaule. Un petit sursaut se fait percevoir de son coté. Tant pis. Puis, très bas, comme un bruissement, j'entends :
-Au fait, moi aussi je t'aime, Albus.
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-«Vous êtes à destination.
-Hein… ?»
J'ouvre les yeux. Le contrôleur me regarde, et répète :
-«Vous êtes arrivés.
-Ah… Oui.»
Je me lève un peu, m'appuie sur les coudes, puis je m'assois en me frottant les yeux.
Scorpius s'éveille lui aussi. Il est vraiment magnifique, même au réveil, avec ses yeux cernés, cheveux encore plus en bataille que d'habitude. Enfin, bon, pas le temps de s'attarder sur les sentiments. Nous sommes à Glairloch.
Nous descendons tous deux du Magicobus, après un bref « Au revoir » au chauffeur et au contrôleur, que je soupçonne être un homophobe, et après avoir payé le voyage.
Bordel. On fait vraiment le Villes-Miteuses-Tour. Pas impossible que le truc soit hanté. Le bus redémarre en trombe, et nous laisse seuls, à l'endroit ou nous sommes descendus. Scorpius, encore fatigué, passe son bras autour de mon cou et me dit :
-«Bienvenue à Glairkoch.
-C'est Glairloch.
-Idem.»
Quelques instants passent. Je commence à percuter la situation.
-«Bon, on se bouge maintenant.
-Ok, d'ac.»
On ne bouge pas d'un pouce, encore à moitié conscients. Puis, un estomac commence à gargouiller.
Mené par la faim, Scorpius quête une auberge dans son champ de vision.
-«Aha. Trouvé. Viens.»
Il me tire, moi, le putain de balai et le sac de randonneur vers un endroit que j'ai d'abord pris pour une boutique abandonnée. Il fait encore nuit, remarque.
-«Ah, Scorpius… Il est environ trois heures du mat', je pense.
-Oui. D'où ma fatigue, tu piges ?
-Et d'où la fermeture de quasi toutes les auberges.
-…
-Et oui.
-Putain.
-Enfin, on peut toujours emmerder le patron jusqu'à ce qu'il nous ouvre.
-Ca me va.»
Nous nous avançons vers l'auberge, qui se nomme « Le Gallion Fringuant », sans doute un truc de Sorcier, ce qui nous arrange plutôt, vu que nous possédons plus trop de monnaie moldue. Nous tambourinons à la porte en bois, jusqu'à ce qu'un petit gros vienne nous ouvrir, en chemise de nuit assortie à son bonnet de nuit, une bougie à la main. On est vraiment paumés.
-«Bonjour, nous sommes des voyageurs et nous souhaiterions passer la nuit ici.
-Ah… Oui, oui, entrez donc, jeunes gens.»
Aimable, le petit gros.
Nous entrons, et l'intérieur confirme mon impression. On est vraiment, vraiment paumés. C'est éclairé à la lampe à huile…Scorpius, qui est à la base venu ici par faim, demande :
- «Pourrions-nous…. Avoir un repas ?
-Si tard ?
-Oui, nous avons marché toute la journée (menteur), et avons trouvé aucun endroit ou manger.
-Oh…»
Le gars est visiblement touché par notre histoire. Scorpius sait y faire avec les gens.
-«Très bien… Venez, je vais vous donner un petit quelque chose…»
Il se dirige vers ce que je suppose être la cuisine, avant de s'arrêter brusquement.
-«Au fait … Vous êtes des sorciers, n'est ce pas ?»
Incrédules, nous répondons que oui, nous sommes bien des sorciers.
-«Ah… Oui, oui, parce que la marche, et …
-On a cassé notre balai.
-C'est fâcheux.
-Oui.»
Scorpius s'impatiente, il doit crever la dalle.
L'aubergiste nous donne des genres de sandwiches avec quelque chose qui ressemble à de la viande séchée, mais nous avalons tout sans nous poser de questions, tellement on a faim. Ensuite, Scorpius demande pour une chambre.
-«Il me reste la 12. Voici la clé… Ah, non, attendez, elle est ici… Voila. Premier étage, troisième porte à droite. Le numéro est écrit dessus.»
Nous montons donc à l'étage après avoir remercié le mec.
