-Ce chapitre avait déjà été mis en ligne il y a quatre ans, mais à la suite d'une bêtise de ma part (quand on est pas douée..), il a été supprimé de la fanfiction. Donc on recommence avec une réécriture, plus qu'un chapitre purement inédit, mais comme ça fait longtemps on va dire que ce n'est pas trop grave.-
Bonjour / Bonsoir à tous !
Voilà presque quatre ans qu'il n'y a pas eu de nouveau chapitre par ici. Et en quatre ans il s'en passe des choses! J'ai aujourd'hui 27 ans et je ne suis plus à l'école. J'écris aussi mes propres histoires personnelles.
Peut-être que ceux et celles qui étaient là il y a plusieurs années ne seront plus là aujourd'hui, et peut-être que d'autres vont venir lire aujourd'hui cette histoire commencée en 2013 (6 ans presque jour pour jour!), et qui a bien changée depuis. Avant d'écrire la suite j'ai réécrits l'ensemble de la fanfiction, chapitre après chapitre. J'ai remis en avant le personnage de Tilaé, la sœur de Legolas, que j'avais abandonnée en cours de route dans la première version.
Ça n'a pas été évident de me remettre "dans le bain" comme on dit après autant de temps, et je dois bien avouer que si Strider'Emiya ne m'avait pas poussée je ne l'aurais peut-être pas fait. Et au final j'avoue que j'ai adoré le faire.
Si j'ai oublié mon plan originel, j'ai eu plein d'idées durant la réécriture. Je ne pourrais pas vous dire avec certitude combien de chapitres il reste dans cette histoire, mais une chose est sûre, cette histoire trouvera sa fin cette fois ci. J'espère juste ne pas mettre trop de temps. Mais ça l'avenir le dira !
Sur ces bonnes paroles je vous souhaite une bonne lecture pour ce nouveau chapitre (enfin pas complètement du coup, merci ma connerie), j'espère qu'il va vous plaire.
Et j'espère que les changements apportés dans les douze chapitres précédents vous plairons aussi.
Chapitre 13 :
L'Istari
Une fois la joie des retrouvailles passée, ils allèrent tous se mettre à l'abri à l'ombre des arbres aux pieds de la colline, pour passer la nuit dans une relative sécurité. Ils s'installèrent rapidement autour d'un feu, préparèrent le repas, et une fois celui-ci pris ils restèrent silencieux un moment. Chacun réfléchissait ou était perdu dans ses pensées. La journée avait été longue de même que les derniers mois, mais la venue inattendue de nouveaux compagnons avait ravivé leur espoir. Sous un ciel clair ils prirent le temps de prendre des nouvelles du monde qui continuait sa route tout autour d'eux. Les pions de Sauron se mettaient en place, et annonçaient déjà la grande bataille à venir où l'avenir du monde se jouerait. L'ombre avançait inexorablement vers le nord, provoquant la peur et la terreur sur son passage, car elle annonçait un sanglant massacre pour les peuples encore libres.
-Quelles sont les nouvelles au nord ? demanda Aragorn en brisant le silence.
-Et bien, pour le moment nous préparons la résistance, commença Armos, notre peuple sera bientôt prêt.
-Quand est-t-il des forces Sauron ? demanda Gandalf.
-Une partie de ses troupes marchera bientôt sur les terres du nord-est, répondit Elladan.
-Les hommes de Dale seront prêt à temps nous l'espérons, acheva Elrohir.
-Et les nains d'Erebor aussi, compléta Gimli d'une voix forte.
-Ils seront pris à revers, affirma Eomer.
-Et sur le flan, dit Aragorn, je ne pense pas qu'ils tiendront longtemps malheureusement.
-Pour l'instant les gobelins restent à l'abri des arbres de la Forêt Noire, apprit Armos, mais cela ne pourrait pas durer.
-Justement avez-vous des nouvelles de Vert-Bois ? demanda Legolas.
-Effectivement, oui, nous en avons, répondit Elrohir.
Flash-Back :
Thranduil se retourna et il vit de la fumée noire s'élever de Vert-Bois, son royaume continuait d'être dévoré par des flammes dévastatrices, et son héritage était réduit en cendre. Les Elfes sylvains et leur souverain étaient désormais sans royaume, et sans foyer. Leur maison, là où il avait toujours vécu était désormais perdue. Une odeur de brûlé emplissait l'atmosphère.
