Chapitre corrigé par BakaSama_Maxwell (il se peut qu'il ait des fautes car j'ai dû modifier certains passages par la suite, désolée)
Un chapitre particulier que celui-à et maintenant j'attends vos réactions avec impatience. Bonne lecture!
Aparté n° 1: La journée avait pourtant bien commencé !
C'était avec un grand sourire aux lèvres que l'agent Austin avait pénétré dans le bâtiment principal du FBI à Washington. Il affichait une expression sereine malgré l'heure tardive à laquelle il arrivait pour prendre son poste. Il savait que ses partenaires ne manqueraient pas de lui faire une réflexion sur son retard, il pouvait presque les entendre jubiler d'ici mais il avait prévu le coup.
Etant un des plus jeunes de l'équipe et un des derniers à l'avoir rejointe, les fantaisies qu'il se permettait avec les protocoles et la hiérarchie, avaient tendances à ne pas être bien acceptées par ses collègues.
Hormis Jervis et leur chef direct, le jeune châtain ne semblait écouter personne et n'en faire qu'à sa tête. Il prenait un malin plaisir à faire enrager ceux de ses collègues qui avaient la fâcheuse manie de le prendre d'un peu trop haut à son goût. Il n'était pas un bleu comme Fuller tout juste sortie de la faculté ! Il avait fait ses preuves pendant quelques années dans une autre équipe avant de se retrouver muté dans celle-ci. Il avait l'expérience du terrain et comptait bien démontrer que cette promotion, il ne la devait pas au hasard, ou à tout autre chose.
Donc il ne fut pas surpris quand un des anciens l'invectiva sèchement en regardant l'horloge du bureau qui indiquait plus de treize heures passées.
« C'est à cette heure que vous débarquez, agent Austin ? »
« Avant que vous ne disiez des paroles déplacées et dépassant, j'en suis convaincu, le fond de votre pensée, je tiens à vous avertir, agent Carson, que j'ai fait une demande de congé exceptionnel en bonne et dûe forme pour m'absenter ce matin car j'avais un rendez-vous chez le dentiste. » Expliqua-t-il en souriant à son vis à vis qui manqua de s'étouffer devant l'audace avec laquelle il lui répondait.
«T'aurais pu nous avertir. » Lança d'une voix atone l'agent Jervis en levant à peine son nez de l'écran d'ordinateur qui se trouvait devant lui. « Cela nous aurait évité cette scène. »
« Et me priver de voir leur tête frustrée, jamais. » Répondit Austin en faisant un clin d'oeil à l'agent Carson et aux deux autres qui l'accompagnaient. Carson préféra battre en retraite en se replongeant dans son travail. « Le chef n'est pas là ? »
« Il est parti sans dire un mot tout à l'heure après avoir reçu le courrier. » Reprit Jervis sans arrêter son travail.
« Une affaire intéressante ? »
« Aucune idée, Fornell est parti en coup de vent. » Expliqua Jervis en soupirant. « Tu devrais te mettre au travail maintenant. Je sais parfaitement que tu as deux rapports en retard et tu devrais t'y mettre si tu ne veux pas que le chef te fasse finir à point d'heure. »
« Ok. » Soupira Austin en s'asseyant devant son bureau pour se plonger dans un travail de paperasserie qu'il jugeait des plus inutile et des plus rébarbatif.
Il ne s'était pas écoulé plus de cinq minutes qu'il reprit la parole au grand dam de ses collègues.
« Il y a longtemps que le chef est parti ? »
« Une à deux heures. » Lui répondit Fuller depuis la photocopieuse.
« On devrait peut-être l'appeler. » Continua Austin. « Ce n'est pas dans ses habitudes de faire cavalier seul. »
«Il ne partait pas sur le terrain. Il a dit au directeur qu'il devait se rendre au NCIS. » Révéla l'agent Fuller.
« Tu comptais nous la donner quand cette information le bleu ? » Questionna Austin avec un sourire carnassier qui ne présageait rien de bon.
