Bonjour

vendredi, déjà fin de semaine. voici donc le chapitre 14 de Sorry.

bonne lecture


- Il me faut un fusil d'assaut comme celui de ton oncle, murmura Stiles en laissant son doigt dessiner des formes sur le ventre de Derek.

- Ne comptes pas sur moi.

- Mais c'est pas juste, s'indigna le plus jeune.

Derek ouvrit un œil et releva la tête pour regarder Stiles.

- Tu voudrais quoi dans l'idéal ?

- Un M16.

Derek secoua la tête et se recoucha sur le lit en soupirant.

- T'as des exigences que je ne peux pas satisfaire.

- C'est pas un M16 qu'il a ton oncle ?

- Si. Mais c'est à lui, c'est lui qui se l'est procuré tout seul. Tu sais, nos armes c'est plus pour faire peur que pour servir réellement. Il s'est passé quoi avec ton père exactement ?

- Et bien… comme tu sais, je l'ai drogué et hier matin, je l'ai laissé dormir, je suis venu te voir, tu m'as fait un suçon.

- Possible.

- Sûr, tu veux dire, bref. Je suis pas allé bosser, j'ai fait des cupcakes et je…

- Viens-en à l'essentiel bordel.

- Ouais, désolé. Donc bref, il m'a demandé si j'avais vu ma petite amie la nuit d'avant, j'ai pas compris au départ et en fait c'est parce qu'il avait vu le suçon.

- Tu as une petite amie ?

- Mais noon idiot. Sauf que… putain ça devient long à raconter là. Avec le gang de Scott, ça m'est arrivé de rentrer couvert de bleus, de griffures ou d'autres trucs, même des marques de ligatures aux poignets et à cause de toi, des marques au cou. Du coup j'avais dit comme excuse à mon père que j'avais une petite amie adepte de la domination. Sadomaso…. Tout ça. Bref, donc là je me suis dit que comme je l'avais drogué, je pouvais bien lui dire la vérité. J'ai donc dit que j'avais jamais eu de copine, que je faisais parti d'une sorte de club de baston avec Scott et que le suçon venait d'un mec que je vois. Jusque là, tout est bien allé.

- T'as raison c'est long, soupira Derek en passant une main dans les cheveux bruns.

- Tu veux savoir ou pas ?

- Oui, je veux savoir. Continu.

- Donc, ensuite il m'a demandé des infos sur le mec que je vois et je t'ai décrit brièvement, sans trop de détails. Ensuite, on a décidé d'aller au cimetière pour voir la tombe de ma mère et c'est là que ça a dérapé. Je me suis accroupi et il a vu ton arme coincée sous ma ceinture. Il me l'a prise et j'ai dû me justifier. Il a dû savoir qu'elle t'appartenait, parce que très vite, il a fait le lien entre moi, l'arme, toi et le cinéma l'autre après-midi. De là il m'a demandé si c'est toi que je voyais et il m'a accablé de reproches et j'ai paniqué… je pouvais pas avouer pour le gang de Scott, je… j'ai récupérer mon arme et je suis partit de chez lui. La Suite… tu la connais.

- Je vois. Et avec Scott, il s'est passé quoi ?

- C'est à cause d'Isaac. Il m'a énervé. Je peux te poser une question ?

- Je vais dire oui. Je suis sûre que si je dis non, tu vas quand même me la poser.

- Tu as déjà tué quelqu'un ?

- Oui… mais tu le sais déjà, n'est-ce pas ?

- Mmh oui. Paige Krasikeva c'est ça ?

- Oui.

- Pourquoi ?

- Paige était ma… petite amie. On avait 17 ans. Mes… parents venaient d'être tués par Ennis et Kali. On a monté le gang avec Laura et elle m'avait conseillé de laisser Paige en dehors de tout ça. Trop fragile, selon ma sœur.

- Tu ne l'as pas écouté ?

- Non. Je l'ai embarqué là-dedans. En même temps, elle voulait. Un soir, on a voulu se venger d'Ennis. Avec Laura et Paige, on est allé en quelques sortes lui tendre une embuscade sauf qu'il était armé… il a tiré, Paige a ramassé la balle dans le ventre. Ennis a abandonné son arme et… j'ai… j'ai achevé Paige.

Stiles se releva pour regarder Derek. Le chef de gang avait les yeux fermés, mais on voyait des larmes s'en échapper doucement, les poings serrés, la mine fermée. Son visage transpirait la douleur et la culpabilité.

- Mais… c'était un geste d'aide alors ? Demanda Stiles en posant une main sur la joue de son amour.

- Je l'ai tué quand même.

- Tu avais 17 ans. Tu as eu peur… tu as été jugé ?

- Je sais que tu le sais déjà.

- C'est vrai, je voulais juste l'entendre venant de toi.

- Innocent, soupira Derek en ouvrant les yeux. Je n'ai pas l'impression d'être innocent. Je ne veux plus en parler.

- Tu as parlé de nous à quelqu'un depuis ce matin ?

- A Laura.

- Elle a dit quoi ?

- Que je devais te laisser tomber.

- Et… tu es d'accord avec ça ?

