Bonjour,
alors oui, y avait une prise dans le train :-)
Et le nouveau chapitre sort bien aujourd'hui.
alors Snowkiss, pour répondre à ton comm'
Oui le basket, c'est génial. En plus en ce moment, on a une très bonne équipe de France et l'euroligue qui se profile bien... la France vient de mettre 40 points à la Russie :-) OK, l'équipe de Russie est pas en forme et avait deux grands joueurs en moins. Mais 40 points c'est de bon augure!
Ravie que tu ais aimé ma première scène, c'est clairement celle que j'ai eu le plus de mal à écrire. J'ai toujours peur de tomber dans le "trop guimauve" :-)
Quant à mon extra, c'est presque une expérience personnelle. Je suis prof et j'ai commencé à enseigner en tant qu'assistante de TP/TD à la fac. Sauf que j'ai commencé en M2, j'avais 21 ans, j'en faisais 16. A peine. Et que j'ai eu pléthore de scènes du même acabit avec mes étudiants. On m'a viré d'un amphi où je surveillais parce que les profs étaient pas encore là... sous les yeux de mes étudiants. Si si. Mon premier TD, j'arrive en avance devant la salle un peu stressée, c'était mon premier TD, et deux de mes étudiantes m'ont pris en pitié avec un "T'inquiète, la prof est pas encore là".
Après ma thèse que j'ai passé à 25 ans, je suis devenue prof en lycée parce que la recherche c'était pas pour moi... Et je te dis même pas le nombre de fois qu'on m'a demandé mon carnet pour entrer au lycée! Même devant mes élèves parfois, la grande classe!
Je pourrais écrire un bouquin!
Sérieux, Kuroko, je compatis :-)
Bon, j'arrête là en espérant que la suite te plaise toujours. Et comme l'avait deviné Laura, oui on a droit à la petite anecdote d'Himuro.
Bonne lecture à tous
Dimanche midi
Maji Burger
Kise observe la montagne de hamburgers sur le plateau de Kagami avec un émerveillement sans cesse renouvelé.
- Sérieusement Kagamicchi, tu manges encore plus que Murasakibaracchi ! Ton estomac est-il sans fond ?
Après le match, il admet qu'il avait faim. Mais pas à ce point !
Entre deux bouchées, Kagami le regarde et s'apprête à répondre mais c'est Himuro qui prend la parole :
- C'est vrai que Taïga mange beaucoup mais il faut aussi avouer qu'au Japon, vous faîtes tout en petit.
- C'est vrai, dit Kagami. Un hamburger américain doit bien faire deux fois la taille de celui-ci. Et je parle même pas des portions de frites ou des boissons. Les gens là-bas ont l'habitude de manger beaucoup plus qu'ici.
- Oui, tu te souviens du concours qu'on avait fait ? dit Himuro.
Tous à la table se tournent avidement vers lui.
- Je crois qu'on va avoir droit à notre anecdote, dit entre ses dents Aomine avec un petit sourire en coin.
Kagami rigole une seconde en se remémorant le souvenir et laisse Himuro parler :
- Y avait une nouvelle chaîne de fast food qui ouvrait les portes d'un restaurant à deux pas de notre terrain de basket habituel et qui avait organisé un concours pour son premier jour. Avec un an de burgers gratuits au plus gros mangeur à la clé.
- Kagami a participé et coulé le restaurant dès le premier jour, dit Kuroko presque amusé.
- Oh Taïga a bien participé, dit Himuro. Mais il n'a même pas passé les premiers rounds. Et le grand vainqueur était une fille de notre âge !
- Une fille, dit Kise incrédule, une fille capable de manger beaucoup plus que Kagamicchi. Je ne suis pas sûr que c'est quelqu'un que j'aimerai voir en face de moi.
- Oh crois-moi, t'aurais été aussi surpris que nous en la voyant. Parce que cette fille, elle était aussi grande que mince, dit-il en montrant son petit doigt pour appuyer ses dires. Personne n'aurait parié un cent sur sa victoire. On a fini par faire sympathiser et faire une partie de basket avec elle. Et non seulement elle était meilleure que nous deux réunis mais à la fin de la partie, elle…
Himuro étouffe un petit éclat de rire en se souvenant de la scène alors que tous le regardent en attendant la conclusion de l'histoire :
- Elle nous a invité à manger après la partie parce qu'elle connaissait un super resto de ramen !
Kagami lève les yeux au ciel.
- Je sais pas ce qui est le pire dans cette histoire, le fait qu'elle ait pu engloutir deux ramen avant que j'ai fini le mien ou le fait que c'était la première fois de ma vie que je goutais des ramens.
