Bon voilà mes gens, le dernier chapitre ^^'

Roooooh ça m'fait tout bizarre tiens xD Alors je vous avoue que j'étais sensée poster cette suite il y a trois jours mais je ne sais pas. Je me suis mise à l'écrire et ensuite à la réécrire et encore à la réécrire. Puis j'ai changé la fin... 3 fois ^^ Et une fois que j'avais tout changé, j'me suis dit que c'était le début qui avait besoin de modification xD

Bref le carnage ahah ! Et puis là, une fois tout finit, j'étais contente que tout se passe comme ça, alors j'me suis dit que vous aussi :)

Je voulais juste vous dire aussi que je reviendrai bientôt avec minimum de OS. S'il vous plait, si vous avez des idées pour une FF plus longue, telle que celle-ci, n'hésitez pas à me partager tout ça en reviews ou MP ( parce que là je sèche j'avoue ^^)

Bonne lecture !

swann33 : J'espère qu'il prendra assez cher pour toi dans ce chapitre ;) Merci énormément pour tout ce que tu as dit et pour m'avoir suivi dès le début :3

Xazera : Moi aussi j'ai du mal à le croire xD Merci à toi pour tous tes messages adorables et plein d'encouragement !

Erec : Merci, merci énormément :3 Moi je te retrouve bientôt pour la lecture de ta FF en tout cas !

Miione : Ahah, la nana qui se punit elle-même au final xD Merci pour toutes tes reviews ;)

jess : Merciiiii :D Elle a morflé oui xD Jspr que cette suite te plaira :3 Merci de m'avoir suivi depuis le début et merci aussi pour toutes les belles choses que tu m'as dites sur ma manière d'écrire, toussa toussa ^^

Yaya Gefibu : Merci beaucoup :D Eheh oui, tu m'connais bien ^^ Je suis contente que tu ai aimé cette dispute ( j'me demandais si les paroles de Maura n'avaient pas été too much xD ) J'espère que ce dernier chapitre te plaira ;)

VirginieL : Bonjour à toi :) Eh bien, merci, merci infiniment :3 Je vais m'attaquer à un prochain OS alors on se reverra vite xD


Jane reprit doucement connaissance dans les bras de Korsak. Son ancien coéquipier eu juste le temps de l'agripper avant qu'elle ne chute sur le carrelage. Cela n'avait même pas duré une minute.

- Maura… murmura la détective dans un son à peine audible.

Une main chaude et rugueuse vint se poser sur son front maintenant sa tête contre une épaule. Jane reconnut bien vite Korsak. Elle se souvint alors s'être effondrée. Elle se souvint alors…

- Maura ! rugit-elle en sortant de sa torpeur.

Elle se redressa d'un coup. Vince ne put même pas la retenir. Jane tituba, la tête lui tournait.

- Non Jane, tu ne bouges pas ! ordonna Korsak.

Le regard qu'il reçu en retour le refroidit mais il ne comptait pas se laisser faire. C'était trop dangereux et Jane n'était définitivement pas en état de faire quoi que ce soit.

- Frost est parti prévenir Cavanaugh. Il va envoyer une équipe à l'appartement de Steev… il marqua une pause, après tout ils ne connaissaient pas l'identité de cet homme. Ou je ne sais qui. Sean t'empêchera de faire quoi que ce soit d'insensé…

- Si tu crois que je vais rester les bras croisés Vince ! le coupa Jane fonçant déjà à l'étage, évitant surtout de poser les yeux sur la coulée de sang.

Maura… Jane n'avait qu'elle en tête. Déjà des larmes de rage se formaient aux coins de ses yeux. Elle n'avait rien vu. Elle avait laissé cette ordure s'approcher de sa jolie blonde. Maura, sa meilleure amie, la seule femme qu'elle n'ai jamais aimé et qu'elle aimerait jusqu'à la fin… La femme qu'elle avait blessé par bêtise i peine une heure.

Korsak la retint par le bras, la forçant à se retourner.

