Auteur : Peroxidepest17
Personnages/couples : Léger Dean/Cas, Sam (apparitions de Bobby, Crowley, Balthazar et Raphael)
Rating : PG-13
Spoilers : Jusqu'à la saison 6 épisode 20 réalité alternative après ça.
Disclaimer : Aucun mal et aucune atteinte à la loi voulue.
Titre traduit : La Loi de Conservation de l'Énergie
Traductrice : Marple-Juice.
Bêta-lectrices : Mama-Marple & Misaki-chan-842
Vous pouvez retrouver le lien vers la fanfiction originale dans mon Livejournal (lien dans mon profil)
Merci infiniment pour vos reviews n'hésitez pas à en laisser ^_- Les reviews anonymes sont acceptées et tous les messages que vous laisserez seront traduits et envoyés à l'auteur original de cette fanfiction.
Vous pouvez télécharger la totalité de la fanfiction au format pdf sur mon livejournal (lien dans mon profil ou en tapant 'Marplejuice livejournal' dans un moteur de recherche) dans le masterpost des fanfictions.
Toute chose a une fin. C'est triste parce que j'ai vécu près d'un mois à traduire chaque jour sans faillir les aventures de Dean, Cas et… Sam. Et que cela fait un peu plus de trois mois que vous êtes au rendez-vous, que vous lisez cette fanfiction, que vous la commentez – merci beaucoup, j'ai eu une avalanche de reviews et de personnes qui ont mis cette fanfiction dans leurs favoris et de gens qui me suivent… Vraiment plus que je n'osais l'espérer alors que je ne suis que traductrice.
Je dois avouer que lorsque j'ai tapé le mot 'Fin' (c'était le 4 avril 2012 vers 11h40 comme après plus de 140 heures de traduction), j'ai versé quelques larmes tellement j'étais heureuse d'être venue à bout de cette fanfiction que je traduisais depuis le 11 mars. Je n'avais jamais traduit de fanfiction auparavant, ou le peu de traduction un tant soi peu littéraire que j'avais fait se cantonnait à une page pour les besoins de mes cours d'anglais. Je vous remercie de votre patience vis-à-vis de passages qui ne sont pas nécessairement très clairs, ou peu fluides et j'espère que vous avez apprécié cette fanfiction en dépit de ma qualité de débutante dans ce domaine.
Pour commencer les remerciements, je voudrais tout d'abord faire part de ma reconnaissance éternelle à Peroxidepest17 pour avoir créé un univers dans l'univers de Supernatural. J'ai tout d'abord choisi cette fanfiction car elle était épique et que le raisonnement était logique. Le tout saupoudré d'humour, de moments émouvants, de tragédies et de scènes d'action. Cet écrit avait tout ce qui me plaisait et avait, à mon avis, toutes les chances pour plaire à d'autres personnes que moi.
Ensuite, merci à Artmetica, dont les illustrations ne cesseront jamais de me ravir, parce qu'elles étaient comme un phare pour m'aider à continuer d'avancer rien que pour voir la suivante.
Les deux dernières personnes que j'aimerais remercier sont Mama-Marple et Misaki-842. Mama-Marple (qui est ma mère, j'imagine que vous avez deviné) m'a encouragée alors que je n'avais des fois pas la force de continuer, a répondu à mes questions sur les expressions françaises alors que je n'arrivais pas nécessairement à un moment où elle était libre et a corrigé cette fanfiction, et Misaki-842, une amie toute récente qui m'a donné son avis quant à ma capacité de traduction et à ses corrections.
Enfin, merci à vous, les lecteurs/lectrices. Je ne saurais comment vous remercier de vos reviews – auxquelles j'ai plus ou moins répondu, mais je vous enverrai un petit mot d'ici la semaine prochaine – qui contenaient vos avis, vos passages préférés, vos encouragements. Merci, merci infiniment de m'avoir appris que cela valait le coup de se casser la tête pour traduire parce qu'il y a des personnes qui lisent et apprécient ce que vous faites.
Une dernière fois, vous direz que je suis sans doute humble, mais j'estime avoir franchement moins de mérite que les auteurs des fanfictions. Le texte était déjà là, techniquement, j'ai juste cherché à le rendre lisible pour un public francophone. Ce que je veux dire, c'est que je n'ai rien inventé. Quand je vois que les auteurs ou d'autres personnes me félicitent parce que j'ai du courage d'avoir passé *autant* de temps sur une traduction, je ne peux m'empêcher de penser que la personne qui a dû y passer le plus de temps, c'est l'auteur. D'un autre côté, je ne peux pas m'empêcher d'être un peu fière aussi.