Et devant cette vision cauchemardesque, enfin il comprit. En ce jour sombre, Thranduil compris enfin la haine qu'avait eue Thorin Ecu-de-chêne envers lui bien des années plus tôt. Lors de l'attaque d'Erebor il y a près de deux cent trente et un ans, il lui avait refusé l'asile à lui ainsi qu'à son peuple, et Thorin ne lui avait jamais pardonné.
Mais comment aurait-il seulement pu ?
Même si les circonstances n'étaient pas les mêmes, force était de constater que la douleur et le déchirement que ressentait le roi en cet instant était identique.
Il avait le cœur brisé.
Il regardait son ancien royaume et l'épaisse fumée noire qui en réchappait, et des larmes amères lui montèrent aux yeux. Mais il les retint, il devait rester fort. Pour son peuple.
Un instant il pensa à Legolas, son unique héritier dont il n'avait plus aucunes nouvelles depuis des mois. Il espérait de tout son cœur le revoir un jour, même si pour le moment, il n'avait aucune idée de quand cela se produirait, ni même s'il le reverrait un jour. Il était cependant sûr d'une chose : son fils était en vie, et il devait se raccrochait à cette idée. Coûte que coûte.
Il ferma les yeux. Des larmes coulèrent le long de ses joues, et cette fois il ne les arrêta pas.
-Gardez espoir, Thranduil Oropherion, lui murmura une voix dans sa tête.
-Galadriel ? C'est bien vous ? demanda le roi avec surprise
-Oui Thranduil, répondit Galadriel, vous devez aller à Dale. De là vous pourrez aider les hommes de la cité et les nains d'Erebor à résister.
-Mais comment ? demanda Thranduil, il n'y a nul espoir là-bas.
-Tant que nous serons là pour nous battre il y en aura un, lui affirma Galadriel.
Le roi-elfe ne savait pas trop quoi penser de cette conversation mentale avec la dame de Lorien. Mais était clair que si Galadriel gardait espoir, malgré les horreurs survenues, il devait en faire autant. Elle avait vécu tous les âges de ce monde, alors elle savait de quoi elle parlait. D'autant plus que maintenant, la Lorien serait le prochain royaume elfique à être attaqué, ce n'était qu'une question de temps.
-Que faisons-nous mon Seigneur ? demanda Tauriel dans son dos.
-Nous allons à Dale, répondit Thranduil d'une voix forte en se retournant vers elle.
Ainsi le peuple sylvain se mit en route, non sans l'amertume de quitter, peut-être pour toujours, le lieu qui les avaient vus naître et grandir depuis des millénaires. Avec l'organisation propre à une armée elfique ils se mirent en marche, en détournent leurs prunelles humides de cette vision effroyable, et le cœur lourd ils regardaient en direction de la ville de Dale plusieurs milles au nord. Le voyage fut éreintant tant physiquement que moralement, car il fallait aider les blessés, et surveiller sans cesse ses arrières de peur d'être de nouveau attaqués.
Mais il en allait de leur survie, et le peuple de Vert-Bois n'avait pas vraiment le choix.
Fin du flash-back
Ce récit rassura autant qu'il attrista Tilaé et son frère, car si leur peuple était en vie, c'était au prix de grands sacrifices, et leur royaume était désormais détruit. Cette guerre changerait le visage de la Terre du Milieu comme aucune autre depuis des millénaires. Quelques semaines après avoir récupéré son bien le plus précieux, son unique, Sauron avait déjà vaincu trois royaumes que portait la Terre du Milieu et ce n'était malheureusement que le début de son funeste projet.
Ces nouvelles étaient difficiles à entendre pour tous, et bien que l'espoir soit toujours là, ils avaient bien du mal à se le représenter tant il paraissait lointain et indistinct. C'était une chose, là, quelque part, c'était cette bulle blanche dans la Comté, c'était cette possible aide des Valar, c'était ces peuples qui restaient libre au nord et qui résisterait quoi qu'il se passe. C'était la vie qui battait dans leur poitrine, c'était leur courage et leur force. La fin se jouerait les armes à la fin, l'étendard flottant fièrement vers le ciel noir, même si à ce moment-là ils étaient réduit comme peau de chagrin pour mener ce dernier combat.
Après avoir entendues ces nouvelles, et quand le reste de ses compagnons alla dormir, Aragorn en profita pour prendre à part les jumeaux d'Elrond. Sans leur dire un mot Elladan et Elrohir suivirent le dunedain et ils s'éloignèrent du campement.
