Bonjour à tous. J'espère que vous allez bien. Comme promis, ce chapitre est bien plus long, et j'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture.
Merci à :
Lucile : On mais tu pouvais le dire va, je m'en rend compte toute seule mdr, mais merci d'aimer ma fic ;). Exactement, tu as raison, et j'ai voulu profiter du fait qu'il soit vraiment pas fin psychologue pour expliquer aussi pourquoi il se rend pas compte des sentiments naissant. Et oui, Drago qui aurait un caractère facile, ça serait pas drôle ! J'espère que tu vas aimer ce chapitre, bisous.
anabanana : J'irai voir, mais quand j'aurais fini d'écrire Pourquoi ça m'arrive à moi, parce que comme j'avais dit, je ne lis pas de fic quand j'écris. (Autant pour ne pas m'inspirer, que pour éviter de voir que tout le monde à plus de talent que moi, ce qui me perturbe un peu mdr) Mais après, pourquoi pas, j'ai bientôt fini. Le chapitre 21 fais déjà 16 pages, et après, il me reste l'épilogue.
Disclaimer : L'univers et les persos sont l'entière propriété de , et je la remercie de nous les prêter le temps d'une fic.
Slash DM/HP gentillet. Il n'y aura pas de lemon, donc âmes sensibles, vous pouvez rester. C'est la bonne occasion d'apprendre à aimer ce couple en douceur ;)
14. Il va me rendre fou ! :
Ça faisait maintenant dix minutes que le brun restait les yeux dans le vague, à regretter les paroles qu'il avait eues envers le blond. Plus il réfléchissait, et plus sa conviction que Malefoy était en mission lui paraissait incorrecte.
Il secoua la tête et remonta rapidement dans son dortoir. Il fallait qu'il lui parle.
Harry attrapa sa carte du Maraudeur et chercha le nom de Drago. Celui-ci fut très rapide à retrouver, puisque le château était quasi vide, et qu'il était le seul élève à tourner en rond dans sa salle commune.
Il partit en direction des cachots, fermement décidé à lui parler.
Arrivé devant le tableau qui gardait la salle commune des Serpentard, Harry se mit à tambouriner dessus.
— Ouvre Malefoy, je veux te parler !
— ...
— Je sais que tu es là, pas la peine de te cacher !
— ...
— Tu l'ouvres cette porte ou je l'enfonce, s'emporta Harry.
— J'aimerais bien voir ça, Mr Potter, dit furieusement Rogue qui venait d'arriver. Dix points de moins pour saccage du matériel de l'école. Maintenant, disparaissez, et laissez Mr Malefoy tranquille ! Je ne savais pas qu'il vous manquait à ce point lorsque vous étiez séparés, dit-il avec un rictus mauvais.
Harry se retint d'invectiver son professeur et partit en lui lançant un regard haineux.
Le Gryffondor s'était arrêté quelques couloirs plus loin, attendant que le professeur Rogue s'en aille, ce qu'il fit au bout de quelques minutes.
Une fois que la voie fut libre, il reprit sa place devant le tableau des Serpentard. Après avoir de nouveau vérifié que Drago se trouvait toujours derrière la porte, il l'appela, mais bien plus discrètement.
— Malefoy, s'il te plaît, laisse-moi entrer, dit-il d'un ton presque suppliant.
Il attendit quelques instants, sur le qui-vive, au cas où Rogue reviendrait, mais n'entendit aucun mouvement derrière la porte. Résigné, il commença à faire demi-tour, lorsque le tableau bascula enfin, laissant la voie libre à Harry.
Drago se tenait dans l'encadrement, le toisant froidement. Harry déglutit et entra, ne se sentant pas très rassuré d'être dans l'antre des Serpentard.
Le blond referma la porte et alla s'asseoir dans la banquette face à la cheminée, sans faire cas de Harry. Celui-ci le rejoint timidement, n'osant pas s'installer à ses côtés. Il se tenait debout, le fixant, mais ne sachant pas comment aborder Drago.
— Tu es là pour admirer les cachots ? N'as-tu pas fait un foin de tous les diables pour entrer et me parler ? Qu'est-ce que tu attends dans ce cas ? lâcha Drago avec mépris.
— Tu as raison, je voulais te dire que j'étais désolé, ...si je t'avais blessé.
