Bonjour tout le monde!

Oui, je n'ai pas eu le temps de répondre aux reviews du chapitre précédent et oui, c'est nul. J'essayerai de le faire dés que j'aurai un peu plus de temps!

Donc merci (je crois que je ne le dirai jamais assez) aux habituées tadokatoka-san (oui, Sanji est toujours dans les ennuis jusqu'au cou!), RoronoaAgathou (ce genre de torture, berk X)), Pauline et Rineca (tout le monde a l'air de détester Dofla mais moi, je l'aime bien! :3), petite00 (quisaitdéjàcequej'aienviededire), MirryD (Crocodile est la classe incarnée, il fallait qu'il apparaisse! :D) et Heavenly0 (merci, merci, merci :)). Un nouveau merci (ça se dit pas mais c'est pas grave) à Athechka, ravie de t'accueillir au pays du Grand N'importe Quoi (majuscules, s'iou-plaît!)! :D

Bon, moins de "trucs" (si on peut dire ça) angéliques dans ce chapitre mais je rappelle que Sanji en a pour deux semaines sur Terre et, même s'il se passera certaines choses, il est plutôt du côté humain désormais!

Bonne lecture! ;)


« Eh, Sanji… T'as reparlé à Nami du comploteur ?

Et zut. Je savais bien que j'avais oublié de faire quelque chose en lui rendant visite pour les souvenirs de ce crétin vert, la dernière fois.

Comme quoi, même Zoro peut être utile quand il veut.

J'y crois pas. Je viens d'avouer que Zoro était utile.

C'est sûrement la deux-cent troisième baffe de Law qui m'a détraqué le cerveau. C'est ça. Ma joue a été emportée par l'impact et mon cerveau a eu une sorte de beug, depuis, je glorifie Zoro.

Tout s'explique.

Eh ! Mais…

- Je rêve ou tu viens vraiment de me balancer un oreiller à la figure ?!

- Ferme là, Law va nous entendre !

- Tu parles plus fort que moi, crétin !

- Mais la ferme à la fin !

- TAIS-TOI TOI M… !

Une main atterrit sur ma bouche, étouffant mon cri de cœur. Je lance la mienne au hasard et, ô miracle, elle cueille le visage de Zoro au passage.

S'ensuit une courte bagarre d'une seconde et demie pendant laquelle je prends le dessus puis me fait écraser par un Zoro agressif, avant de lui enfoncer mon genou dans l'entre-jambe encore par le plus pur des hasards (là, c'est vrai !) ce qui m'assure une victoire immédiate.

Et me laisse sur les bras un Zoro plié en deux et gémissant.

Mon petit cœur saigne.

- Bordel, Sanji ! Ça fait maa…

- Tais-toi, j'entends des pas !

Law arrive !

Je me réfugie aussitôt sous ma couette, le souffle court. Zoro a à peine le temps (et la force – ce pauvre chou souffre devant ma puissance) de remonter sur son lit pour feindre le sommeil que la porte de sa chambre – notre chambre – s'ouvre en grand.

- Zoro, Sanji… Je vous préviens, si vous ne dormez pas, votre mort sera encore plus lente et douloureuse que prévue… Votre petite correction de toute à l'heure ne vous a pas suffis ?

Argh, on va se re-re-re-re-re-re-re-re-re-refaire défoncer !

Hier soir, quand Law nous a découverts en train de nous occuper avec une tendresse sans égale de sa bibliothèque, il n'a pas beaucoup apprécié…

Pas beaucoup. C'te blague. Disons qu'il a d'abord tenté de m'assommer avec la batte de baseball que Kidd garde toujours dans sa chambre – mais siiiii, juste à côté des bidons d'essence ! – avant de se décider pour une approche plus… amusante.

C'est-à-dire que Kidd et Zoro m'ont lâchement abandonné à mon sort, courant se réfugier dans les toilettes – pour une fois qu'ils étaient d'accord sur quelque chose !

Pendant ce temps, moi, tel un gai lapin découvrant avec un bonheur ô combien délicieux que le gentil chasseur qui le pourchasse depuis un petit moment le tient en joue juste au-dessus de sa tête, j'ai détalé vers la cuisine. Sauf que Law a tous les atouts qu'on peut attendre d'un chirurgien : y compris la rapidité pour rattraper un patient réfractaire qui déciderait subitement que non, décidément, il a trop peur de se faire opérer du genou, si ça se trouve ça fait mal.

Bref, pour faire court et sans enluminure, il y avait Sanji le lapin et Law le chasseur. Sachant que Law ne s'en est pas tenu à la carabine, nooooon, trop classique, enfin ! Je me suis fait poursuivre par un taré avec 1) une batte de baseball, 2) le couteau de cuisine le plus aiguisé (de la cuisine), 3) un scalpel qui ressemblait plus à un instrument de torture qu'autre chose mais bon…

… je suppose qu'on ne peut pas être très objectif quand un futur chirurgien aussi sadique que remonté vous court après avec la célérité d'un Usain Bolt au meilleur de sa forme, et le sourire crispé d'un Jack Nicholson qui vient de découvrir que la hache, c'est cool.

