Et voilà le nouveau chapitre, j'espère que ça va vous plaire !

Bonne lecture !

The Teenage Genius 14

Ca faisait quelques jours que John était arrivé à Londres. Il appréciait vraiment de se réveiller au son de la ville, et pas de la sonnerie du lycée ou de l'infâme réveil de sa sœur. Non seulement il couchait à la capitale mais en plus il dormait avec Sherlock, il ne s'était pas encore réveillé une seule fois avec le brun à ses côtés, mais il espérait tous les matins. John pensait que toute la famille de Sherlock allait être réunie pour fêter noël un peu en retard, mais pour l'instant il n'avait rencontré que 3 Holmes. Visiblement cette famille était très occupée. Il découvrait petit à petit l'environnement de cette famille, une grande solitude, parce que même à six dans une magnifique maison, la solitude imprégnait les murs. Il manquait quelque chose, Mrs Hudson essayait de réchauffer l'atmosphère mais elle ne passait pas beaucoup de temps hors de la cuisine et de la buanderie au rez-de-chaussée, ou de son appartement dans l'entresol. John commençait à comprendre pourquoi Mycroft avait un si grand complexe vis-à-vis de Sherlock : Son petit frère n'avait pas connu ses parents, il n'en avait aucun souvenir, Mycroft se devait d'être sa figure paternelle, son grand frère protecteur. Et si John avait bien saisit, c'était Mandy qui jouait le rôle de la mère : Sherlock avait indiqué à John qu'elle dirigeait le MI5. John était ébahis, directrice du MI5, ça expliquait les affaires top secrètes ressues à noël. La jeune femme de 22 ans avait gravis les échelons à une vitesse folle pour se retrouver à un tel poste, et non seulement elle protégeait le royaume d'Angleterre des terroristes mais en plus elle passait une heure tous les jours au téléphone avec Mycroft : rôle de parents obliges.

Pendant cette heure quotidienne, si Sherlock se trouvait dans la même pièce que Mycroft, il partait agacé, il détestait ça : Mycroft racontant à Mandy tous ses faits et gestes. Sherlock voulait bien qu'on parle de lui, mais il se considérait assez âgé pour assumer les conséquences de ses actes et ne pas se faire remonter les bretelles à la première occasion. En bref, pour les compliments de John là il voulait bien qu'on parle de lui, mais son frère n'avait pas besoin de relater les détails insignifiants. C'est-à-dire les erreurs. John finissait toujours par suivre Sherlock mais avant de quitter la pièce il faisait toujours un grand sourire à Mycroft, qui lui de son côté passait le bonjour de sa part à Mandy. Le blond avait vraiment hâte de la rencontrer : elle avait l'air très agréable et semblait déjà bien au courant de son histoire avec Sherlock. Peut-être échapperait-il à son test. Pour l'instant il avait déjà triomphé de celui de Persie, qui après leur première rencontre, le considérait comme un membre de la famille, et de celui de Buddy.

Buddy était quelqu'un de très singulier il lui rappelait beaucoup Sherlock, dans un autre genre, et leur rencontre avait été assez inattendue.

Sherlock et lui était dans la salle de bain, qui faisait face à la chambre de Sherlock, au premier étage. Il était à peu près dix heures, Sherlock et lui avait l'intention de sortir à Hyde Park pour aller observer les gens. John s'émerveillait toujours des capacités de déductions de son petit-ami, c'était tout bonnement époustouflant. Il se préparait donc à leur petite sortie, John se rasait tranquillement en écoutant Sherlock, qui énumérait la capacité de survie du hérisson. Une bête assez intéressante d'après lui, qui était imperméable à toute attaque extérieure.

« Tu sais John, tu ressembles vraiment à une de ces bêtes ! Tu as cette espèce de double tranchant, soit tu es très agréable, soit tu pique. Tu sais admirablement bien te défendre contre ceux qui te déplaisent ou te blessent et … cette expression que tu as lorsqu'on brave l'interdit, quand tu ne comprends pas une de mes déductions, quand tu apprécies un compliment comme maintenant, c'est … »

« Oui Sherlock ? Qu'est-ce qu'elle a cette expression ? » Demanda John, observant Sherlock dans le miroir, le rasoir à la main.

