Coucou tout le monde ! Je m'excuse une nouvelle fois pour ce retard en espérant ne pas avoir perdu trop de lecteurs et que vous êtes toujours prêt pour les aventures de Klaus et Caroline ! J'ai fais de mon mieux pour finir ce chapitre avant mon départ en vacance. Je ne voulais pas vous faire patienter une semaine de plus. Je tiens à remercier toutes les reviews, ça me fait énormément plaisir surtout que j'en ai eu plus que d'habitude et j'espère que cela va continuer. Ça m'encourage beaucoup d'autant plus que les traductions me prennent pas mal de temps. C'est donc une récompense pour moi d'avoir des reviews, alors merci.

A partir de ce chapitre, l'auteur met des soundtrack. Je vous conseille d'écouter les musiques en même temps ça apporte un plus au chapitre. Cette chanson est de Kate Voegele, pour ceux qui connaissent c'est Mia dans les Frères Scott.

Sur ce, je vous laisse et vous souhaite une excellente lecture, enjoy !


Alors tu seras mien pour toujours et presque à jamais
Et j'irai bien
Aime moi juste quand tu le peux
Et j'attendrai patiemment
Et je me réveillerai chaque jour

Kate Voegele - Forever and Almost Always - De l'album « A Fine Mess »

Mauvaise influence

Il était resté avec moi. Pendant tout ce temps, il m'avait distrait afin de me tenir compagnie. Tout cela n'avait strictement aucun sens et pourtant, être avec lui me semblait si facile, presque inné... Avant de commencer la discussion, je lui avais demandé de faire preuve d'honnêteté avec moi, même si la vérité ne ressemblait pas à un paradis rempli d'arc en ciel où gambadait nonchalamment des licornes.

Il a respecté mes choix ne me disant que la vérité sans aucun artifice. Une vérité pure comme il en existait peu et sans réserves. C'est comme cela que j'ai su qu'il se comportait mieux, qu'il essayait d'être meilleur mais que, parfois, l'adaptation était délicate. La nuit dernière il n'avait cessé de lutter contre ses vices, ses tourments... Les ténèbres s'engouffrant peu à peu dans son esprit, il avait donc noyé sa soif de sang dans un abus excessif et malsain d'alcool. Ce matin, il s'était levé avant que le soleil ne montre ses premiers rayons et s'emparant de sa voiture il était parti à la chasse se délectant du sang d'un humain. Ou deux. Il les avaient ensuite guéri avec le puissant médicament qu'était son sang car il avait promit de ne commettre aucun crime inutile. Le fait qu'il est pris la peine de sauver quelques négligeables vies humaines me prouvait qu'un brin d'humanité résidait encore dans son cœur.

Ses aveux, inquiétants, car oui ils l'étaient, me donnait tout de même une lueur l'espoir. Un changement était peut-être possible... Et je devais bien admettre que le fait qu'il fasse tout cela pour moi était très flatteur... Je veux dire, s'il était sincère... Si cela n'était pas un projet auquel il avait volontairement omis de me mettre au courant... Non, je m'étais jurée que je lui accordais le bénéfice du doute. Et je n'allais pas être la première à rompre notre deal. Tant qu'il ne me laissait pas tomber je ne le laisserais pas tomber non plus.

Nous étions, à présent et je ne sais plus vraiment comment, allongés sur mon lit face à face, nos coudes maintenant courageusement nos têtes.

« Te sens-tu mieux ? » me demanda t-il alors que nous venions d'avoir une discussion sur nos préférence en matière de musique.

« Étonnamment, oui. » admis-je. « Tout ce que je voulais c'était un peu de distraction... C'est assez cruel de découvrir que l'homme qui a assasiné votre père est quelqu'un que vous appréciez et que vous ne pouvez avoir en horreur... Non pas que tu te soucies de mes petits problèmes... » ai-je dit, le regardant d'un air penaud comme si je venais de me souvenir à qui je parlais.