Bref, j'ai souffert. Pour la bonne cause, mais j'ai souffert.

Après quelques coups qui m'ont laissé haletant sur le carrelage de la cuisine – lequel n'est d'ailleurs pas le summum du confort moderne –, Law s'est décidé à se pencher vers mon cher visage pour me démontrer par A+B que ce dont il me menaçait depuis le début – me crucifier, me découper en morceaux, tout ça, tout ça… –, n'était pas du flan.

Autant dire que mon charme fou en a pris un coup. Adieu Conis, je suis hideux maintenant !

… Bon. N'exagérons rien quand même. Je ressemble à un type qui a confondu sa piscine avec un buisson d'ortie (voire de ronces), et qui a fait un beau plongeon la tête la première à l'intérieur, mais tout va bien. Je suis encore séduisant. Attirant. Bref, Law n'a pas détruit tout mon charme.

Il a juste détruit mon amour-propre.

Donc, après m'avoir si gentiment démonté pièce par pièce (je ne sais pas si je l'ai déjà dit mais le scalpel, ça fait maaaal), Law m'a traîné jusqu'à la salle de bain, a empoigné la batte de baseball de Kidd et a fait trois sommations aux deux abrutis. A la troisième, quand ni Zoro ni Kidd n'ont ouvert la porte, il m'a écrasé le petit orteil gauche et a donné un premier coup de batte dans la porte.

Croyez-le ou non, la porte a craqué.

C'est à partir de ce moment-là que je me suis dit que déjà, de un, ni Zoro ni Kidd ne m'entraîneraient plus dans un de leur jeu stupide et, de deux, mes orteils n'allaient pas résister longtemps.

Pas grave. En quatre coups de batte et un sourire sadique plus tard, tout était réglé.

Zoro a morflé autant que moi. Comme quoi, il y a une justice dans ce monde.

Ou pas. Parce que Kidd, lui, a juste eu le droit à un pincement de jour, d'oreille et une bagarre titanesque qui s'est terminée sur le tapis, de ce que j'ai pu en voir avant de me traîner jusqu'à la chambre de Zoro pour essayer de récupérer un peu.

Et là, je crois que je me suis endormi. Le carnage était terminé, j'avais bien le droit à un peu de sommeil, non ?

Eh bah non.

Quatre heure du mat'…

« Zoro, Sanji… Je sais que vous ne dormez plus. Je vous préviens, demain matin, tant que je serai là, je ne veux entendre aucun bruit venant de cette chambre et je ne veux pas voir ne serait-ce qu'une seule partie de votre corps, quelle qu'elle soit… Sinon ça fera mal. En gros, pour que ce soit plus clair pour vos petites cervelles, le premier qui fait du bruit, je le pousse par la fenêtre. J'ai été indulgent. Ne m'obligez pas à être sadique… »

Des voix comme celle-ci, même le réalisateur de Paranormal Activity 4 ne pourrait pas les entendre sans flipper. J'ai cru que j'avais atterrit dans un mauvais film d'horreur où je serai le pauvre figurant tué le premier, pour l'exemple.

Si Dieu a créé chaque homme, j'aimerai bien qu'il m'explique pourquoi il a fait Law si intelligent et si flippant. Il doit bien y avoir quelque chose.

Bref, Law est là, à un mètre à peine de mon matelas, et il n'est toujours pas parti. Sachant qu'on ne devait pas moufter sinon… la fenêtre. Et Zoro n'est qu'un débile qui balance son oreiller dans la figure des gens alors qu'il sait très bien qu'on doit se taire...

- Si je vous entends encore une fois…

Comme d'habitude, il nous découpera en rondelles. Mais ça, je me garde bien de le dire à voix haute.

Law se penche vers moi, pauvre silhouette paisiblement endormie essayant par tous les moyens de garder une respiration lente et régulière, ne remarquant pas par je ne sais quel miracle la légère goutte de sueur qui fait son chemin de ma nuque jusqu'à la base de mon cou.

C'est qu'il fait flipper, le bougre. Il ne s'appelle pas Trafalgar Law pour rien.

Puis il se relève.

Il fait quelques pas.

Il… Il quitte la chambre.

Je ne sais pas pourquoi mais, à ce moment-là, tout ce que j'ai envie de faire, c'est de chanter un cantique pour célébrer mon bonheur. Seulement… je chante faux.

Et Law a l'oreille fine.

Alors j'étouffe mes braillements dans mon oreiller, histoire de chanter quand même. Zut. L'image de l'ange, c'est quand même le type blond avec son auréole et sa harpe qui sait chanter comme un dieu et est plus beau que n'importe quel humain !

Bon, soyons honnêtes, ce n'est que l'image...

Un, Zeff ne se balade pas avec une harpe. Il a sa moustache, c'est déjà bien assez moche comme ça.

Deux, son auréole commence à décrépir. Je dis ça, je dis rien.

Trois, il chante plus faux que moi encore (c'est dire). Mais genre, plus faux que ça, tes tympans explosent !

