Et salut salut tout le monde !
Et oui je sais, je suis désolée, je poste juste un millier d'années (enfin un mois mais voilà) après le dernier chapitre... J'ai été énormément occupée ces derniers temps, je m'en excuse sincèrement. Déjà que de base je suis lente à la publication, alors là c'est encore pire ^^" Pour tout vous dire, d'abord ma rentrée s'est faite en août, donc il y a eu la reprise des cours. Le temps de s'y mettre : une semaine. Puis donc il y a eu le travail, avec déjà les petits contrôles. Après, j'ai été malade pendant une semaine (yeah, super, la grippe ! Je ne l'avais jamais eu et ça faisait depuis le collège, soit bien cinq ans que je n'avais pas été aussi malade) donc j'étais complètement à l'ouest, au bout de ma vie :p J'avais le courage de rien faire. Puis après, en même temps que les cours et les cours à travailler, j'ai écrit. Du coup voilà, on se retrouve ici ^^
Bref donc voici le chapitre 14. J'espère qu'il vous plaira ! :D (et que vous me pardonnerez hihi)
RaR :
La Hyne : Merci encore pour ta review ! Alors là, des tomiones qui me viennent à l'esprit de suite sont Tempus Mortis, qui est hpff .fr, et Necessitas qui est sur feufeu par contre. Après si tu lis en anglais, j'ai plutôt aimé Ultima Ratio (même si j'aurais pas mal de choses à critiquer sur cette fiction quand même, de manière générale je l'ai bien apprécié) et en ce moment je lis une fanfiction en anglais en cours qui s'appelle Dark Games. Il y a encore peu de chapitres elle est très prometteuse ! Ce qui est super intéressant, c'est qu'elle est surtout sous le point de vue de Tom ! En tout cas encore merci, j'espère que la suite te plaira aussi. le jeu des faux-semblants n'est pas terminée, j'espère que tu le comprendras encore dans ce chapitre, que tu ne commenceras pas voir Tom comme un agneau. Ce n'est PAS le cas :p Au plaisir de te relire j'espère !
Guest : Merci pour ta review ! Eheh désolée mais elle n'est pas encore finie. Mais ocmme tu étais à fond dessus, je vais prendre ça comme un compliment ;) J'espère que la suite te plaira ! :D
N'y tenant plus, il glissa sa main derrière le crâne de la jeune fille pour la forcer à le regarder.
-Oh. Jedusor. Je ne t'avais pas remarqué.
C'était étrangement vrai… Son regard était planté dans le vide et elle n'avait même pas vu le jeune homme s'approcher d'elle. Elle avait été tellement concentrée qu'elle n'avait entendu rien d'autre qu'un bourdonnement autour d'elle.
-Vraiment ? En effet, tu semblais vraiment plongée dans les pensées. Qu'y a-t-il ? Trop concentrée sur ce malheureux devoir sur les détraqueurs. Il est sûr que quelqu'un comme toi a besoin de plus de temps pour comprendre de telles théories sur la magie, railla-t-il.
-Comme moi ?, s'indigna Hermione. Je croyais que je ne manquais pas d'esprit pour une sang-de-bourbe.
-Disons que tu aides à honorer leur race… Mais ne partons pas trop loin. Quelqu'un comme toi ne surpassera jamais un sang-pur.
-Et donc… Tu insinues que toi, le sang-mêlé est également au-dessous d'eux n'est-ce pas ? Donc je ne suis pas encore en dessous de toi ?
Un rictus se dessina sur les lèvres du garçon et il se mordit la lèvre inférieure. Ses yeux pétillèrent un instant, comme s'il s'empêchait d'éclater de rire.
-Non… Mais cela ne saurait tarder, susurra-t-il voluptueusement.
Hermione écarquilla les yeux et rougit devant cette remarque mal placée et perverse. Ou peut-être était-ce elle qui avait l'esprit mal tourné ? Après tout, depuis qu'elle était arrivée à cette époque, elle commençait à avoir un grain. Pourtant, son regard langoureux et sa voix sensuelle ne laissaient pas suggérer le contraire. Jamais elle n'aurait cru qu'il ferait de telles allusions… Après leur baiser de ce matin, voilà qu'il se mettait à jouer ce petit jeu… Evidemment, il avait un plan en tête et il ne reculerait devant rien pour le mettre à exécution. S'il était prêt à aller aussi loin pour tenir Hermione entre ses griffes, il en était vraiment dégoûtant. A vrai dire, cette conclusion n'était pas vraiment étonnante.
-Ne me dis pas que tu es venu ici seulement pour me parler, bredouilla-t-elle.
-En effet, j'étais venu pour lire. Mais j'ai trouvé quelque chose de bien plus intéressant, chuchota-t-il.
Leurs visages n'étaient séparés que d'une dizaine de centimètres.
-Je dois donc prendre ça pour un compliment ? Je ne savais pas que tu en étais capable.
-Prends-le comme tu veux Hermione. Ce qui te fait plaisir…
Puis il effleura ses lèvres mais ne s'attarda pas dessus. Hermione ne put s'empêcher de remarquer qu'elles étaient douces. Tom s'arrêta, presque collé contre elle, et son souffle chaud lui caressa les joues, le nez, le menton, le front sans que sa bouche ne touche sa peau. La jeune fille savait qu'il voulait la tenter, que ce soit elle qui rompe la distance entre eux. Elle savait également que dans son esprit tordu, c'était un moyen de la contrôler, de montrer qu'il pouvait la manipuler à sa guise. Elle ne lui ferait pas ce plaisir, n'ayant même pas particulièrement envie de l'embrasser. Non, pas maintenant, pas après tout ce qui s'était passé, pas après la conversation avec Sirius. Elle devait réfléchir, être sûre que c'était la bonne solution. Elle resta alors stoïque. Néanmoins, elle ne put empêcher son estomac de se tordre alors qu'il caressait son cou de ses lèvres. Il posa son front contre celui de la serdaigle et planta ses yeux dans les siens. Il respira lentement, prit quelques bouffées et soupira.