Et à très très bientôt pour de nouvelles traductions.
EPILOGUE
Castiel avait vu Dean dormir bien des fois avant, se trouvait près de lui et avait veillé sur ses rêves, le gardant des cauchemars de l'Enfer et des images du cimetière de Stull, attirant la détente et le repos à l'instant où cela arrivait. Il avait entendu Dean soupirer, renifler, marmonner et se retourner dans son sommeil, avait appris toutes les petites nuances et les moindres signes de Dean au repos. Il connaissait le bruit que faisait Dean lorsqu'il était en paix, lorsque sa respiration était douce et régulière, son corps étiré et étendu en diagonale sur le lit, ses doigts de pied pendant dans le vide.
C'était des choses que Castiel connaissait, avait vues, avait entendues, avait gardées et apprises.
Elles n'en étaient pas devenues moins fascinantes avec le temps, et maintenant encore moins, alors qu'il s'installait sur un des côtés du lit, le plat de sa main posé contre la cambrure des reins de Dean, possessif et émerveillé. La peau à cet endroit était chaude, savait-il, lisse et propre sous son toucher et avait eu un léger goût de sel et de la savonnette sans prétention du motel. Dean s'était tortillé avait protesté, car il était un peu chatouilleux à cet endroit-là, et Castiel avait souri et poursuivi son périple, suivant le souhait de Dean.
Sam avait martelé le mur entre leurs deux chambres de mortification et d'irritation au petit matin, et Castiel avait fini par s'enivrer à la vue de Dean riant dans son oreiller tout en désignant Sam d'une myriade de noms féminins à travers les murs fins.
À présent, tout était calme, et Castiel veillait sur les rêves de Dean, comme il l'avait fait des centaines de fois auparavant. C'était quelque peu différent cette nuit. Castiel savait que cela n'était pas à cause du nouveau pouvoir qui tambourinait sous sa peau – le pouvoir d'un archange – mais à cause de sa grâce qui était débordante de l'amour impossible de cet humain. C'était un amour plus fort et intense que tout l'amour du Ciel.
C'était le miracle des enfants préférés de son Père.
Dean se retourna dans son sommeil, délogeant la main de Castiel de son dos pour qu'il puisse tourner sa tête vers l'ange alors qu'il était toujours endormi, tout en faisant des murmures incohérents et des sons de contentement contre le côté de Castiel, le souffle chaud et moite sur sa peau au travers des fins draps de lit froissés, faisant se hérisser les poils sombres de ses bras à son contact.
Castiel ferma les yeux et savoura la paix des heures précédant l'aube.
Une paix qui fut interrompue par une présence qu'il sentit apparaître tout à coup dans la chambre, qui était fulgurante et imbattable même pour lui.
Ses yeux s'ouvrirent, même s'il n'avait pas besoin d'eux pour voir qui était arrivé. « Mort, » souffla-t-il, se raidissant tout à coup alors qu'il se déplaça légèrement pour placer la protection de ses ailes invisibles entre le Cavalier de l'apocalypse menaçant et Dean.
Mort sembla s'amuser de sa témérité, comme s'il appréciait la bravoure d'une souris se tenant face à un grand lion, bien que ce soit stupide de la part de Castiel, en fin de compte.
« Pourquoi es-tu venu ici ? » Demanda calmement Castiel, sa voix empreinte de suspicion.
Mort haussa simplement des épaules. « Je pensais qu'il me fallait saluer convenablement le nouveau Seigneur du Paradis, » dit-il d'un air indifférent, comme si c'était simplement une coutume qu'il devait respecter avant de partir de nouveau, pour jouer son rôle de gardien de l'équilibre de l'univers. « Je dois dire, » murmura-t-il, en passant une main sur la commode près de la porte et en faisant une grimace devant la couche de poussière qu'il y trouva, « que je ne m'attendais pas du tout à ce résultat. »
Le regard de Castiel se durcit, cherchant dans chacun des mouvements de Mort des signes d'agressivité, des indices qui montreraient qu'il était venu pour faire du mal à Dean ou à Sam. C'était idiot, il le savait, d'essayer d'arrêter Mort, mais Castiel avait déjà fait bien des choses idiotes pour protéger ces deux humains.
« Oh, détends-toi, Castiel, » corrigea Mort lorsqu'il vit la tension qui entourait fermement les contours de la grâce du nouvel archange. « Je ne suis pas là pour faucher qui que ce soit. Je ne suis pas certain, pour tout te dire, de même le pouvoir. » La dernière phrase fut prononcée avec une pointe d'agacement.