Quatre… Est-ce que j'ai vraiment besoin de faire le quatre ?! Zeff n'est pas un canon de beauté, honnêtement…

Bref, l'image de l'ange en a pris un coup avec la création de Zeff. Je ne sais pas ce qui passe par la tête du Saint-Père en ce moment, il doit vraiment s'ennuyer pour créer des anges aussi bizarres que Zeff, Doflamingo, Morgan… Eux, quoi.

Je piaille donc dans mon oreiller, histoire de remercier tous les Saints d'avoir éloigné Law sans qu'il ne nous étripe.

Et Zoro – ce cher Zoro –, en profite pour me fendre l'arrière de la tête du revers de la paume.

- Aïe ! Qu'est-ce que tu fiches, espèce de taré ?!

- Juste… Tu savais que tu chantes faux ?

- Noooooooon ?!

- J'espérais que tu le savais pas… Parce que c'est encore plus pitoyable que tu continues à chanter alors que tu le sais…

- Merci Zoro, tu me réchauffes le cœur.

- De rien.

- Je t'en prie.

- De même.

- Pas de ma faute si tu chantes comme une casserole.

- On ne peut pas être beau, séduisant et chanter bien, il faut faire des choix dans la vie !

- Sûr, mais c'est vraiment pas de chance d'être moche, repoussant et en plus de chanter faux…

- Et ma main dans ta face, tu sais qu'elle te dit ?!

Des bruits de pas dans le couloir empêche ma main de venir rencontrer le visage de cette fichue algue ambulante. Et c'est bien dommage.

Je me cache sous ma couette en priant pour que ce ne soit ni Law, ni Kidd. Finalement, je ne sais même pas ce qui est arrivé à ce grand imbécile roux. Il s'est battu avec Mr-le-chirurgien-sadique, et après ?

Plus aucun signe de vie depuis hier soir. Si ça se trouve, Law l'a vraiment tué.

Hier soir, ça gémissait dur dans la chambre de Kidd.

Les bruits de pas s'éloignent. Je m'assieds pour être au niveau de la tête du cactus.

- Eh, Zoro… Tu penses que Law torturait Kidd, hier soir ?

- Eustass ? Tu blagues, j'espère… ?

Je lui lance un regard interrogatif. Etrangement, il a l'air de rougir.

- Eh bah quoi… ? insisté-je, toujours dans le flou.

Zoro se gratte l'arrière de la tête en se raclant la gorge.

- Sanji, rassure-moi : tu ne penses vraiment pas que Law torturait Kidd ? Je veux dire… c'est pour rire ?

- En quoi ce serait pour rire ?! Law est assez sadique pour le faire et trucider Kidd avec… avec une petite cuillère !

- Mais… Sanji !

- Quoi ?!

- Bah…

- Hmm… ?

- Euh… Tu connais un peu la, hum… sexualité humaine ?

- Ben...

Oh.

Compris.

- OK, j'ai saisis. Pas la peine d'aller plus loin dans ton explication. Pigé. Fini. On en reste là.

Et mince. Sanji, ou la délicatesse incarnée. Je comprends mieux pourquoi Zoro n'était pas très à l'aise.

- Mais Kidd et Law, hum… tous les deux ?

- Non, Kidd tout seul !

- Mais arrête, ce n'est pa…

- Bof. C'est gênant à expliquer, mais pour le reste... J'ai envie de te dire qu'ils font ce qu'ils veulent tant que ça ne m'empêche pas de dormir. Si ça les amuse de faire du bruit, ça me va tant que ce n'est pas trop fort… et que Law n'est pas remonté à fond.

- Ça veut dire quoi ça ?!

- Oh, laisse tomber… Tes petites oreilles d'ange prude en prendraient un coup.

- Non mais tu me prends pour qui ?!

- Pour un type qui a passé les derniers siècles de sa vie avec une paire d'ailes dans le dos et un cercle jaune flottant au-dessus du crâne ?

- Une auréole, inculte !

- C'est la même chose !

- SANJI ! ZORO ! ENCORE UN BRUIT ET C'EST LA FENÊTRE !

-…

-…

- Il doit être énervé parce qu'il est fatigué. Genre, ça a dû être physique, cette nuit…

-...

- Quand même, j'ai envie de le dire… C'est du harcèlement !

- C'est Law, quoi…

- Pas faux...

- Je sais.

- Bref.

- Ouaip.

Silence.

- Eh, Zoro…

Pas de réponse.

- Eh, Zoro !

Toujours aucune réponse.

- EH, ZORO !

Mais il se fiche de moi ou quoi ?!

Ah non. Rectification.

J'ai fait l'erreur tragique d'oublier que, quoi qu'il se passe, Zoro reste Zoro. Et l'activité préférée de Zoro…

… est la sieste. Bingo.

- Merci, mon vieux, je le prends bien, chuchoté-je en me hissant sur son lit, bien décidé à l'embêter pendant son sommeil.

Je commence par lui tirer les cheveux, mais sa coupe militaire est si courte qu'il ne doit pas sentir grand-chose et, de toute façon, il a le sommeil trop lourd pour que ça le réveille.

Alors je lui pince la joue, d'abord assez doucement puis de plus en plus fort, histoire de lui rappeler que j'existe.

Il ne bouge pas d'un pouce.