-Comment fais-tu pour me connaître à ce point ?
Ses yeux se fermèrent puis elle recula, un sourire narquois au visage. Il n'abandonnait donc jamais… Il n'était pas très malin sur ce point-là… A sa place, elle aurait attendu quelques jours de plus, peut-être que la relation évolue un peu plus -même si elle n'aurait été que mensonges- pour reposer la question… Et même si elle faisait tout pour lui tenir tête, un pressentiment étrange lui tordait le ventre, lui transperçait le cœur, lui assaillait les pensées… Celui qu'elle finirait bien un jour par lui céder. Elle se devait donc d'arriver à le faire céder avant.
-Je suis simplement une très bonne observatrice, sourit-elle.
Il recula sa chaise, croisa ses jambes et ses bras devant lui avant de pencher la tête. Il ne laissait rien paraître.
-Ca, je veux bien te l'accorder. Un peu trop je pense… Mais certaines choses ne se découvrent pas simplement en regardant l'autre… Sinon, j'aurais déjà les réponses à mes questions depuis longtemps.
-Ou alors, tu ne sais pas quoi regarder. Ou je sais bien me cacher.
Le coin des lèvres fines du garçon se soulevèrent.
-Alors ça non, tu es tout sauf douée pour dissimuler qui tu es et tes véritables intentions. A peine on te regarde, on sait que tu caches quelque chose, que tu n'es pas celle que tu prétends être. Tu aurais besoin des conseils d'un véritable professeur.
Son sourire s'évanouit et ses traits se durcirent quelque peu.
-Et crois-moi, je sais très bien regarder, et je sais aussi également quoi montrer… C'est pour cela que ça m'a donc drôlement étonné… que tu saches autant de choses. Pleine de surprise… Tu es pleine de surprise ma chère.
Silence pesant. Tom lisait son livre, Hermione finissait son deuxième paragraphe, puis entamait le troisième. Le soleil se couchait doucement derrière la fenêtre, plongeant les deux protagonistes dans une légère pénombre, troublée seulement par les quelques torches qui s'allumèrent sans crier garde autour d'eux. La jeune fille lançait quelques regards en biais au garçon. Il jouait avec sa bague alors que ses yeux glissaient sur les nombreux mots écrits à l'encre verte. Sans même avoir à utiliser sa baguette, ne prenant même pas la peine de parler, les pages se tournaient d'elle-même.
-Tu sais…, commença Tom. Je sais que cela prendra du temps à découvrir ce que tu caches Hermione. Mais je n'abandonnerai jamais. Je n'aime pas qu'on me défie de cette façon. D'habitude, je préfère quand elles suivent l'expression « sois belle et tais-toi », mais je survivrai.
Hermione leva la tête.
-Tout me survivra, murmura-t-il pour lui-même.
Elle n'avait pas entendu et se contenta de le regarder, déglutit, rangea sa plume dans son encrier, croisa ses bras sur la table.
-Il y a quelques temps, je t'aurais encore répété que je ne te cache rien mais je pense que ce n'est même plus la peine que je fasse l'effort de le dire. Tu ne m'as jamais cru –pour de bonnes raisons certes- et ne me croiras jamais. Je vais donc poser la seule question qui me vient à l'esprit : pourquoi tiens-tu vraiment à le savoir ? Chacun a son jardin secret, non ? Tu as le tien. J'en connais une grande partie mais je l'ai découvert sans te gêner. Tu pourrais faire la même chose, non ? Ou peut-être seulement me laisser tranquille… Tout simplement. Tu n'arriveras à rien Tom. Je suis plus butée que ce tu ne penses. Et si tu tiens vraiment à ce que je me taise, en effet, je peux le faire. Et dans ce cas-là, tu pourrais être sûr que je ne te révèlerai jamais rien.
-Je veux bien te l'accorder, je préfère quand tu parles, sourit-il.
-Tu as bien changé depuis l'année dernière Tom.
-Ah oui ?
Il haussa un sourcil, mais le reste de son visage ne laissait toujours rien transparaître.
-Tu es étrangement plus subtil… Moins violent.
Il faisait tourner sa bague autour du bout de son annulaire. Une lueur avide, rougeâtre, semblait faire briller son regard alors qu'il la regardait sa danse effrénée.
-Ce n'est qu'une impression Jones… Aimerais-tu avoir la preuve que ce n'est plus le cas ?
Hermione frissonna. Non, surtout pas. Mais il était vrai que l'année dernière, elle aurait déjà eu maintes et maintes fois. Bien qu'elle appréciât ne pas avoir à panser de multiples blessures, ce Tom Jedusor bien plus calme, bien moins violent, encore plus arrogant et vaniteux (elle ne savait même que cela pouvait être possible) était presque plus effrayant. Il avait incroyablement muri. Finalement, même si ce n'était pas dans son apparence, elle pouvait voir en lui les conséquences du meurtre de sa famille.
-C'est bien ce que je pensais, conclut-il devant le mutisme de la sorcière. Bon, repartons sur une atmosphère un peu moins... pesante. Tu faisais ton devoir de défense contre les forces du mal, n'est-ce-pas ?
Elle plissa les yeux. Il haussa les sourcils.
-Oui.
-C'est un devoir très intéressant que nous avons là, tu ne trouves pas ? Les détraqueurs… Les créatures les plus sombres qui existent, et un simple sortilège peut les faire s'enfuir. C'est pour dire à quel point la magie est pouvoir. Sais-tu invoquer un patronus corporel ? C'est un acte de magie très avancé.
Elle se pencha sur la table et, arborant un air de défi, sourit :
-Me croirais-tu si je te disais que oui ?
