Titre: Cruelles intentions chapitre 14 (Cruel intentions part 14)

Auteur: FayC (keep up the good work ^^!)

Traduction: Kandamio

Beta: Lauryan Mayu Zangkyaku-Sama

Rating: NC-17

Fandom: Viewfinder

Pairing: Mikhail x Fei Long, OCs (Alexei Arbatov, Vladimir Arbatov)

Spoiler: Fixer

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Ayano Yamane - à part Feodora, Alexei et Vladimir, qui appartiennent à FayC.


Le soleil matinal emplit la pièce, quelques doux rayons parvenant à filtrer à travers les rideaux. Mikhail cligna plusieurs fois des yeux pour s'ajuster à la lumière, quand il se leva lentement et sentit quelque chose de doux contre sa main. De longs cheveux de soie noire s'étendaient sur les draps blancs du lit, comme une délicate écharpe de soie. Il se surprit à retenir son souffle lorsqu'il tendit le bras pour le toucher, craignant que ce qu'il voyait ne soit une de ses illusions et ne s'évanouisse juste devant ses yeux, sous son toucher. Pourtant, les douces mèches qu'il tenait tendrement dans sa paume semblaient réelles. Fei Long était réel, et juste ici, à ses côtés, endormi sur le lit.

Il soupira de soulagement et sourit doucement alors que ses yeux admiraient le visage sans défaut qui dormait si paisiblement à côté de lui. Ce visage... ce beau visage qu'il adorait plus que tout dans sa vie était juste ici, pour qu'il l'admire une fois de plus. Il se demanda si Fei Long savait seulement à quel point il aimait le regarder, qu'il montre de la colère, de la frustration, de la tristesse, ou parfois, très rarement, un fragment de joie. Si seulement il pouvait remplir sa vie de moments comme celui-ci, regarder Fei Long dormir à ses côtés, se réveiller avec le beau parfum de ses cheveux, être là pour voir chacun de ses sourires, chacun de ses rires et chacune de ses larmes, alors sa vie serait complète. Il n'y avait rien qu'il ne soit prêt à donner pour cela, rien qu'il ne soit prêt à sacrifier.

A ce stade, il commençait à se demander si tout cela n'était pas une illusion qu'il avait créée, la beauté de Fei Long, ses adorables habitudes, et sa perfection. Fei Long était-il vraiment aussi beau, ou était-il beau parce qu'il l'aimait aussi fort? Peut-être n'était-ce qu'une invention d'amoureux transi qu'il lui semble être aussi parfait en tous points, spécialement à des moments comme celui-ci, où il n'arrivait jamais à détacher ses yeux de lui.

"Arrête de me regarder." Cette voix douce comme la soie provenait de l'homme qu'il croyait être encore endormi.

Mikhail pouffa en se penchant, appuyé sur son coude, pour s'approcher de Fei Long. "Je ne peux pas. J'ai rarement l'occasion de te voir dormir. Tu te réveilles toujours avant moi." protesta-t-il, tandis que ses doigts caressaient la douceur du bras dénudé de Fei.

"Je suis réveillé depuis un moment." murmura-t-il.

"Oui, mais aujourd'hui tu es resté au lit." Un doux ronronnement s'échappa de sa gorge, lorsqu'il se pencha pour embrasser l'épaule de Fei.

"Où pourrais-je aller? Ce n'est pas franchement ma maison."

Il parcourut tendrement le bras long et élégant d'une traînée de baisers, en disant dans un murmure, "Mais ma maison est ta maison."

"Bien sûr, mais c'est encore la maison de ton père." Un sourire narquois apparut sur ce beau visage, tandis qu'il parlait.

Mikhail se tut et leva les yeux au ciel de frustration. "Oh, pour l'amour de Dieu, Fei, est-ce que tu es obligé de tout gâcher à chaque fois? Tu es juste cruel, tu le sais, ça?"

Fei Long se retourna pour lui faire face et sourit, tendant la main pour pincer joyeusement la joue de Mikhail. "Oh, mais tu m'aimes comme ça, espèce de gros ours."

A cet instant, il réalisa soudainement que Fei Long était différent. Quelque part, il était plus détendu, plus à l'aise avec lui-même. Quelque chose avait changé dans la manière dont il parlait, et maintenant, il y avait une pointe d'affection dans ces yeux couleur améthyste habituellement froids. Son coeur manqua un battement lorsqu'il reconnut ce changement.

"Je t'aime comme ça." Il lui était impossible de faire quoi que ce soit d'autre que d'embrasser ces lèvres qu'il aimait tant, encore et encore. Ce nouveau Fei Long était si incroyablement adorable qu'il était impossible de s'en lasser.

Un doux gémissement échappa des lèvres en partie ouvertes de Fei, lorsque Mikhail glissa sa main sur le côté de sa cuisse, mordillant en même temps le creux de son cou. Mikhail savait bien comment le toucher. Comment pourrait-il ne pas désirer ces mains rudes sur lui, quand elles connaissaient chaque parcelle de son corps? Comment pourrait-il ne pas aimer ces lèvres qui connaissaient tous ses points sensibles, ne pas aimer cet homme qui connaissait son esprit comme le dos de sa main?