POV Scorpius
Yeah! On est des challengers, lui et moi– avoir trouvé une auberge qui accepte de nous accueillir à 3heures du matin, pour moi, ça relève du miracle! Et surtout, une auberge qui sert de l'à MANGER! Quelle ne fut pas ma joie de découvrir, attablé dans la cuisine du bâtiment, deux assiettes avec trois sandwichs chacune dedans, sandwiches de viande séchée, de jambon, truc comme ça. Bref, délicieux quoi! Y a pas dire, bouffer, quand on est crevé, c'est super.
-«Il me reste la 12. Voici la clé… Ah, non, attendez, elle est ici… Voila. Premier étage, troisième porte à droite. Le numéro est écrit dessus.»
Je prends la clef, et commence à monter les escaliers, après avoir entendu Albus remercier l'homme.
Les marches de l'escalier grincent sous nos pas; le bâtiment semble être assez vieux. Des toiles d'araignée dans les coins des murs, des appliques dont la lumière est atténuée par des décennies de poussière non nettoyée.
Arrivé à la porte, je glisse la clef dans la serrure, l'ouvre, entre.
Bon, je ne m'attendais pas au Chaudron Baveur. Mais quand même. On dirait une grange. Le toit en pente au dessus de nous, un lit, deux-places, au contre un mur. En face de l'entrée, l'unique fenêtre, dont les rideaux ne sont pas tirés. Un rayon de lune ose timidement traverser la vitre trouble; c'est le seul éclairage de toute la pièce.
Je fais quelque pas à l'intérieur, suivi, je l'entends, par Albus, qui ferme la porte à clef derrière lui.
-«Lumos!»
Je me retourne brusquement, surpris – peut pas prévenir, ce con? – et vois Potter, baguette allumée à la main, un sourire de con qui fait peur. Genre, dans l'obscurité, avec la lumière qui vient de par-dessous son menton. Et il me regarde, tout fier. Et il est con… peut-être très, très vaguement mignon.
-«Imbécile…» J'me sens obligé de l'insulter. Un des restes de mon cher géniteur, ça.
Et le pire, c'est qu'il continue de me sourire!
…
…
…
Bon, très bien.
Je me penche vers lui, un bisou. Me détourne rapidement. Les joues en feu. Pas question qu'il en soit témoin, de cette soudaine chaleur des maxillaires. 'Tain… Foutue Chaleur a migré vers le Sud de mon corps. GNIERF. Fait chier.
J'observe la chambre de manière plus détaillée, et avise une porte. Je m'y dirige, l'ouvre, et trouve ce que je m'attendais à trouver.
-«T'as qu'à aller te doucher, la salle de bain est là.
-T'y vas pas, toi?», il répond d'un air perplexe.
-«Non, j'irais après toi, c'est bon…»
Il me regarde bizarrement, hausse les épaules, et rentre dans la salle d'eau. N'ferme même pas la porte, ce mal élevé. Si bien que, du lit où je m'asseye, je vois un tiers de son corps; le reste, caché par le mur. Cette fraction d'humain retire petit à petit tous ses vêtements. TOUS ses vêtements. Je ne vois par conséquent qu'une demi-fesse, qui s'empresse, avec le reste du corps, d'entrer rapidement dans la cabine de douche, et que je ne vois plus. Je ne sais pas si je suis choqué, ou au contraire… frustré.
Exténué, j'enlève ma veste, la lance quelque part, au hasard, et me laisse tomber sur le dos, les bras croisés derrière la tête. Je ne regrette pas de l'avoir suivi. Aventure bizarre, mais aucun regret, jusqu'à présent. Au contraire, j'en suis heureux. Pour beaucoup de choses. Déjà, voyager avec – osons le dire – celui que j'aime, c'est très agréable. Puis aussi, ce qui m'a rendu fier, c'était le coup du tatouage… Puis aussi, j'étais content, quand… enfin … voilà, quoi, première fois pour moi, et c'était sympa, même si y a que moi qui ais – égoïstement – joui, et ben…
Arg… Pourquoi je pense à des choses de ce genre, moi? Mon entre-patte s'est soudainement réveillée. L'image d'Albus penché sur moi… enfin, sur mon membre, la nuit dernière, ne s'efface pas; mon érection persiste.
La seule solution qui me semble un tant soi peu réalisable, serait de, rapidement, avant que Potter ne sorte de la salle de bain, me soulager, moi-même tout seul...