Kise se rapproche d'Himuro et de Kagami en soufflant sur le ton de la confidence :
- Oh, j'ai l'impression que cette fille n'a pas fait que vous ravir la victoire sur le terrain.
Le rouge qui monte aux joues de Kagami et d'Himuro lui prouve qu'il avait touché juste. Himuro prend son portable et farfouille dans ses archives pour montrer une photo de Kagami, lui-même et une grande fille blonde aux yeux bleus qui se tenait entre eux qui avait un ballon de basket dans les mains.
- Crois-moi, même aujourd'hui à deux contre un, je suis toujours pas sûr qu'on fasse le poids, dit Kagami.
- Elle est super mignonne, dit Kise.
- Et super douée au basket, dit Aomine.
- Et grande, dit Murasakibara.
- Oh elle est douée, dit Himuro, mais y avait beaucoup de joueurs meilleurs qu'elle.
Et que vous, en concluent logiquement tous les joueurs à la table un peu envieux de savoir que leurs amis avaient eu la chance de grandir en étant entourés de tant de joueurs talentueux. Oui tout est plus grand aux Etats-Unis.
- Même des filles ? demande Aomine.
- Ben si on considère que Kate est une fille, oui, dit Kagami.
Himuro sourit en farfouillant à nouveau dans ses anciennes photos pour leur montrer la photo d'une fille au regard aussi noir que ses cheveux avec une taille et une carrure qui fait passer Kagami pour un gringalet.
- Elle est moins mignonne, dit platement Kuroko.
- Ouais, on peut dire ça comme ça, rétorque sur le même ton Himuro.
Tous rigolent un peu nerveusement avant de se replonger dans leurs burgers.
Kise farfouille dans ses poches et pose sur la table une dizaine de tickets de cinéma :
- J'ai fait un shooting la semaine dernière pour une pub pour une chaîne de cinémas qui m'a offert des tickets, dit-il. Si ça vous tente, on peut aller voir s'il y a un film qui vous plait?
Il avait plus ou moins eu l'idée de les utiliser pour inviter Kuroko mais il en avait suffisamment pour inviter tout le monde et Kuroko en tête à tête une prochaine fois.
- Oh, c'est vraiment trop cool d'être model, dit Kagami.
Tous acquiescent en prenant un ticket, déjà prêts à présenter leurs arguments pour orienter le choix du film qu'ils iraient tous voir alors que Kuroko remarque que le sourire que Kise leur renvoie est celui qu'il réserve aux photographes, aussi lumineux que faux.
Instinctivement, il cherche le contact avec Kise en passant sa main contre sa cuisse sous la table. Surpris, Kise recouvre sa main avec la sienne en lui offrant un sourire loin des sourires éclatants dont il avait l'habitude mais un vrai sourire.
- On y va, dit-il en gardant sa main dans celle de Kuroko.
Ils commencent à s'extirper de la table du Maji Burger qu'ils partageaient tous tant bien que mal lorsque le portable de Kise sonne. Et Kuroko sait avant même qu'il ne réponde que ce coup de fil venait de son agent. Il avait le même regard ennuyé que lors de leur « presque premier rendez-vous ».
- Désolé, s'excuse-t-il, il faut absolument que je réponde.
Mais encore coincé en bout de table, il ne peut pas sortir avant de répondre et glisse son portable à l'oreille avec un air contrarié en faisant signe aux autres qu'il les rejoindrait au plus tôt. Mais étonnés du changement ton si soudain de Kise, tous le regardent avec une curiosité incrédule.
Après un salut rapide et froid, son visage se ferme et il s'énerve assez vite.
- Me la fais pas à l'envers. T'as besoin de moi parce que t'as personne d'autre.
Son sourire habituel se fige en un rictus froid :
- Oh, c'est pire que ce que je croyais. Laisse-moi une heure.
Rageusement, il éteint son téléphone, surpris de constater que tous le dévisagent avec effroi.
- Désolé les gars, dit-il en reprenant son sourire et son air habituel avec un tel naturel que tous se demandent s'ils n'avaient pas rêvé la scène une seconde plus tôt.
Il se lève à son tour :
- J'ai un shooting qui n'était pas prévu. Amusez-vous bien au ciné, vous me raconterez le film !
Kuroko se tourne vers lui avec inquiétude :
- Tu veux que je t'accompagne ? Comme la dernière fois ?
Kise se tourne vers lui, se rendant compte qu'il n'avait pas lâché sa main. De nouveau, son sourire se fait moins éclatant mais plus sincère.