— Pardon ? dit Drago en écarquillant les yeux. Pour me blesser, il aurait fallu que je mette tous mes espoirs dans la confiance que tu m'accordais. Vu que ce n'est pas le cas, je ne vois pas du tout en quoi je pourrais être blessé, mentit-il. Mais, tu n'as pas peur ? Nous sommes seuls, je pourrais très bien te lancer des sorts et te livrer au Seigneur des Ténèbres, renchérit aigrement Drago.
— Ne sois pas ridicule, tu sais que tu n'as aucune chance face à moi, dit Harry en lançant un petit sourire mutin.
Drago le regarda, surpris, et retourna à la contemplation du feu de cheminée, en croisant les bras sur son torse.
— Quoi ? Qu'est-ce que tu attendais aussi ! s'énerva Harry. T'es mignon, tu fais une allusion à peine voilée avec Rogue me concernant, comment croyais-tu que je j'allais réagir ?!
Au lieu de faire la tête pour des broutilles, explique-toi, dis-moi ce que tu sous-entendais par là. Donne-moi la vraie raison, que je puisse me faire une idée, cria Harry. Dis-moi que je me trompe, et que je n'aurais jamais dû imaginer que le fils de Mangemort que tu es puisse vouloir me tendre un piège !
— Et oui Potter, tu as tort, comme toujours ! Il n'a jamais été question de te piéger ou quoi que ce soit. Tu te sens persécuté, c'est ton problème. Félicitations, moi qui commençais à t'apprécier, tu as tout gâché, mais peu importe, pour ce que ça change ! Tu veux savoir la vérité, criait Drago qui ne pouvait plus s'arrêter, c'est que je devais simplement arrêter de me comporter comme un gamin stupide, pour recevoir enfin ma marque. Mais si je me suis comporté normalement avec toi, c'est que je le voulais bien, personne ne m'y a forcé. Alors rassure-toi, le Lord ne veut pas de moi dans ses rangs, je suis trop immature ! Donc maintenant, tu es content, rien de tout cela ne te concernait, donc tu dégages ! finit Drago en écumant de rage.
Il avait honte de s'être laissé emporter ainsi, un Malefoy se devait de garder son calme en toutes circonstances. Une fois de plus, il n'avait pas été digne de son nom.
Harry ne savait pas quoi dire, il était abasourdi. Premièrement, Drago avait avoué qu'il voulait devenir Mangemort, ce dont il n'avait jamais douté, mais quand même, c'était choquant !
Ensuite, il lui avait appris qu'il ne le serait finalement pas et qu'en plus, il l'appréciait, et qu'il n'y avait pas été forcé !
Il jeta un regard à Drago qui s'était renfoncé dans son canapé, les yeux luisant de fureur, attendant qu'il parte. Harry se frotta les cheveux, et s'installa tranquillement à côté de Drago.
Celui-ci ouvrit la bouche et le fixa deux secondes, se demandant si Harry était définitivement idiot ou suicidaire.
— Barre-toi Potter, dit-il lentement, comme s'il parlait à un simple d'esprit.
— Elle est chouette votre salle commune, quoique sombre et humide, commenta Harry l'air de rien.
Drago le fixait toujours, hésitant entre rire et crier. Il opta finalement pour une simple question.
— Mais qu'est-ce que tu fais ?
— Bah, c'est pas tous les jours qu'on apprend que Drago Malefoy ne sera pas Mangemort, ça se fête, dit Harry en tournant vers lui un visage souriant.
— Potter, tu es complètement cinglé ! C'est tout l'effet que ça te fait ?! Je te dis que j'aurais dû recevoir la Marque des Ténèbres pendant les vacances, que je la voulais, et toi, tu restes là !
— Oui, comme tu l'as dit « tu voulais », est-ce que c'est toujours le cas ? demanda Harry, en plongeant son regard d'émeraude dans celui de Drago.
— Non, répondit-il au bout d'un moment.
Drago avait été déstabilisé par ce regard si envoûtant. Les flammes faisaient danser des lueurs dans ses yeux, et ils n'en étaient que plus captivants. Il avait baissé les yeux en répondant, ne comprenant pas pourquoi il se confiait à Harry, et pourquoi il s'en sentait allégé.
Harry parut soulagé par sa réponse et lui offrit son plus beau sourire, en lui tendant une poignée de main.
Drago fut étonné, et leva les yeux vers Harry, interrogateur.