- S'il lui arrive quelque chose Vince… sa voix s'étouffa dans un sanglot. Je peux pas y arriver sans elle…

En un regard il comprit. Rien n'avait été déclaré officiellement mais il savait la relation qu'elles partageaient. Il savait déjà depuis l'arrivée de Maura Isles à la BPD que Jane avait changé. Plus douce, plus ouverte, un peu moins farouche… Pleine de vie et, il sut plus tard, d'amour… Il avait vite sentit que les sentiments de Jane avaient évolué… Et ceux de Maura aussi. Elles s'étaient toutes les deux tant battu l'une pour l'autre. Maura avait aidé Jane à contrôler sa peur, à passer au dessus de Hoyt. Jane, l'avait protégé du mieux qu'elle pouvait, à chaque fois ; sa famille adoptive et celle de sang, de Dennis ou encore de plein d'autre chose.

Elles s'étaient sauvées l'une, l'autre en quelque sorte.

Tout ce temps à se tourner autour sans rien avouer à l'autre. Il devenait fou. Puis un matin, Vince savait que le cap avait été franchi. Elles étaient encore plus fusionnelles que cela était possible.

Lui aussi, comme tout le monde ici, s'était attaché au Doc. Il était hors de question qu'un malade ne la leur enlève.

- Je te lâche pas, Jane. Je suis avec toi.

Le soulagement. La reconnaissance. Elle aurait voulu le serrer dans ses bras.

En un rien de temps ils avaient déjà atteint les bureaux. Jane attrapa sa veste et chargea son arme de service avant de la glisser dans son fourreau. Korsak fit de même et ils croisèrent Frost qui sortait du bureau de Cavanaugh.

- Une équipe vient d'être envoyée chez Matthias, on aura pas de mal à les rattraper si on se grouille, prévint le jeune homme qui savait déjà que Jane n'allait pas suivre les ordres du patron.

La belle brune lui répondit d'un hochement de tête et ramassa les clés de sa voiture dans le tiroir de son bureau. Il n'y avait pas de temps à perdre. Les trois détectives arrivèrent sur le parking. Jane grimpa dans son véhicule. Frost et Korsak montèrent dans la voiture de ce dernier. Dans le démarrage, la gomme accrocha au bitume. Les deux hommes prirent les devants et Jane suivit, faisant rugir le moteur.

Dans dix minutes ils atteindraient l'appartement. Jane essayait de contrôler les tremblements qui secouaient son corps. Elle allait le tuer. Pourvu qu'il ne lui ai pas fait de mal.

Elle entendait déjà les sirènes de police, suivant Korsak et Frost dans leur course folle. Jane vivait le cauchemar qu'elle annonçait aux familles à longueur de journée. Ce n'était pas possible. Pas maintenant qu'elles s'étaient trouvées, totalement. Elle repensa aux corps mutilés, disloqués, violés… La rage la submergea.

Alors elle pensa aux appartements saccagés. À ses vies souillées et volées. C'était ce qui le faisait vibrer… Les attaquer dans leur intimité. Les prendre là où elles pensaient être en sécurité. Piller jusqu'à leurs secrets.

Maura ne se trouvait pas chez lui…

Elle hurla sa haine et braqua le volant, prenant la première sortie. Comment pouvait-elle être aussi stupide ! La pédale d'accélération fut enfoncée au plus haut point. Elle n'allait pas le laisser lui prendre la plus belle chose que la terre n'est jamais portée.

Korsak jeta un oeil dans le rétroviseur. Jane n'était plus là.

- Qu'est-ce que… ? Il comprit bien vite. Fais chier ! ragea-t-il en donnant un coup de poing sur le volant.

[…]

Une goutte perla sur la tempe. La fraîcheur sur le front la réveilla doucement. Maura avait la nausée. Le mal de tête lancinant l'étourdit encore un instant. Avant même qu'elle puisse ouvrir les yeux, la douleur dans son épaule la fit grimacer. Un poids sur son corps l'empêchait de respirer normalement. Tout était flou, tout était douleur. Alors elle ouvrit les paupières.

Matthias était là. Lui souriant doucement, épongeant la plaie, nettoyant le sang. Presque protecteur.

La légiste gémit de désespoir. Tout lui revint. C'était réel. La peur inonda chacun de ses pores. Elle se mit à pleurer, se tortillant sous lui, impuissante.

- Chuuuuuut… Ne pleure pas, s'il te plait, ne pleure pas.