- La dernière fois, je t'ai proposé de m'accompagner parce que les gens avec qui j'allais bosser sont vraiment adorables. Mais crois-moi, c'est pas toujours le cas.
Le cœur de Kuroko se serre lorsqu'il voit clairement Kise forcer un grand sourire avant de partir.
- Hé Kise, dit Aomine, si ça te fait chier à ce point d'y aller, pourquoi tu dis pas merde à ton agent ?
Kise se retourne vers lui en perdant son éternel sourire :
- Est-ce que je me permets de te dire quoi que soit sur ta façon de jouer au basket ? Non, répond-t-il froidement. Alors la prochaine fois, tes réflexions sur mon travail, tu te les gardes, Aomine.
Aomine le regarde partir sans un mot encore choqué et Kagami inquiet s'approche de lui.
Ce n'est pas le ton, ni les mots qui ont choqués Aomine.
Enfin presque.
- C'est la première fois qu'il m'appelle Aomine, souffle-t-il encore incrédule.
Le départ de Kise laisse planer une atmosphère étrange pendant un temps mais le choix d'un film devant les affiches du cinéma prend vite le pas sur le malaise. Himuro voulait voir le film qui avait remporté tant de prix qui repassait sur un batteur de jazz et son professeur, Kagami et Aomine le dernier film d'action américain dont le scénario tenait sur un timbre-poste et Murasakibara le dernier anime des studio Ghibli.
Aomine jette un regard inquiet à Kuroko qui s'est volontairement mis en retrait. Pour n'importe qui d'autre, il a l'air aussi impassible que d'habitude mais pas pour Aomine.
- Puisqu'on va au ciné grâce aux tickets de copain de Tetsu, je pense qu'il est normal que ce soit Tetsu qui choisisse le film, dit Aomine.
Kuroko qui pensait se faire oublier ne peut s'empêcher de rougir d'embarras et fait pencher la balance sur le film qu'avait choisi Himuro dont un discret sourire fleurit sur les lèvres.
Aomine se prend la tête une seconde. Un obscur film sous-titré sur un batteur de jazz. Le fait qu'il ait gagné nombre de prix dans des festivals autour du monde ne le rassure en rien. Décidément, les goûts de Kuroko en matière de film ne sont pas meilleurs que ses choix en matière de cœur. Sérieusement !
Mais c'est le choix de Tetsu et les tickets de Kise.
Ils prennent rapidement leurs places et s'avancent vers la salle. Une petite salle où ils étaient pratiquement seuls, constate Aomine. Quelle surprise !
- Installez-vous, dit-il, avec Tetsu, on va chercher du popcorn.
Kagami est à deux doigts de les accompagner mais un seul regard d'Aomine l'en empêche et il prend Tetsu par le bras sans lui demander son avis. Alors qu'ils attendent leur tour pour acheter les popcorns, Aomine prend la parole :
- Je vais pas te mentir, dit Aomine, le fait que tu aies choisi de finalement céder à Kise, ça ne me réjouit pas.
- Parce que c'est un garçon ? demande prudemment Kuroko qui pense qu'il n'a cédé à rien du tout.
- Je m'en fou de ça ! C'est parce que c'est Kise. Il est tellement versatile que j'ai du mal à penser qu'il puisse être fidèle envers qui ou quoi que ce soit. Et puis, dit-il en hésitant…
- Et puis quoi ?
- Le prend pas mal mais t'as l'air tellement innocent et lui, tellement pas innocent. Il te lance des regards, c'est même plus indécent là. Hier, j'ai cru qu'il allait te dévorer sur place. Mais ça c'est mon problème, dit-il en secouant la tête comme pour se débarrasser l'esprit d'une image particulièrement tenace.
Aomine plonge ses yeux dans ceux de Tetsu étonné de voir à quel point son regard est impassible vue la tournure de leur conversation :
- C'est ton choix, je le respecte, se reprend-il, de la même façon que je vous respecte tous les deux. Alors j'espère sincèrement que tout va bien entre vous parce que je ne l'ai jamais vu comme ça. Si y a un truc qui va pas, si tu as besoin de parler, si le problème vient de moi, je veux que tu saches que quoi que tu me demandes, je le ferai.
Aomine baisse les yeux, conscient que son attitude surprotectrice envers Tetsu après ce qu'il lui avait fait devait avoir l'air ridicule.
- Aomine kun, dit Kuroko de sa voix la plus calme, je ne crois pas que le problème vienne de toi, pas directement en tout cas.
- Comment ça pas directement ?