- Non puisque je suis ici avec toi. Stiles, tu pourrais être un membre de Alpha-Hale.

- Euh… je suis pas sûre que ce soit une bonne idée pour ma survie. Là, ce serait une vraie trahison envers Scott.

- Tu vas retourner vers Scott ?

- Non, mais… oh… tu sais quoi ? En fait tu as raison. Je peux très bien rejoindre ton gang.

- Pas contre, tu n'auras pas d'autre arme que le Beretta.

- Bon… je m'en contenterai. Je peux même pas retourner travailler. Mon père va sûrement passer là-bas. Tu crois qu'il va lancer un avis de recherche ?

- Non. Tu es majeur. Il faut qu'on aille au loft. Le gang sera là en entier, on doit trouver comment on va récupérer Peter.

Les deux hommes se levèrent du lit, prirent une douche, s'habillèrent et partirent en direction du loft chacun dans sa voiture. Stiles allait désormais vivre chez Derek. De toute façon, il n'y avait plus rien à cacher.


John Stilinski était à son bureau et réfléchissait. Où son fils pouvait bien être allé ? Vers Scott ? Vers Derek ? Avec qui était-il maintenant ? Il décida d'aller voir à son travail, peut-être que Stiles y était.

Il arriva au centre commercial un peu plus tard dans la matinée et fut étonné de voir Kira tourner autour d'une bijouterie. Il lui sourit en lui faisant un petit signe de la main et partit à l'étage pour se rendre à la boutique où travaillait Stiles. Connor et Anya étaient là, ce qui signifiait que Stiles n'y était pas. Il questionna quand même la jeune fille qui lui annonça que la veille Stiles avait dit être malade et qu'aujourd'hui il était censé avoir congé. Le shérif repartit sans plus de nouvelles de son fils. Quand il arriva en bas, son œil avisé la remarqua, Kira cachée dans un coin tenant un sac contre elle. Le bijoutier arrêta le shérif au passage. Il venait de se faire dérober des montres. John y réfléchit quelques secondes puis se dirigea vers la cachette de Kira.

- Bonjour Kira, dit-il d'une voix calme faisant sursauter la jeune asiatique. Tu sais que je dois t'arrêter ?

- Je… pourquoi ?

- Toi et moi, on sait que tu viens de voler des montres chez le bijoutier. Si tu vas les rendre tout de suite, je suis sûr qu'il pourra laisser tomber la plainte. Sinon, je serai obligé de t'emmener au poste. Toi aussi tu es dans le gang avec Scott et Stiles ?

La jeune fille se figea et regarda le shérif avec la bouche ouverte.

- Comment vous…

- Je suis shérif, ce n'est pas pour rien. Tu sais où est mon fils ?

- Il n'est plus membre du gang. Il est partit hier après avoir agressé un membre avec une arme à feu.

- Je vois. Bien, je sais désormais qui aller voir. Merci. Allez, vas rendre les bijoux.

Kira hésita quelques secondes et puis elle se dit que le shérif avait sûrement déjà assez de soucis en ce moment. Elle sortit de sa cachette et alla rendre son butin et s'excusa. Le bijoutier promit de ne pas porter plainte et Kira se retrouva juste avec l'interdiction d'approcher la boutique. Elle partie juste après en courant. Le shérif remercia le commerçant et reprit sa voiture pour se diriger au Nord. Il savait où Derek Hale vivait, ce n'était pas un secret d'état. Il sortit de la voiture devant l'immeuble de Hale et entra dans le bâtiment. Il fut étonné de ne pas être accueilli par les bêtas de Derek. En général, ils étaient de bons gardiens, principalement la jeune Cora et Peter, l'oncle de Derek. Mais là, personne jusqu'en haut. John entendit des clics quand il arriva en haut de l'escalier et leva le regard vers la porte ouverte du loft.


Derek et Stiles étaient revenus au loft en début d'après-midi et Stiles s'était installé dans la chambre de Derek.

- J'aime ton chez toi, avait-il dit en se laissant tomber sur le lit.

- Ils vont arriver, annonça Derek et Stiles soupira en se relevant.

- Je vais avoir droit au blouson en cuir aussi ?

- Oui. C'est vraiment une question pertinente ?

- Non, mais ça me trottait dans la tête. Les autres vont m'accepter ?

- Je ne vais pas leur demander leur avis. Tu es avec moi, tu as accepté de faire parti des Alphas-Hale, ils n'ont pas leur mot à dire, si ça leur plait pas, je ne les retiens pas.

- Ok… et moi dans tout ça je suis quoi ?

- C'est-à-dire ?

- Si je veux partir ?

- Tu veux vraiment qu'on parle de ça maintenant ?

- Non, non finalement pas. Allons attendre les autres.

Stiles descendit le premier et se retrouva en bas de l'escalier face à Braeden et Jackson qui le regardèrent d'un mauvais œil. Leur air changea légèrement lorsque Derek apparut et ils allèrent directement s'asseoir. Laura et Cora eurent, elles aussi, un regard louche envers Stiles et Laura secoua la tête quand elle croisa le regard de son frère. Boyd et Erica furent les seuls à n'avoir aucune réaction, ils devaient s'y être fortement attendus.