"Tu sais, on devrait vraiment changer de cadre, parce que faire ça au même endroit pour la cinquième fois d'affilée commence à m'ennuyer." commenta-t-il d'une voix douce, séductrice, qui fit tout de suite durcir l'érection de Mikhail.

"Sixième." corrigea Mikhail en embrassant de nouveau ces lèvres. "Et j'ai l'endroit parfait, pour plus tard."


L'hélicoptère atterrit sur la plaine couverte de neige, en face de la maison. Fei Long descendit lentement et se tint immobile, en silence, ébahi à la vue qui se présentait à lui. Mikhail lui avait dit qu'ils allaient dans sa maison de plaisance près du lac, et il l'avait imaginée comme juste une autre de ses luxueuses villas. A sa grande surprise, c'était un chalet plutôt petit comparé à ses autres propriétés. La chose la plus extraordinaire, au sujet de cette maison, c'était sa localisation. Construite au milieu de plusieurs arbres magnifiquement âgés, la délicieuse maison apparaissait comme un sanctuaire incroyablement paisible et privé, juste devant le lac gelé Baikal. C'était une vision qui lui avait coupé le souffle dès l'instant où il l'avait vue.

"Tu aimes?" demanda Mikhail en ajustant l'écharpe de cachemire autour de sa nuque pour se garder chaud.

"C'est incroyable." répondit-il lentement de sa voix soyeuse, ses yeux encore fixés sur les alentours.

Un sourire doux de satisfaction apparut sur le visage de Mikhail, lorsqu'il entendit le compliment de Fei. Il aimait passer son temps ici, en particulier en hiver, quand tout devenait blanc et que l'immense lac se glaçait et était couvert de neige. Il voulait amener Fei Long ici depuis un moment, mais n'en avait jamais eu l'occasion jusqu'ici, et de voir que Fei semblait l'aimer autant que lui emplissait son coeur d'une joie qu'il n'avait jamais connue.

Etrangement, la maison semblait plus adorable que la dernière fois où il l'avait vue. Le lac semblait plus beau que dans ses souvenirs. Avec Fei Long ici à ses côtés, tout semblait mieux.

Fei Long leva un sourcil quand il réalisa que le personnel qui s'était rassemblé devant la maison pour les accueillir commençait à monter dans l'hélicoptère. "On s'en va?" demanda-t-il.

"Non, eux s'en vont." La réponse était bien trop courte pour qu'il comprenne ce qu'il se passait.

"Pourquoi est-ce que le personnel s'en va?" Considérant qu'ils venaient juste d'arriver, il semblait irraisonnable que le personnel parte.

"Parce que je leur ai dit de le faire." répondit Mikhail avec un sourire légèrement malicieux sur le visage, qui lui fit comprendre immédiatement le motif derrière cette action.

"Tous?" se demanda-t-il.

"Tous."

Une fois leurs affaires apportées à l'intérieur et déballées, le dernier groupe d'employés s'excusa et partit. Fei Long ôta son manteau et se balada tranquillement dans la maison, admirant les belles décorations qui étaient choisies soigneusement, dans le moindre détail, avec un goût exquis. Il avait vu beaucoup de luxueuses villas dans sa vie, mais aucune ne rayonnait autant la chaleur et le confort que cet endroit. La villa était juste de la bonne taille, les chambres n'étaient pas larges au point de donner l'impression d'être sans vie, ni petites au point de sembler encombrées de partout.

L'immense fenêtre de verre du salon surplombait le lac gelé avec un angle parfait. Complètement sonné face à la vision qui s'offrait à lui, Fei Long se tenait immobile, regardant au loin vers l'hypnotisant paysage enneigé. Il ne s'était jamais senti aussi calme au fond de son coeur. Ici, au milieu de cette beauté à couper le souffle que la nature avait à offrir, et avec ni immeubles ni humains en vue, il avait l'impression de pouvoir faire tout ce que son coeur désirait. Plus d'obligations ni d'inquiétudes. Plus de passé ni de peine. Ici il pourrait presque tout oublier. Presque.

Des bras puissants s'enroulèrent par derrière autour de sa taille, tendrement. Un souffle chaud, régulier atteint le creux de sa nuque, tandis qu'il sentait la poitrine ferme de Mikhail contre son dos.

"C'est beau, n'est-ce-pas?" murmura-t-il. "Avant, quand j'étais jeune, j'aimais patiner sur le lac gelé. Parfois, on sortait les chiens pour glisser et faire la course sur des kilomètres, Alexei et moi. Mon père a dû organiser une battue pour nous retrouver, une fois. On a été privé de sortie pendant un mois. Maintenant que j'y pense, c'était un peu stupide." Il rit doucement à l'évocation de ses souvenirs d'enfance. Même sans une mère, son père avait réussi à les éduquer avec assez de moments mémorables pour leur vie entière.

"Et qui a gagné?" demanda Fei Long sur un ton moqueur.

"Alexei." sourit-il. "Il utilisait des huskys d'Alaska, ils sont plus rapides. Les miens étaient des huskys de Sibérie, des chiens plus lents, mais indéniablement magnifiques, pourtant." expliqua Mikhail, la voix pleine d'affection lorsqu'il les décrivait.