Je lui tords la peau de la joue dans tous les sens, attendant désespérément une petite, toute petite réaction. Un froncement de sourcil. Un battement de paupière. Un plissement de la bouche.

Rien.

- Non, mais… Zorooooooooo ? Roronoaaaaa ?

Roronoa. Quel nom bizarre. A quoi je devais m'attendre, moi, avec un nom aussi peu commun ? J'aurai dû me douter depuis le début que changer de protégé était une bonne idée. J'aurais peut-être évité tout ça.

Tout ça… c'est-à-dire ?

Eh bien, premièrement, la présence de cet abruti. Il me faisait paniquer dès le début, et ça ne s'est pas arrangé ensuite. Comment je suis censé veiller sur lui quand il arrive toujours à se fourrer dans des situations plus rocambolesques les unes que les autres ?

L'Enfer, c'était la cerise sur le gâteau. Je crois qu'on peut dire que, pour le coup, on a accompli un exploit.

Le grand roi barbecue, quoi !

- Zorooooooo…

Cet idiot ne bouge pas d'un cil. Il m'énerve.

Tiens, en parlant de cils… Il les a très, très fins. Et très, très léger, par conséquent.

Je les touche du bout des doigts. C'est amusant.

OK, ce que je vais dire est très bête. Mais…

… Ça chatouille.

Oui, je sais ce que vous pensez. Mince, hein ! J'ai le droit de trouver les cils de mon protégé – aussi chiant et étrange soit-il – beaux ! C'est comme, euh…

La moustache de Zeff !

Zoro a ses cils, Zeff sa moustache. Point final.

Je continue mon inspection en approchant le plus près possible mon visage du sien, histoire de bien avoir tous les détails de la figure trépidante de Zoro sous les yeux.

Sa mâchoire est drôlement carrée. Il ne m'était jamais venu à l'esprit qu'elle puisse l'être autant. Et ses cheveux sont mignons à tomber comme ça sur son front. On dirait qu'il est endormi pour toujours, qu'il ne se réveillera jamais… ou dans une éternité seulement.

J'effleure le pli formé par ses sourcils continuellement froncés. Il a les sourcils froncés même quand il dort… Et il fait grognon. Comme un gamin avec une petite moue.

Oui, bon, j'avoue qu'il est plus agréable à regarder quand il n'a pas cette moue sarcastique/ennuyée au visage. Reposé, endormi, il est beaucoup plus attirant.

Peut-être que je devrai dormir, moi aussi. Je rattraperai mes heures de sommeil et l'enfermement que Law nous inflige passera beaucoup plus vite.

Dormir. Bonne idée.

Bon, autant me mettre au chaud. Le lit de Zoro a l'air beaucoup plus moelleux que le mien. Et si je me glissais à sa place ? Il n'y verra que du feu !

Ben tiens, comme si je pouvais bouger cette masse de muscles ! En fait, même quand il dort, il trouve un moyen de m'énerver. C'est fou, ça.

Bon, allez, au pire, il prend de la place mais ce n'est pas si grave. Et puis j'ai envie de dormir.

Et puis il fait chaud ici.

Bref, c'est comme ça. Je peux au moins lui accorder ça : Zoro fait très bien office d'un oreiller.

Sur ce, je m'endors.


Pour la première fois depuis des décennies, j'ouvre un œil avec une délicieuse impression de douceur.

Je ne me suis pas fait jeter hors du lit par un énergumène enragé.

Tout va bien. Law ne tente pas de me tuer. Kidd n'a pas hurlé comme un ivrogne pour me crever les tympans dès le réveil.

Kidd et Zoro ne se sont pas battus.

KIDD ET ZORO NE SE SONT PAS BATTUS ?!

Il y a un truc, là.

J'ouvre pour de bons les deux yeux, plus inquiet que jamais. Petit tour du propriétaire : tout va bien, la chambre n'a pas changé d'un pouce.

En revanche, le bras passé par-dessus mon épaule qui vient s'échouer sur le rebord du lit devant moi me plaît beaucoup moins.

Mais personnellement, je ne suis pas un sagouin qui beugle pour le premier petit problème venu. J'aime réveiller les gens avec douceur et délicatesse, moi.

Je me retourne du mieux que je peux, à moitié enserré par un bras qui a l'air tout sauf disposé à me laisser partir, tout ça pour tomber nez à nez avec un Zoro encore dans les bras de Morphée, bavant paisiblement sur l'oreiller comme si je n'étais pas à cinquante centimètres de sa tête.

- Zoro, espèce de grand dégoûtant ! hurlé-je en me redressant d'un coup.

OK, pour la délicatesse, on repassera. Mais c'est beurk, enfin ! Si ça se trouve, j'en ai dans les cheveux !

Zoro ouvre un œil et je me surprends à lui trouver un air… mign… Pas mignon. Tout sauf mignon. Ebouriffé ? Ebouriffé.

Bref, sa paupière se soulève, action plus communément appelée « ouvrir les yeux ».

- B'jour aussi… C'est quoi le problème ?

- Tu baves sur l'oreiller !

Il jette un coup d'œil à ledit oreiller.

