Merci pour vos reviews.J e suis très contente que vous appréciez mon histoire ^^^^.

Je remercie ma béta : Sailorslayer

Chapitre 14

Flash black

-Déshabilles-toi, ordonna Olivier d'une voix rauque.

Marcus ne supportait plus la distance. Il n'en pouvait plus. Le désir de découvrir chaque centimètre du corps de cet homme avec ses mains le torturait. Il enleva au plus vite ses vêtements. Lorsqu'il fut nu, il s'approcha d'Olivier.

- Pas encore, dit Olivier d'une voix rauque remplit de désir.

Ses doigts caressaient le ventre plat avant d'encercler ses doigts autour de la verge de son futur amant. Puis il se pencha en avant et embrassa son corps de ses lèvres brûlantes. Olivier commença des lents mouvements tout le long de sa verge.

Marcus étouffa un cri. La langue d'Olivier trouva son nombril et s'y insinua, le goûtant comme il l'avait autorisé à le faire.

Lorsque, relevant la tête, il porta ses lèvres sur les tétons pour les titiller, Marcus crut défaillir. Olivier devinait qu'il se retenait de hurler et il continuait à l'exciter en prenant tout son temps pour le rendre fou.

Olivier se leva avant de se rendre à sa table de chevet. Il prit un tube de lubrifiant et des préservatifs. Il s'allongea. Il s'empara d'une des mains de Marcus, mouilla les doigts de ce dernier de sa salive et les posa entre ses fesses.

-Prépare-moi.

Un frisson le parcourut tandis que les longs doigts habiles de Marcus s'aventuraient entre ses fesses après les avoir lubrifiées.

Plongeant son visage entre ses cuisses, il prit entre ses lèvres la verge tendue de son amant. Il le suça tout en enfonçant un doigt dans l'anneau de chair de Marcus.

Olivier passa les mains dans les cheveux de Marcus et serra les mèches noires entre ses poings en haletant. Il en voulait d'avantage.

- Marcus…je t'en prie.

Cette fois, il ne demanda pas ce qu'il voulait. Poursuivant son exploration avec sa bouche, Marcus le pénétra lorsqu'il avait estimé qu'Olivier était prêt. Leurs corps s'unirent et leurs jouissances explosèrent en même temps.

Fin flash black

Marcus vit Olivier se lever et se rendre dans sa salle de bains. Il passa ses mains dans ses cheveux.

Depuis la nuit à New-York, il avait passé toutes leurs nuits ensemble et le jour, il préparait l'annulation du mariage. Il avait appris qu'Olivier était fils unique, qu'il aimait le thé et détestait le café car cela lui rappelait les périodes d'examens. Qu'avant de se lever, il s'étirait comme le ferait un chaton. Il s'était surpris à vouloir retenir tous ces petits détails.

Olivier ne lui avait pas caché que la relation qu'ils entretenaient n'était que passagère. Au début, cette idée lui avait plu mais maintenant cela lui dérangeait. C'est le désir qui l'avait poussé vers Olivier mais maintenant, si le désir était toujours là, il avait d'autres sentiments, des sentiments plus fort, des sentiments qui le forçait à retenir tous ces détails. Le téléphone de Marcus sonna. Il secoua la tête et répondit.

Dans la salle de bains, Olivier subissait le même tourment, sauf que lui avait mis un mot sur ses sentiments : il était amoureux de Marcus Flint, avocat à New-York. Leur idylle était vouée à l'échec. Il vivait en Angleterre et Marcus à New-York. Il se voyait mal abandonner son travail et voyait mal Marcus le faire.

Draco regarda sa montre pour la troisième fois en moins d'une minute. Il était deux heures du matin et son époux n'était pas là. Harry lui manquait mais il avait installé cette distance pour son bien. Il devait lui expliquer son point de vue car il ne supportait plus le regard froid que celui-ci lui lançait lorsqu'il le voyait. Il voulait de nouveau entendre le rire de Harry, voir son sourire

Harry entra dans sa chambre. Il avait enfin fini son livre. Il était heureux et fier de lui. Lorsqu'il entra son regard croisa celui de Draco.

- Si j'ai pris mes distances avec toi, expliqua Draco, c'est parce que je me soucie de toi. Et je me soucie aussi de ton avenir. Tu es un homme formidable, et j'espère que tu rencontreras

un homme qui te mérite.

Harry souffla avant de se lever et de faire un pas vers lui, puis un autre, s'avançant presque

à le toucher, et dit d'une voix nouée :

- Et si j'avais trouvé cet homme et qu'il ne veuille pas de moi ?

Comment aurait-il pu résister, malgré toutes ses résolutions ?, pensa Draco. Il tendit le bras pour l'attirer à lui et l'embrassa avidement. De le tenir contre son corps raviva aussitôt tous ses sens, et il se sentit prêt à revivre la passion de l'autre nuit.