Fei Long pouffa en imaginant le jeune Mikhail Arbatov avec une bande de chiens. "Je suis surpris que tu n'aies pas essayé de prendre des huskys d'Alaska juste pour battre ton frère."

"Je n'y penserais jamais. J'aimais mes chiens. Ils étaient splendides." dit-il doucement, enfouissant son visage dans les mèches soyeuses de la chevelure d'ébène, murmurant à l'oreille de Fei, "Je suis accro au splendide."

Fei Long pouvait sentir le souffle chaud qui s'accélérait contre sa nuque, tandis que Mikhail s'approchait de lui. Ces lèvres frôlèrent gentiment sa joue tandis qu'il sentait le coeur de Mikhail battre dans son dos. "Tout comme je suis accro à toi." murmura Mikhail avec amour.

Il se retourna lentement pour croiser le regard de ces beaux yeux bleus qui le fixaient avec tant d'affection. C'était dans ces yeux qu'il se sentait en sécurité. C'était dans ces bras qu'il en était venu à aimer son existence, en sachant qu'il était désiré, exigé et chéri par quelqu'un à un tel point, par quelqu'un qu'il tenait proche de son propre coeur.

Pendant un moment tout sembla s'arrêter, les oiseaux pépiant dehors, le vent qui soufflait contre la fenêtre, les flocons de neige qui volaient dans la brise. Là, dans l'étreinte l'un de l'autre, ils se perdirent dans un baiser gentil mais passionné, qui était senti sous chaque parcelle de leur peau. Le seul son qu'on pouvait encore entendre était le rythme régulier de leur respiration et le son de leurs cœurs qui, pour une fois, battaient à l'unisson.

Fei Long enfouit son visage dans la poitrine masculine à laquelle il s'était habitué, après avoir rompu le baiser. Il aimait mettre comme cela son visage contre le corps de Mikhail, écoutant le son de ses battements, sentant la chaleur contre sa joue, et inspirant le parfum de cet aftershave qui semblait l'apaiser à chaque fois qu'il atteignait son nez. C'étaient des choses plutôt simples, pourtant c'étaient ces choses-là qui comblaient le vide dans son coeur.

"Misha, je peux te demander quelque chose?" demanda-t-il finalement, en levant la tête.

Mikhail sourit gentiment dès qu'il entendit la façon dont Fei Long prononçait son nom. "Oui, mon coeur?"

C'était inapproprié, il le savait, mais pourtant il devait demander. "Bon dieu, comment on va survivre ici sans un seul employé?"

Il se contenta de rire doucement et se pencha en avant pour l'embrasser sur la joue. "Je vais gérer. Tu n'auras pas à t'inquiéter de quoi que ce soit."

Un air sceptique sur le visage, Fei Long le remit en doute pour être sûr, "Tu vas gérer. Comme si tu avais déjà fait la vaisselle avant, dans ta vie."

Cette fois, l'accusé sembla un peu troublé, "Tu ne me connais vraiment pas, hein?"

"Eh bien, savoir ça ne m'intéressait pas vraiment à l'époque." Expliqua-t-il, levant les yeux au ciel et détournant le regard pendant quelques secondes pour seulement se retourner et voir un visage déçu devant lui. Se sentant un peu coupable, il tendit le bras pour ébouriffer ces boucles blondes.

"Oh, allez gros ours, soit un homme et commence déjà à gérer. J'ai faim."


Fei Long se hissa pour s'asseoir sur l'îlot de la cuisine, observant Mikhail qui déballait précautionneusement le carré d'agneau qu'il avait pris dans le frigidaire. Il ne put s'empêcher de sourire à la vue qui s'offrait à lui. Mikhail avait du le remarquer, car il posa son couteau et le fixa avec irritation.

"Quoi?"

"Rien." Il essaya du mieux qu'il put de corriger son expression, et y échoua misérablement.

Lorsqu'il réalisa que ces yeux bleus le fixaient toujours en silence, exigeant une réponse claire, il abandonna simplement.

"Je ne peux pas m'en empêcher. Mikhail Arbatov, le démoniaque mafieux russe, dans son tablier, cuisinant dans sa cuisine! Ça n'a pas de prix. Je devrais prendre des photos." dit-il sur un ton de plaisanterie.

Essayant de ne pas imaginer ce qu'il pourrait faire si Fei Long était en fait sérieux, il fixa ce beau visage pendant un court instant. "Mon coeur, au lieu de te contenter de rester assis sur ton trône et de te moquer, pourquoi tu ne lèves pas ton royal derrière pour m'aider, histoire de changer?" se plaint-il en prenant le couteau et en retournant travailler la viande.

Il eut un sourire narquois à l'écoute de la suggestion. "Désolé, mon coeur, mais je ne travaille pas à moins d'un million. Tu gères. Je regarde."

Il leva son couteau et le pointa vers Fei Long en signe d'avertissement. "Alors, votre Altesse, taisez-vous s'il vous plaît, et regardez."