-Comment va Arwen ? leur demanda-t-il le cœur battant plus vite que la normale.
Cette question le taraudait depuis des mois et il devait en avoir le cœur net. Quoi qu'il en coûte il devait avoir une réponse. Bien qu'aucunement surpris par cette question, les jumeaux se regardèrent pour savoir lequel allait répondre. Au bout d'un moment Elladan prit la parole :
-Ces derniers mois elle s'éteignait et nous avons eu peur de la perdre pour toujours. Quand Sauron a récupéré son anneau, elle semblait presque morte. Mais soudain, la vie est revenue en elle. Cela date de la nouvelle inattendue venue de l'ouest. Elle est en vie, mais elle demeure endormie. Notre père pense qu'elle reprendra véritablement vie quand Sauron sera défait. Une bonne fois pour toute.
Arwen était donc en vie, faiblement mais elle était encore de ce monde ce qui soulagea profondément Aragorn bien qu'il restât très inquiet pour son amour.
-/-
Voilà plusieurs jours maintenant que la troupe, désormais élargie, faisait route vers la Comté. Le pays des Hobbits les intriguait, et Gandalf était impatient de voir ce qu'il en était de ses propres yeux. Car depuis la nouvelle de la venue, depuis la mer, de cette bulle de protection autour de ce pays, personne n'arrivait vraiment à imaginer une telle chose. Et surtout pourquoi ? Pourquoi ce pays et pas un autre ? Et pourquoi maintenant ? Cette guerre était-elle désespérée au point que les Valar interviennent ? Durant les précédentes guerres, non moins sanglantes, aucune aide de ce genre n'était venue. La seule aide qui était venue d'eux remontait à l'an mille du troisième âge, quand ils avaient envoyé en Terre du milieu cinq Istari dont Gandalf et Saroumane, qui avait pour tâche d'aider les peuples libres à combattre Sauron. Allait-il en être de même cette fois ci ?
Toutes ces questions restaient pour le moment sans réponses alors qu'elles étaient d'une importance cruciale.
-/-
Après un long voyage, et de très nombreux milles parcourut, la Comté était enfin en vue. La vision qu'ils avaient devant eux les laissa sans voix : une immense bulle d'un blanc pur l'entourait. Elle n'était pas opaque, et la lumière du soleil passait au travers. Jamais ils n'avaient vu une telle chose, pas même Gandalf qui avait pourtant vécu en Valinor de très nombreuses années.
-C'est magnifique, souffla Faramir.
Tous étaient éblouis par cette vision que nul n'avait jamais vu sur Terre, ni même imaginée. Personne ne connaissait une pareille forme de magie avant ce jour.
Tout semblait paisible, et les habitants ne semblaient pas être perturbés par cette bulle. En vérité elle les laissait aller et venir, et les étrangers uniquement pouvaient la voir. Ainsi mis sous cloche, les Hobbits vivaient en paix, et ils ne se doutaient pas un seul instant du grand péril qui guettait le monde autour d'eux.
La compagnie approcha encore de quelques milles et s'arrêta pour la nuit. Si loin de l'ombre du Mordor, qui grandissait jour après jour, et allait toujours plus loin vers le Nord ils profitèrent de leur première nuit claire, avec la pleine lune et les étoiles bien visibles dans le ciel.
-Même le ciel est en paix ici, dit Faramir.
-Comme une terre dénuée de ténèbres, ajouta Armos.
Tous prirent une bonne nuit de sommeil, les Elfes assurant à tour de rôle le tour de garde. Car Gandalf avait insisté : mieux vaut ne pas prendre de risque inutile avait-il dit, même ici.
La nuit se passa sans encombre, et le lendemain, peu après l'aube, tous se préparèrent à repartir. Cette fois ci leur route les emmènerait plus à l'est, vers Fondcombe qu'ils espéraient atteindre avant la fin de l'année.
Le moral des Hobbits était remonté en flèche depuis la veille. Maintenant que leur peuple était en sécurité ils étaient soulagés. Ils avaient vu la souffrance de Faramir, d'Eomer et de Legolas face à la perte de leur pays respectif, et ils avaient eu peur un instant de vivre la même chose. Et bien qu'ayant eu connaissance de l'espoir venu de la mer, voilà des mois de cela, le voir avec leurs propres yeux l'avait rendu réel. Aujourd'hui c'était une certitude, un fait, alors que jusque-là ça n'avait été qu'une rumeur.