— Tu m'apprécies – fais pas la grimace, tu l'as dit tout à l'heure –, sourit Harry, et moi aussi, donc je te propose de faire comme si tout ça n'était pas arrivé, dit-il, une lueur d'espoir dans le regard.
Drago regarda sa main encore quelques secondes, et y joignit la sienne, dans une poignée franche et chaude. Harry lui sourit de nouveau et Malefoy en fit autant.
— Je peux savoir comment, par Merlin, tu as fait pour me retrouver si vite Potter ? Et avec certitude. Moi j'ai mis deux heures pour te trouver !
— J'ai mes petits secrets, peut-être qu'un jour, je te montrerais, fit-il mystérieux.
— Au fait...
Drago avança sa main vers Harry, et glissa ses doigts dans ses cheveux. Harry était surpris, mais ferma une seconde les yeux, pris par les délicieuses sensations que lui procurait la main de Drago.
— ...tu as des confettis dans les cheveux, dit Drago en souriant, et en les retirant.
Harry le remercia timidement, heureux d'être face à un feu de cheminée qui couvrait les rougeurs de ses joues.
oOo
Les deux garçons jouaient aux échecs depuis plusieurs heures. Harry était irrémédiablement battu par Drago, qui avait la victoire moqueuse.
— Au moins, quand Ron me bat, il ne se moque pas, gronda Harry après un énième sourire victorieux et insolent de Drago.
— Oui, mais lui, c'est un gentil Gryffondor, moi je suis le vilain Serpentard, il ne faut pas t'étonner, sourit Drago.
— Oui, oui, c'est ça. Oh, t'as vu l'heure ?! Le réveillon va bientôt commencer, et j'ai oublié d'envoyer mes cadeaux à Ron et Hermione. J'y vais, je te rejoins dans la Grande Salle, dit Harry qui était déjà parti en courant dans les couloirs.
oOo
Harry apparut enfin dans la Grande Salle, après une course effrénée à travers tout Poudlard pour faire ce qu'il avait à faire.
Après avoir poussé la grande porte, il dirigea son regard vers l'ancienne « table des tortures » et fut inquiet de ne pas y trouver Drago.
— Harry, viens parmi nous, lança joyeusement Dumbledore.
Harry sursauta, et leva les yeux sur le vieil homme. Il vit qu'il n'y avait qu'une grande table où étaient réunis élèves et professeurs.
— Nous t'attendions, tu es le dernier, lui dit Dumbledore avec un sourire.
Harry chercha Drago des yeux et le vit en bout de table, faisant la tête parce que le directeur avait obligé tout le monde à mettre un chapeau de fête. Harry sourit en voyant ça et se dirigea sans hésiter vers lui pour se placer à ses côtés.
Rogue regardait la scène avec un air interdit, et croisa le regard pétillant de Dumbledore, ce qui lui fit piquer le nez de rage dans son assiette.
Drago était heureux que Harry soit venu à ses côtés alors qu'il y avait de la place partout ailleurs. Il s'était demandé si, libéré de la contrainte de partager sa table, le Gryffondor préfèrerait s'éloigner. Mais à sa grande satisfaction, Harry n'avait même pas eu l'air de se poser la question.
Le repas se passa dans la bonne humeur, seul Rogue détonnait, à maugréer dès qu'un lutin lui lançait des confettis. Le chapeau de fête qu'il portait jurait parfaitement avec son allure sobre de d'habitude, et nul bavardage ne sortait de sa bouche. Il se contentait de jeter des regards blasés à la ronde, pressé que ce simulacre de fête se termine, pour enfin retrouver la paix des cachots.
Des mets somptueux et succulents couvraient la table, et un enchevêtrement de bras allait de l'un à l'autre.
Vers la fin du repas, quand les bûches de Noël furent servies, Dumbledore fit apparaître des dizaines de pochettes-surprises, pleines de pétards, de sortilèges qui se défoulaient sur l'utilisateur, et d'animaux vivants. Harry et Drago, ainsi que tous les autres élèves, s'amusaient à en ouvrir le plus possible. Des fumées de toutes les couleurs les enveloppaient, des cadeaux de toutes sortes tombaient sur la table, sans compter celui d'une fille de Serdaigle, qui contenait des grenouilles visqueuses. Ce fut le branle-bas de combat, les filles se mirent à gesticuler pour ne pas être approchées par les grenouilles, et les garçons, ainsi que les professeurs, étaient hilares. Sauf Rogue, naturellement, qui ne voyait pas en quoi des grenouilles visqueuses pouvaient gêner sur une table de Noël.