Après avoir décidé d'être agréable pour une fois, il resta calmement assis et regarda ces mains puissantes manier le couteau, ôtant habilement la graisse du carré d'agneau, comme un vrai professionnel. Ses yeux se plissaient tandis qu'il se concentrait sur le travail entre ses mains. Quelques mèches de ces boucles blondes tombaient de manière désordonnée sur son front, encadrant son visage parfaitement sculpté de manière normale mais adorable. Mikhail savait vraiment ce qu'il faisait, et il avait même l'air bien en le faisant.

"Mon dieu, tu sais vraiment cuisiner." Il ne put s'empêcher de dire cela à haute voix.

Un sourire arrogant apparut sur son visage lorsqu'il leva les yeux de la viande. "Je ne fais pas que cuisiner. Je cuisine très bien, merci."

"Comment ça se fait?" C'était surprenant, bien sûr, si l'on considérait que lui-même n'avait jamais cuisiné avant dans sa vie, et que l'éducation de Mikhail ne devrait pas être différente.

"Papa adore cuisiner. C'est son loisir préféré. Depuis tout petit, j'ai beaucoup aidé dans la cuisine." dit-il sans lever les yeux de la planche à découper. Il y avait toujours de l'affection dans ses yeux quand il parlait de son père. "Les moments où il est le plus détendu sont ceux où il cuisine, et on adore être près de lui quand il le fait. Alexei avait l'habitude de dire que papa est de bonne humeur quand il a un couteau à la main." Il rit doucement en se souvenant de ces mots.

Fei Long écouta tranquillement, la tendresse se reflétant sur son visage. En dépit de sa réputation d'être plutôt rude, Mikhail était en réalité très gentil et pouvait être très aimant. Ce n'est qu'à ce moment qu'il réalisa que l'affection qu'il avait reçue de son père avait beaucoup à voir avec ça. Vladimir était véritablement un homme fantastique, et il avait élevé au moins un fils fantastique.

"Eh bien, je suis impressionné." Il souriait sincèrement en le complimentant.

"Je suis un homme qui peut t'entretenir, mon coeur." Mikhail leva brièvement la tête et lui fit un clin d'oeil.

"Je ne suis pas ta femme."

Il haussa un sourcil et parla d'un ton moqueur. "Bien sûr que non. Si tu l'étais, ce serait toi qui serais en train de cuisiner et de faire la vaisselle, pas moi. Maintenant, est-ce que tu veux bien me passer du romarin, s'il te plaît?"

Fei Long fixa calmement les légumes sur l'îlot de la cuisine, se demandant pourquoi Mikhail s'attendait seulement à ce qu'il sache à quoi ressemblait du romarin non cuisiné.

Réalisant qu'il était peut-être en train de demander l'impossible, Mikhail soupira et pointa les brins de romarin sur l'assiette. "Le truc vert sombre, petit et feuillu, à ta droite. Celui qui sent comme toi."

Fei Long prit une tige et la porta à son nez, curieux. "C'est vrai?"

"Oui, c'est vrai mon coeur." Il prit la tige des mains de Fei et posa un bref baiser sur ses lèvres. "Entre autres choses."

Après avoir placé des feuilles de romarin sur le carré d'agneau et avoir mis celui-ci dans le four, Mikhail se retourna et commença à faire de la salade. "Fei, quel dressage?" demanda-t-il en levant les yeux vers lui.

"Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu peux faire?"

"N'importe quoi. En fait, je crois que nous avons du roquefort dans le frigidaire." Il se tourna vers le réfrigérateur et saisit un morceau de roquefort et de la crème sûre.

En moins de dix minutes, il réussit à monter le dressage sans difficulté. Plongeant son doigt dans le dressage d'un blanc crémeux, il se tourna vers Fei Long. "Tiens, goûte ça. Dis-moi si c'est trop aigre."

Fei Long hésita un peu avant de prendre le doigt dans sa bouche, suçant le dressage crémeux hors de son doigt, lentement, et entendit un gémissement de satisfaction de Mikhail. "C'est bon." Commenta-t-il, de sa douce voix traînante, en laissant le doigt glisser hors de ses lèvres.

"Tu es sûr?" demanda-t-il, les battements de son coeur s'accélérant d'un coup.

"Goûte-le toi-même." Fei se pencha en arrière et s'appuya sur son coude, le regardant de manière séductrice à travers ses longs cils.

Gardant ses yeux sur ses lèvres chaudes et humides, Mikhail déglutit en plongeant son doigt dans le dressage, le recouvrant d'une couche épaisse de la substance blanche, crémeuse. Sa respiration s'accéléra, tandis qu'il se penchait en avant et portait son doigt aux lèvres de Fei, lui faisant signe de l'accepter dans sa bouche.

"Je t'ai dit de le goûter toi-même." protesta doucement celui-ci.

Séparant lentement ses lèvres avec son doigt, il se rapprocha et lécha lentement le dressage sur les doux contours de la bouche de Fei. "Oui, mais je veux savoir quel goût ça a dans ta bouche." murmura-il doucement, ronronnant entre deux rapides inspirations. La simple pensée d'être dans la bouche de Fei suffisait à le rendre dur.