Le futur détective observa le rasoir, puis le visage de John où trainait une de ces mimiques que Sherlock venait d'évoquer. Il se rapprocha lentement pour finir coller au dos de John, leur regard ne se détachant pas. Les boucles brunes de Sherlock frôlait maintenant les cheveux dorés de John, celui-ci observait dans la glace les lèvres entrouvertes de son petit ami se rapprocher de son oreille. Et Sherlock lui susurra « John … Ton visage est et sera toujours magnifique. »

John rougit, il avait baissé la tête, il l'a releva lentement et ses yeux se raccrochèrent à ceux de Sherlock. Ils se souriaient, puis John murmura « Sherlock … » il éleva la voix « C'est mielleux ! »

Leurs sourires s'élargirent, et ils éclatèrent de rire. John pouvait laisser sortir ce genre de phrase, Sherlock, lui venait de s'essayer au romantisme. C'était … inhabituel et surprenant. Le rire cristallin de Sherlock se mêlait aux retentissants éclats de rire de John. Ce dernier repris son sérieux, adossé au lavabo, faisant face à Sherlock, il déclara :

« C'est toi qui es magnifique, je pourrais déblatérer des heures sur tes magnifiques boucles brunes, si douces, si agréable qui mettent en valeur ton beau visage et tes pommettes, et tes yeux, tes yeux … Ces deux pupilles qui me fixent, m'observent, me déduisent, me déshabillent. Tu es magnifique Sherlock, magnifiquement beau et magnifiquement intelligent. »

Sherlock le fixait puis il fit un pas en avant et ils se retrouvèrent dans les bras l'un de l'autre.

Ce que leurs éclats de rire avaient masqués c'était les pas dans les escaliers du frère de Sherlock, Buddy était rentré et avait décidé de se changer avant de saluer le premier ami de Sherlock. Il se devait d'être assez présentable pour le mettre un peu mal à l'aise et ainsi pouvoir le jauger convenablement. Son état actuel ne le permettait pas vraiment, il n'était pas rentré depuis quelques jours et ne s'étaient donc pas changer. Une affaire de la plus haute importance l'avait tenu devant son ordinateur de contrôle au MI6. Buddy était un passionné d'informatique, depuis son plus jeune âge, sachant qu'il avait 19 ans, c'était assez conséquent, il avait été plongé dans ce milieu. Un pur génie du piratage, il avait œuvré en solitaire dès ses 8 ans, à 9 ans il s'infiltrait dans les réseaux de l'armée britannique et à 10 il épiait le FBI et la CIA. Il ne s'était jamais fait repéré quand à 15 ans il avait fait une petite erreur qui lui avait valu une petite visite du MI6 qui lui avait proposé un poste. Depuis il dirigeait les opérations de agents depuis son ordinateur, résolvait des problèmes de piratages, améliorait sans cesse le part feu et effectuait des recherches poussée en quelques minutes. Il venait juste d'être libéré du QG du MI6 et n'espérait qu'à une bonne douche quand il perçu les éclats de rire. Des rires qu'il ne connaissait pas, quelle ne fut sa surprise en voyant que ses sons mélodieux provenait de son frère et de son ami. Il fut encore plus étonné quand Sherlock enlaça le blond et que l'autre lui répondit par un baiser langoureux. Buddy leva les yeux au ciel, il aurait dû s'en douté.

Les deux lycéens se séparèrent, et Sherlock prit la parole : « Bonjour Buddy »

« Bonjour Sherlock, bonjour. » répondit-il.

John se retourna brusquement puis il sourit à Buddy, Sherlock avait, comme toujours raison, il ressemblait vraiment à Buddy Holly.

« Enchanté je suis John. » se présenta John.

« Ravi, je vais monter… » Il se dirigea vers l'escalier menant au deuxième étage, gravi les escaliers et jetant un regard à l'antre de Mycroft, puis à celle de Persie s'engouffra dans sa chambre.

« Bravo John ! »

« Pardon ? »

« C'est ce qui s'appelle passé un test de Holmes avec brio ! »

« Mais je n'ai rien fait ! »

« Je suppose que de m'entendre rire à suffit… » Déclara Sherlock.

« Je ne comprends pas Sherlock, j'ai passé le test de Buddy ? En te faisant rire ? » Soudain John réalisa que Sherlock n'avait jamais eu d'ami, qu'il n'avait jamais reçu le moindre copain chez lui. En plus avec son caractère même les membres de sa famille ne devaient pas l'entendre rire souvent.

« Effectivement, je n'aurais pas trop de raison de rire tout seul dans ma chambre… ou alors d'un rire sarcastique pour me moquer de telle ou telle chose. » compléta Sherlock.

« Il faut absolument que tu m'apprennes à cacher mes pensées, je suis sûr que toute ta famille vois ce que je pense ! » s'exclama John.