Il se pencha en arrière, s'adossant nonchalamment sur sa chaise, croisa ses bras devant lui après avoir enfilé à nouveau sa bague.
-Je n'en avais aucun doute.
-Tu te contredis drôlement Tom.
-Il faut seulement que tu apprennes à déceler la vérité dans le mensonge. Alors, quel est mon avis sur tes capacités de sorcière ?
-J'en ai une idée. Mais je ne préfère ne même pas avoir la réponse, l'informa-t-elle.
Il pouffa légèrement et s'accouda sur la table. Etrangement, son rire avait eu l'air presque sincère.
-Dis-moi ma chère Hermione, tu as sûrement dit dans ta dissertation que les patronus font fuir les détraqueurs. Mais sais-tu comment les tuer ou même, d'où viennent-ils ?
-Et bien…
Ses sourcils se froncèrent. Elle n'y avait jamais vraiment pensé. Ils étaient là. C'était tout.
-Finalement, on dirait que tu ne sais pas tout. Cela me rassure.
-Parle, si tu le sais si bien.
Le jeune homme haussa un sourcil devant cet ordre et cette hardiesse dont faisait preuve la serdaigle. Non pas qu'il en était surpris, il avait très bien compris qu'elle ne lui était pas encore soumise, mais il ne pouvait s'empêcher d'agir en conséquence. Elle arrivait à lui faire légèrement tomber son masque.
Finalement, il se lança dans son explication. Il la tenait en haleine. Hermione buvait ses paroles avec avidité. Son monologue dura de courtes minutes durant lesquelles sa passion, son intelligence, ses talents d'orateur transparaissaient de façon limpide. Même assis nonchalamment sur sa chaise, il avait toute la prestance qu'aurait pu souhaiter n'importe quel sorcier à la course au siège de ministre de la magie. Charismatique, sa voix enfermait n'importe quelle pensée. Faisant des pauses à chaque bon moment, son intonation était parfaite, son timbre envoutant. Finalement, Hermione prit plusieurs secondes pour refaire surface de sa quasi-transe quand il conclut son discours. Elle cligna des yeux de multiples fois.
Pendant un temps, elle n'avait pas vu Voldemort, il n'avait plus été que Tom Jedusor, un sorcier passionné.
Pendant un temps, il avait eu l'air insouciant et innocent.
Pendant un temps, elle avait à nouveau vu de l'espoir en lui, une lueur d'humanité, un éclat de bonheur pur dans son regard.
Puis, elle eut à nouveau confiance. Elle pouvait toujours le sauver. Tout le monde avait le droit au pardon, à la rédemption.
-Tu as du mal à t'en remettre Hermione ?
-Comment as-tu appris tout ça ?
-J'aime lire, tout simplement.
-Pourtant, je suis passée sur tous les livres de ces étagères et je n'en ai pas vu un seul qui parlait de ça.
-De ces étagères peut-être, mais il n'y a pas que la bibliothèque de Poudlard au monde. Tu n'as pas cherché au bon endroit. Mais vois le bon côté, si tu l'avais vu, tu ne m'aurais pas entendu raconter une histoire aussi passionnante.
Un rire cristallin fusa de la bouche de jeune fille, rapidement amplifia par celui du garçon. Puis, celui-ci finit par se lever et souhaita une bonne nuit à Hermione avant de sortir de la bibliothèque. Hermione réprima un mouvement vers lui. Elle s'était presque attendue à ce qu'il l'embrasse en partant. Pourquoi cela ? Son cœur se serra. Le visage de Ron lui apparut clairement. Etait-ce de la culpabilité ? D'avoir eu envie que Tom l'embrasse, et non pas le rouquin ?
Ses paupières s'abaissèrent, laissant couler une larme le long de sa joue quand une pensée abominable lui titillait l'esprit. Elle commençait à tomber dans son propre piège, et celui de Tom bien évidemment.
Les jours s'écoulèrent, les soirées passèrent, les nuits se succédèrent. Un même scénario, toujours le même, se créa entre Hermione et Tom. Une relation étrange et pas forcément très saine se tissa. La jeune fille arrivait toujours à la même heure à la bibliothèque, parfois seule, parfois accompagnée d'Isaac, Sacha et Filius. Elle faisait ses devoirs rapidement, faisant tout de même attention à ne pas les bâcler. Peu de temps après, juste assez pour qu'elle finisse son travail, le garçon la rejoignait si elle n'était pas entourée de ses amis et s'asseyait à côté d'elle. Lorsque la bibliothèque était pleine, il s'éloignait dans les tables du fond pour parler tranquillement. Puis ils discutaient, des heures alors qu'elles semblaient des minutes aux yeux de la jeune fille. Son cœur se serrait un peu plus à chaque fois qu'il la quittait sans un geste, sans une marque d'affection. C'était peut-être pour le mieux… Elle ne devait pas tomber amoureuse de lui. Mais parfois, elle avait la misérable impression que c'était déjà le cas.
Un mois était passé depuis leur première conversation entre les étagères. Ils étaient tous les deux assis à leur table habituelle au fond de la bibliothèque mais ne parlait pas. Tous les deux affairés à finir leur livre, auxquels il ne restait que quelques pages, le silence était seulement troublé par le mouvement des feuilles qui tournaient. Finalement, Hermione leva les yeux et observa le garçon. Encore une fois, il avait l'air innocent, exempt de tout crime. Néanmoins, elle remarqua encore sa bague. Comme toujours. A chaque fois qu'elle le regardait, elle ne voyait que ça, le rappel de son échec mais également de sa mission. Le bijou la motivait plus qu'autre chose. Peut-être était-ce dans un accès de folie, ou de de stupidité pure et simple, mais elle ne put s'empêcher de lui poser une question.
-Tom ?
-Mmh ?
Il ne leva même pas les yeux de son livre et tourna une page.
-Où as-tu eu cette bague ?