Fei Long se releva légèrement pour prendre le doigt de Mikhail dans sa bouche, le laissant glisser au fond de sa gorge avant de reculer et de laisser les lèvres de Mikhail se presser contre les siennes à la place. Un doux gémissement força son chemin hors de sa gorge, lorsqu'il sentit la langue humide de Mikhail s'entrelacer avec la sienne, savourant le goût du dressage dans le moindre recoin de sa bouche.

Ses mains puissantes se glissèrent vers le bas pour déboutonner lentement sa chemise, suivies de ses lèvres qui l'embrassèrent du creux du cou à sa poitrine. La chaleur des souffles rapides de Mikhail sur sa peau, et la douceur de ses lèvres contre son corps le firent tressaillir et gémir sans pouvoir s'en empêcher, sous le muscle solide de la carrure de Mikhail.

Fei Long mordit sa lèvre inférieure en anticipant, lorsque ces mains puissantes le défirent de son pantalon et s'enroulèrent autour de son érection. De sa main libre, Mikhail releva le menton de Fei pour lui faire face, effleurant sa joue de ses lèvres en disant doucement "Laisse-moi te regarder."

Il pouvait sentir son coeur battre à tout rompre, pendant qu'il regardait au fond de ces yeux bleus. Mikhail pourrait presque lui faire l'amour rien qu'avec ces yeux. L'intensité du désir qui s'y cachait le plaquait au sol, sans aucun espoir d'échapper à son étreinte.

"Dieu devait se pavaner, quand il t'a fait." dit doucement Mikhail, caressant le visage de Fei du dos de sa main, admiratif. Les yeux fixés sur le beau visage en face de lui, il commença à caresser l'érection de Fei, le rapprochant un peu plus de ses limites à chaque mouvement.

Quelques assiettes se brisèrent sur le sol, à cause de sa tentative pour se contrôler, lorsque Mikhail prit son érection dans sa bouche. Personne ne savait le pousser à sa limite comme lui. Nulles lèvres ne savaient manipuler son corps autant que ces lèvres. Rien ni personne ne pouvait le priver de tout contrôle de soi autant que ses sessions de sexe avec Mikhail Arbatov, le seul homme assez extraordinaire pour le faire obéir au doigt et à l'oeil avec si peu d'efforts.

Sachant qu'il était sur le point d'atteindre ses limites, il saisit à deux mains les douces boucles blondes et se poussa dans la chaleur de la bouche de Mikhail, tendant chacun de ses muscles, puis poussa un cri qui était une vraie musique aux oreilles de Mikhail, lorsqu'il jouit.

"Bon dieu, c'est le meilleur truc que j'ai jamais goûté de ma vie." Il essuya la trace de semence sur ses lèvres et lécha son pouce, comme s'il goûtait un plat étoilé.

Un sourire aimant apparut sur son visage quand il regarda son bel amant qui essayait encore de reprendre son souffle, sa peau parfaite légèrement rougie par l'afflux de sang dans ses veines. Il tendit la main pour gentiment mettre les douces mèches de cheveux derrière les oreilles de Fei, en parlant. "Dis-moi que tu as apprécié ça autant que moi."

Fei Long rit doucement et passa sa main dans les douces boucles qu'il adorait. "Misha, imbécile. Ce n'est pas évident? Maintenant arrête de me poser des questions stupides et remets-toi au travail. J'ai toujours faim."

"Pour une fois, Fei, est-ce que tu pourrais ne pas être aussi..." Il se tut un instant pour réfléchir au mot qui pourrait décrire au mieux le comportement de Fei, puis il leva les yeux au ciel et soupira en abandonnant, "toi". Que pourrait-il faire? Fei serait toujours Fei, et l'aimer signifiait tout aimer en lui. "Oh et puis on s'en fout. Il y a de la crème brûlée dans le frigidaire. Sers-toi. Peut-être que ça t'adoucira un peu."

Après avoir enfilé sa chemise et son pantalon, les laissant déboutonnés, Fei Long sauta en bas de l'ilot, et prit de la crème brûlée. Il pencha à nouveau au-dessus du bord de l'îlot, faisant face à Mikhail, tandis qu'il portait une cuillerée de crème dans sa bouche.

"C'est bon?" demanda l'homme qui lui offrait de l'entretenir.

Il se tut un instant avant de mettre une cuillère de crème brûlée dans la bouche de Mikhail.

"J'aime la crème brûlée." gémit doucement Mikhail, lorsque la crème sucrée atteint ses papilles, et il embrassa brièvement Fei sur le front. "Mais toi me donnant de la crème brûlée, ça m'emmène au paradis."

"Oh, je suis sûr que je peux faire plus que ça." dit-il en portant une autre cuillerée à sa bouche et en effleurant de ses lèvres la bouche de Mikhail. "Tu ne veux pas savoir quel goût ça a dans ma bouche?"

Le soudain afflux de sang dans ses veines lui donna le tournis. Son coeur avait dû rater quelques battements rien qu'à entendre ces mots. L'ancien Fei Long, réservé et rigide, suffisait à le mettre en laisse, mais ce nouveau Fei Long, agréable et séducteur, était presque assez dangereux pour le tuer d'une crise cardiaque, avec seulement quelques mots. Essayant de ne pas sauter comme un fou sur l'être magnifique qui se trouvait devant lui, il se limita à embrasser avec passion ces lèvres, dévorant le goût sucré de la crème brûlée mêlé à celui, inoubliable, de Fei Long.