Je me retourne donc, sur le lit, fait face au mur, dos à la porte ouverte de la salle de bain, d'où provient une forte lumière jaune.
J'écoute quelques secondes le bruit de l'eau qui s'écoule du pommeau de douche; c'est bon, je dois avoir encore dans les cinq, dix minutes.
La scène d'hier toujours projetée en boucle dans mon cerveau, j'ouvre jean, bouton, braguette, et passe rapidement ma main sur mon pubis. Enfin, dans un discret soupir de soulagement, mes doigts encerclent mon sexe, et entament un va et vient silencieux.
Je suis allongé sur le dos. Il là, sur moi, appuyé sur ses deux avant-bras posés de chaque côté de mes épaules Ma tête a légèrement basculé en arrière; je sens son souffle dans mon cou, j'entends ses gémissements discrets à mon oreille, ses efforts pour me donner du plaisir. Une de ses mains s'agite, et je la sens, plutôt que je ne la vois, descendre, glisser lentement vers le bas de mon ventre, en caressant au passage mes tétons, mon ventre, mon nombril. Délicatement, il s'empare de…
-«C'est mieux, à deux…», on me souffle à l'oreille.
PUTAIN!
Je sursaute brusquement, me cogne au toit en pente, qui est tout bas au dessus du lit. Je me redresse, le crâne douloureux, une main sur ma verge, les joues en feu. Rapidement, je remets mon membre à l'endroit où il convient qu'il soit, et cache l'ouverture de mon pantalon de mes mains. Honte sur moi, honte sur moi, s'il vous plaît, faites que je meurs à l'instant même. Ou que Potter soit subitement frappé d'amnésie.
La quelconque Puissance que ce soit qui ait pu entendre ma requête décide de l'ignorer. Pourriture.
Albus, cheveux gouttant, serviette balancée sur ses épaules maigrichonnes – mais cependant attirantes – et humides est assis en tailleur, face à moi, vêtu uniquement d'un «sous-vêtement». Il me sourit d'un air sournois.
-«Tu t'amusais?»
… Je dois répondre quoi?
-«…
-Seul?
-…
-Tu pensais à quoi?
-…
-T'avais l'air hyper concentré.
-…
-Les yeux fermés, les sourcils froncés… La main plutôt active…»
Ces derniers mots sont prononcés mielleusement. M'énerve…
-«Tu pensais à moi?», il ajoute.
Il me fait un grand sourire, me regarde avec espoir…
-«Mmooai, saspeu, tètbien…»
Je n'ose même pas le regarder dans les yeux…
-«En vrai?»
GNURF. Trop mignon. WOH! Il vient de s'approcher, genre tout près de moi! Son visage avance de plus en plus, le grand sourire toujours collé en dessous du nez.
-«Euh…
-Tais-toi.», il me répond, d'un ton qui ne donne pas envie de répliquer.
Et après cet ordre, il me donne un baiser. Un baiser tout doux, rapide, chaste, qui ne dure même pas une seconde entière. Un baiser qui fait plaisir.
Mon sexe, dont l'ardeur s'était un peu calmée durant ces quelques minutes, se redresse aussitôt. J'ai peur qu'Albus ne s'en rende compte… Je baisse les yeux, mon regard se pose directement sur ses jambes croisées… Ce que je vois m'amène à penser que je ne le laisse pas de marbre non plus.
Il prend mon menton entre ses doigts, et relève mon visage, de sorte qu'à présent, nos regards se croisent. Ses joues sont joliment roses. Ses doigts quittent mon menton pour aller vers mes joues, puis caresser les piques que forment continuellement mes cheveux. Je sens la paume de sa main qui pousse légèrement ma nuque, et de nouveau, nos lèvres se touchent, dans un baiser plus profond, plus passionné, où s'étouffe un gémissement de ma provenance.
Il s'écarte de moi, me sourit d'un air rassurant.
-«Lève les bras…
-Hein?
-Lève les bras, j'ai dit.»
Euh, bon, très bien, je lève les bras… Oh, ok, d'accord, je vois.
Potter m'enlève mon débardeur. Et me reluques. Et je n'aime pas qu'on me reluque. Trop maigrichon, on m'a souvent charrié, dans des vestiaires, ou le genre d'endroit où les gens te reluquent à poil.