« Mais j'ai juste surpris cette bride de conversation dans le couloir alors que j'étais parti chercher les cafés... » Balbutia le plus jeune en rougissant, ne comprenant pas pourquoi cela semblait autant avoir d'importance pour ses collègues car même l'agent Carson le fixait avec irritation.
« Austin arrête de vouloir l'effrayer. » Intervint Jervis en relevant la tête de son ordinateur. « Et toi déballe ton sac. Tu sais autre chose ? »
Fuller se contenta de hocher négativement la tête, impressionné par la réaction unanime pour une fois de ses collègues.
« A chaque fois qu'on est sur une affaire avec eux, cela tourne à l'aigre et le chef est vraiment sur les nerfs ce qui veut dire qu'on passe généralement un mauvais moment nous autres.» Maugréa Carson, comme explication pour le jeune homme qui ne comprenait pas la soudaine nervosité de l'ensemble de ses collègues. « Que peut bien être aller faire le chef là-bas ? »
Austin devait bien admettre que, dans ce cas précis, Carson avait raison. Les exemples ne manquaient pas. Il ne comptait plus le nombre de fois où par un mauvais concours de circonstances, les deux agences fédérales s'étaient retrouvées face à face à débattre pour savoir qui avait la prérogative sur l'enquête en cours.
De nouveau il soupira. La journée avait pourtant si bien commencé. La secrétaire du cabinet dentaire où il avait été lui avait filé son numéro. Il s'était enfin débarrassé de cette rage de dent qui le tenait éveillé depuis deux jours. Il avait trouvé un bon moyen pour faire enrager ses collègues sans que cela ne risque de lui retomber sur la tête. Mais cette annonce venait de lui casser l'ambiance joviale et bienfaisante de ce jour. Fornell s'était rendu au NCIS sans donner la moindre explication, sans emmener aucun d'entre eux avec lui. Un frisson le parcourut. Il avait un mauvais pressentiment. Les enquêtes incluant le NCIS était toujours éprouvantes pour leur chef, et par un enchaînement naturel des choses pour eux aussi.
« On devrait peut être se renseigner. » Reprit Austin en se massant le cou, geste anodin chez n'importe qui d'autre, mais pour le châtain c'était un tic d'anxiété que tous ceux qui l'avaient côtoyé assez longtemps, pouvaient associer à une catastrophe imminente. Il arrêta son mouvement sur la fine cicatrice blanche qui parcourait sa nuque de l'arrière de son oreille gauche au col de sa chemise. Rares étaient ceux qui savaient jusqu'où elle descendait exactement.
«Patience, s'il a besoin de nous il nous avertira le moment venu. » Conseilla Jervis d'un ton calme et conciliant qui apaisa leurs craintes au moins pour les dix prochaines minutes, temps qui s'écoula avant qu'Austin ne reprenne la parole.
« Je m'ennuie ! » S'exclama le châtain en faisant sursauter Fuller qui s'était approché de son bureau pour y déposer des dossiers.
« Écris ton rapport. » Lui ordonna Jervis sans arrêter son travail, ni relever la tête de son écran.
« Mais tu n'es pas curieux de savoir ce qui se trame ? »
« La curiosité est un vilain défaut. Surtout dans notre métier, Austin. Tu devrais le savoir. » Le sermonna Jervis d'une voix sans appel qui fit frissonner le jeune agent Fuller alors qu'Austin croisait les bras sur sa poitrine en bougonnant quelques mots incompréhensibles à propos du radotage des vieilles personnes.
Carson eut un rire moqueur, se sentant légèrement vengé de l'attitude de son collègue quelques instants plus tôt. Il faillit s'étrangler quand Austin se tourna vers lui avec un sourire charmeur. Quand le châtain ouvrit la bouche pour parler il fut interrompu par une mise en garde de Jervis.
« Austin, tes rapports. »
« Oui, Maman. » Répondit-il en se renfrognant. Le sobriquet fit soupirer l'agent Jervis qui préféra ne pas entrer dans le jeu de son partenaire, espérant ainsi qu'il travaillerait, un peu.
Le record de concentration de l'agent Austin fut battu et rallongé de quelques secondes quand le bruit d'une sonnerie de portable les fit tous sursauter.