Klaus m'observa pensivement. « Certes, je mentirais en te disant que je me soucie vraiment de ce qui se passe pour les habitants de Mystic Falls... Mais quand ça te touche, je m'en préoccupe. »

Je poussais un léger grognement malgré le fait que cette conversation était plutôt plaisante. Je blâmais intérieurement l'épuisement qui commençait lentement mais sûrement à s'emparer de moi. « Je ne te comprends pas, sérieux... Tu as rencontré beaucoup de filles... Des princesses même... » murmurais-je.

« Elles n'étaient rien comparées à toi, love. » m'assura t-il, un sourire en coin s'immisçant sur ses lèvres si accueillantes éclairant ses yeux bleu d'une lueur si particulière.

« Maintenant, tu es juste un menteur. » articulais-je avec lenteur.

J'étais tellement fatiguée. C'est à contrecœur que je laissais glisser mon coude, ma tête reposant à présent sur l'oreiller moelleux. Je voulais tant poursuivre notre conversation mais mon corps ne semblait pas être tout à fait d'accord. Mes paupières paraissait si lourdes... Je commençais à ne plus distinguer clairement les objets devant moi et c'est avec résignation que je me suis décidée à fermer les yeux, ne voyant plus qu'une noirceur opaque. J'entendis alors le son attrayant de sa voie mais cette dernière était lointaine, comme si elle se trouvait à des kilomètres de moi. Les bras de Morphée m'attirait de plus en plus et j'oscillais entre le sommeil et l'éveil.

« Tu es fatiguée. » murmura-il « Je devrais y aller. »

Quoi ? Partir ? Non... « Tu ne peux pas... … Partir... » étaient les uniques mots que le sommeil me permit de prononcer. Il m'a semblé ensuite avoir entendu le son d'un doux rire. Ou peut-être que cela provenait des hallucinations de mon sommeil. J'ai cessé de lutter et je me suis laissé entraîner dans les affres du sommeil.

-Xxx-

Je remuais légèrement sur le lit quand mes paupières, encore alourdies par un sommeil qui venait tout juste de quitter mon corps, s'ouvrirent. Encore à moitié endormie, je pris tout de même conscience que je me trouvais sur mon lit, habillée, les couvertures ne recouvrant point mon corps. Ma chambre était encore plongée dans une noirceur totale, signe que la nuit n'avait toujours pas laissé place à la lumière chaleureuse du jour. Et puis quelque chose attira mon attention... Il semblait que ma tête reposait sur quelque chose de beaucoup plus solide qu'un oreiller classique. Mes doigts étaient un peu raides, comme s'ils étaient restés immobiles trop longtemps... Je relevais doucement la tête, afin d'enquêter sur ce qui se passait...

Ma nouvelle position me permit de voir l'Originel endormi à côté de moi. Ou plutôt en dessous de moi. Ma tête reposait sur sa poitrine et mes doigts étaient accrochés à son pull gris, ne voulant pas le laisser me quitter. Mon dieu... C'était mauvais. C'était vraiment, vraiment mauvais.

Toutefois avant que la panique n'eut la quelconque chance d'envahir mon être, mes yeux se posèrent sur son visage endormi partiellement éclairé par la pâleur de la lune, qui avait réussi à se frayer un chemin dans les ténèbres de la nuit, et s'infiltrant dans ma chambre par touche créant un jeu d'ombre et de lumière fascinant. Il expirait calmement l'air qu'il insufflait provocant de doux et apaisants ronflements au niveau de sa poitrine. Ses traits si attrayants étaient lisses, détendus. Cela lui donnait l'air jeune, insouciant... Et humain... Bien sûr, je le connaissais mieux, mais il était difficile de le qualifier de monstre en le voyant comme ça.

