Note : merci pour les reviews et à tous ceux qui me lisent.

Note1 : pensées en italique. Flash back entre « italique ».

J'essaierais de poster un autre chapitre avant de partir en vacances, mais je ne vous promets rien. Ainsi, si le chapitre 15 n'est pas posté avant le 4 août, il ne pourra l'être qu'à partir de la semaine du 20 août…

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- Haruhi serait donc…

- Oui Hinata. Il semblerait qu'Haruhi soit notre cousine, assura Kyoya.

Leurs grands-parents les observaient sans rien dire, jusqu'à ce qu'Hiroshi décide d'intervenir.

- Vous connaissez la petite Haruhi ? Il y a quelques années que nous ne l'avons pas vu car nous nous sommes disputés avec Ryoji.

- A cause de son choix de devenir travesti ? se risqua la jeune fille.

- C'est exact. Nous savons bien que nous avons fait une erreur et, malheureusement, cela fait déjà six ans que nous n'avons plus vu notre petite fille.

Hinata pencha la tête en signe de réflexion et sourit. Son frère hocha la tête de compréhension.

- Nous lui en parlerons et peut-être qu'ils reviendront vous voir tous les deux.

- Ce serait merveilleux, approuva Sanya.

L'horloge posée sur la cheminée sonna.

- Il commence à se faire tard, nous allons devoir rentrer, déclara Kyoya.

- Très bien. Nous avons été très heureux de pouvoir enfin vous rencontrer. Vous êtes devenus de magnifiques jeunes gens et vous ressemblez vraiment à notre chère Sakura. Revenez quand vous voulez, vous serez toujours les bienvenus ici.

- Merci.

Les jumeaux quittèrent alors les lieux sous le regard attendris du vieux couple.

Ooooooooooo

Au même moment, résidence Ootori.

Intrigué par les paroles de sa fille, le chef de la famille Ootori avait décidé de chercher qui était la mystérieuse personne dont Kyoya semblait épris. Toutefois, par manque de patience et de temps, il posa directement la question à la jeune Kaori Minagawa, qui avait refusé de se fiancer à son fils. Celle-ci, toute heureuse de pouvoir aider, avoua la chose très rapidement et en fut grandement remerciée par Ootori-san. Cependant, à peine fut-il dans son bureau…

- Tamaki Suo !! Mon fils est …

Son poing s'abattit violemment sur la surface marbrée et quelques feuilles volèrent. Furieux. Il était furieux. Alors qu'il avait décidé de se racheter auprès de ses enfants, voilà qu'il apprenait ça. Comment… Comment était-ce possible ? Comment son fils avait-il pu tomber aussi bas ? Il soupira et tenta de retrouver son calme quand il entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Peine perdue. Il sortit de la pièce et fusilla les jumeaux d'un regard noir.

- Père ? se risqua Kyoya.

Et la gifle partit, les lunettes du jeune homme tombant sur le sol. Enervée, Hinata s'interposa entre son frère et son père.

- Pourquoi l'avez-vous frappé père ?

- Pourquoi ? Tu oses me le demander, alors que tu le couvres dans sa décadence !

- Je ne suis pas sûre de vous comprendre.

- Comment as-tu pu fermer les yeux sur le fait que ton frère sorte avec un garçon ? Tamaki Suo qui plus est ! Tu aurais dû m'avertir ! A quoi pensais-tu Hinata ?

Alors que le monde s'écroulait sur les épaules de l'empereur du mal, sa jumelle tentait de le défendre de son mieux.

- De quoi m'accusez-vous exactement ? D'avoir laissé à mon frère l'opportunité d'être heureux ? Où alors de lui montrer qu'il valait mieux laisser la morale de coté plutôt que de vivre toute sa vie avec des regrets ? Mais bien sûr, vous ne pouvez pas comprendre... Puisque vous, père, vous n'avez aucun regret…

Alors qu'il s'apprêtait à gifler sa fille, il s'arrêta instantanément en entendant la dernière phrase.

- Des regrets ?

Sakura. Telle était son plus grand regret. Et maintenant il ne savait plus quoi faire, ni penser.

- Bien. Je vais discuter avec Suo-san et je prendrais une décision te concernant Kyoya. Pour l'instant, retournez dans vos chambres.

Les jumeaux obtempérèrent, soulagés que la tempête se soit quelque peu dissipée.

Oooooooooooo

Au même moment, chez les Fujioka.

- Qu'est-ce que tu fais papa ?

- Ma petite Haru !! Viens m'aider à ranger toutes ses photos ! Ce sont celles de mon mariage avec ta mère.

- J'arrive.

Elle s'assit près de Ryoji et attrapa une photo. Elle l'observa un long moment avant de se relever.

- Où tu vas ?

- Je vais chercher l'une des coupures de journal que nous avons trouvé dans la cave de l'hôtel où nous avons été.

Haruhi compara alors l'image de l'article et la photo.

- Papa ?

- Oui ?

- Par pitié, ne me dis pas que ces deux femmes sont la même personne.

Il se pencha et sourit.

- Oui, c'est bien Sakura sur les deux photos. Mais c'est vrai que toi, tu n'as jamais pu vraiment la rencontrer.

- Pourquoi ? J'aurais dû ?

- Oui. Tu es trop jeune pour t'en souvenir, mais elle était là le jour de l'enterrement de ta mère. C'est d'ailleurs la seule fois, avec le jour de ta naissance, où tu as pu la voir.

- Oh… Mais, qui est-elle ?

- Tu ne te souviens pas quand ta mère te parlait de « tante Sakura » ?

- Quoi !! C'est ma tante ??

- Oui. Mais elle est décédée elle aussi.