« Agent Jervis. »
Toutes activités suspendues, les agents présents dans le bureau écoutaient avec attention la conversation, espérant que Fornell soit à l'autre bout du fil. L'échange ne dura pas longtemps et ne leur apprit pas grand chose vu que Jervis ne répondait que par « oui » et « Entendu, Chef » tout en inscrivant quelque chose sur un morceau de papier. Puis il se leva rapidement, imité par ces collègues, et donna les ordres que lui avait transmis Fornell au téléphone.
« Carson, Fuller, vous allez aux archives et vous demandez ce dossier ! Une fois que vous l'avez, vous l'apportez au NCIS, à l'équipe de l'agent Gibbs ! Fuller, n'oubliez pas de leur faire signer le registre !»
Il tendit le papier où il avait inscrit les coordonnées du dossier à Carson qui s'en saisit et fila sans demander son reste avec Fuller sur les talons.
« Austin avec moi, on va à Bethesda, récupérer le chef et un suspect. »
La journée avait si bien commencé, se lamentait presque l'agent Austin assis sur la banquette arrière de la voiture avec pour compagne une jeune infirmière menottée et à moitié inconsciente.
A l'avant, Jervis conduisait au milieu des embouteillages de l'après midi en direction du NCIS, alors que Fornell se tenait sur le siège passager, leur faisant un rapide bilan de la situation en jetant par le rétroviseur intérieur des regards inquiets vers les passagers à l'arrière. Austin n'arrivait pas à déterminer ce qui rendait Fornell aussi nerveux. L'infirmière ? Lui ?
Impossible de le savoir tant que le regard de l'agent Fornell ne se fixerait pas définitivement sur l'un d'entre eux.
« Une affaire vieille de 20 ans qui remonte au mauvais moment. Elle touche de près un agent du NCIS et l'agent Gibbs semble plus que déterminé à la mener à son terme cette fois. »
Ce rapport était court et ne leur apprenait rien de fondamental sur cette fameuse affaire. Austin n'avait pas besoin de plus de détail. Il savait de quoi il retournait. Surtout depuis qu'il avait entr'aperçu le médecin qui accompagnait son chef dans le hall des urgences de l'hôpital. Un visage dont il se souvenait parfaitement malgré les années. Le docteur ne semblait pas l'avoir reconnu. Il faut dire qu'il paraissait vraiment préoccupé par l'état de santé de quelqu'un. Austin avait été à deux doigts de griller sa couverture en demandant ce qui était arrivé à Tony. Comment aurait-il pu expliquer à ses supérieurs qu'il connaissait l'agent DiNozzo ?
Il surprit le regard de Fornell se poser sur lui. Austin eut alors la conviction que la nervosité et les doutes de son supérieur le concernaient. Et bien! Sa situation ne s'arrangeait pas si Fornell se montrait inquiet à son sujet!
« Je compte lui apporter mon soutien, mais j'aimerais que vous restiez en dehors du coup. Pour le moment. » Crut-il nécessaire de préciser au moment où Austin ouvrait la bouche pour protester. Ils échangèrent un regard. Une mise en garde de la part de Fornell. Une certaine impatience chez le plus jeune rapidement maîtrisée.
Austin contrairement à son habitude n'insista pas. Peu lui importait finalement de travailler sur l'affaire en tant qu'agent du FBI. Si son intuition était bonne, il aurait certainement l'opportunité d'être réquisitionné par des personnes ayant plus de liberté d'action. Il fallait juste qu'il se montre assez patient et bien que cela ne soit pas son fort, il était prêt à faire un effort pour pouvoir obtenir une infime part de ce qu'il estimait lui revenir de droit.
Il n'avait rien oublié des évènements qui avait perturbé à jamais le cours de sa vie. Comment aurait-il pu oublier ce jeu cruel auquel il s'était retrouvé mêlé bien malgré lui près de dix ans auparavant. Il était juste étonné que Fornell semblât savoir que cela le concernait de près lui aussi. Un court instant il se demanda ce que son chef avait bien pu deviner d'autre.