Je me suis retournée afin de voir l'heure affiché sur mon réveil, et, estimant qu'il n'était que cinq heures du matin... Je ne voulais pas le réveiller. Pour être honnête, je pourrais moi-même en profiter pour me rendormir. C'était déjà mal à bien des niveaux... Alors qu'importais si nous restions comme ça pendant un peu plus longtemps ?

Je fronçais les sourcils tout en observant de nouveau son beau visage, fascinée. Tout en lui m'attirait. Je déplaçais doucement une de mes mains, la décrochant de son pull, pour toucher sa joue comme si un lien invincible et magnétique m'y avait obligé. Mes doigts, tel le toucher d'une plume sur la peau, remontèrent jusqu'à sa pommette, la dessinant lentement. Puis, je pris soudainement conscience de ce que je faisais et retirais rapidement ma main. Dieu, qu'avait cet homme pour que lui résister me sois impossible...

Je poussais un soupir, replaçant provisoirement ma tête sur sa poitrine.

« S'il te plaît, ne me déçois pas, Nik. » murmurais-je dans l'obscurité, avec courage, sachant qu'il ne serait pas capable de l'entendre...

-Xxx-

Lorsque j'ouvris les yeux pour la deuxième fois, les choses étaient quelque peu différente. Je gisais toujours dans la même position, l'utilisant comme mon oreiller personnel, mais cette fois-ci en tournant mon regard vers le sien, deux orbes bleus m'observaient. Il me regardait comme si j'étais la chose la plus intéressante au monde. Ce regard insistant, presque admirateur, provoqua chez moi un sentiment de gêne conséquent.

« Bonjour. » dit-il d'un ton enjoué, un sourire accompagnant son petit mot de politesse.

« Bonjour. » lui ai-je dit, essayant de paraître le plus neutre possible.

Je n'étais pas sûre de savoir comment réagir contrairement à Klaus, qui en toute confiance, affichait un large sourire sur un visage si froid d'ordinaire. « Tu as bien dormi, sweetheart ? »

« Oui... Et toi ? Pourquoi tous ces sourires et cette suffisance apparente ? » demandais-je, d'un air espiègle, tout en me repositionnant dans le lit, afin d'être assise, laissant mon dos se reposer contre la tête de lit.

Il imita ma position avant de me donner sa réponse inutile. « Rien. »

« Honnêteté. » lui dis-je mon intonation frôlant avec celle des notes des musiques.

Il roula ses jolis yeux, signe de son agacement, mais céda néanmoins à ma demande. « Très bien, alors... Sans vouloir me vanter, ce qui vient de se produire me montre que jusqu'à présent je fais du bon travail. »

« Qu'est-ce que ça veut dire ? Un bon travail à quoi ? » demandais-je, tout en arquant les sourcils d'incompréhension.

« Gagner ta confiance. » dit-il son sourire arrogant, presque devenu sa signature par sa récurrence, laissant place à un sourire satisfait.

« Qu'est-ce qui te fait penser cela ? Tu n'es pas à l'intérieur de ma tête. » lui dis-je, une pointe de scepticisme dans ma voix.

« Malheureusement, je n'y suis pas. Mais il est de notoriété publique que tu ne t'endors pas dans les bras de quelqu'un en qui tu n'as pas confiance. » me dit-il, impassible.

« Touché... » admis-je en signe de défaite.

« Mais, et cela me fait mal à dire, je pense que je devrais partir maintenant. J'ai peur qu'il soit temps pour toi de te livrer à cette activité humaine, communément appelée école. » me rappela t-il tout en quittant doucement le confort du lit.

Je gémis, exaspérée. L'école me ramenait à cette chose nommé « réalité ». Ce seul mot venait de casser toute ma bulle, mon instant hors du temps où je me sentais bien. A cette dure pensée, j'enfouissais ma tête dans mes mains. « École... Génial. » me plaignait-je.

Klaus ricana. « Ne serait-ce pas une plainte par hasard, love ? »

« Non, il se trouve que je suis très impatiente de débuter une journée remplie de cours tous plus intéressants les uns que les autres. » répondis-je d'un ton sarcastique.