« J'avais l'impression que vous pouviez faucher tous ceux que vous vouliez, » corrigea Castiel, encore plus méfiant à présent. « Même Dieu. »
« Oui. Mais il semblerait que Dieu et toi n'êtes pas pareils même si vous êtes Père et fils, Castiel. Parce que tu, tout comme les Winchester, as réussi je ne sais trop comment à contrecarrer, esquiver, défier et à te soustraire à toutes les lois de l'univers. Même à moi. Cela ne devrait pas être possible, mais c'est comme si je ne pouvais pas te toucher. Ou lorsque je le fais – lorsque j'essaye, est le mot le plus adapté même si ça me tue de le dire – cela ne prend pas aussi bien que ça le fait sur tous les autres. » Ses lèvres fines formèrent un rictus, d'autodénigrement et d'hostilité alors qu'il observait le tableau de l'ange assis sur le lit, sa main posée sur le dos de l'humain qui ne pouvait même pas imaginer les profondeurs de ce qui avait émané pour son bien.
« Toi, qui as été créé avec une grâce qui ne possède pas le dixième de la puissance de celle d'un archange, tu as réussi à échapper à ma main et à maîtriser l'une des forces les plus anciennes et éternelles que ton Père ait jamais créées. Inexplicablement, tu as façonné cette puissance à ta volonté, et malgré toutes les choses que j'ai vues depuis que je suis au berceau, je ne sais pas comment tu as réussi à faire cela. » Mort s'arrêta pour laisser échapper un soupir, curieusement fatigué et défaitiste, de la même manière que Castiel savait que Sam soupirait lorsque Dean lui disait qu'il n'avait pas le droit de choisir la musique, quels que soient ses arguments.
« Tout cela est arrivé, » finit par convenir Castiel, prudemment, « à cause du libre choix. » Il ne pouvait pas imaginer de force plus puissante en cet univers, pas après ce qu'il avait vu.
Mort le regarda à son tour aussi soigneusement, comme s'ils étaient inexplicablement de force égale sur ce point. « Peut-être, » concéda Mort, après un moment. « Dans tous les cas, cela ne me concerne pas. Tu ne me concernes plus maintenant que tu as défié toutes les probabilités – pour cet homme, rien que ça – et sauvé un monde qui aurait dû être détruit comme nous le projetions tous. Tout ce que je sais au vu du résultat est que tu as tout transcendé, même moi. » Mort secoua la tête. « Et c'est, j'imagine, une grande première. »
Castiel fronça les sourcils en direction de Mort, légèrement confus. « Alors, je ne comprends pas la raison de votre visite ici. Pourquoi me dites-vous toutes ces choses ? »
Mort grogna devant cela, presque véritablement amusé. « Eh bien, pour être tout à fait honnête, » dit-il, « je suis venu te demander quels sont tes plans pour l'avenir, pour que je puisse accorder mon emploi du temps en conséquence. Je n'ai jamais eu à m'organiser avec quelqu'un d'autre auparavant, mais on dirait que ce sera de plus en plus probable dans le futur, vu le récent changement de direction. »
Dans son sommeil, Dean laissa échapper un grognement irrégulier avant de se tourner légèrement, pour qu'il puisse bouger la main pour se gratter les fesses. Mort le regarda avec dédain. « Charmant, » dit-il d'une voix traînante avant de porter la main à sa poche et d'en retirer impatiemment sa montre. Il l'étudia pendant que Castiel observait chacun des mouvements de Dean avec une profonde fascination. « Alors, Castiel ? » Demanda Mort, « Que vas-tu faire maintenant ? »
Castiel se rendit compte que c'était une question piège. Après la fin de la guerre du Ciel, il y avait tant de choses à faire, tant de projets à établir. Ses frères et sœurs chercheront des conseils. Les humains sur Terre prieront toujours pour un secours céleste. Il y aura toujours des monstres à tuer, des démons à arrêter, une nouvelle menace planant au loin qui espérerait prendre le pouvoir, détruire, asservir et brûler ce qui était le plus important.
Mais pour le moment, pour ce moment-là, il n'y avait rien de cela. Tout ce que ressentait Castiel était la paix. Et la joie.
Enfin, il tourna les yeux vers Mort, ses doigts bougeant distraitement de la peau chaude entre les omoplates de Dean pour passer sa main dans ses cheveux en bataille. « Je crois bien, » commença Castiel, qui sentit un petit sourire étirer étrangement les coins de ses lèvres alors qu'il faisait cela, « que je vais rester ici simplement. »
Et c'est ce qu'il fit.
FIN