-Sam, Merry et Pippin vous resterez ici, déclara Gandalf quand tout le monde fut prêt.
-Mais nous voulons nous battre ! s'offusqua Merry.
-Vous n'y êtes pas obligés, lui répondit Aragorn, et Gandalf a raison il vaut mieux que vous restiez ici, chez vous, c'est plus sûr pour vous.
-Au contraire, rétorqua Pippin. Nous devons le faire pour la Comté, pour vous aider.
-Et nous mourrons de honte de ne pas venir, ajouta Sam. Nous restons avec vous parce que nous aussi nous faisons partie de cette terre.
-Nous nous battrons à vos côtés jusqu'à la fin ! déclara Merry.
-Pour Frodon, dit Sam.
-Samsagace le brave, ça ne m'étonne pas de toi, dit une voix familière dans leur dos.
Tous se raidir car ils connaissaient que trop bien cette voix. C'était un de leur plus proche ami, mais il était mort depuis des mois, alors comment cela était-il possible ?
-Cela est impossible, murmura Sam immobile de stupeur.
-Si tu te retournes tu en auras le cœur net, Sam, dit la voix.
Et c'est alors qu'ils eurent la plus grande surprise de leur vie, et c'est peu dire : Frodon Sacquet, que tous le croyait mort depuis la défaite, était bel et bien vivant et devant eux, avec un sourire satisfait et amusé devant leur mine étonnée et stupéfaite.
-Frodon c'est bien toi ? demanda Merry.
-Mais bien sûr que c'est moi ! s'exclama Frodon rieur, n'êtes-vous pas content de me voir ?
-Si bien sûr, répondit Merry décontenancé, mais l'on te croyait mort depuis des mois. Comment as-tu fait ?
-Je l'étais en effet, dit Frodon.
-Mais les Valar vous ont renvoyé, affirma Gandalf.
Frodon répondit positivement d'un signe de tête. Il fut presque déçu de l'accueil de ses anciens compagnons, même s'il comprenait leur grande surprise, ce n'était pas ainsi qu'il avait imaginé leurs retrouvailles.
-C'est pour cela que la Comté est protégée, comprit Aragorn.
-Tu nous as tellement manqué Frodon ! dirent à l'unisson Merry et Pippin en prenant leur cousin dans leurs bras.
Tous furent profondément heureux par cette nouvelle des plus fortuites. Mais ils n'étaient pas au bout de leur surprise car quelqu'un venait vers eux à pas rapide. C'était à priori un homme de haute stature, vêtu de blanc et d'argent, de longs cheveux blonds, presque blancs, tombant sur ses fières épaules. Il inspirait le respect.
-Qui est-ce ? demanda Pippin les sourcils foncés.
-Je suis un Istari jeune Peregrïn Took, je me nomme Myrddin.
Myrddin était un peu plus grand que Gandalf, et avait la même prestance qu'un Elfe. Il avait un beau visage et les yeux clairs et perçants. Il avait été intrigué par cette terre qui lui était inconnue jusque-là, et en la voyant, il avait compris l'importance de la préserver des ténèbres. L'idée même de voir un tel lieu détruit le révulsait.
-Quel est donc le plan des Valar ? demanda Eléa.
-Les Valars veulent protéger ce lieu, ils ne veulent pas voir leur création détruite. C'est pour ça que je suis ici. Un long combat nous attend, mais une chose est sûre, Sauron finira par être vaincu. Je ne sais pas quand exactement, mais je sais que cela se produira, affirma Myrddin.
-Comment en être sûr ? demanda Eomer.
-Il y a une fêlure dans chaque chose, Eomer, c'est par là que la lumière passe*, répondit Myrddin.
* citation de Leonard Cohen
Avouez que vous êtes tombés de votre chaise en lisant le nom de Frodon ! J'aurais bien aimé voir vos têtes. Je sais je suis un peu (beaucoup) sadique.
Pour ceux qui me demanderaient, le nom de Myrddin ne vient pas de Tolkien, mais de la légende arthurienne. C'est le nom original de Merlin en gallois. (et d'ailleurs je ne sais pas si vous savez, mais le personnage de Merlin a inspiré Tolkien pour créer Gandalf)
J'espère en tout cas que ce chapitre de retour vous a plu. Je suis désolée que se ne soit pas un inédit mais que voulez vous quand on n'est pas douée hein.
A très bientôt pour la suite !
[promis je ne mettrais pas quatre ans x) ]
Little-road