Harry attrapa un nouveau pétard surprise et tira pour le craquer en deux, mais il ne cédait pas. Il essaya encore et encore, et finit par se résoudre à tendre l'autre moitié à Drago, pour qu'il l'aide. Leurs efforts combinés, le pétard finit par exploser, laissant un nuage de fumée rose, où l'on pouvait voir en son centre, un gros cœur rouge lumineux. Les deux garçons se regardèrent un instant avant d'éclater de rire. Tous ces efforts juste pour un cœur !
Le seul qui avait remarqué le symbole qui avait flotté au-dessus d'eux était Dumbledore, et il sourit, ses yeux pétillant de malice.
Après avoir chanté toutes sortes de chants de Noël, ouvert des pétards surprises, bu, mangé et rigolé, tous finirent par remonter dans leur chambre, heureux de leur soirée de réveillon.
Tous les élèves étaient repartis avec des cadeaux dans les bras, souvenirs des pétards surprises.
oOo
Le lendemain matin, Harry se réveilla très tôt. Il ne prit pas la peine de s'habiller, trop impatient d'ouvrir ses cadeaux. Il fut impressionné par la quantité de paquets qui étaient sous le sapin, dans la salle commune.
Ron lui avait envoyé un livre intitulé : « Comment se débarrasser de son pire ennemi » qui le fit sourire. Si Ron savait qu'il n'en aurait probablement pas l'utilité ! Hermione lui avait envoyé plein de bonbons et de friandises. Molly, quant à elle, lui avait envoyé l'éternel pull rouge façon Weasley ainsi que des fondants au chaudron faits maison. Hagrid lui avait envoyé un fromage, de France, avait-il marqué sur l'emballage. Il précisait qu'il était normal qu'il sente fort, mais Harry jugea que les asticots qui s'y prélassaient ne l'était pas. Aussi, il se débarrassa rapidement, avec une grimace de dégoût, du cadeau de Hagrid. D'autres petits paquets étaient remplis de produits des jumeaux.
Harry était heureux ; après avoir ouvert tous ses cadeaux, il remonta dans son dortoir, pour écrire des lettres de remerciement, et se préparer. Aujourd'hui, il était permis de prendre le petit-déjeuner à n'importe quelle heure, alors il n'allait pas se dépêcher, et peu importe s'il le ratait.
oOo
Drago ouvrit lentement les yeux. Il n'était pas pressé, pour une fois, de découvrir ses cadeaux. Cette année, tout était différent. Son père qui le gâtait toujours avec tout ce qu'il désirait ne le ferait certainement pas cette fois-ci, obligeant sa mère à faire de même. Seule Pansy lui aurait envoyé des tonnes de présents, comme d'habitude. Tous faits pour qu'il ressemble un peu plus à un dieu vivant, d'après elle. Drago ne s'en fâchait pas, Pansy avait très bon goût, et il devait bien avouer que les vêtements qu'elle lui offrait habituellement remplissaient toujours leur office.
Il s'étira de tout son long, avant de se lever et de partir en direction de la salle de bain. Il prit une bonne douche bien chaude, et il s'enveloppa dans son peignoir, brodé à son nom, avant de descendre finalement dans sa salle commune, pour voir la montagne de présents que lui aurait envoyé Pansy. Depuis qu'elle avait eu vent de l'histoire le concernant lui et son père, elle n'arrêtait pas de le gâter. Tous les jours, elle lui envoyait un hibou, mais pas seulement. Depuis qu'elle savait que son père l'avait renié, des gâteaux accompagnaient toujours ses lettres, comme si ça pouvait le réconforter. Bien que, pour être honnête, les gâteaux que sa mère lui envoyait avant ça lui manquaient, alors ceux de Pansy les remplaçaient.
Drago vit tout un tas de cadeaux déborder sous le sapin de la salle commune, et comme il s'y était attendu, tous portaient le nom de Pansy. Il les ouvrit et découvrit un pull, une cape, une écharpe, des gants, et même un bonnet. Ils étaient de très bonne facture, normal, et une fois de plus, ils étaient aux goûts du Serpentard. Le jeune homme allait se relever et emporter tout ça quand un paquet, resté derrière le sapin, lui attira l'œil. Il l'examina et ressenti une bouffée de bonheur, en voyant qu'il venait de sa mère. Drago s'empressa de lire le petit mot qui l'accompagnait.