Lentement submergé d'un désir sauvage pour la beauté exotique entre ses bras, il enleva rapidement sa propre chemise. Sa peau se languissait de sentir la peau de Fei contre elle, de la même manière que ses lèvres se languissaient d'embrasser chaque centimètre de son corps.

Des doigts longs et élégants attinrent son visage et le prirent tendrement entre les mains auxquelles ils appartenaient. "Misha, pourquoi est-ce que tu te retiens?" Il pouvait le voir dans ces yeux bleus, le désir sauvage qui le dévorait vivant. L'expression sur ce visage était presque celle d'une douleur atroce.

"C'est si évident que ça?" demanda-il, la respiration lourde et erratique.

"Je te connais."

Ces mots lui suffirent pour se lier à Fei Long pour le restant de ses jours. Il se pourrait bien que Fei Long soit la raison pour laquelle il était vivant, le but unique pour lequel il était ce qu'il était, pour lequel il se trouvait où il se trouvait, pour le rencontrer, l'aimer, et pour être juste là dans ses bras.

"Je ne veux pas te blesser." répondit-il dans un murmure, essayant toujours de ne pas devenir fou.

"Tu ne le peux pas." dit doucement Fei Long à son oreille. "Tu ne l'as jamais fait, et tu ne le feras jamais." Mikhail le plaçait toujours son bien-être au-dessus de tout. Contrairement à ce que n'importe qui aurait pu croire, il était plus que capable d'être aussi gentil. Personne ne l'avait jamais autant aimé, personne ne l'avait jamais chéri à ce point. "Si tu ne peux pas être toi-même avec moi, alors pourquoi suis-je ici?"

Il se pencha en avant et embrassa ces lèvres de toutes ses forces, relâchant le désir pur qui menaçait d'exploser dans ses veines. C'est à cet instant qu'il comprit que ses sentiments étaient compris, et qu'on saisissait l'ampleur de son amour. Les mains rudes et puissantes bondirent sur leur proie, pour posséder chaque parcelle de l'homme qu'il aimait, remerciant Dieu pour chaque seconde où Fei Long était dans ses bras. Fei Long acceptait chacune de ses caresses, peu importe à quel point il était brusque, ne se souciant pas des hématomes qui pourraient lui rester pendant une semaine.

Quand il fut incapable de se retenir plus longtemps, Mikhail prit la bouteille d'huile d'olive sur l'îlot et lubrifia ses doigts avant de les glisser à l'intérieur pour préparer son amant, ces lèvres magnifiques le gratifiant d'un doux gémissement. Après s'être assuré que Fei Long était prêt, il retira ses doigts et entra aussi lentement que ce qu'il lui restait de raison le lui permettait.

Fei Long tressaillait à chaque mouvement qu'il faisait, gémissant un son qui poussait Mikhail à se mordre les lèvres pour retenir son orgasme.

"Fei, si tu fais encore un son, je vais craquer pour de bon." Comme s'il y avait quelque chose de plus érotique que de voir la plus belle créature du monde s'agitant en vain sous lui, il fallait que Fei Long pousse un cri qui menaçait énormément sa santé mentale.

Inclinant sa tête en arrière et se cramponnant comme si sa vie en dépendait, il avait envie de maudire Mikhail pour l'éternité. "Qu'est-ce qui te fait penser que je ne suis pas moi-même en train de craquer?"

Peut-être qu'il y avait un peu trop de chauffage, ou peut-être que c'était l'acte vigoureux de leur union, quoi qu'il en soit, la température de la pièce augmenta assez pour que de minuscules gouttes de sueur coulent le long de leurs corps. Mikhail se pencha en avant et l'embrassa tandis qu'il se poussait de plus en plus dur, de plus en plus profond, les envoyant tous deux à la limite de l'évanouissement. Fei Long pouvait sentir les gouttes de sueur qui ruisselaient le long du visage de Mikhail et qui entraient dans leurs bouches tandis qu'ils continuaient à s'embrasser. Sachant qu'il était sur le point de jouir, Mikhail enveloppa l'érection de Fei de sa main et commença à la caresser en rythme avec ses assauts. Le corps magnifique dans ses bras, maintenant glissant à cause de leur transpiration à tous les deux, eut un violent soubresaut et se tendit pendant quelques secondes, tandis qu'ils jouissaient tous deux. Le tout était accompagné d'un son tel que Fei Long fut soulagé que Mikhail ait décidé de chasser le personnel.

"Maintenant tu comprends pourquoi il fallait que je chasse le personnel." dit Mikhail, riant légèrement en essayant de reprendre son souffle.

Fei Long ferma les yeux et essuya la sueur sur son visage. "En fait, c'est ce que j'étais en train de me dire." Se levant lentement de l'îlot, il jeta un coup d'oeil à son corps et poussa un soupir de dégoût. "Je suis dégueulasse. Il me faut un bain."

Mikhail sourit et lui planta un bref baiser sur la joue. "Pars devant. Je vais finir ici. J'ai presque terminé, de toute façon."