Kuroko réfléchit un long moment alors qu'arrive enfin leur tour dans la queue. Aomine se charge du popcorn laissant Tetsu à ses réflexions. A vrai dire, il a peur de sa réponse presque autant qu'il a honte de son attitude puérile de grand frère protecteur envers lui. Pourquoi ne peut-il s'empêcher de ramener Kuroko à lui à chaque instant, cherchant son regard, son attention à en devenir possessif?
Il se sent ridicule de réagir ainsi, il se comporte plus comme une fille jalouse qu'un ami.
Pourquoi ! Mais pourquoi réagit il toujours comme un sombre idiot quand cela implique les personnes qui comptent réellement pour lui ?
La première fois, il l'avait perdu parce qu'il avait joué au con. Et que d'une façon assez ironique, il avait gagné. Contre lui-même.
- Je crois qu'au final, dit Kuroko, on se ressemble plus que je ne le croyais avec Kise kun.
- De vrais jumeaux, ironise Aomine.
Sérieux Tetsu, le mec avec qui tu couches, tu pourrais au moins l'appeler par son prénom, pense Aomine.
Alors que Kuroko lui retourne un regard blanc et Aomine se dit dans la foulée qu'il ferait mieux de fermer sa grande gueule et s'excuse maladroitement en lui redonnant la parole.
- Je voulais juste dire, reprend Kuroko, qu'il utilise la lumière de la même façon que j'utilise l'ombre.
- Et avec les sous-titres ça donne quoi ?
- Une des meilleures façons de dissimuler quelque chose est parfois de le mettre bien en évidence à la vue de tous, dit Kuroko. Et je crois qu'il m'a déjà donné un indice, à sa manière.
Toujours rien compris, pense Aomine mais il remarque que Kuroko semble plus serein. Il a dit qu'il pourrait l'écouter, il n'a pas promis de le comprendre.
- Et si tu pouvais aussi être un peu plus, continue Kuroko en cherchant ses mots, ou plutôt moins…
- T'inquiète, je comprends, l'interrompt Aomine en soupirant en se disant qu'il allait au moins essayer.
Et juste avant de rentrer dans la salle, il voit Kuroko envoyer un message rapide à Kise. Il n'avait pas l'intention de le lire mais il ne peut s'empêcher de le faire.
Le film commence.
Quelle que soit l'heure à laquelle tu finis, appelle moi.
Deux heures plus tard, alors que le générique défile sous les regards encore écarquillés des cinq jeunes lycéens japonais, Aomine regarde Himuro et Kuroko avec étonnement.
Il avait pris une claque monumentale avec ce film et il n'a pas besoin de regarder autour de lui pour savoir qu'il n'était pas le seul.
Whiplash.
Le lien tortueux entre un génie de la batterie et son prof aussi sadique que machiavélique dont le but était de tirer le maximum de son élève afin de trouver une légende qui tutoierait les Charlie Parker et Duke Ellington parce qu'il n'avait qu'une passion, dévorante et terrifiante, le jazz.
Et ce final l'avait laissé sans voix.
Soudain les scènes d'actions de n'importe quel film américain auquel il pouvait penser lui paraissent bien fades et superficielles en comparaison avec ce duel monstrueux entre l'élève et son maître.
Il avait presque envie de se mettre à écouter du jazz…
- Je ne pensais pas qu'on pouvait-être aussi passionné pour le jazz que pour le basket ! s'exclame Kagami.
- Parce que dans le petit monde de Kagami, se moque Kuroko, il n'y a que le basket.
- N'importe quoi !
- Tu as raison, je suis injuste, en rajoute une couche Kuroko de sa voix la plus plate. Il y a aussi les hamburgers…
- Kuroko !
Tous rigolent alors que Murasakibara y va de son « Il y a aussi les bonbons, c'est bon les bonbons » avant d'énumérer la longue, très longue liste de tout ce qu'il aimait.
Cette réflexion idiote de Kagami, c'était la sienne, pense Aomine. Ca aurait dû être la sienne.
Les rires aussi.
Les souvenirs de ses années à Teiko se superposent avec une telle perfection que c'en était presque risible. Péniblement risible.
Et son rôle dans cette fausse réminiscence n'était tenu par personne d'autre que Kagami, la nouvelle lumière de Tetsu.
Il avait été jusqu'à lui donner ses propres chaussures comme une ultime ironie du destin et elles lui allaient parfaitement bien.
- Yo Aomine, dit Kagami, ça te dit un « un contre un » sur le terrain qu'on a vu en venant au ciné ?
Oui Kagami lui ressemble. Il est semblable à celui qu'il était avant. Celui qui était prêt à croire que personne n'était inutile dans une équipe, à se battre pour ce qu'il aimait et pour ses amis. Même s'il en avait peu.