Rapidement, je place mes bras autour de son coup et attire son visage vers moi, de sorte qu'il ne voit que mon visage. Il manque de s'écrouler sur moi, et se retient finalement en posant son avant-bras près de mon épaule. De nouveau, il me sourit tendrement. Alors que sa bouche s'approche de mon cou, que du bout de sa langue, il caresse ma clavicule, son autre main effleure mon épaule, et pour arriver finalement à mon téton, doucement cajolé par ses doigts.
Un gémissement incontrôlé sort d'entre mes lèvres. Albus relève la tête cinq secondes, me regarde d'un air fier, puis replonge dans ses occupations. Sa main, précédemment occupée sur mon torse, franchit délicatement l'unique barrière textile qui le sépare de ma virilité – mon jean étant ouvert sur mon boxer – et s'empare habilement de cette dernière, qui subit de doux va et vient.
Mes gémissements redoublent d'intensité, quand il me sent arriver au paroxysme du plaisir et s'arrête.
J'émets un grognement de frustration, le pousse pour le retourner, et m'assois à califourchon sur son ses cuisses. Je devine, devant moi, son membre douloureusement dressé, emprisonné par une épaisseur de tissu; je dirige mon regard vers ses yeux, les beaux yeux bleus de Potter, qui me murmure:
-«Initiative, quand tu nous tiens…»
Je souris. Tu parles.
J'avance mon visage, embrasse fougueusement sa bouche. Ses lèvres s'entrouvrent doucement, nos langues se mêlent dans un combat acharné. A mon tour.
Tout en pressant ma bouche sur la sienne, j'amène une main sur son sexe que je masturbe maladroitement, et l'autre sur l'un de ses tétons. Par le contact de nos lèvres, je le sens brusquement frissonner. Ma malhabile masturbation semble payer, et je recule légèrement mon visage, pour contempler sur celui de Potter, le plaisir. Visage pour le moins crispé. Ses yeux s'ouvrent; ils sont humides. Il sourit, et ses mirettes semblent scintiller sur le coup, avec le rayon de lune qui trace une fine ligne pâle sur son visage. Il chuchote:
-«Merci, merci, merci…
-Tu pleures? Oh, merde, je suis désolé, je fais mal? Première fois que je fais ça à quelqu'un, et donc, roh la la, je suis vraiment désol-…
-Non, non, c'est pas ça, absolument pas, tu t'débrouilles super bien, continues…»
Bon…Très bien. Fier de moi, héhé.
Mon enthousiasme est boosté –s'il peut l'être encore plus– par ce qu'il m'a dit, et mon activité redouble de vigueur. De nouveau, je pose tendrement mes lèvres sur les siennes; puis, ma bouche dévie, et ma langue se retrouve en définitive dans son cou; de ce geste, je gagne un gémissement en reconnaissance. Ses mains, anciennement agrippées à l'édredon du lit, ont gagnées, réciproquement, mon membre à moi; mes sens sont exacerbés. Plusieurs minutes passent, dans l'ardeur et la vivacité du mouvement constant.
Brusquement, Potter retire ses mains, et viens caresser mes cheveux, à présent au niveau de sa poitrine, dont les tétons sont gentiment agacés par ma langue. Une de ses menottes glisse sur ma joue, puis relève mon menton. Albus me regarde intensément. Puis, il me dit, d'un ton sérieux:
-«Maintenant…
-…Maintenant quoi?», je lui répond, d'une voix tremblante.
-«Je veux qu'on le fasse, maintenant.
-Mais, maintenant, genre là, tout de suite, à l'instant?»
Il me sourit, puis réplique tout bas:
-«Oui, tout de suite…»
Doucement, il me repousse, se déplace sur le côté, et m'allonge à l'endroit où il était trois secondes plus tôt. Mon Dieu. J'ai peur. Combien de fois j'ai entendu Antyochus me raconter qu'une de ses nombreuses conquêtes mâle avait «presque hurlé à la pénétration». 'Tain…
Voyant que je le regarde avec une forte appréhension, Albus pose délicatement ses lèvres sur les miennes, et, alors qu'il passe une jambe par dessus-moi, ses doigts viennent faire subir à l'un de mes tétons une douce torture.
Il est à présent à califourchon sur moi, nu, le boxer balancé je ne sais où, et à décider de me retirer à moi aussi bottes, chaussettes, jean et sous-vêtement.