« Oh, excuse moi, j'ai dû mal interprété ta réaction grincheuse. Mais je vais te dire... Si tu décides de faire l'école buissonnière aujourd'hui... Et s'il t'arrive de t'ennuyer en restant chez toi... Tu es plus que bienvenue pour passer la journée en ma compagnie. » dit-il innocemment. « Hypothétiquement parlant, bien sûr. Je ne voudrais pas avoir une mauvaise influence sur toi. »

Mon rire se fit entendre dans la chambre, sa dernière réplique ne prêtant à rien de plus. « Toi ? Une mauvaise influence ? Je ne peux pas le concevoir. » lui dis-je d'un air moqueur.

Il émit un haussement d'épaule avant de me sourire avec bonhomie: « Cela dépend de toi, sweetheart. Maintenant je vais rentrer chez moi et tu es libre de te joindre à moi selon tes désirs. Mon invitation tient toujours. »

Je dodelinais doucement de la tête, une façon pour moi de le reprendre et de lui faire savoir mon désaccord. « C'est tentant, je dois l'admettre. Mais malheureusement pour toi, tu n'as pas une mauvaise influence sur moi. »

« Je te présente mes excuses. » Évidemment cela n'était en rien sincère, puisqu'il n'a fait aucun effort pour dissimuler le fait qu'il n'était absolument et délibérément pas désolé du tout. « Quoiqu'il en soit, et parce que tu as une bonne influence sur moi, je pense que je vais aller voir s'il y a une poche de AB positif dans le réfrigérateur et m'en nourrir. Cela fera l'affaire pour mon petit déjeuné.»

« Oh... C'est l'une de tes meilleures idées. Profite de ton en-cas. » l'encourageais-je, masquant ma surprise, afin de lui offrir un soutien nécessaire.

Il ouvrit la fenêtre puis se retourna quelques instants vers moi pour m'adresser un doux sourire, une lueur lumineuse et toute particulière dans le regard. « A bientôt Caroline. En espérant plus tôt que plus tard. » Cette courte phrase fût son adieu suggestif.

« Bon... Bye. » marmonnais-je même s'il s'était déjà enfui tel un voleur par la fenêtre me laissant seule dans la chambre.

-Xxx-

Après son départ, j'ai opté pour l'option de résistance, être forte et ne pas céder à son offre. Alors afin de me changer les esprits et de mettre toutes les chances de mon côté, je suis allée prendre une une douche consciencieusement avec la ferme attention de me rendre en cours. Ça, c'était jusqu'à ce que j'ai la merveilleuse idée de téléphoner à Bonnie pour lui demander des nouvelles de son rendez-vous avec Jamie...

Au début de le conversation, sa voix montrait un enthousiasme certain, me disant qu'elle et Jamie s'entendait magnifiquement bien, et que leur soirée ensemble avait été géniale. Puis elle a commencé à parler de Ric, m'informant qu'Elena l'avait appelée pour la tenir au courant des dernières nouvelles. En évoquant Elena, un sursaut d'angoisse s'empara de moi, allait-elle bien, comment faisait-elle pour gérer tout ça ? Heureusement et à mon plus grand soulagement Bonnie était là pour me rassurer et me garantit que Stefan était avec elle, veillait sur elle et la soutenait au mieux. Ces quelques mots, en plus de me rassurer, me rendait heureuse. J'étais contente de voir que Stefan n'avait pas pris ses distances; Elena vivait une période douloureuse et elle avait besoin, plus que quiconque, de son soutien.

« Alors... Damon surveille étroitement Alaric et pendant ce temps je travaille sur une potion, qui je pense, pourrait le guérir. » dit Bonnie, me tenant au courant des dernières avancées.

« Très bien... Alors est-ce que je peux faire quelque chose pour t'aider ? » proposais-je.