Pas du genre à laisser des souvenirs assombrir ses pensées.
Pas du genre à laisser qui que ce soit dans l'ombre.
C'est quelqu'un qu'il ne redeviendrait jamais. Mais c'est quelqu'un dont il voulait à nouveau se rapprocher.
Même un peu.
Même un tout petit peu.
- Tu vas encore perdre, dit-il.
- Pas cette fois, tu verras !
- Cause toujours !
Alors qu'il se perd en idioties face à Kagami, le téléphone de Kuroko sonne le ramenant à la réalité.
- Kise kun ?
Alors que Kise parle, le visage d'ordinaire impassible de Kuroko s'assombrit. Il baisse la tête et s'éloigne un peu pour répondre.
Aomine constate qu'il doit mettre toute son attention pour ne pas tendre l'oreille. Et il finit par céder à son instinct premier, une intrusion que Kuroko n'allait pas apprécier, une des rares choses dont il est certain en ce bas monde.
Kuroko de son côté n'avait pas quitté Aomine des yeux. Sa faible présence associée au fait qu'Aomine était en pleine réflexion et qu'il en avait visiblement pas l'habitude lui avait permis de l'observer à loisir.
Voir celui qui avait été son meilleur ami replonger dans ses sombres travers ne lui plait guère. Heureusement en quelques mots et un défi idiot, Kagami avait suffi à lui redonner le sourire. Ces deux idiots étaient faits pour s'entendre, Kuroko l'avait su dès le premier jour.
Lorsque son portable sonne et qu'il voit que le coup de fil vient de Kise, son cœur s'accélère et il préfère s'éloigner un peu avant de répondre.
- Kise kun ?
- Kurokocchi, alors le film était bien ?
Kuroko n'a pas besoin d'avoir Kise en face de lui pour savoir qu'il s'efforce de tenir son ton enjoué, peut-être même de sourire.
Mais il décide pour le moment de respecter les efforts de Kise en répondant comme si de rien était.
- Un film sous-titré, sans action, ni filles à grosses poitrines et qui plait quand même à Aomine kun et Kagami kun. Autant dire un petit moment de grâce, dit-il de sa voix la plus impassible.
Le rire de Kise qu'il entend est sincère mais laisse encore mieux transparaître les efforts qu'il fait pour maintenir l'illusion.
- Kise kun, continue Kuroko, est-ce que tu as terminé ton shooting ?
- Non, c'est juste une pause. Et il y a des chances que ça dure encore longtemps.
Quelque chose n'allait définitivement pas dans la voix de Kise.
- J'avais besoin de t'entendre, souffle-t-il d'une voix si faible qu'il avait dû lui-même être surpris d'entendre sa voix.
Le cœur de Kuroko se serre un peu plus.
- C'est au même endroit que la dernière fois ? demande Kuroko.
- Oui, mais…
- Je viens.
- Non. Pas la peine, vraiment. Non seulement ça va finir tard mais tu n'auras sûrement pas le droit d'accéder au studio. Pro…
Kuroko avait déjà raccroché. En relevant la tête, il tombe sur Aomine qui l'encourage d'un geste de la tête.
Extra scene
Deux ans plus tôt
Etats-Unis
Quelque part près d'un terrain de street basket...
Entassés les uns sur les autres, tous regardent le spectacle avec de grands yeux exorbités.
Cette fille, cette blonde aussi grande que mince, les avait tous battu à plate couture. Elle devait avoir un trou noir pour estomac. Littéralement!
Kagami observe la scène sans y croire et s'apprête à parler lorsque trois, peut-être même quatre des spectateurs le bâillonnent en le tirant en arrière violemment.
- On veut voir combien de temps elle va mettre à s'en rendre compte, chuchote une voix derrière lui.
Kagami croise le regard d'Himuro incrédule alors qu'elle demande son prochain burger en levant la main.
Et que cela faisait bien cinq minutes et deux hamburgers qu'elle avait éliminé toute la concurrence.
Note de l'auteur :
Alors mon film de l'année et que je conseille à tous : Whiplash avec le magistral J.K. Simmons en prof sadique et en même temps d'un génie qui approche le grandiose et qui n'a pas volé son oscar!
A voir :-)
Vous aussi vous aurez envie d'écouter du jazz.
La scène du concours est largement inspirée d'une scène semblable dans le très grand Samurai champloo. L'un de mes animes préférés, juste après Cowboy bebop qui a la meilleure BO de tous les temps pour un anime. Sérieusement, on lui a décerné ce prix de "Meilleure BO de tous les temps". Cette BO, c'est une des constantes dans mon lecteur mp3. Et c'est très jazzy comme BO!