Imperceptiblement, ses doigts s'agrippèrent un peu plus autour de la couverture en cuir du manuel, sa mâchoire se crispa, ses traits se durcirent. Le Tom impassible refit rapidement surface.
-Un héritage parental.
-Je croyais que tu étais orphelin, s'aventura-t-elle.
-Ce n'est pas pour autant que je n'ai pas de famille, ironisa-t-il. Je l'ai eue pendant les vacances d'été. Mrs Cole, la directrice de l'orphelinat, l'avait gardé toutes ces années. Ma mère voulait que je ne l'aie qu'à mes seize ans. Je suppose que c'est une tradition familiale. Elle a l'air tellement vieille… Sûrement plusieurs générations l'ont déjà possédée avant moi.
Si convaincant… Elle l'aurait cru. Elle était déçue. Mais que croyait-elle ? Qu'il allait tout d'un coup décidé de lui dire la vérité, qu'il avait tué ses grands-parents et son père puis avait volé cette bague à son oncle alors qu'il le faisait accuser de leur meurtre ? Le cœur d'Hermione se serra lui rappelant encore une fois une de ses plus grandes craintes. Elle commençait à s'attacher à lui alors qu'il n'en avait que faire d'elle. Il l'utilisait. Rien de plus.
-A te voir et t'entendre comme ça, on pourrait penser que tes parents te manquent…, tenta-t-elle.
Il la fusilla du regard et referma violemment son livre. Un mouvement agacé de sa baguette magique et le bouquin s'envola pour se ranger tout seul au rayon botanique.
-On pourrait presque, en effet. Mais ce n'est pas le cas. Je ne les ai jamais rencontrés, et je ne m'en porte que très bien. Comment veux-tu qu'un simple moldu qui m'a abandonné avant même que je naisse me manque ? Il ne me mérite même pas comme fils. J'espère qu'il pourrit en prison en ce moment-même.
oOo
Le cours de défense contre les forces du mal allait commencer. Hermione attendait devant la porte, adossée contre le mur, son sac à ses pieds, deux livres qu'elle venait d'emprunter à la bibliothèque serrés contre son ventre. Elle était encore seule : après tout, c'était la première matière de la matinée, un lundi matin, et elle avait bien quinze minutes d'avance. Tom débarqua peu de temps après, lui aussi seul. C'était peu habituel de le voir ainsi, partout où il allait dans Poudlard, il était suivi de Avery et Lestrange qui semblaient veiller sur ses arrières… Alors que ces deux garçons devraient plutôt veiller sur eux.
Quoi qu'il en soit, Jedusor s'adossa au mur à côté d'elle, les bras croisés devant sa poitrine. De son pouce, il faisait tourner sa bague autour de son annulaire, sans bruit. Le silence était pesant, comme à chaque fois. Hermione préférait leur conversation dans la bibliothèque mais depuis la veille, depuis qu'elle avait osé parler de ses parents, elle préférait ne rien dire.
Têtenjoy arriva rapidement, ainsi que tout le reste des élèves et le cours put commencer.
-Bien, j'ai enfin fini de corriger toutes vos dissertations sur les patronus.
Elle agita sa baguette et un paquet de rouleaux de parchemin jaillirent d'un tiroir de son bureau et se distribuèrent tous seuls. Hermione sourit largement devant son Optimal alors que Tom ne semblait même pas prêter attention à sa note toute aussi excellente.
-Il est donc temps de passer à la partie pratique. Nous allons passer les deux semaines avenir à s'entraîner au sortilège. Répartissez-vous dans la salle et commencez. Je passerai entre vous pour vous aider et vous donner quelques conseils.
Les tables et de chaises disparurent aussitôt et Hermione manqua presque de tomber, ne s'étant pas levée assez vite. Heureusement, d'un mouvement rapide du poignet, Tom l'en empêcha grâce à un sortilège d'atterrissage. Puis, sans même la regarder, il s'éloigna et se plaça au fond de la salle, entouré de ses camarades de serpentard. Fronçant les sourcils devant ses agissements surprenant, elle sortit sa propre baguette et inspira profondément.
Le moment qu'elle appréhendait tant était enfin arrivé. Arriverait-elle à nouveau à produire un patronus ? Cela lui rappelait trop l'AD, trop Harry et Ron, trop ses parents. Beaucoup trop son ancienne vie. Elle y était heureuse. Elle appréciait ses nouveaux amis, mais ce n'était pas comme avant.
Hermione avait peur. Peur de ne plus être assez heureuse pour réussir son patronus. Prenant son courage à deux mains, elle tendit sa baguette devant elle et rassembla ses meilleurs souvenirs. Enfin… souvenirs n'étaient pas exacts. Disons plutôt un fantasme. Harry lui avait qu'il pensait à ses parents réunis alors qu'il n'avait jamais vraiment connu ça. Et pourtant cela marchait, ça lui était suffisant. Cela devrait fonctionner pour elle aussi.
Un tableau idyllique se forma alors devant ses yeux, un sourire de pur bien-être se dessina sur ses lèvres. Son cottage près de l'océan faisait office d'arrière-plan. Elle pouvait voir de la fumée s'échapper de la cheminée et l'odeur si agréable des cookies aux pépites de chocolat de sa mère lui chatouillait les narines. Ses parents étaient assis sur la balancelle du porche, se tenant la main et souriant à une Hermione beaucoup plus jeune et pourtant entourée de Ron et Harry. Les deux garçons faisaient une partie d'échec version sorcier tandis que la fille les encourageait, les uns après les autres, entre chaque page du livre qu'elle lisait. Son chat, Pattenrond, était lovée sur ses cuisses tandis que Hedwige et Coquecigrue se disputait un vers de terre sur le toit du bungalow. Pas l'ombre d'un nuage à l'horizon mais une agréable brise leur caressait les membres recouverts par des pulls tricotés par Molly Weasley à cette période de l'année très froide. Elle allait souvent au bord de l'océan à la période de Noël. Il n'y avait pas grand monde et avec ses parents, ils pouvaient se promener de longues heures sur la plage et les forêts luxuriantes qui la bordaient.