« Ce n'est pas nécessaire. Pour l'instant nous avons tout sur contrôle. Mais si par malheur, la situation évolue, je te téléphone immédiatement. » m'assura t-elle avec conviction.

« Bon... Je suppose que je te verrais plus tard dans ce cas. » dis-je avec hésitation.

« Oui... Je vais aller finir cette potion au plus vite avant que Damon ne devienne encore plus impatient qu'il ne l'est déjà. » me dit-elle une pointe d'agacement dans la voix.

A ce petit reproche envers le frère Salvatore, je poussais un léger grognement. « Le donnez à Damon, te rajoute une pression supplémentaire. »

« Ouais, il m'appelle toute les dix minutes et d'ailleurs je ne pense pas pouvoir aller en cours aujourd'hui. Et vu tout ce qui se passe en moment, tous ces chamboulements, Elena fera sans doute la même chose que moi. Désolée. » s'excusa Bonnie d'un air penaud.

« Ce n'est pas grave... En fait, je me sens assez fatiguée aujourd'hui... et vu qu'aucunes de vous ne va en cours, je pourrais aussi bien faire la même chose et rester chez moi. »

Et nous voici de retour... Entrain de mentir, et de tromper comme avant. J'avais beaucoup d'énergie mais s'en tenir à la vérité était tout bonnement impossible. Ça va Bonnie, je n'avais pas l'intention d'aller au lycée de toute façon parce que je préfère sortir avec l'hybride qui a essayé de tous nous tuer. En fait, ça pourrait se reproduire si la situation l'y obligeait. De plus, il était étendu sur mon lit la nuit dernière. A cette pensée, je grinçais des dents, cela sonnait faux.

« Je ne peux pas te blâmer, tu as eu un mois difficile. » me répondit-elle avec une grande gentillesse ce qui nourrissait, malgré elle, ma culpabilité. « Je te verrai demain, alors. »

« Oui, nous nous voyons demain. Et prépare-toi à me livrer les moindres détails de ton rendez-vous ! » lui dis-je afin de la prévenir.

Un rire me provint alors du combiné. « Je te paries que je le ferai. »

Avant de se quitter, je lui ai souhaité bonne chance avec la potion et le comportement plus qu'irritant du vampire brun. Néanmoins, je pouvais le comprendre; il était tout simplement inquiet pour son ami. Après tout, il n'y avait que peu de personnes dont il se souciait vraiment.

Cette petite réflexion faite, je déposais délicatement le téléphone avant de me laisser une nouvelle fois bercer par le tourbillon de mes pensées. Mon esprit s'égara alors sur Elena. J'avais bien envie de lui téléphoner afin de la soutenir mais elle passait probablement du temps avec Stefan, et la dernière chose que je voudrais serait de les interrompre.

Alors... J'étais là, toute seule, torturée par deux possibilités d'occuper mon temps. La première option était de partir et d'aller rejoindre un certain Originel qui m'avait fait clairement comprendre qu'il souhaitait passer du temps en ma compagnie. La deuxième option était l'asile de fous le plus proche pour avoir évoqué, même l'espace de quelques instants, l'idée de traîner avec l'Originel en premier lieu.

Décisions... Décisions...

-Xxx-

Il s'est avéré que l'hôpital psychiatrique le plus proche était à trois heures de route. Alors j'ai choisi l'autre option et ce n'est pas comme si cela importait vraiment. Il n'y avait aucune excuse pour ce que j'étais entrain de faire et la position dans laquelle je me tenais actuellement... J'étais devant sa porte, la posture droite, attendant qu'il m'ouvre la porte et me laisse entrer.

Quelques instants passèrent avant que la porte ne s'ouvre d'un coup sec. Mauvaise surprise. En face de moi, ne se trouvait pas Klaus mais Rebekah. Ellefit virevolter ses longs cheveux blonds qui venaient s'écraser brutalement sur ses épaules et m'observa avec dédain.

« Que fais-tu ici ? » me demanda t-elle consternée.