- Ouais, et alors ? Laisse-moi dormir… Si t'es pas content, vas-t-en chercher un autre…

- Mais bien sûr ! Comme si j'avais que ça à faire ! La politesse, enfin !

- La politesse, c'est de pas réveiller les gens en leur hurlant dessus !

- En effet, tu en es l'exemple parfait, Zoro, ricané-je en lui lançant un regard moqueur.

Oh, oh. Grand mal m'en a pris.

Je vois l'expression de mon protégé changer de tout en tout en quelques secondes à peine, passant de « pas-réveillé-et-envie-de-dormir » à « j'ai-une-idée-pernicieuse-derrière-la-tête ».

Dommage qu'on ne puisse pas revenir en arrière, je crois que je me tairais une bonne fois pour toute.

Comme d'habituuuuuuuuuuude…

- Tu sais quoi, Sanji ?

-… Non ?

- Je vois pas ce que tu fais dans mon lit, d'abord. Est-ce que j'ai le droit de conclure quelques petites choses de ta présence dans mes draps à côté de moi ce matin ?

- Tout dépend si tu en conclus que je ne voulais pas dormir sur le matelas au sol ou non. Parce que ça, c'est vrai. Le reste, je m'en fiche pas mal.

- Hum, hum… j'en tire mes propres conclusions qui ne sont pas les tiennes.

- C'EST-A-DIRE ?!

Oh, Saint Pierre, ce sourire sadique !

- C'est-à-dire…

Son visage s'approche lentement du mien. Je. Flippe.

- C'est-à-dire que je trouve quand même ta présence ici bizarre… Une explication vraiment satisfaisante… ?

- Il fait plus chaud ici… ?

Ses yeux s'ouvrent en grand et, à mon grand soulagement, il s'écarte de moi pour réprimer un éclat de rire.

- Sérieusement ?! Tu l'avoues par toi-même ?!

C'est à mon tour d'ouvrir de grands yeux.

- Olah, attends, de quoi tu parles ?! Le lit était chaud, pas toi ou quoi que ce soit d'autre !

-Hmmmm… Si tu veux. Mais ça reste très, très intéressant comme conversation…

Et moi je n'en aime pas, pas du tout la tournure.

- Bon, écoute Roronoa : appliquons les mesures de sécurité élémentaires. Je ne m'approche pas de toi à moins d'un mètre, et tu fais pareil. Marché conclu ?

- J'aime pas quand tu m'appelles Roronoa…

Avoir un doudou Zoro qui tient chaud la nuit, c'est cool. Avoir un doudou Zoro qui tient chaud la nuit et qui se réveille le matin pour vous harceler de questions gênantes, c'est déjà beaucoup moins cool.

Mais avoir un doudou Zoro qui tient chaud la nuit et qui se réveille le matin pour harceler de questions gênantes et qui décide de vous embrasser pour on ne sait quelle raison farfelue, bah… c'est très étrange.

Très étrange.

Zoro m'embrasse. La dernière fois, il y était obligé. Ça ne lui plaisait pas et ça lui faisait bizarre. A moi aussi, d'ailleurs.

Et puis voilà qu'à cause de ma folle envie de chaleur, je me retrouve coincé sous un cactus qui pèse deux fois mon poids et qui n'a pas l'intention de me laisser partir, encore moins de me laisser parler.

Bref, je ne sais pas quoi faire.

Ses lèvres se retirent des miennes quelques instants, histoire que je prenne une grande inspiration salvatrice pour déstresser mes pauvres cellules qui fourmillent par milliers sans savoir quelle opération effectuer.

Lui mettre une claque ? Pas sûr que ça le réveille dans son délire.

Le repousser ? Il ne me brutalise pas non plus et, à vrai dire, ce serait presque – presque ! – agréable.

Le laisser fai…

Un nouvel assaut m'oblige à mettre mes pensées de côté pour un court instant.

La bouche de Zoro revient se presser contre la mienne, puis ces lèvres m'évitent, me taquinent, glissent sur ma joue… et reviennent caresser les miennes sans aucune brutalité. Je soupire. Bon, franchement, ce n'est pas si mal.

C'est même foutrement encourageant…

Il continue à m'embrasser et, lentement, je me détends… et me laisse faire. Personne ne va venir nous embêter. Au pire, c'est entre lui et moi. Et puis je suis son ange gardien, non ? Rien ne peut vraiment se passer entre nous…

Mes lèvres viennent à sa rencontre sans que j'y pense vraiment et, pendant quelques secondes, je perds le contrôle. Quelques secondes à se sentir comme dans un cocon douillet, à me blottir contre lui et à m'en sentir le plus proche possible.

Mais ces secondes se brisent aussi vites qu'elles ne sont arrivées, d'un unique bruit dans mon dos qui me fait sursauter et brise l'ambiance.

Le claquement d'une porte.

- NETTOYEEEEEEEEEEEEEER, BALAYYYYYYYYER, ASTIQUEEEEEEEER : LA MAISON EST TOUJOURS PROOOOOOOPRE !

- Qu'est-ce que…

Je rouvre les yeux. Je ne m'étais même pas rendu compte que je les avais fermés, encore moins que j'étais aussi bien dans ses bras.