« Mon fils,
Je te souhaite un très joyeux Noël. J'espère que tu vas bien. Je me fais du souci, je n'ai pas reçu de lettre de ta part. Heureusement, Severus me tient au courant. Il paraîtrait que tu t'entends mieux avec le jeune Potter, c'est très bien mon chéri. Je suis sûre que le Seigneur des Ténèbres reverra sa position. Drago, je suis certaine que ton père regrette beaucoup de s'être laissé aller, il ne le pensait pas. Tu sais qu'il t'aime, même s'il ne le montre pas de façon très expansive.
Il a surtout eu peur, peur de ce qui pourrait t'arriver si tu décevais le Maître. Peur de ne pas pouvoir intervenir en ta faveur une fois de plus. Comprends-le, il a une position très inconfortable. Pardonne-lui. Pour l'instant il ne veut pas revenir sur sa décision, mais tu sais à quel point il est fier, tu es pareil. Il finira par changer d'avis, je ferais tout pour ça.
Bien qu'il me l'ait interdit, je t'envoie ce petit cadeau. Je ne suis pas sûre qu'il te plaise, le sport, c'est ton père qui s'en occupe généralement.
Je t'embrasse tendrement, et j'ai hâte de pouvoir te serrer dans mes bras.
Ta maman qui t'aime. »
Drago replia soigneusement la lettre. Il avait perdu sa bonne humeur. Autant il avait été heureux de voir que sa mère pensait à lui, autant sa lettre lui laissait un goût d'amertume au fond de la gorge. Son père ne lui avait pas pardonné l'outrage qu'il lui avait fait. Il n'avait même pas glissé un ou deux mots à Narcissa à son encontre, rien. Et sa mère, même s'il n'avait jamais évoqué ouvertement le sujet avec elle, il pensait qu'elle n'était pas pour son adhésion aux Mangemorts, or là, on aurait dit qu'elle le souhaitait. Drago ne savait pas quoi penser. Il baissa les yeux et se rappela qu'il n'avait toujours pas ouvert son gros paquet. Il dégrafa le papier coûteux et découvrit une petite boîte, à l'appellation Italienne. Dix minutes plus tôt, il aurait souri tout seul de recevoir ces bonbons, mais là, il les reposa simplement sur le côté. La boîte n'était apparemment qu'un petit plus, puisqu'un autre emballage renfermait quelque chose. Il arracha le papier, et vit de belles lettres d'or : « Nimbus 3000 ». Cette fois-ci, Drago ne put s'empêcher de sourire, avant d'arracher rapidement le reste du papier. Il avait hâte de l'essayer ! Personne n'avait de balai aussi puissant, pas même Potter.
Il embarqua distraitement tous ses habits et remonta s'habiller dans sa chambre.
oOo
Harry sortait de sa douche quand il reçut un hibou qu'il ne connaissait pas. Un Grand-duc noir, avec des yeux ambrés, attendait de façon altière que Harry veuille bien prendre la peine de détacher la missive accrochée à sa patte.
Aussitôt fait, le Grand-duc s'envola avec grâce. Harry déroula le petit parchemin.
« Potter,
J'ai reçu un nouveau balai, que dirais-tu de te mesurer à moi le temps d'une partie de Quidditch à deux ? Si tu es d'accord, habille-toi chaudement, tu vas devoir battre des records de vitesse pour essayer de me suivre.
Moi je vais prendre mon petit-déjeuner. Si tu n'es pas prêt, préviens-moi, on se donne rendez-vous sur le terrain de Quidditch.
Drago. »
Harry était heureux que Drago lui propose une partie de Quidditch. L'activité physique lui manquait énormément. De plus, il adorait ce sport, et en être privé depuis une semaine devenait pesant. Il s'habilla donc chaudement, il ne fallait pas oublier que l'air était glacial.
oOo
Harry descendit dans la Grande Salle qui était quasiment déserte. Seul le professeur Flitwick était présent, le nez dans son bol de café, la mine fatiguée. Le lait de Boursouf avait fait des ravages chez les professeurs. D'apparence, il pouvait se confondre avec le lait de poule des Moldus, mais en fait, il était alcoolisé. De ce fait, beaucoup de professeurs avaient sans doute préféré rester couchés. Sans compter la Bièraubeurre et le whisky Pur Feu que Trelawney avait discrètement versé dans le punch des professeurs.