-Expecto Patronum, souffla-t-elle.
Une vague de chaleur naquit dans son cœur puis parcourut d'abord son bras, puis son poignet et se projeta jusqu'au bout de ses ongles avant qu'un nuage argenté jaillit de sa baguette. Au début plutôt faible, il se renforça alors que les visages de ses amis et sa famille se faisaient de plus en plus clairs. La fumée se mut en une figure plutôt abstraite, qui l'étonna par sa grande taille. Sa loutre était beaucoup plus petite. Ses yeux s'écarquillèrent et sa respiration se coupa quand elle vit une créature étrange se former et ramper jusqu'à elle avant de s'enrouler lentement autour de sa jambe gauche. Sous la surprise, le tableau si parfait du cottage se brisa et l'animal disparut.
Non loin de là, Tom avait du mal à contenir sa colère. Il n'arrivait pas à produire ce fichu sortilège ! Le seul qui lui ai jamais échappé en ces cinq ans d'étude. Le garçon s'entraînait à ce sort depuis sa première année et jamais il n'avait réussi à produire plus qu'un léger filet presque transparent. Il s'apprêtait à recommencer mais jeta rapidement un coup d'œil à Hermione. Un rictus se dessina sur ses lèvres quand un gigantesque serpent lové autour de ses jambes. Il avait réussi. Elle était tombée dans ses filets. Il ne lui faudrait plus que quelques jours pour lui extirper tous ses secrets. Le jeune homme se faufila alors derrière elle et observa Hermione quelques secondes.
Celle-ci était en panique. Un serpent ! Depuis quand son patronus était un serpent ?! Non, cela ne pouvait pas être ça… Elle regarda autour d'elle, personne ne sembler lui payer la moindre attention. Heureusement. Personne ne l'avait vu. Son protecteur était un serpent, un effroyable serpent, étrangement grand, lui rappelant drôlement Nagini qu'Harry lui avait souvent décrit. Pourquoi son patronus avait-il changé ? Non, ce n'était pas possible… Et pourtant, elle l'avait écrit elle-même dans son devoir. Les patronus pouvaient aussi bien représenter la personnalité du sorcier que celle de l'être aimé. Elle n'était pas un serpent, mais elle ne connaissait un.
« Est-ce que ça veut dire que… ». Il fallait bien se rendre à l'évidence. Elle était tombée amoureuse de Jedusor.
-Joli patronus. Très intéressant, lui chuchota soudain une voix grave à l'oreille.
Elle sursauta. Tom était juste derrière elle et avait une de ses mains posée sur son épaule. Il l'avait vu…
-Merci, bredouilla-t-elle.
-Je n'aurais jamais cru qu'un serpent puisse être ton patronus… C'est drôlement étonnant, susurra-t-il.
Un sourcil haussé, un sourire en coin sur le visage, le menton levé, son arrogance et sa prestance avaient rarement été aussi grandes. Hermione sentit son estomac se tordre, son cœur se serrait. Elle ne pouvait pas être tombée amoureuse… Non. Elle n'en avait pas le droit. Elle devait simplement le sauver, pas sortir avec lui ! Ses nouveaux sentiments étaient un obstacle de plus vers son objectif final. Elle serait forcément beaucoup plus subjective.
Hermione soupira bruyamment et s'éloigna, s'installa dans un coin plus éloigné du jeune homme qui passa le reste du cours à la fixer, sans même prendre la peine de s'entrainer. « Evidemment ! Ce garçon sait tout faire », s'exaspéra la jeune fille.
Mais Tom avait du mal à se concentrer, des multitudes de pensées se cognaient dans son esprit. Il ne savait pas comment réagir, s'il devait être satisfait ou non. D'un côté, il semblait évident qu'Hermione était enfin tombée « amoureuse » de lui et qu'il réussirait à bientôt apprendre la vérité, mais de l'autre… De l'autre, il n'arrivait toujours pas à exécuter ce maudit sortilège ! Il avait beau rassemblé ses meilleurs souvenirs, celui du jour où il avait appris qu'il était sorcier, quand il avait trouvé la chambre après des mois de recherche, quand il avait tué son père, il n'arrivait pas à produire de patronus. Qu'est-ce que cela voulait donc dire ? Il était Tom Elvis Jedusor, héritier de Serpentard ! Le meilleur socier que ce monde n'ait jamais porté. A simplement seize ans seulement, il maîtrisait à la perfection tous les sortilèges impardonnables car n'avait aucun scrupule à les lancer… Et pourtant, ce sort lui échappait. La colère montait, le sang bouillait dans ses veines. Il devait trouver un moyen de se calmer pour ne pas détruire la salle et sa réputation par la même occasion. Finalement, il décida d'abandonner et de poser ses yeux sur Hermione. Cela l'apaisait. Elle était sous son emprise.
oOo
Au déjeuner, Hermione put enfin rejoindre Isaac, Sasha et Filius. Cela faisait presque une semaine qu'elle n'avait pas pu se poser avec eux, chacun ayant des horaires complètement différent. Ils l'accueillirent avec de grands sourires et une vague de chaleur l'envahit quand elle s'installa à leurs côtés.
-Comment ça s'est passé ce matin Hermione ?, demanda Sasha.
-Tout s'est très bien passé. Aucun problème, mentit-t-elle. Et vous ?
-La septième année, c'est une horreur !, s'apitoya Isaac. On ne fait qu'accumuler les devoirs… J'ai déjà des dissertations à rendre pour janvier ! On n'est même pas encore en novembre !
-Tss, tss, Isaac, gloussa Filius. La bibliothèque est ton ami. Et puis, si tu n'avais pas pris autant d'options, tu ne serais pas dans cette situation.