Merde, merde, merde !

- YOHOHOH ! Bien le bonjour, mon cher Zor… GOD ! Je suis sincèrement navré, je vous laisse à vos « activités » ! Zoro, petit cachottier coquin !

Mais. Qui. Est. Ce. Type ?!

Et qu'est-ce qu'il fiche là, sur le pas de la porte, en pantalon noir cintré et chemise à fleurs ouverte sur un torse rachitique ?!

Zoro a pâli. En deux mouvements il est hors du lit, choppe le drôle de type par le bras et l'entraîne dehors sans un regard en arrière.

Merci. Je le prends bien.

De toute façon, question discrétion, c'est toujours pas ça : j'entends toute leur conversation du lit.

- Brook ! Qu'est-ce que tu fous là ?!

- Quel chaud lapin ! Je ne te connaissais pas ces instincts triviaux et émotionnels, mon cher Z…

- Pas le sujet ! On n'est quand même pas jeudi, si ?!

- Et quel jour penses-tu qu'on est, cher Zoro ? En effet, nous sommes jeudi, jour du… GRAND NETTOYAGE ET RECURAGE !

Il y a un silence.

-… Ne me dis pas… Ne me dis pas que Tu-Sais-Qui vient ?

- Evidemment que si ! Je ne vais pas faire le ménage seul, enfin ! C'est déjà tellement sale chaque fois que nous pas… Zoro ?!

La porte se rouvre brutalement et tête de cactus re-rentre.

- Branle-bas-de-combat ! Tu-Sais-Qui arrive !

- Je ne sais pas QUI, justement !

- Crois-moi, tu n'as pas envie de le savoir ! Si elle nous tombe dessus avant qu'on n'ait pu quitter l'appartement et qu'en plus Brook lui raconte ça ! Je ne donne pas cher de notre peau…

- « Elle » ?

- Tu n'as pas envie de le savoir, j'ai dit !

- Si, justement ! Je ne te suis pas tant que je ne saurai pas qui « elle » est et pourquoi elle te fait si peur !

- Elle ne me fait pas peur !

- Alors ?!

Zoro se frotte les yeux, l'air très ennuyé. Oubliée, notre connivence. Je crois que tout ce qu'il a envie à l'instant présent, c'est de me jeter sur ses épaules pour me balancer de force hors de l'appartement.

Or, s'il fait ça, je le mords.

- Tu-Sais-Qui…

Brook pointe sa tête osseuse au travers de la porte.

- Vous l'appelez toujours « Tu-Sais-Qui » ? Après tout le rangement qu'elle a fait pour vous ? Je ne suis pas sûre que ma chère amie apprécierait... Enfin, je vous laisse à vos am…

- Oh, on se calme ! le coupé-je. On n'en est pas encore rendus là !

- Ah bon ? Pourtant, tout à l'heure…

-… Brook, vire de cette chambre, assène Zoro sans arrêter une seule seconde de se frotter les yeux, l'air du type qui se demande ce qu'il fiche là.

Je croise les bras sur ma poitrine, bien décidé à bouder et à ne pas bouger du lit tant que je n'ai pas le fin mot de l'histoire.

Brook fait une tête de chaton abandonné sur l'autoroute par plus de quarante degrés.

- Dois-je en conclure que je n'aurai pas mon aspirateur ?

Zoro se retourne brusquement vers lui.

- Tu sais où tu peux te le mettre, ton aspirateur ?!

- Zoro ! se récrie l'homme de ménage improvisé. Une telle remarque dans ta situation actuelle, je trouve ça très déplacé !

- Moi aussi ! je renchéris, choqué par ses propos.

- Si j'avais su, je t'aurais viré du lit dès que j'aurai ouvert un œil ! grogne mon protégé en me jetant un regard brulant.

Je souffle bruyamment.

- Essaye un peu pour voir !

Bon. Peut-être que je n'aurais pas dû dire ça. Peut-être que je n'aurais pas dû provoquer Zoro, encore plus dans sa chambre, donc sur un terrain familier et en compagnie d'un type bizarre qui porte un amour inconditionnel pour les aspirateurs.

Mais, que voulez-vous, j'ai le goût du risque !

- Descends de ce lit ! grogne Zoro en tentant à deux mains de me mettre par terre.

- NON ! hurlé-je en me retenant désespérément au drap.

- SI ! VIRE !

- NON !

- SI !

- Bon, je vois qu'il vaut mieux que je vous laisse, histoire que vous évacuiez toute cette tension entre vous en des activités plus… physiques, lance Brook en fermant la porte, non sans un dernier « Yohohoh ! ».

Il me coupe dans mon élan et Zoro aussi, par la même occasion.

J'en profite pour demander d'une toute petite voix pas du tout agressive :

- Donc, Tu-Sais-Qui ?

Zoro soupire.

- Eh bien, Tu-Sais-Qui…

La porte derrière nous se rouvre d'un coup.

-… C'est moi.


Aïe.

Cette situation craint. Un peu, beaucoup, passionnément.

Je suis tranquillement assis dans le canapé du salon, une tasse de thé à la main. D'ailleurs, le thé sent très bon.