Drago devait déjà l'attendre sur le terrain de Quidditch. Il s'approcha de la nourriture qui se trouvait sur la table, prit une pomme et remplit ses poches de brioches. Il les mangerait en chemin, pour ne pas faire attendre Drago.
oOo
Harry arriva aux abords du stade de Quidditch. Drago était sur son balai, haut dans le ciel, et faisait des figures spectaculaires avec. Il virevoltait avec agilité et grâce. Après deux feintes de Wronski accomplies à la perfection, il descendit en piquet vers Harry. Le Serpentard se posa avec grâce à quelques mètres de celui-ci, et alla à sa rencontre, tenant son balai sur le côté.
Harry ne put s'empêcher de remarquer avec quelle souplesse le Serpentard avançait. Sa démarche féline était impressionnante.
Drago s'approcha de lui et le salua avec un grand sourire.
Son bonnet lui rabattait des mèches blondes devant les yeux. Sa cape l'enveloppait avec élégance. Le col roulé de son pull noir encadrait son visage fin, et l'éclat de ses yeux était rehaussé par son écharpe en cachemire vert. Ses gants fins laissaient ressortir la délicatesse de ses mains, et ses joues rougies par le froid lui donnaient un air mutin. Harry comprit alors pourquoi toutes les filles de Poudlard se pâmaient devant lui, il était tout simplement sublime.
oOo
— Alors Potter, prêt à perdre ? railla Drago. Ton vieil éclair de feu n'y changera rien.
Harry sortit précipitamment de sa contemplation, essayant de cacher les rougeurs de ses joues sous son écharpe.
— C'est ça, rêve toujours, même avec un Brossdur je te battrais, rigola Harry. Tu sais ce qu'on dit, ce n'est pas le balai qui compte, c'est la façon de s'en servir.
— C'est ce qu'on va voir. Le perdant à un gage ? proposa Drago.
— OK ! J'ai hâte de te le donner, sourit Harry, comme s'il ne pouvait pas en être autrement.
Drago ne répondit même pas, dédaignant d'un sourire mesquin les paroles du Gryffondor.
Tous deux enfourchèrent leur balai, et Drago sortit de sa poche un Vif d'or. Dès qu'il le lâcha, la petite boule ailée fuit aussi loin et vite qu'elle le put. Drago et Harry restaient concentrés, et Drago donna le top départ.
Tous deux décollèrent comme des flèches, mais malgré ça, Harry était largement devancé. Le balai de Drago avançait à une vitesse fulgurante, et celui-ci lui lançait des sourires moqueurs au-dessus son épaule.
Ayant perdu le Vif d'or des yeux, les deux garçons partirent chacun dans un sens différent. Ils scrutaient le ciel avec ardeur. L'enjeu était trop important pour ne faire qu'une partie amicale. Harry ne pouvait pas se permettre de perdre. Qui sait ce que l'esprit tordu du Serpentard trouverait comme gage !
Dix minutes étaient passées, sans nouvelles du Vif d'or. Les deux garçons se rejoignaient parfois pour se lancer des pics, ce qui les amusait beaucoup. Leur rivalité n'en était qu'exacerbée, et tous deux cramponnaient fébrilement leur balai, prêts à foncer une fois le Vif en vue.
Ce fut Harry qui le vit en premier. Il fonça dessus aussi vite qu'il le pouvait, poussant son balai au maximum de ses capacités. Drago était loin, mais l'écart qu'il y avait entre eux diminuait considérablement à chaque seconde. Les deux garçons se retrouvèrent côte à côte, le Vif d'or à quarante centimètres de leurs bras.
D'un même mouvement, ils tendirent leur main et attrapèrent la boule dorée tous les deux en même temps. Leurs mains s'étaient unies, emprisonnant la petite balle volante en leurs creux.
Aucun ne voulait lâcher leur trophée. Ils décélérèrent pour perdre un peu de vitesse, les doigts toujours entremêlés.
Ils se regardaient, une lueur amusée mais un peu frustrée dans leurs yeux. Arrivés à une vitesse de croisière plus lente, ils se stoppèrent en plein vol.
Harry finit par laisser entièrement le Vif d'or au Serpentard, qui affichait un sourire victorieux, non sans ressentir un pincement au cœur de lâcher cette main douce et chaude.
— Je suis désolé Malefoy, mais on est ex æquo ! On l'a attrapé en même temps. Si madame Bibine était là, elle le remettrait en jeu.