Sherlock sourit et ils partirent au parc. Pendant que Sherlock aiguisaient ses sens de déduction, John pensait à Buddy, il trouvait qu'il y avait un petit quelque chose de Sherlock en lui, en à peine deux minutes, il l'avait cerné, il devait tout savoir de lui. Mais alors que Sherlock était passionné par les meurtres, il avait l'air plutôt intéressé aux affaires top secrètes, aux complots, aux attaques terroristes et aux menaces pirates. Complètement perdu dans ses pensées il sursauta quand Sherlock lui agrippa le bras.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il un peu inquiet, et intéressé.

« Tu as failli te prendre une vieille dame de plein fouet et j'ai trouvé quelque chose qui va vraiment t'intéresser. » répondit Sherlock, amusé.

« Ah ? Et c'est quoi exactement ? »

« Regarde là-bas. »

John tourna la tête et vis une jeune femme jouant au cerf-volant avec son fils de six ans, sous la neige, puis il remarqua le peintre, paradoxalement il avait une toile disposé devant lui et il photographiait la scène.

« Qu'est-ce qu'il fait ? Sherlock qu'est-ce que tu … » John parlait dans le vide, Sherlock était déjà parti.

Ils se rapprochèrent du peintre et John étant derrière il vit son petit-ami saluer chaleureusement l'artiste.

« Bonjour. » salua-t-il en arrivant après le brun.

« Bonjour John ! » John sursauta, écarquillant les yeux « Je suis Léo, le frère de Sherlock et comme tu le vois je suis un peu artiste ! » Il souriait d'un air enthousiasme. « Je suis ravie que tu aies réussi à sortir Sherlock sans l'amadouer avec une sombre histoire de meurtre ! »

John sourit à son tour, Sherlock lui leva les yeux au ciel en souriant. De tous ses frères et sœur c'était Léo qu'il préférait, il était libre, sympa et ils avaient à peu près le même âge. Il avait arrêté ses études dès ses 16 ans pour se concentrer sur sa carrière artistique : il était peintre, photographe et mannequin. Assez connu à Londres, il exposait ses œuvres dans quelques galeries, en ce moment il se concentrait sur la peinture et les photos, des œuvres mélangeant les deux techniques, il avait mis de côté sa carrière de Top Model.

« Je suis très heureux de te rencontrer, John, Mycroft m'avait parlé de toi, puisqu'on ne peut pas compter sur Sherlock pour envoyer des nouvelles. Je te félicite pour ton courage : affronter un mec parce qu'il a insulté Sherlock c'est très chevaleresque ! Bon, d'après les prévisions météorologiques, il va pleuvoir dans quelques instants, vous voulez venir à mon atelier ? » John sourit, c'était bien un Holmes, qui d'autre disait prévision météorologique de nos jours ?

« Tu n'habites pas avec les autres ? » demanda John, curieux

« Non, enfin j'ai toujours une chambre au premier, mais je ne l'utilise pas, je préfère dormir où je travaille, vous allez voir, c'est un vrai paradis ! Allez venez ! » Il ramassa ses affaires et se dirigea vers la sortie du parc.

Ils déambulèrent quelques minutes dans les rues de Londres et arrivèrent devant un petit immeubles de six étages, ils entrèrent dans le bâtiment et se dirigèrent vers l'ascenseur.

« C'est au quatrième. » Léo était tout sourire.

En ouvrant la porte de son atelier, il s'écarta pour laisser le passage à ses invités, Sherlock jeta un coup d'œil rapide, pas grand-chose avait changé, les toiles et les photos, les canapés peut-être, mais c'était toujours un épais fouillis. Mais cela ne ressemblait en rien au bazar de Sherlock, ce dit John, non, Sherlock lui savait où tout se trouvait et pourquoi il avait posé les choses ainsi. Au bout de dix minutes, John redéfinit sa définition de désordre. Il jeta un regard amusé à Sherlock, celui-ci pencha la tête, un sourire aux lèvres. Ils s'assirent sur le canapé et discutèrent de tout et de rien. Contrairement aux autres Holmes Léo était bavard. Ils restèrent toute la journée chez Léo, l'observant travailler et regardant ses photos. Sherlock était content de retrouver son frère et de lui raconter quelques bribes de ses activités récentes. John lui observait l'appartement sous toutes les coutures, de la cuisine aux toilettes, des toiles aux photos numérisées, des chaussures aux coussins, tout y passa. Il sourit en s'imaginant tout déduire en quelques secondes, il sourit en s'imaginant en Sherlock. Ce dernier le regardait et lui lança une boulette de papier. Ce fut le signal pour Léo :

« Bon, les garçons, je vais vous ramener et on va tous manger à la maison, je devais passer pour le diner de toute façon : je voulais te voir au moins une fois avant mon départ John. Je pars après demain au japon, il fallait que je me dépêche ! » Il avait l'air enthousiaste de partir.