Les bras autour de son cou, Harry l'embrassait avec une ferveur qui ne laissait planer aucun doute sur ses propres envies. Aussi fit-il glisser ses mains le long de son dos jusqu'à ses fesses, qu'il empoigna pour presser son bassin contre son désir, lui arrachant un gémissement rauque.

Rendu maladroit par le feu qui le dévorait, il arracha les boutons de la chemise de Harry sur lesquels il s'énervait, pour s'emparer d'un de ses tétons. Harry se cambra violemment contre lui tandis qu'il posait les lèvres sur l'autre téton. Il immisça la main sous la ceinture du short de Harry. Les doigts de Harry étaient en train de s'affairer sur son pantalon.

Quand il l'abaissa sur ses jambes, Draco donna un coup de pied pour s'en débarrasser et entraina Harry vers le lit, sans décoller une seconde sa bouche du tendre creux qu'il venait de lui découvrir à la jointure du cou et de l'épaule.

Hormis les sons étouffés de leurs halètements, la pièce était silencieuse, aussi la voix de Marcus derrière la porte leur fit l'effet d'une douche froide.

- Draco, c'est Marcus. Bonne nouvelle, mon ami ! J'ai eu l'assistant du juge Skelton qui s'occupe de l'annulation du mariage : il vous accorde l'annulation. Je vais de ce pas vous préparer les papiers. Mes félicitations ! Te voici de nouveau le célibataire le plus en vue de New-York .

Draco n'aurait jamais imaginé que ne pas être marié à Harry pouvait à ce point être un tue-l'amour. C'était pourtant ce qui se produisait : il n'avait plus la moindre envie de faire l'amour. Harry non plus. Comme son regard l'indiquait clairement, cette idée l'avait complètement désertée.

- On ne peut pas…, hoqueta Harry en se tortillant pour se libérer, sans que Draco cherche à le retenir.

En trébuchant, Harry alla ramasser son short et se rhabilla. Draco reprit son pantalon et l'enfila, d'abord incapable d'articuler un mot. Il réussit pourtant à se ressaisir et dit d'un ton neutre, en se passant la main dans les cheveux pour paraitre naturel :

- Alors, nous y voila ! Nous avons notre annul…

- Je ne suis pas sourd, le coupa Harry.

iIl eut soudain l'impression que la pièce était trop petite pour eux deux.

- Je vais dormir dans une de nos chambres d'ami, lança Harry en sortant de la chambre.

Draco pensa à Harry. Harry allait bientôt quitter sa vie et il ne voulait pas qu'il s'en aille. Il avait donné à sa vie une nouvelle dimension dont il ne pouvait plus se passer. Draco sentait bien que cela ne dépendait que de lui pour que Harry reste dans sa vie, qu'il aurait suffi qu'il le courtise pour s'en faire aimer. Peut-être même l'aimait-il déjà. Et il avait toujours projeté de se marier un jour. Alors, pourquoi pas ?

Bon, à sa façon, il était attaché à lui. Il en était même amoureux. Mais il ne pouvait se résoudre à le lui avouer. Son désir de lui était si violent que c'en était effrayant. Il voulait passer du temps avec lui, et il voulait fonder une famille avec lui !

Avoir la chance d'être père. Un père différent du sien. Avoir la chance de guérir les blessures de son enfance.

Il s'endormit à la suite de cette pensée.

Le lendemain au réveil, il fallut deux secondes à Harry pour identifier l'origine du sentiment d'angoisse qui l'étreignait. Tout était fini. Rien ne retenait plus Draco ici.

Quelle bénédiction que Marcus soit arrivé avant que Draco et lui n'aient refait l'amour, hier! Cela aurait rendu les choses tellement plus difficiles encore. Cette annulation allait dénouer les derniers liens ambigus qui les unissaient. Il ne resterait plus qu'un seul problème : son cœur brisé. Et cela ne se résoudrait pas facilement. En tout cas, pas tant qu'il resterait ici.

Il descendit exprès plus tard que d'habitude pour le petit déjeuner, mais eut la surprise de trouver Draco encore à table, perdu dans ses pensées.

Levant la tête, il lui adressa un sourire mécanique que contredisait la noirceur de son regard.

- Veux-tu joindre à moi ? demanda Draco comme s'il s'adressait à un inconnu.

Il se versa des céréales et remercia d'un signe de tête son ex-mari qui lui versait une tasse de thé brulant. II mangea en silence, sentant peser sur lui le regard inquisiteur de Draco.

Vite écœurée, Harry repoussa son bol à moitié plein. Cela eut l'effet d'un détonateur.

-Pouvons-nous parler ? lui lança aussitôt Draco.

-Bien sur, répondit Harry en se demandant quelles autres formalités il y avait à remplir.

Il s'éclaircit la gorge, ce qui signifiait qu'il était nerveux.

-Cela va peut-être te paraitre bizarre, commença Draco. Mais… puisque nous ne sommes plus mariés, voudrais-tu m'épouser ?