— Mmm, peut-être bien, de toute façon je peux te laisser une seconde chance, dit Drago, qui prit un air volontairement magnanime.
Avec un sourire en coin, Drago relâcha de nouveau le Vif d'or, et tous deux se remirent en chasse après avoir attendu dix secondes.
oOo
Les deux garçons étaient frigorifiés. Ils avaient joué une partie de la journée, en volant avec acharnement pour se battre, mais en vain. Sur les onze parties qu'ils avaient faites, Harry en avait gagnées cinq, tout comme Drago. La onzième ne pouvant pas les départager, puisqu'ils étaient ex æquo.
— Ce n'est que partie remise, sourit Harry. En attendant, puisque j'ai visité la salle des Serpentard, que dirais-tu de voir celle des Gryffondor ? J'ai besoin d'une bonne boisson chaude, et d'une douche !
— Pourquoi pas, pas que je sois curieux de voir le trou des Gryffondor, mais je veux juste pouvoir être en mesure de dire aux Serpentard que notre salle commune est bien la plus classe, dit Drago, un sourire arrogant au coin des lèvres.
oOo
— Voilà, bienvenue chez les Gryffondor, dit Harry joyeusement, en présentant sa salle commune.
Drago dut intérieurement se rendre à l'évidence, leur salle était plus classe, mais rien n'était comparable à la chaleur qui se dégageait de la pièce des rouges et or. Les couleurs chatoyantes, les bois clairs, les tableaux souriants, les canapés en mousse, tout était fait pour qu'on se sente comme dans un cocon.
— Mouaif, c'est pas mal, pour des Gryffondor, dit Drago nonchalamment.
Drago retira cape, bonnet, gants et écharpe pour échapper à la pneumonie. Ses vêtements étaient trempés, à cause de l'humidité stagnant dans l'air hivernal.
Il s'assit sur le canapé, très confortable, face au feu de cheminée qui ronflait dans l'âtre. Il se frottait vigoureusement les mains, soufflant dessus pour essayer de se réchauffer plus vite.
Harry qui était dans le même état que Drago se débarrassa d'abord de ses chaussures en les balançant du pied au travers de la pièce. Puis sa cape, qu'il jeta négligemment en boule sur une chaise.
Drago regardait, interdit par le comportement souillon de Harry. Lui qui avait plié méticuleusement ses affaires, en les mettant près du feu pour qu'elles sèchent, ne pouvait pas concevoir qu'on néglige ses vêtements de la sorte.
Harry se dirigea vers les escaliers menant à sa chambre, retirant son pull et son T-shirt d'un même mouvement.
— Je prends une douche super rapide, et je t'apporte mon peignoir si tu veux, tu grelottes de froid, dit Harry en regardant le Serpentard tentant désespérément de se réchauffer.
Drago se retourna pour lui dire que ce n'était pas nécessaire et son regard se posa sur le torse musclé de Harry. Il le fixa un moment, étonné de trouver une musculature si imposante, sur un garçon d'aspect si chétif.
Harry n'attendit pas sa réponse, et monta à toute vitesse dans sa chambre.
Il redescendit dix minutes plus tard, apportant le peignoir avec lui. Drago était en train de boire une tasse de thé brûlante, s'enivrant avec délice de son arôme délicat.
Malgré la chaleur de la tasse entre ses mains, et celle du feu de cheminée, Drago restait frigorifié, aussi, il accepta finalement le peignoir que lui tendait Harry.
Le jeune homme l'enfila et fut immédiatement enveloppé par l'odeur musquée que le Gryffondor avait laissée imprégnée sur le vêtement. Drago sentit la chaleur l'envahir d'un coup, retrouvant des couleurs instantanément.
— Tu vois, juste un bout de tissu, ça fait toute la différence, dit Harry qui croyait que la réaction du Serpentard était liée uniquement au vêtement en lui-même.
Il se posa sur le canapé également, et se servit une tasse de chocolat chaud. Des elfes de maison veillaient toujours à ce qu'ils aient des collations quand ils en avaient besoin, et Harry leur en était reconnaissant, le chocolat était un régal, il lui faisait un bien fou.
Ils restèrent un moment silencieux. Ils avaient l'impression de vivre une situation irréelle. Jamais, deux semaines auparavant, ils n'auraient imaginé une scène comme celle-là. Tous les deux en train de boire des boissons chaudes dans une de leur salle commune, à se parler correctement. Personne ne le croirait.