« Après nous avoir déposés, vous retournez au bureau et vous patientez. Je pense que les choses ne tarderont pas à bouger et je sais que je peux compter sur vous. »
« Patienter ? Avec Austin ? Vous voulez ma mort ? » S'exclama Jervis qui avait bien saisi l'ambiance pesante et chargée d'interrogation entre ses deux collègues. Sa tentative pour détendre l'atmosphère aurait avorté si Fornell ne s'était pas prêté au jeu.
« Il fera un effort. N'est-ce pas Austin ? » Sourit Fornell.
« Je tacherais. » Promit sans conviction le plus jeune des agents en fixant le paysage urbain qui défilait par la fenêtre.
La femme se mit à s'agiter à côté de lui, risquant de se blesser avec les menottes qui l'entravaient. Austin fredonna alors une comptine enfantine à mi-voix ce qui la calma aussitôt.
Jervis étonné s'apprêtait à faire une remarque mais un signe de tête quasi imperceptible de la part de Fornell le retint.
Ils avaient fait ce que Fornell leur avait dit. Austin avait fini ses rapports sans sourciller. Il avait même été d'un calme olympien, ce qui avait fini par inquiéter ses collègues, mais ceux-ci s'étaient bien gardés de l'interroger sur ce revirement de caractère qui ne lui correspondait pas. A chaque fois que l'un d'eux lui adressait la parole, il répondait d'une voix froide et détachée qui ne lui correspondait pas plus que cette attitude renfermée.
Il devait être 17 heures quand le portable de l'agent Austin sonna, faisant sursauter l'agent Fuller qui revenait avec des cafés qu'il manqua de renverser sur la veste de l'agent Carson.
« Austin... Je confirme. » Annonça-t-il à son interlocuteur après que celui-ci lui ait arlé longuement sans qu'il l'interrompe. Puis il eut de nouveau un silence pendant lequel chacun des autres agents observa avec attention les paroles et les gestes du châtain espérant avoir des nouvelles de l'enquête.
Seul Jervis, qui faisait équipe avec lui, le connaissait assez pour décrypter toutes ses mimiques. Et ce qu'il percevait ne lui disait rien de bon. Même si le ton se faisait plus enjoué. Même si la main, qu'il avait passée sur la cicatrice de son cou peu de temps après avoir décroché, avait cessé ses va et viens. Même si l'éclat vif qui s'était allumé dans son regard lui redonnait vie. Jervis savait que les ennuis et les choses sérieuses ne faisaient que commencer. Quand le châtain raccrocha, il souriait à pleines dents et devant ses collègues curieux, il éclata de rire.
« C'était une copine qui voulait savoir si je pouvais me libérer pour dîner ! Pas de quoi en faire un secret d'état ! »
« J'ai cru que c'était des nouvelles de Fornell ! » Marmonna Carson en retournant à son bureau.
« Pourquoi veux-tu que le chef m'appelle quand il peut joindre Jervis ? »
« Tu as accepté ? » Questionna Fuller en lui tendant un café.
« Bien entendu. » Répondit Austin en prenant sa tasse et en le remerciant d'un geste de la tête.
« Tu devrais la rappeler pour annuler, Austin. Pour le moment on reste à la disposition du patron ! » L'avertit Jervis.
« Ooh flûte ! » Minauda le châtain en se levant. « Vu l'heure qu'il est, il n'aura certainement plus besoin de nous ! »
« Austin ! » Aboya d'un ton sec Jervis. Il n'aimait pas la petite mise en scène à laquelle se livrait le plus jeune. Il mentait, outrageusement et sans vergogne, les manipulant sans scrupule pour arriver à son but.
« Ok, je vais la rappeler du parking et en profiter pour m'en griller une si vous n'y voyez pas d'objection. » Déclara-t-il en se levant.
«T'as 5 minutes ! Pas une de plus. » Lui concéda Jervis qui ne voyait pas d'un bon oeil le fait que son collègue échappe à son regard trop longtemps. Il avait bien vu que cette affaire avait perturbé Austin plus que nécessaire. Fornell ne leur avait pas expliqué grand chose dans la voiture et ne leur avait donné aucun détail concernant cette histoire, pourtant il était évident qu'Austin se sentait personnellement impliqué. Était ce la raison pour laquelle Fornell avait essayé de les tenir à l'écart, pour éviter que le jeune agent, un peu tête brûlée sur les bords, se laisse emporter par son enthousiasme ?