-Que veux-tu ? Je ne peux pas priver mon cerveau déjà si brillant d'un peu plus de connaissances, clama-t-il avant de fourrer une fourchette de ragout dans sa bouche.
Hermione ne put s'empêcher d'éclater de rire. Mais elle se tut immédiatement en voyant Tom entrer dans la Grande Salle. Son cœur se serra, des papillons volaient dans son ventre. Elle prit alors le temps de l'observer longuement, cela faisait longtemps. Il était vraiment beaucoup plus grand que l'année précédente et ses muscles semblaient plus dessinés sous sa chemise blanche. Sa cravate était légèrement détendue et il portait sa robe de sorcier à la main. Suivi par son habituelle bande, Malfoy manquait néanmoins à l'appel. Hermione le regarda s'asseoir à sa place auto-attitrée et fut surprise de le voir lui sourire d'un air narquois. Elle détourna immédiatement les yeux et se concentra sur son assiette.
-Hermione ? Que se passe-t-il ?, demanda Isaac d'une voix inquiète.
-Rien du tout…
-Non, il n'y pas rien. Je connais ce regard. C'est Jedusor, n'est-ce pas ? Il t'a encore fait du mal ? Je savais que ce n'était pas une bonne idée ce redoublement ! Il allait forcément te chercher des noises !
-Ce n'est pas lui, nia-t-elle inutilement.
Oh oui c'était lui. Mais il ne lui avait pas fait de mal. Pas vraiment en tout cas.
-Il aurait dû être viré l'année dernière ! Je suis sûr que c'est lui qui est à l'origine des horreurs de l'année dernière et pas Malfoy ! Et en plus, on lui remet une médaille de mérite. Quelle enflure !
-Non Isaac. Ce n'était pas lui l'année dernière et il ne m'a rien fait. Je veux que tu oublies tous les soupçons que tu as à son égard et que tu te comportes de manière courtoise avec lui. Regarde-le comme tout le monde le voit. Parfait.
-Mais…
Elle devait les protéger. Jedusor ne pouvait pas leur faire de mal et pour cela, ils ne devaient surtout pas les provoquer.
-Non ! Pas de mais ! Et cela vaut aussi pour vous Sasha et Filius. S'il vous plait…
Alors, elle se concentra. C'était le seul moyen, cela devait marcher. La culpabilité de les manipuler ainsi la rongerait toute sa vie mais elle était dans l'obligation de le faire. Personne d'autre n'avait le droit de mourir à cause de Voldemort ou à cause d'elle. Elle puisa dans son ventre toute sa magie, y creusa encore plus profondément pour en atteindre les limites et même aller au-delà. La première fois, cela avait été involontaire. Cette fois-ci, elle essayait de contrôler la magie dont lui avait parlé Janus. Elle s'en savait capable.
Soudain, peut-être était-ce son imagination, elle sentit une vague de chaleur l'envahir, jusqu'à en être bouillante, brûlante. Elle avait mal. C'était trop dur de continuer… Mais elle persévéra. On lui plantait des clous dans le crâne, on lui arrachait le cœur, on la démembrait et dépeçait vive. La douleur était insupportable. Mais elle continua sans crier. Elle pouvait presque sentir cette étincelle de magie si particulière au bout de ses doigts. Puis, tout bascula. Son corps fut pris de convulsions et elle s'écroula.
Elle ne remarqua pas le brouhaha qui se mit à régner dans la Grande Salle et luttait seulement pour respirer et s'arrêter de bouger. Rien n'y faisait. Un liquide chaud aux saveurs métalliques coulait dans sa gorge et une vive douleur à la langue la ramena à la réalité. D'un seul coup, tout aussi rapidement, elle s'arrêta de bouger. Ses yeux rivés au plafond semblaient sans vie mais sa poitrine se levait et s'abaissait à intervalles réguliers. Son corps entier était paralysé et elle ne put que fermer les yeux quand elle se sentit tomber dans le vide. La jeune fille savait déjà où elle allait atterrir.
-Hermione Granger. J'ai l'impression qu'on s'est vu hier, remarqua Janus.
-En fait, cela fait déjà plusieurs mois, tenta-t-elle.
-Nous ne sommes pas là pour rire !, gronda le dieu.
Le sol sembla presque trembler. Jamais encore il n'avait eu l'air aussi sombre et sérieux. Hermione déglutit, se redressa et inspira profondément.
-Enfin Jan, calme-toi ! Tu lui fais peur, réprimanda Us.
-Oh oui. Pardon.
Les deux visages sourirent d'un air amical.
-Que s'est-il passé ?, demanda Hermione.
Elle en avait déjà une vague idée :
-C'est parce que j'ai essayé de contrôler cette magie, c'est ça ?
-En effet. Et comme nous te l'avions dit, elle est beaucoup trop puissante. Elle te fait du mal. Le corps des humains est trop faible pour l'apprivoiser.
-Mais pourtant, je l'ai déjà utilisé. Avec Sirius.
-Non. Tu te trompes. Tu ne l'as pas utilisé. Elle t'a utilisé.
-Je vois…, souffla-t-elle. Mais je croyais que je ne pouvais pas m'en servir. Pourtant, j'ai réussi. J'en ai fait ce que je voulais.
-Oui. Et elle t'a puni pour ça, pour avoir essayé de la contrôler. C'est elle qui te contrôle et qui agit à sa guise. Tu l'influences mais ne la contrôles pas.
-J'en avais désespérément besoin. Est-ce que ça a marché au moins ?
-Ce que tu as voulu faire à tes amis ? Oui. Mais n'essaie plus jamais de recommencer Hermione Granger. Sinon, tu mourras. Vois ce que ton corps est déjà en train d'endurer. Un voyage dans le temps n'est déjà pas sans conséquences. Nous t'avons enlevé de ton espace-temps pour te donner à un autre. Ton corps est plus faible qu'avant.