-Tu plaisantes ? répliqua Harry, repoussant la vague d'espoir qui montait en lui.

Non, Draco était visiblement sérieux. Mais il avait plutôt la tête d'un homme à qui l'on va arracher une dent que celle d'un homme sur le point de se marier, encore moins celle d'un homme amoureux.

- Mais encore ? fit Harry d'un ton circonspect.

- Je comprends ta réserve, elle est tout à fait naturelle, répondit Draco, donnant l'impression qu'il s'apprêtait à lui servir une argumentation murement préparée. Voila : nous nous entendons très bien, j'aime passer du temps avec toi, nous fonctionnons très bien sur le plan physique. On pourrait se remarier sans que personne ne sache que notre première union a été annulée.

Harry eut un petit sourire navré.

- Non seulement c'est très pratique, répliqua -Harry, désabusé, mais ça colle en plus parfaitement avec le testament de ton père.

Draco secoua la tête, apparemment vexe par ce résumé de la situation.

-Je suis sur de gagner contre le testament, il ne s'agit pas de ça. Mais c'est que j'ai de l'affection pour toi. Beaucoup d'affection. On pourrait partager une vie agréable.

- Nous pourrions avoir des enfants, dit Draco. Je devine que ca te plairait.

Harry se figea.

-Avoir un bébé serait d'une grande utilité pour gagner au tribunal, expliqua Harry. Si nous le désirons, on peut demander au juge de retarder sa décision. Avoir un enfant serait le meilleur argument pour prouver notre engagement et l'authenticité de notre mariage, n'est-ce pas ?

Il se pencha en travers de la table pour lui attraper la main.

-Harry, marions-nous et nous aurons un bébé, dit-il avec un sourire désarmant.

- Draco, souffla Harry. Je refuse d'avoir un bébé avec toi.

Il ne voulait pas construire une famille dans ces conditions. Il voulait de l'amour et Draco lui proposait son affection.

-Il vaut mieux que nous nous séparions.

Harry se leva avant de disparaitre par la porte de la cuisine. Draco resta là figé. Harry avait été clair. Il n'allait quand même pas le supplier.

-Draco étais-tu sûr ? demanda Blaise tout en fixant vivement Draco.

-Il ne veut pas de moi, lui répondit-il. Je rentre chez moi ce soir.

C'est la première fois qu'il voyait Draco aussi désemparer. Il ne savait pas comment il pouvait l'aider.

-Et toi, comment avance ton histoire avec le roux ? demanda Draco en se forçant en souriant.

-C'est un peu compliquer mais cela avance, lui répondit-il. Il m'a proposé de m'installer ici.

-Et ton travail ? s'étonna Draco en levant la tête et fixant son ami.

-Sirius m'a proposé de m'occuper de la communication et j'ai accepté, lui avoua-t-il. Je les aime, lui et sa fille.

-Tu ne sais même pas s'il t'aime, siffla Draco.

Il avait l'impression que son monde s'écroula. Il perdait Harry, maintenant son meilleur ami.

-Je sais mais moi, je l'aime. Et le temps me dira si j'ai raison. Draco, l'amour est un combat de tous les jours et je pense me battre pour cette relation.

Draco soupira.

-Tu auras toujours une place dans ma compagnie, tu le sais ?

-Oui, répondit Blaise en souriant. Merci Draco.

-Alors vous partez ce soir, lança Olivier tout en se mordant les lèvres.

Il était sûr qu'il ne verrait plus Marcus. Que l'histoire finirait au moment où Marcus mettrait les pieds dans l'avion qui l'amènera en Amérique.

-Oui, répondit Marcus tout en faisant sa valise. Dès que je rentre, je t'enverrai les papiers que Harry devra signer.

-Bien, fit Olivier avant de se diriger vers la porte. Je suppose que c'est la dernière fois que nous nous voyons. J'ai été heureux de faire ta connaissance Marcus Flint.

Marcus le stoppa avant de le retourner. Leurs regards se croisèrent.

-Est-ce que tu veux que notre histoire se finisse ? lui demanda Marcus en le fixant droit dans les yeux.

-Non, souffla Olivier, mais nous n'avons pas le choix. Tu as ta vie là-bas et moi la mienne ici. On est voué à se séparer.

-On pourrait essayer. Je n'ai pas besoin d'être toujours au bureau ni toi. Il y a les weekends et les vacances. ON pourrait essayer.

Olivier sourit. Cette idée était folle, même irréaliste, mais il était assez fou de cet homme pour tenter sa chance.

-Je veux une relation exclusive, fit Olivier d'une voix sensuelle.

-Moi aussi, répondit Marcus en souriant, mais tu peux utiliser ton gode en pensant à moi.

-Pour cela, il faudrait que tu me le redonnes, murmura Olivier au creux de son oreille tout en déboutonnant la chemise de Marcus.

-Si tu es très gentil avec moi, répondit Marcus d'une voix rauque.

Olivier sourit tout en se mettant à genou devant Marcus.

A suivre….