Entrant lentement dans le jacuzzi démesuré, qui était rempli à ras bord d'eau chaude et rassurante, Fei Long reposa sa tête sur le rebord et ferma ses yeux un moment, inspirant le parfum apaisant du bain à la camomille qui l'entourait.

"Fei."

Il sursauta lorsque Mikhail toucha son épaule. Il avait dû s'assoupir un moment.

"Je t'ai épuisé, n'est-ce pas?" dit Mikhail en souriant gentiment, ôtant ses vêtements pour entrer dans le jacuzzi.

"C'est le sel de bain à la camomille." répondit Fei Long d'un ton las, faisant de la place à Mikhail pour qu'il puisse s'asseoir derrière lui. "Tu as fini?"

"J'ai fini." Il soupira de contentement et passa ses bras tendrement autour de la taille de Fei, mordillant son épaule tout en disant "et toi, mon coeur, tu es tout à moi, maintenant."

Fei Long laissa échapper un petit rire sarcastique. "Tu aimerais bien."

"Oh, mais tu aimes ça, quand même, n'ai-je pas raison?" Il embrassa doucement l'élégante nuque qui se trouvait devant lui, se demandant comment Fei Long faisait pour sentir bon tout le temps.

"J'aime beaucoup de choses." Protesta-t-il doucement, reculant pour se reposer contre le corps de Mikhail. C'était sûrement le bain chaud et le sel de bain à la camomille qui le rendaient aussi aimable.

"Comme quoi?" demanda Mikhail dans un murmure, tendant le bras pour prendre l'éponge et la presser au-dessus du bras de Fei Long.

Après s'être tu un moment pour penser à ses réponses, il les prononça lentement, de sa voix soyeuse, tout en appréciant la sensation de l'eau chaude tombant sur son corps. "Les livres. L'opéra... Mon thé de l'après-midi..."

Même s'il savait déjà tout cela, entendre Fei Long parler des choses qu'il aimait, avec une telle tendresse dans la voix, était une réelle musique pour ses oreilles.

"Quoi d'autre?" Ses mains puissantes frôlèrent gentiment la peau douce de ses bras, en posant la question.

Fei Long se tut pendant quelques secondes avant de continuer, les yeux fermés, d'imaginer les choses qu'il aimait en les décrivant. "La douceur de la soie sur ma peau... Tao me brossant les cheveux."

Pressant doucement ses lèvres sur l'épaule de Fei, pendant que ses mains continuaient de tâter la douceur de la peau de son amant, il murmura "...et?"

Il y eut quelques secondes de silence avant que Fei Long ne prononce des mots qui firent apparaître des papillons dans son estomac.

"...Tes mains puissantes sur moi... Tes douces boucles de cheveux autour de mes doigts... Le parfum de ton après-rasage." Il releva le menton et pencha sa tête de côté, tandis que Mikhail l'embrassait avec plus de force sur le côté de sa nuque. Respirant profondément, il ferma les yeux et laissa les mots s'échapper de sa gorge dans ce qui ressemblait à un murmure. "Nous. Maintenant."

S'il y avait un paradis sur Terre, ça devait être ce qui s'en approchait le plus. Des mains fortes retournèrent le corps en face de lui et l'attirèrent dans son étreinte, faisant glisser ses doigts le long du dos de Fei, embrassant ces précieuses lèvres. "A mon tour?" demanda-t-il tendrement, serrant délicatement dans ses bras le corps de son amant, couvert de gouttelettes d'eau chaude.

"A ton tour." Fei Long lui adressa un de ses rares tendres sourires, passant sa main dans les boucles humides de Mikhail.

"Mes Lamborghini... Le bon vin...Les avions - J'adore voler." Il récita lentement sa liste, s'arrêtant de temps en temps pour embrasser ces lèvres dont il ne pourrait jamais se lasser. "... Ella Fitzgerald... Le café."

"Les biscottis aux amandes." ajouta Fei. Mikhail rit doucement et lui prit un autre baiser avant de glisser tendrement le dos de sa main le long de la joue de Fei, tout en continuant sa liste.

"Quand tu bois du thé... L'air sur ton visage quand tu lis... Tes cheveux." Il prit la main de Fei Long dans la sienne et l'embrassa en parlant. "Tes mains dans mes cheveux."

Fei Long gémit doucement lorsque Mikhail l'embrassa sous la clavicule, tandis que sa main descendait lentement, le long de son dos. "Ta peau." Murmura-t-il. "Ton goût dans ma bouche." dit gentiment Mikhail, s'arrêtant entre deux idées pour se gratifier du goût de ces lèvres qu'il adorait. "Le bruit que tu fais quand je t'embrasse."

Rompant le baiser, il tint tendrement le visage de Fei entre ses mains et regarda droit dans les yeux améthyste en déclarant "Nous. Maintenant."

Vladimir s'immobilisa un instant avant de s'asseoir à la table à manger, où ne se trouvait qu'Alexei. "Pourquoi Mikhail n'est-il pas à la table?" Une trace d'irritation était palpable dans sa voix. On attendait de tous les membres de la famille qu'ils se joignent à la table, quand ils étaient dans les parages. Maintenant que ses deux fils étaient revenus de plusieurs années passées à l'étranger, c'était le moins qu'il puisse exiger d'eux.