Fabuleux. Que voulait-elle que je lui dise ? Salut, je suis ici pour voir ton frère. Peut-il sortir et venir s'amuser avec moi ? Intérieurement, je me maudissais d'être venue et de ne pas pouvoir faire marche arrière.

« Je suis... » Mes mains tombèrent mollement le long de mon corps, signe de mon désarroi. Je me sentais totalement désemparée face à cette situation que je n'avais pas envisagé.

Durant un court instant d'incrédulité, l'Originel plissa ses yeux bleu perçant donnant à son visage beau et arrogeant un air de curiosité. « Oh mon Dieu... Tu es ici pour voir Nik, n'est-ce pas ? »

« Oui ? » Ma réponse telle un murmure ressemblait davantage à un questionnement qu'à une déclaration ferme et assurée.

Elle me gratifia d'un rire froid. « C'est vrai... Honnêtement, je ne comprend pas pourquoi mon imbécile de frère est autant obsédé par toi. »

« Et bien, nous sommes deux. » répliquais-je tout aussi froidement comme si un vent de courage avait traversé l'air. « Donc, puis-je le voir ? » demandais-je d'une manière plus civilisée cette fois; je n'avais pas envie de créer un conflit avec sa sœur avant même avoir franchit le seuil de la porte.

Alors que cette dernière était en pleine réflexion sur le fait de me laisser entrer ou non, j'entendis sa sa voix profonde faisant écho depuis le hall si spacieux de la demeure.

« Circule Bekah. Laisse la fille seule. » claqua t-il durement et fermement à sa sœur.

Le regard qu'elle lui adressa à cet instant était vraiment effrayant. Et bien, effrayant pour moi. Klaus lui restait imperturbable. Néanmoins, l'expression du visage et le regard mauvais qu'il lui jeta en retour étaient tout aussi impressionnant.

« Bien, comme tu veux, Nik. » siffla t-elle mettant ainsi fin à leur concours de regard. « J'allais partir de toute façon. »

« S'il te plaît, vas-y. » insista t-il tristement.

Bien évidemment, elle n'oublia pas de m'adresser un regard glacial en passant devant moi.

« Amusez-vous bien ensemble, les enfants. » ricana-elle tout en se dirigeant vers sa voiture.

Klaus roula des yeux tandis que nous regardions Rebekah partir pour finir par nous laisser seuls. « Je suis désolé. Je suis sûr qu'elle ne voulait pas agir comme une fille glaciale, sans cœur. Elle peut vraiment être très charmante et agréable quand elle le veut. » se moqua t-il doucement afin de détendre l'atmosphère.

Cela lui valut un petit sourire.

« Je sais que nous ne sommes pas les meilleures amies du monde mais elle aurait pu être polie au moins... Même si je peux comprendre qu'il lui faut un temps d'adaptation à ... Ceci. » dis-je incertaine ne sachant comme nommer le « ceci ».

« C'est son problème. » me dit-il avec indifférence.

« Je suppose... »

« Alors, tu es ici... Est-ce que cela signifie que tu souhaites rester ? » vérifia t-il laissant apparaître un petit sourire en coin.

« Je suis ici pour passer la journée avec toi. C'est ce que tu voulais non ? » demandais-je sèchement.

« Oui. Mais je te demande si c'est ce que tu -tu rester ici avec moi ? » Ses yeux si hypnotiques prirent une allure sérieuse alors qu'il me cherchait du regard.

Pour moi, il était clair qu'il n'y avait qu'une seule réponse possible à cette question. « Oui. Oui, je le veux Nik... »


Alors ? Après tout ce temps, l'attente en valait-elle la peine ? Que pensez vous du rapprochement de Klaus et Caroline ? De la réaction de Rebekah ? Qu'imaginez vous pour cette journée ensemble ? J'espère avoir pleins de reviews car vous me motivez, alors merci !

Nightmare 2054 ;)