Je sais, ce n'est pas le sujet. Mais je préfère me raccrocher aux petites choses quand un Zoro plus tendu que jamais se tient à mes côtés.

Lui, il n'a pas voulu de tasse de thé. Je crois qu'il était trop stressé pour ne serait-ce que tenir la tasse entre ses mains. Pourtant…

… Pourtant, Tu-Sais-Qui m'a l'air tout à fait agréable, alors je ne vois pas pourquoi il fait cette tête…

Bon. Tu-Sais-Qui.

- NETTOYEEEEEEEEER, BALAYYYYER, RECUREEER ! braille Brook de la cuisine.

Tu-Sais-Qui, paisiblement assise en face de nous, un sourire mystérieux au visage, lance à Brook :

- C'est « astiquer », pas « récurer » !

Les braillements cessent quelques secondes.

Puis…

- NETTOYER, BALAYYYYER, ASTIQUEEEER, LA MAISON EST TOUJOURS PROPRE !

Au moins, j'ai envie de dire, ça fait un mystère de résolu : ni Zoro ni Kidd ne fait le ménage. D'autres le font pour eux et ils passent – apparemment – toutes les semaines pour remettre l'appartement dans un état passable.

Je me doutais bien que quelque chose clochait, aussi !

Tu-Sais-Qui et Brook. Ça ne m'explique pas la frousse que semble avoir Zoro pour Tu-Sais-Qui.

- Bon, en étions-nous déjà ? demande Robin de sa voix de velours en prenant une gorgée de son thé.

Zoro refuse d'ouvrir la bouche. En même temps, j'ai aussi du mal. Robin est une des plus belles femmes qu'il m'ait été donné de voir. Entre son pull mauve, ses petites lunettes rondes et son jean slim, elle est magnifique.

- Euh… tenté-je. On en était rendus au moment où Brook déboule sans frapper dans la chambre pour demander l'aspirateur ?

Zoro m'écrase le pied.

- Aïe !

- Zoro, pas de violence envers ton petit ami s'il-te-plaît, le sermonne Robin en secouant doucement tête.

- Ce n'est pas… Mais bordel, vous êtes bouchés !

- Zoro, Zoro… Cette réaction montre bien que tu penses exactement le contraire mais que tu cherches à te le cacher à toi-même. Ce refus intérieur est vraiment significatif…

Wow. Je crois que j'ai les yeux comme des soucoupes.

- Mais c'est pas possible… gémit mon voisin en se prenant la tête entre les mains.

Je le regarde, puis je jette un coup d'œil à Robin. Elle reprend une gorgée de son thé en secouant légèrement la tête.

- Toujours aussi peu à l'aise avec les sentiments…

Ma tasse de thé voltige avec grâce dans les airs alors que Zoro se redresse d'un coup, plus furieux que jamais. Si ça se trouve, je vais devoir intervenir avant qu'il n'étrangle la délicieuse créature qui nous fait face mais qui a l'air de l'irriter, et pas qu'un peu !

- Ecoute, Robin, lance-t-il rageusement, tu es ar-ché-o-logue ! Pas une foutue psy, OK ?! Que tu sois maniaque au point de ne pas supporter qu'on ne range pas l'appartement et que tu viennes faire le ménage en défonçant la porte chaque semaine passe encore, mais que tu me fasses un sermon sur ma vie affective, ça, non merci ! Alors sois tu arrêtes de me soûler avec tes pseudos-analyses, soit tu te tires une bonne fois pour toute !

Imperturbable, Robin répond :

- Cette réaction montre à quel point tu es dans le déni…

Zoro se laisse retomber à côté de moi. Sa figure se décompose lentement. Je lui serre l'épaule alors que son visage prend une expression presque désespérée.

- Sanji, tue-moi...

Je me racle la gorge.

- Désolé, mais je me trouve actuellement dans l'incapacité de le faire, si tu vois ce que je veux dire…

Apparemment, il ne voit pas ce que je veux dire. Et Robin interprète mes paroles autrement.

- Zoro, il est certain que Sanji éprouve des sentiments pour toi et que c'est réciproque, d'après la petite prestation à laquelle a assisté Brook… Mais c'est une bonne nouvelle, tu devrais te réjouir, au contraire ! Tu n'es pas aussi handicapé des sentiments que je ne le pensais !

- Merci Robin, je me sens bien mieux maintenant, raille-t-il en s'écroulant tout à fait contre le dossier du canapé.

Pas très élégant, tout ça.

Robin semble beaucoup se divertir.

- De rien. Vous comptez vous marier ?

- HEIN ?! m'exclamé-je en même temps que mon voisin.

- Eh bien, il faudrait penser à dévoiler votre union à la face du monde. Ainsi, tout le voisinage pourra enfin voir que Zoro n'est pas qu'un empêcheur de tourner en rond qui oublie de fermer ses poubelles quand il les descend au local…

Je me redresse.

- Non, sérieusement ?! Mais tu es encore plus dégoûtant que ce que je pensais !

- Robin, je vais te…

- Vas-y. Extériorise ta colère contre moi.

Je dois retenir Zoro pour qu'il n'aille pas « extérioriser » sa colère, justement.