Austin lui fit un signe éloquent mais fort impoli de la main en s'éloignant. Jervis soupira. Si le jeune homme n'était pas revenu d'ici trois minutes, il irait le chercher par le fond de sa culotte et l'attacherait à son fauteuil jusqu'à ce que Fornell lui dise quoi en faire.
Austin, lui, venait d'atteindre le parking. Il sortit son portable et appela un des numéros pré enregistrés. En attendant que son correspondant décroche, il alluma une cigarette et la laissa se consumer. Il ne fumait pas. La clope était un bon prétexte pour sortir et pouvoir passer ses appels à titre privé sans que cela n'attire trop l'attention de ses collègues.
« Allo Peter, c'est moi ! Je sais bien que tu viens de rentrer de mission mais on vient de m'informer que l'on a reçu une carte postale. De plus, de par ma position, j'ai pu confirmer que le jeu avait bien repris. Notre phalange est réquisitionnée. C'est ton père qui coordonne notre action. Ok, moi je suis un peu coincé pour le moment avec mon boulot mais je serais présent, sans aucun doute. A plus !»
Il raccrocha et écrasa le mégot dans un des cendriers qui se trouvaient là. Tout en reprenant la direction du bureau, il ne put s'empêcher de sourire de satisfaction. Bien sûr il y avait des risques à vouloir participer à cette opération, comme de se faire tuer ou de voir sa couverture tomber et de se voir accuser d'acte de terrorisme.
Il aimait travailler au FBI. Il appréciait ses collègues, certains peut-être plus que d'autres. Mais l'occasion était trop belle ! La seule certainement qui se présenterait à lui. Hors de question qu'il la laisse lui passer sous le nez.
Il ne s'écoula pas plus d'une heure entre le retour d'Austin et le coup de téléphone de Fornell demandant à Jervis de se renseigner sur un certain docteur Valdwiller. Rapidement, Jervis avait tapé le nom de l'individu dans leur base de données et ce qui en était ressorti n'avait pas semblé enchanter leur patron. Mais ce qui les avait le plus surpris, ce fut quand Jervis leur annonça que Fornell les relâchait pour le restant de la journée.
Premièrement parce que c'était la première fois depuis qu'ils travaillaient tous ensemble sous les ordres de l'agent Fornell que cela arrivait. Quand ils étaient sur une affaire, Fornell attendait d'eux qu'ils restent disponibles en permanence. Deuxièmement parce que Jervis affichait un air contrarié depuis qu'il avait raccroché, qu'on ne voyait que rarement sur les traits habituellement calmes et posés de son visage.
Austin était décidé à tirer les vers du nez à son collègue quand son téléphone sonna de nouveau. Il eut la surprise de se retrouver avec Fornell à l'autre bout du fils, lui révélant sa mise à pied. Il fixa son partenaire qui lui accorda un mouvement imperceptible de la tête. Voilà ce qui perturbait Jervis. Fornell avait désobéit aux ordres et se retrouvait évincé de l'affaire qui lui tenait pourtant à coeur.
Il était évident que cela devait avoir un rapport avec eux. Depuis le temps que les autorités cherchaient à démanteler « la main gauche de Dieu », ils n'allaient certainement pas laisser passer une si belle occasion ! Voilà qui le mettait dans une situation plus que délicate.
Les regards curieux de Carson et de Fuller ne le quittaient pas. Il devait donner le change, c'est pourquoi il dit assez fortement pour être entendu.
« C'est que tu insistes, ma jolie. Puisque c'est toi je veux bien faire un effort, je vais me débrouiller pour me libérer. » Déclara-t-il en accordant à ses collègues un regard goguenard qui fit fulminer Carson et sourire le bleu.
Au téléphone, il entendit rire Fornell avant qu'il ne raccroche. Et puis le directeur était entré et définitivement cette journée qui avait pourtant si bien commencé, avait pris une tournure des plus sombre pour l'agent Austin.
A suivre...