Alexei fit un geste vers l'autre place vide, qui était réservée à Fei Long, et redirigea son regard vers son père. "Il sont partis pour le chalet ce matin. Je ne pense pas qu'il faille les attendre avant quelques jours."

Une ride minuscule apparut entre les sourcils de son père, pendant une fraction de seconde; Alexei sourit intérieurement en la voyant. Vladimir était réputé pour ne jamais montrer ses émotions. Même ses fils avaient besoin de l'observer très minutieusement pour saisir de quelle humeur était leur père, ou bien s'il trouvait quelque chose plaisant ou non. Pour l'homme qu'il était, une ride entre les sourcils signifiait que quelque chose allait bientôt être fait.

"Il a fallu que j'organise tout cela pour l'éloigner de Fei Long. Puis tu l'as ramené avec toi. Tu veux bien t'expliquer, Alexei?"

Alexei s'adossa à sa chaise, pianotant joyeusement sur la table en parlant. "Tu me connais déjà, papa. Je fais ce que je veux."

Personne, pas même Mikhail, n'oserait dire ce que sous-entendait Alexei et ne s'en tirerait indemne, à part, bien sûr, Alexei. D'une part parce que c'était dans sa nature, mais le fait que son père n'ait jamais le coeur à rester fâché contre Alexei avait aussi beaucoup à voir avec sa ressemblance avec sa mère. Ça, et son naturel joueur, qui apportait des rires dans la maison des Arbatov depuis son enfance, n'avait que trop souvent attendri le coeur de Vladimir. S'il avait fait une erreur dans sa vie, c'était sans doute d'avoir trop cédé à Alexei.

"Tu as l'intention de gâcher la vie de ton frère avec ça, Alexei?" demanda calmement Vladimir.

Se taisant un moment pour siroter son vin, il répondit avec son habituel sourire malicieux. "Je n'ai pas de problème avec Misha, papa. Mais j'ai bien l'intention d'obtenir ce que je veux, et si ça ruine sa vie, c'est son problème."

Il le regarda droit dans les yeux, exigeant une réponse directe. "Et c'est lui que tu veux."

"Pour le moment, oui."

Calme et posé comme à son habitude, Vladimir prit une gorgée de vin et demanda "Et en quoi l'amener ici t'aide à obtenir ce que tu veux?"

Relevant légèrement le menton, il plissa les yeux et eut un sourire rusé. "Parce qu'il ne tient qu'à Vladimir Arbatov de faire arriver certaines choses."

De ses deux fils, Alexei avait toujours été le plus rusé, depuis tout petit. Mikhail était très intelligent, calculateur, et sage, autant de raisons pour que la direction de la famille lui revienne. Mais ce qui rendait spécial Alexei était sa capacité sans faille à accomplir ses objectifs. Rien ni personne, pas même lui, ne pourrait empêcher Alexei d'obtenir ce qu'il voulait. Il savait exactement quoi faire et qui manipuler pour parvenir au résultat souhaité. Si seulement reprendre la tête de la famille était ce que voulait Alexei, et si seulement il était un peu plus discipliné, il ne pouvait s'empêcher de s'émerveiller de quel fantastique meneur Alexei pourrait faire.

Ce n'était pas comme s'il n'avait jamais abordé la question avec Alexei, mais sa réponse était "Pourquoi devrais-je m'embêter avec un tel fardeau, quand je peux obtenir tout ce que je veux sans ça?" Il était béni d'avoir deux fils à qui il pourrait laisser sa fortune, et maudit dans le sens où aucun d'eux ne semblait intéressé par cela. En particulier maintenant que Mikhail, qui s'était toujours plié à tout ce qu'il souhaitait, s'était découvert un nouvel intérêt dans la vie. Si seulement ce n'était pas Liu Fei Long de Baishe, il lui aurait seulement suffi de se débarrasser du personnage, et tous ses problèmes auraient été résolus. Pourtant, d'une manière ou d'une autre, Alexei semblait avoir trouvé un moyen de régler la situation.

"Qu'est-ce que tu veux voir arriver, exactement?" demanda-t-il.

Un sourire triomphant apparut sur son visage lorsqu'il réalisa qu'il avait fait un pas de plus vers son but. Les écouter coucher ensemble dans cette salle de bal l'avait laissé assez énervé et impatient, pourtant, les informations qu'il en avait tiré s'étaient révélées être assez bénéfiques.

"J'ai des raisons de croire qu'il y a un certain homme qui pourrait retourner ça en notre faveur." Expliqua-t-il.

"Et qui cela pourrait-il être?" Ses yeux se plissèrent d'intérêt, tandis qu'il écoutait ce qui pourrait bien être une information très importante.

Un sourire sournois apparut sur le visage d'Alexei quand il répondit.

"Asami Ryuichi."


Voilà, le nouveau président a été élu. Passons donc à un nouveau problème existenciel: pourquoi mon chat se frotte contre le tapis depuis dix minutes ? Je sais, on s'en fout... Enfin bref, revieeeeeeews acceptées, ne vous gênez pas =D!