Harry releva sa tête lorsqu'un hibou vint frapper à la fenêtre.
Il se leva précipitamment, et revint avec deux lettres dans les mains.
— Des admiratrices Potter ? dit Drago, curieux, d'un coup.
— Non, je ne suis pas comme toi, rigola Harry. Il y a une lettre d'Hermione, et une de Ron, indiqua-t-il avec un sourire.
Harry déplia la première lettre, et commença à la lire silencieusement.
— Tiens, ça te concerne, dit-il en se mettant à lire à voix haute.
« Harry, je tenais à te remercier pour la barrette que tu m'as offerte, elle est sublime, je l'adore. Ne prends pas mal ce qui va suivre, mais qui t'a donné l'idée ? Parce que je sais que tu ne l'aurais jamais eue seul, je te connais assez bien pour ça Harry. J'ai une petite idée sur la question, même si ça me semble dingue, quoique peu surprenant vu tes dernières lettres.
Je t'embrasse très fort, et te souhaite un Joyeux Noël.
Ps : Si j'ai raison, tu le remercieras de ma part. »
Harry se mit à rougir, sous le regard amusé de Drago.
— Si c'est pas mignon, tu leur as fait des compliments sur moi ? demanda Drago en mettant sa tête sur le côté, et en faisant une moue adorable. Bien qu'il le cachât très bien, il en fut énormément touché.
« J'aurai mieux fait de la lire entièrement ! Maintenant, qu'est-ce qu'il va s'imaginer ? Et puis cette petite mimique, il va me rendre fou ! Comment peut-il passer du connard arrogant, au type super sympa et... mignon en si peu de temps ?! »
— T'enflamme pas, j'ai juste dit que j'arrivais à te supporter de temps en temps, dit Harry d'un ton bourru, ne supportant pas les regards moqueurs du Serpentard.
Drago sourit et but tranquillement le reste de son thé, en observant Harry du coin de l'œil.
Le Gryffondor se plongea dans la lettre de Ron, pour changer de sujet.
« Harry,
Faux frère ! Comment as-tu pu ? Tu aurais pu me prévenir, ou même me donner l'idée de cadeau pour Hermione ! Elle paraissait si heureuse, tu aurais dû voir l'éclat de ses yeux quand elle a ouvert ton paquet. Je peux te garantir qu'ils n'ont pas eu le même quand elle a ouvert le mien ! Du coup, elle m'a reproché de lui avoir offert un livre, tu te rends compte ? Hermione, qui ne veut pas de livre, c'est comme un Serpentard gentil, ça n'existe pas !
Malgré ça, je te remercie quand même pour le cadeau que tu m'as envoyé, il est extra.
J'ai hâte de te revoir,
Ron »
Harry referma la lettre avec une petite appréhension. Comment Ron prendrait-il le fait qu'il apprécie finalement le Serpentard ?
oOo
Une fois revigorés par leur collation, les garçons étaient redescendus et avaient croisé Rogue, qui les avait interpellés vivement.
— Tiens, tiens, c'est une chance que je vous trouve, tous les deux, dit Rogue en accentuant la fin de sa phrase. Je voulais vous prévenir que vos « petites vacances » sont finies. Je vous veux dans mon bureau, demain à huit heures tapantes. Vous n'avez pas oublié que vous étiez punis ? dit Rogue avec un sourire carnassier. Et cette fois, soyez sûrs que je vous aurai à l'œil, lança-il de sa voix doucereuse, avant de partir dans une envolée de cape.
J'espère que vous avez aimé.
D'ailleurs, petit sondage : Quel est le chapitre que vous avec le plus aimé, et pourquoi ? Et/ou : Quel est celui qui vous a le moins plu et pourquoi ? (si vous n'avez pas envie de rechercher dans tous les chapitres, vous pouvez juste mettre des situations.
Et pas de feinte genre : J'ai aimé le troisième parce qu'il était bien, et j'ai pas aimé le 12ème parce qu'il était nul lol, je vous aie à l'œil mdr !
Gros bisous, et à bientôt pour le chapitre 15 : Il m'attire par Merlin ! qui sera en deux partie à cause de la taille.
PS : Merci à toutes les personnes qui me mettent moi et/ou ma fic en favorite et/ou alerte.
PS : Pour les review anonymes, je réponds toujours sur un forum accessible aux invités dont l'adresse est dans mon profil ;)