Une fois tout ce fatras d'habits gênant retirés, moi, nu devant quelqu'un d'autre pour la première fois (consentant pour la première fois…), je le dévisage avec embarras. Lui se recule, s'assoit sur le lit, entre mes genoux qu'il écarte, puis commence à parcourir des yeux mon corps; chose très troublante, pour l'examiné.
Soudain, sans aucun avertissement quelconque, il se penche, et engloutit ma virilité dressée, pour quelque vas et vient. Puis, il relève le visage, et porte sa main droite à sa bouche; il en suce quelque doigts, une lueur perverse dans ses yeux rieurs. Il caresse doucement, en même temps, ma cuisse avec son autre minette. Après ça, il dirige les deux-trois doigts humidifiés vers mon intimité.
Bordel.
Par peur, je recule de quelques centimètres.
-«Eh. T'es magnifique. J't'aimes. J'vais faire doucement, t'inquiètes pas, je t'aimes, je serais gentil…»
Je m'avance, jusqu'à ce que ses doigts frôlent mon intimité. Je lui souris timidement; en réponse, il introduit lentement, en moi, un, puis deux doigts; je gémis de douleur. Les doigts, immobiles, se mettent à bouger peu à peu, transformant la douleur en plaisir, crescendo. De volupté grandissante, je me cambre, soupirant de plus en plus fort. Deux lèvres viennent cueillir les miennes, puis glissent vers le lobe de mon oreille, en passant par ma joue, dont elles agacent le piercing.
Me jugeant prêt à le recevoir, Albus retire ses doigts, passe ses mains sur mes fesses, les soulève pour les placer à hauteur de son bassin. Moi-même, je me redresse, et passe mes bras autour de son cou, pose ma tête sur son épaule. Je noue mes jambes autour de lui… et me sens comme un koala sur son arbre. En toute sécurité, rassuré, et hyper heureux.
Potter m'empale lentement sur son sexe, et la seule chose que je ressens, durant toute cette descente, c'est une douleur, qui se répand dans tout mon corps. Je grimace, et, instinctivement, mord la fine peau de sa clavicule.
-«Détends-toi…»
Enfin, il est en moi, entièrement. Il garde une immobilité complète durant plusieurs dizaines de secondes, de manière à ce que je m'habitue à cette présence en moi d'un corps étranger.
Pfiou…
Pendant ce temps, d'une main, il masturbe maladroitement, autant qu'il peut entre nos deux ventres, mon sexe érigé. Aller, un peu de courage… Je commence à doucement, doucement remuer sur son membre, de haut en bas. M'aidant dans ma toute nouvelle prise d'initiatives, Potter place de nouveaux ses mains sous mes fesses, et, tout en me caressant, commence à me faire faire de plus grands mouvements de va et vient sur lui. La douleur s'est totalement évaporée, faisant place à un plaisir que je n'aurais jamais pu seulement imaginer…
Albus me dépose doucement sur le lit, sans se retirer de moi, et pose ses mains de chaque côtés de ma tête. Je cale mes jambes contre lui, et de nouveau, il recommence à faire des vas et vient dans mon intimité, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Ses coups de reins sont chaque fois plus puissants, et sont maintenant accompagnés d'un gémissement en répercussion, de sa part et de la mienne. Le plaisir toujours grandissant monte, monte…
Dans un dernier coup de hanches d'Albus, un bien-être tel que je n'en ai jamais ressenti s'empare de moi, et je me déverse brusquement entre nos deux ventres, dans sa main qui avait, à la dernière minute, saisi ma virilité pour la caresser. Il ne tarde pas à me rejoindre dans la volupté, se répandant en moi, murmurant mon nom à mon oreille.
Et il s'écroule sur moi, ce relou, moi qui suis en pleine phase post-orgasmique. Mais qui, par amour, supporte gentiment son poids…qui me paraît tout de même de plus en plus considérable. Passée plusieurs dizaines de secondes, il se retire enfin, et telle une gracieuse et magnifique larve, il roule à côté de moi, dans un charmant et délicat grognement.
Il soupir d'épuisement, se colle à moi. Je sens son ventre contre mon flanc; l'un de ses bras vient se mettre en travers de mon abdomen, l'autre main vient tripatouiller les pointes de mes cheveux. Je ne bouge pas, trop fatigué par l'intense activité de ce soir.
Soudain, il me souffle à l'oreille:
-« T'es mon radiateur électrique personnel…
-Quoi?
-Rien… Un truc de moldu…»