Derek parla de Deucalion, leur dit de rester vigilants même si c'était peu probable que l'alpha des démons réapparaisse avant au moins une semaine, on ne savait jamais avec ce fou dangereux. La priorité était de retrouver Peter et Chris, si possible en même temps, histoire de ne pas attiser plus la colère de Gérard et l'alarme choisit ce moment pour faire sursauter la totalité du gang.

- Ce serait Deucalion ? Demanda Laura.

- Peu probable, mais pas impossible. Préparons-nous à accueillir le ou les visiteurs comme il se doit.

Ils sortirent tous leur arme et se mirent en ligne devant la porte du loft. Quand Derek l'ouvrit d'un coup sec, ils pointèrent leurs armes sur… le shérif Stilinski. Derek cligna des yeux puis se tourna vers Stiles devenu blême.

- Rangez vos armes, ordonna Derek et le gang obéit. Stiles tu viens avec moi, les autres restez dedans et fermez la porte.

Stiles parvint à se mouvoir lentement, mais il ne su pas par quel miracle. Il resta en retrait derrière Derek. Bien sûr son père n'allait pas l'attaquer ni l'obliger à revenir chez lui, mais le jeune homme sentait la culpabilité l'envahir de plus en plus.

- C'est donc ici que tu es ? Questionna le shérif en regardant son fils.

- En même temps, c'était pas bien difficile de me trouver je suppose ? Répliqua le jeune Stilinski.

- Parfois, je me demande si tu es encore un ado ? Bref passons sur ce détail. J'ai fais le lien entre toi et le gang des True-Alpha. Tu es conscient que si je t'arrête, tu vas devoir passer en justice ?

- Tu tiens à ce qu'on en arrive là ? Tu viens tout seul ici, tu as vu le comité d'accueil ?

- J'ai surtout vu que tu en fais parti. J'avoue être déçu de toi quand même.

- J'avoue avoir été déçu par mon père aussi. Alors quoi ? Un père a le droit de décevoir son fils en tombant dans l'alcool et le laissant se débrouiller tout seul pendant près de deux ans, mais un fils n'a pas le droit de décevoir son père en choisissant une vie dangereuse ?

- C'était ma femme, est-ce que tu peux comprendre ça ?

- C'était ma mère et j'étais… j'étais ton fils. Je n'avais que neuf ans, j'avais besoin de toi. T'as préféré l'alcool à ton propre enfant. Tu ne devrais même pas avoir le droit d'être shérif. Moi je sais combien de fois je t'ai vu endormi sur le volant de ta voiture dans le garage. Tu devais venir me chercher à l'école, mais tu n'arrivais même pas à démarrer, parce que t'en avais rien à foutre de moi, de ma vie. Que j'aille bien ou pas, ça t'étais complètement égal. J'ai perdu ma mère et mon père le même jour. Maintenant, tu m'excuses, mais je ne veux pas te parler plus que ça.

Le shérif voulut rattraper son fils avant qu'il ne rentre dans le loft, mais Derek fit barrage. Il attendit que la porte soit fermée et dit :

- Laissez-lui quelques semaines. Il reviendra.

- Faites attention à lui. Je n'ai pas été toujours un bon père, mais il est tout ce qu'il me reste.

- Je sais shérif. Il est juste fâché contre vous, contre Scott et contre lui-même, ça va passer. Chez moi il ne risque rien.

- Moui, je vois ça.

- Vous savez que nos armes sont en règles et qu'elles servent surtout à dissuader les rivaux tels que les Argent. Je ne devrais peut-être pas vous le dire, mais Deucalion est en ville.

- Avec Ennis et Kali ?

- Oui.

- Vous auriez dû accepter ma proposition de vous mettre en sécurité.

- Je suis en sécurité.

- Votre bras bandé me prouve le contraire.

- J'apprécie votre gentillesse shérif, mais je préfère vous tenir hors de tout ça. Si Stiles est tout ce qu'il vous reste de votre famille, vous êtes aussi tout ce qu'il lui reste.

- Il vous a vous maintenant. Vous l'aimez ?

- Oui, répondit sincèrement Derek sans aucune hésitation.

- Bien, alors je peux rentrer chez moi l'esprit plus léger. Je suppose qu'on se reverra.

- Je suppose.

Le shérif se détourna de Derek et descendit les étages en soupirant. Stiles n'était pas bête, il était allé exactement vers la bonne personne.

- Il m'en aura déjà fait voir ce gamin, murmura le shérif pour lui-même en montant dans sa voiture de patrouille.


Bon papa shérif a retrouvé son fila, mais Stiles était pas vraiment content.

on se retrouve dans une semaine pour la suite.

je dois vous dire que je trouve que c'est une de mes meilleures fics. en tout cas, c'est ma préférée de toutes.

la seule fic dont je suis vraiment contente à 100%.

j'ai commencé le chpaitre 2 de Love between guns (la suite de sorry)

ça avance doucement :-)

merci pour vos rw, c'est du bonheur de les lire

bisous et bon week end à tous.

Kitsune