« Tu pars pour combien de temps ? »demanda John ébahis, il avait toujours rêvé de visiter des pays étrangers, mais il n'était jamais sorti du Royaume Uni.

« Un ou deux ans. » répondit Léo, amusé de voir l'envie remplir les yeux de John

« Ah oui, quand même ! » s'exclama le blond « Ce ne sont pas des petites vacances ! »

« Léo a une maison là-bas » expliqua Sherlock, sous l'œil bienveillant de son frère « Il part pour aller vendre ses toiles, il les vend bien plus cher là-bas, et beaucoup plus de Japonais sont fans de lui. »

« Je ne pars pas juste pour la notoriété et l'argent Sherlock, je retourne chez moi en fait John, je vis la plupart du temps un peu n'importe où, mais ma destination préférée reste le japon. »

« Quelle chance. » Sherlock releva la tête et fixa John, puis il tourna la tête vers la fenêtre et réfléchi.

Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les trois dans un taxi londoniens, un quart d'heure de taxi après eux ils débarquèrent dans la maison des Holmes et s'emparèrent de la salle à manger. Buddy et Mycroft étaient déjà attablés. Mrs Hudson apportait les entrées. Ils dinèrent comme des papes, une bonne ambiance régissait le repas. Une fois le dessert avalé, Sherlock et John montèrent et s'enferment dans la chambre de Sherlock.

« On pourra voyager si tu veux. » Proposa Sherlock.

« Quoi ? Sherlock, quand est-ce qu'on aurait le temps de voyager, nom de dieu ? » Jura John.

« J'ai pensé que ça te ferrais plaisir, tu avais l'air de vouloir partir avec mon frère … » Il fut coupé par John.

« Si tu as ne serai-ce que pensé au fait que je parte sans toi et avec ton frère au japon … »John mit en suspension sa phrase, voulant accentuer le caractère important et menaçant de la proposition.

Sherlock leva un sourcil et l'embrasse. « Je pensais que ça te rendrais heureux : j'avais vraiment envie de partir avec toi. Tu m'as demandé quand est-ce que je comptais voyager, je réponds l'année prochaine, avec toi, en Inde. »

John le serra dans ses bras. Il était prêt à tout abandonné pour Sherlock. Mais que Sherlock lui fasse une proposition, il parsema la mâchoire du brun de baiser.

« Mais avec plaisir, j'en rêve Sherlock ! »

Ils se couchèrent tranquillement, fatigué de leur petite journée.

« J'ai presque rencontré toute ta famille Sherlock, je suis heureux, ils me plaisent bien. »

« Je suis rassuré »

« Parce que tu t'es inquiété ? » demanda John assez surpris.

« Bien sûr John, bien sûr, j'appréhendais pas mal ta rencontre avec Persie, mais tu as parfaitement géré, Buddy n'était pas un vrai problème, et j'avais peur que tu trouves Léo ridicule… » Murmura-t-il.

« Ridicule, oh non ! Je comprends pourquoi tu l'aime beaucoup, il est très agréable et très gentil. J'ai trouvé que son travail était magnifique. Toutes ses toiles, c'est fou, en fait je suis assez impressionné. »

Sherlock sourit, John était vraiment parfait.

« Vous les Holmes vous avez tous une qualité qui prime sur les autres, et vous l'utilisez dans votre travail : Mycroft a un don pour calmer les esprits, il est prof, rien de mieux Persie est une très bonne menteuse, une cachotière et une bonne rapporteuse, la confidente parfaite, elle va chercher des infos et raconte tout à la reine, pratique Mandy a l'air de combiner parfaitement vie publique et vie privée, je ne l'ai pas encore rencontré mais elle a l'air de mettre la famille au même niveau que son travail, ce qui est admirable je trouve, pour une femme qui a des fonctions aussi importantes Buddy est un dieu de l'informatique, il a mis à profit son don Léo a très bon gout et beaucoup d'imagination, il est fait pour nous émerveillé avec ses chef-d 'œuvres et toi tu es génial, tu repère tout en un clin d'œil et tu recoupe les informations plus rapidement qu'un ordinateur, un parfait détective. » débita John. Visiblement les Holmes lui avaient fait de l'effet

« John ? » demanda Sherlock en se collant à lui.

« Hm ? »

« Je t'aime » murmura-t-il.

John sourit dans le noir et acquiesça « Moi aussi Sherlock, plus que tout au monde. »