- Robin, fuyez ! hurlé-je alors que Zoro tente de se défaire de ma prise sur son bras.

Robin, imperturbable, esquisse un petit sourire.

- Ah, Zoro… Si tu portes ne serait-ce qu'un doigt sur moi, je donnerai mon autorisation à Franky d'utiliser ton corps pour ses manipulations cybernétiques…

Aussitôt, mon protégé se calme.

Robin reprend lentement :

- Je ne faisais qu'aborder la question de votre mariage… Mais si vous ne le désirez pas, alors je ne serai pas demoiselle d'honneur… quel dommage !

- Tout ça pour ça ?! hurle Zoro, encore une fois remonté à bloc.

Robin acquiesce.

- Et je ne pourrai pas utiliser l'argent de votre lune de miel pour remettre en état les magnifiques éditions que vous avez détruites de la bibliothèque de Law… Ainsi que cette même bibliothèque, d'ailleurs.

Nous sommes deux à pâlir, cette fois.

- Comment… Comment savez-vous que la bibliothèque de Law a eu un léger, euh… accident ?

- Mais enfin, vous me prenez pour une aveugle ou une idiote ? J'habite à l'étage du dessus! Rien que vos beuglements m'ont avertie qu'il se passait quelque chose dans votre appartement hier soir, mais apprendre de la bouche de ce cher Law que vous aviez décidé de détruire un trésor du patrimoine chirurgicale, ça été un coup que je ne pouvais décemment pas supporter ! Je devais venir régler ça !

Je dois avouer que là, je ne comprends pas tout. Mais je suis assez bien secondé par Zoro qui, lui, semble avoir compris pas mal de choses.

- Attends… Tu veux dire que toute ton analyse naze de ma personnalité, c'était du flan pour arriver plus vite au sujet de la bibliothèque qu'on doit repayer ?!

Robin sourit.

- Comme si j'avais envie de jouer les psychologues idiotes et embêtantes à dix heures du matin, quand les rebords du canapé sont tellement poussiéreux qu'ils mériteraient un nettoyage immédiat!

- Donc tout ton discours d'avant, c'était juste pour me faire suer ?

- Ravie de voir que ton cerveau est en bon état de marche.

Je viens de comprendre.

- Robin, tu es machiavélique, gronde Zoro, la bouche ouverte comme un poisson rouge.

- Merci du compliment, lui répond-t-elle.

- Si je puis me permettre… je les interromps, vous n'êtes pas attirée par Law ?

Robin me lance un regard interrogateur.

- Absolument pas, pourquoi ? Je ne dénie pas le fait qu'il ait une belle plastique mais…

-… NETTOYER !

-… Brook, baisse d'un ton ! Je disais donc que Law est agréable à regarder mais je ne me sens pas plus con…

-… BALAYYYYYER !

-… Brook, qu'est-ce que j'ai dit ?! Bon, où en étions-nous re… Ah oui ! Donc Law n'est pas dans mon tableau de chasse, c'est seulement un très bon a…

-… RECURER !

-…. BROOK, TAIS-TOI OU JE T'ENTERRE VIVANT ET JE FAIS MINE DE RETROUVER TES OSSEMENTS DANS UNE DIZAINE D'ANNEES EN LES FAISANT PASSER POUR DES RESTES D'AUSTRALOPITHEQUE !

Plus un signe de vie de la part de Brook.

-… Parfait. Je disais donc que Law a déjà une vie amoureuse et sexuelle très épanouie, je m'en voudrais de venir gâcher tout ça…

- Ouf. Parce que vous et Law en couple, ce serait une catastrophe...

La bouche de Zoro descend d'un cran de plus.

- Comment tu es au courant de la vie sexuelle épanouie de Law?!

- Mon pauvre Zoro, mais tout le monde est au courant ! Il n'y a que toi pour oublier des pans entiers de ta mémoire et, par la même occasion, être totalement aveugle aux liens qui se tissent autour de toi !

- Ça veut dire que Kidd et Law sont ensemble depuis un moment ?!

Robin fait un petit sourire mystérieux.

- Je ne suis pas dans la confidence, je ne peux pas dire avec sûreté certaines choses…

- Mais… ?

- Mais il me semble, oui.

Je n'ai jamais vu Zoro aussi déprimé.

Quant à Brook, il décidé de réapparaître à ce moment-là.

- Il ne me reste plus que le salon à faire. Puis-je… ?

Robin se lève avec élégance.

- Bien sûr, de toute façon nous allons passer la journée ici, avec l'accord de Zoro, bien entendu, et de… ?

- Sanji.

- … et de Sanji.

- Je suis pas d'accord, martèle Zoro.

- Moi, ça me va, répondis-je.

Zoro me lance un regard furieux.

- Je vais te…

-… t'embrasser ? complète Robin, l'air de celle qui s'amuse beaucoup.

Zoro a presque de la fumée qui lui sort des oreilles.

-… TOUS VOUS DEFONCER !

Robin ferme les yeux.

- Très bon programme. En attendant, j'attends de vous que vous trouviez un moyen pour racheter la bibliothèque de Law...


Sur ce, à bientôt! :)