Ça, c'était un détail dont Janus ne lui avait jamais parlé. Elle sentit la colère monter. Il l'avait affaibli. Mais elle se retint. Car c'était un honneur pour elle d'avoir à accomplir ce travail.
-Pourtant, elle pourrait m'aider à avancer dans ma mission.
-Tu dois le faire par toi-même et ta propre magie. Parfois, elle te donnera un coup de pouce. Quand bon lui semblera.
-J'ai du mal à croire que j'y arriverai un jour, se lamenta la jeune fille. Il a tué son père… Même si notre relation a l'air d'avoir évolué, j'ai toujours du mal à croire qu'il est sincère.
-Pourtant, tu avances. Petit à petit. Depuis quelques semaines, ce que je vois derrière la porte est teinté d'espoir, l'encouragea Us. Et nous connaissons la nature de tes sentiments. Contrairement à ce que tu pourrais croire, ils t'aideront.
Depuis qu'ils s'étaient embrassés ? Pourtant, cela avait été un baiser dénué de tout sens ou sentiment. Elle n'avait rien ressenti, et lui non plus. Mais depuis, cela avait évolué. Peut-être pas pour lui mais elle, elle l'aimait.
-Montre-moi ta baguette, ordonna le Dieu.
Elle obtempéra.
-Tu ne vois pas quelque chose de différent ?
-Je…
Finalement, elle porta son attention vers le bout de bois. Il était toujours aussi noir et lisse et deux cercles entouraient le manche. Deux ? Elle était presque sûre qu'avant le cours de DCFM, il n'y en avait qu'un. Et aucun quand elle avait atterri ici.
-Tu le vois maintenant ?, demanda-t-il. Ta baguette est plus vivante que n'importe quelle autre. Elle évolue au gré de la mission. Elle se chargera de cercles quand elle avancera, s'en débarrassera quand elle reculera. Elle t'empêchera également de faire de grosses erreurs. Maintenant, j'espère te revoir à ta réussite.
Hermione n'eut pas le temps de répondre qu'elle se sentit tomber. Ses yeux s'ouvrirent sur un plafond blanc qu'elle ne connaissait que trop bien.
-Miss Jones ! Vous vous réveillez enfin ! Comment vous sentez-vous ?
C'était la voix de Sirius. Il était penché au-dessus d'elle, de même qu'Isaac, Sasha, Filius et Jedusor. Hermione se redressa. Pourquoi Tom était-il ici ? Il la regardait sombrement, les yeux plissés, la mâchoire crispée. Il semblait plongé dans ses pensées. Finalement, il demanda à partir et quitta la pièce.
-Je vais bien… Que s'est-il passé ? Pourquoi suis-je là ?
-Tu nous as fait une de ces peurs Hermione !, cria Isaac en se jetant sur elle. On était en train de parler dans la Grande Salle quand tu es tombée par terre. Tu étais immobile pendant quelques secondes avant de te mettre à remuer dans tous les sens. Tu étais prise de convulsions, et tu t'es même mis à saigner de la bouche… Heureusement, Tom a tout de suite pris les choses en main et il t'a amené à l'infirmerie en un rien de temps.
Tom ? Depuis quand Isaac l'appelait-il Tom ? Ah oui… Son sortilège, qui l'avait envoyé ici, avait marché. Maintenant, Isaac, Filius et Sacha étaient eux aussi en admiration devant lui. Ils avaient été manipulés comme des marionnettes.
-S'il n'avait pas été là… Je ne sais pas ce qui serait arrivé.
Hermione ne répondit pas et se rallongea dans le lit. Elle avait l'impression de passer sa vie dans l'infirmerie, et cela commençait à sérieusement l'énerver. Elle congédia tout le monde, voulant rester seule et se roula en boule sous les couvertures avant de pleurer. Tout était tellement dur à supporter. Elle s'en voulait de ne pas avancer plus vite et surtout, elle s'en voulait de ce qui se passait avec Jedusor. Elle avait beau se convaincre que c'était pour le bien de sa mission, elle s'en voulait de trahir à ce point Ron et Harry. Elle l'avait embrassé… Elle était tombée amoureuse de lui. Cela la rendait-elle aussi mauvaise que lui ? Elle avait du mal à ne pas s'en convaincre.
Tout à coup, la porte de l'infirmerie s'ouvrit sur l'objet de ses tourments. Elle déglutit en voyant le jeune homme s'approcher d'elle en souriant. Il s'assit sur une chaise à côté de son lit et s'accouda sur le matelas, tout ça sans un mot. On aurait pu entendre un ange passer.
-C'est étrange… Le comportement de Scamander. Et des autres aussi d'ailleurs, mais lui en particulier… Il semble ne plus avoir aucune animosité à mon égard. Du jour au lendemain… J'aurais cru qu'avec ce qui se passe en ce moment, cela aurait été le contraire.
-Crois-tu vraiment que je leur ai dit ce qui se passe ? A vrai dire, que se passe-t-il entre nous ?
Elle se redressa, releva son menton et posa ses mains croisées sur son ventre.
-Et je ne sais pas ce qui leur arrive… Peut-être ont-ils enfin compris par eux-mêmes à quel point tu es parfait, ironisa-t-elle.
-Si ton but est de me convaincre, tu devrais revoir ta façon de parler Hermione…, susurra-t-il en lui prenant la main.
Epuisée, la jeune fille n'eut même pas la force de se dégager.
-J'espère que tu vas mieux en tout cas…
Elle savait qu'il n'était pas sincère. Elle aurait tellement aimé ne pas avoir à douter de lui, qu'il l'aime également. Mais elle devait garder les pieds sur terre, elle ne devait pas se laisser faire. Elle le savait. Il jouait la comédie à la perfection. On aurait presque pu croire qu'il tenait vraiment à elle, s'il pouvait tenir en quelque chose. Il déposa un baiser sur le dos de la main d'Hermione et la garda contre sa bouche. Son regard la brûlait. Qu'était-il en train de faire exactement ?