- Je sais.

- Comment ?

- Cette femme… Tu savais que c'était la mère de Kyoya ?

Ranka sourit bêtement et se gratta légèrement la tête.

- Oui, je le savais puisque…

- Puisque quoi ? s'énerva Haruhi.

- Puisque, c'est nous qui avons accompagné en urgence Sakura à l'hôpital. Elle était venue nous rendre visite, profitant de l'absence de son mari.

- Si je comprends bien, tu es l'oncle de Kyoya et tu n'as rien dit. Il ne sait pas que je suis sa cousine, ni que tu l'as vu quand il est né.

- Je ne pense pas. La famille Ootori a toujours posé des problèmes à Sakura à cause de ses origines prolétaires.

- Je vois…

Haruhi se prit la tête entre les mains, dépitée et ferma les yeux.

«

- Papa, papa ! C'est vrai que maman ne reviendra plus ?

Ryoji arrangea son costume noir et s'accroupit à la hauteur de sa fille.

- Oui Haru. Comme je te l'ai dit hier, maman est partie dans le ciel. Elle va nous regarder de là-haut.

La petite fille laissa échapper quelques larmes, au cœur de ce triste cimetière, quand une douce main se posa sur son épaule. Elle leva la tête et vit une femme, ressemblant un peu à sa mère, mais plus âgée. Elle avait les yeux gonflés et rougit par les larmes.

- Bonjour Haruhi.

- Vous connaissiez maman ?

- Oui. Je m'appelle Sakura. J'étais la sœur aînée de ta maman.

- C'est vous tante Sakura ?

- Oui ma puce. Je suis désolée de ne pas avoir le droit de venir te voir. Je suis… vraiment désolée.

Elle se tourna alors vers son beau-frère.

- Ryoji, pardonne-moi. J'aimerais tellement pouvoir vous aider toi et Haruhi. J'aimerais tant pouvoir vous offrir des cadeaux. Je…

- Ce n'est pas de ta faute Sakura. Kotoko savait bien que tu n'avais pas le choix. Elle aussi aurait voulu pouvoir s'occuper de ses neveux et nièces.

- Je sais. Et dire que je n'ai réussi à lui présenter que Fuyumi. De plus, mes jumeaux ont, à un an près le même âge qu'Haru. Ils pourraient grandir ensemble et s'amuser. Mais…

- Oui, ça aurait été bien qu'elle puisse passer du temps avec Kyoya et Hinata. Peut-être qu'un jour ils se rencontreront.

- Je l'espère sincèrement Ryoji. Vraiment. Et j'espère qu'à ce moment là ils pourront devenir amis.

- Oui Sakura, ce serait bien.

- Sur ce, je dois rentrer. Je dois être au manoir avant six heures.

- Je comprends.

- A bientôt.

Ryoji la salua de la main, en ne sachant pas qu'il ne la reverrait jamais. »

Une larme roula sur la joue d'Haruhi. Si seulement elle s'en était souvenue plus tôt. Si seulement elle avait su… Est-ce que cela aurait changé quelque chose ?

Oooooooooooo

De retour chez les Ootori.

Kyoya était allongé sur son lit, un bras sur ses yeux et des glaçons sur la joue droite. Hinata, assise à côté de lui, l'observait attentivement.

- Kyo…

- Quoi ?

- Pas la peine d'être agressif.

- Désolé. Merci de m'avoir défendu.

- C'est la moindre des choses. Toi, tu m'as défendue toute ma vie.

Elle sourit et prit la main de son double.

- Kyo, tout va s'arranger, j'en suis sûre.

- Si tu le dis…

Au même moment, dans un bureau d'un hôtel de luxe, se décidait le sort de Tamaki et Kyoya.

Ooooooooooo

Le lendemain matin, la sentence tomba dans la résidence Ootori et Kyoya fit son choix sans hésiter. Sa jumelle l'approuva, malgré les larmes qui lui piquaient les yeux. Et, afin d'annoncer cette nouvelle, l'empereur du mal organisa une réunion dans la salle de musique numéro trois.

Tous les hôtes étaient réunis et s'étaient installés sur les canapés. Kyoya, debout devant eux, affichait une mine encore plus fermée que d'habitude.

- Kyoya… commença Haruhi.

- Haruhi, j'ai aussi quelque chose à te dire mais nous verrons ça plus tard si tu veux bien. J'ai d'abord une annonce importante à vous faire.

- Laquelle ? l'interrogea Tamaki.

- La semaine prochaine, je m'en vais.

- Quoi ?

- La semaine prochaine je pars pendant un an. En France. Je ne pourrais pas revenir, ni vous voir. Je pourrais juste vous contacter par mail et par téléphone.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? s'emporta Tamaki.

- Tamaki… Si je m'en vais, c'est pour qu'à mon retour je puisse être avec toi.

Le silence tomba dans la salle, personne ne s'attendant à une telle révélation.

«

Un peu plus tôt dans la matinée…

- Kyoya.

- Oui, père ?

- J'ai trois propositions à te faire et je te demande de choisir immédiatement.

- Oui, père.

- Soit tu renonces à Tamaki et tu te fiances à Kaori, et  deviens mon successeur officiel. Soit tu restes avec Tamaki et je te renie. Soit…Soit tu pars un an à l'étranger. Si tu y parviens, tu auras, à ton retour, la permission de faire ta vie avec Tamaki et tu deviendras mon successeur.

- Bien père. Je choisis la troisième solution.

- Qu'il en soit ainsi. »

- Kyoya… murmura Tamaki.

- Je pars pour ne pas avoir de regrets. J'espère que tu m'attendras.

A suivre… Reviews ??