-Tu m'intrigues tellement Hermione… Tu sais beaucoup trop de choses sur moi. Des choses que je n'ai jamais dites à personne et qui n'ont pas intérêt à se faire savoir. Je sais que tu as fait quelque chose à Scamander. Comme à tous les gens de ce château, comme à moi. Quel est ce sortilège ? Pourquoi ne veux-tu pas me le dire ?
Il déposa encore un baiser sur le dos de sa main, puis sur son poignet, sur son avant-bras, sur son coude, s'approchant dangereusement de son visage. De ses doigts délicats, il dégagea une mèche bouclée derrière l'oreille de la jeune fille puis l'embrassa furtivement sur les lèvres. Hermione brûlait intérieurement et mourrait d'envie de fuir. Pourtant, elle se surprit à apprécier cette délicatesse dont il faisait preuve. C'était inimaginable que Voldemort –enfin… Tom- puisse faire preuve d'autant de tendresse même si tout cela faisait partie d'un plan de manipulation. Elle était bien consciente que tout ça n'était qu'un jeu pour lui, un jeu de séduction pour l'amener à parler. Elle ne pouvait rien dire mais ne pouvait pas s'enfuir non plus. L'année d'avant, il n'aurait pas hésité à la torturer pour qu'elle lui révèle tous ses secrets. Là, il n'utilisait pas la violence… C'était un bon point, non ? Et puis, c'était un agréable sentiment de se sentir désirée par l'homme aimé, même si ce n'était qu'une illusion. Elle mourait d'envie de tout lui dire. Mais elle tint le coup.
-Pourquoi remets-tu ça sur le tapis ? Tout allait bien récemment, bredouilla-t-elle en essayant d'éviter son regard perçant.
-Je sais garder un secret… Tu peux me faire confiance…
-Non… Tu sais peut-être garder un secret, mais tu es mauvais…
-Je ne suis pas mauvais…
Il posa quelques baisers sur son menton, ses joues, son nez, son front, prenant garde à éviter ses lèvres.
-Tu es le mal en personne, se plaignit-elle.
-Tu crois me connaitre Hermione, mais ce n'est pas le cas. Tu sais peut-être des choses sur ma vie, mais tu ne sais rien sur le monde. Tu es bien naïve de croire qu'il n'y a que le bien et mal, le noir et le blanc. Il n'y a que le pouvoir et ce qu'on en fait. Si tu penses que ce que je fais est mal, mais si je pense que c'est bien… Que peut-on en dire ? Qui a raison ? Mes causes sont justes à mes yeux. Qui es-tu pour juger quelle cause est la meilleure ? Tu le comprendras bientôt…
Jamais Hermione n'avait entendu une voix aussi sensuelle, aussi grave. Elle s'en voulait d'éprouver de l'attirance pour lui elle s'en voulait tellement d'être amoureuse. C'était beaucoup trop dur de résister…
-Tes causes ne seront jamais justes. Aux yeux de personne. Tu sais très bien que ce tu penses et fais est mal, et c'est ça qui te plait.
-Je ne pense pas que ce que je fais actuellement est mal, et pourtant, ça me plait…, susurra-t-il avant de poser sa bouche sur la sienne pour qu'elle ne puisse pas répondre.
Tom devait bien admettre que c'était vraiment agréable. C'était presque plus excitant que de torturer Malfoy. Presque, cela s'en approchait dangereusement et il savait qu'il y prendrait rapidement goût. Maintenant qu'il n'était plus là, il lui fallait trouver quelqu'un pour le remplacer. Il savait également qu'en continuant comme ça, il réussirait à la faire parler, elle finirait par lui dire la vérité. Elle était déjà amoureuse de lui, la confiance n'était plus très loin.
Jedusor ne comprenait vraiment pas cet étrange sentiment qu'était l'amour. Sentiment que beaucoup, en particulier ce vieux fou de Dumbledore, considérait comme la plus puissante des magies. Pourtant, ce n'était que faiblesse. L'amour allait rendre Hermione faible et influençable. Et Tom en profiterait car lui resterait pleinement conscient de ses actes. Personne ne le manipulerait jamais. Satisfait de ses pensées, le garçon continua à embrasser la jeune fille au début doucement, puis de plus en plus passionnément.
-Hermione ?
Les deux jeunes gens s'écartèrent soudainement et la serdaigle devint cramoisie en voyant Sasha à l'entrée de l'infirmerie. Celle-ci souriait largement en s'empêchant de glousser. Tom haussa un sourcil en la voyant et quitta la salle, d'un pas hautain, sans un mot de plus, pour personne.
-Olala Hermione !, s'écria alors Sasha en se précipitant vers elle. Tu ne m'avais pas dit que tu sortais avec Tom ! Tu as tellement de la chance, avoir pour toi toute seule le garçon le plus convoité de toute l'école. Tu vas en attirer des jalouses… Après tout, vous faites un si beau couple !
Dans quel pétrin s'était-elle encore fourrée ?
Et voilààààà ! ahah Bon j'avoue que la dernière partie, j'ai juste voulu encore plus mettre Hermione dans la mouise, c'était plutôt drôle à écrire.
Le prochain chapitre n'est pas du tout écrit, et je ne sais pas quand il le sera... Comme je l'ai dit, avec les cours je n'ai presque plus le temps, et je commence à être en panne d'inspiration pour cette fiction. Donc pour ne pas m'en dégoûter, j'alterne entre la fiction et des OS pour pouvoir constamment changer de style, histoire etc... OS que je poste également la plupart du temps ! Bref voilà voilà...
A la prochaine fois quand même !
Bisous bisous ;)
Lacey Oke