Cette voix. Mielleuse. Acide. Le souffle qui lui percutait le visage, tranchant. Elle était paralysée. Elle avait mal, affreusement mal.

- Pitié, pitié, piti…

Une main vint se plaquer contre sa bouche, violemment. Le regard doux se transforma soudain. Le gant mouillé fut jeté à travers la pièce. Il se redressa, en colère, presque déçu.

- Pas toi, cracha-t-il.

Matthias appuya encore d'avantage contre ses lèvres. Le cou se mit à craquer. Les dents imprimèrent leur marque sur la peau. Le sang afflua lentement à la gorge. Maura sanglota. L'air commença à lui manquer.

- Elles ont toutes supplié… Mais pas toi ! ordonna presque le jeune homme.

Il retira sa main qu'il remplaça par sa bouche. Maura voulut tendre les bras pour le repousser mais la douleur à l'épaule vint la scotcher, comme un gifle. La bouche humide glissa sur le cou, mordant la peau jusqu'au sang. De sa main valide, elle lui empoigna les cheveux. D'un geste il entrelaça leur doigts. La nausée était définitivement au bord de ses lèvres.

La légiste laissa sa tête tomber sur le matelas. Elle vit enfin où elle était. Dans sa propre maison, dans sa propre chambre. Sur ce lit où Jane et elle venaient de faire l'amour quelques heures plutôt. Sur ce lit qu'elle n'avait même pas prit la peine de refaire après l'amour. Alors le parfum de sa belle brune envahit ses narines. Il imprégna son être et les larmes coulèrent de plus belle. Elle pouvait encore sentir ses mains sur sa peau. Elle pouvait encore sentir sa bouche, sa moiteur, son amour. Mais tout ça disparaissait lentement. Aussi lentement que Matthias embrassait et humait chaque parcelle de peau découverte.

Dans un râle elle se débattit. Essayant de lui assener des coups de genoux dans les côtes. Matthias lui saisit les cuisses découvertes, la robe étant déjà remontée au niveau des hanches, la coupant de tout mouvement.

Son visage bientôt, si proche du sien. Maura serra les dents, retenant ses larmes, essayant de ne pas lui laisser ce plaisir. Maintenant la haine, la rage envahit son être. Elle n'avait pas envie de mourir. Elle avait la hargne de vivre, la soif de vie.

- Pourquoi ? réussit-elle à dire, la voix étranglée.

La main glissa le long de sa gorge, traçant la carotide palpitante du bout des doigts.

- Il faut toujours des pourquoi comme s'il fallait toujours des raisons, sourit-il.

Maura Isles lui était si accessible à présent. Si désirable. Si femme… Classe, élégance, beauté, intelligence… Un mouvement de bassin fut esquissé. Il étouffa un soupir dans le creux du cou à la peau laiteuse. Pas maintenant… Il fallait se retenir encore un peu. Un tout petit peu. Profiter de sa puissance à lui. Profiter de sa faiblesse… À elle.

La jolie blonde retint un sanglot et détourna la tête. C'était si humiliant, si effrayant. Le coeur dans sa poitrine ne cessait pas de s'affoler. Le bourdonnement, les tremblements incontrôlables. Elle n'avait même plus la force de bouger. À quoi bon ?

À quoi bon. Matthias savait ce qu'elle pensait. Il savait qu'elle comprenait que, de toute manière, elle était prise au piège.

- Je n'ai plus rien à perdre, tu sais ? Après tout vu la scène à la morgue je pense bien que tous tes amis sont déjà en route…

Maura frissonna. Il avait des yeux fous. Ces yeux si clairs, si doux étaient devenus froids, perçants. C'était un animal prit en chasse. Mais pour l'instant c'était elle qui était prise au piège.

- J'espère juste qu'ils me laisseront le temps…

La voix rauque fit trembler sa gorge. Maura sentit les palpitations contre son corps. Elle le sentait déjà partout sur elle.

Matthias ricana alors qu'il venait de penser à quelque chose :

- J'imagine la tête de ta fliquette quand elle a du comprendre.

La légiste ferma les yeux et secoua la tête. Non, non… Ne parle pas d'elle. Je t'interdis de parler d'elle…

- Les draps étaient défaits quand nous sommes arrivés… Je n'ai pas cru une seule seconde à ton soit disant rendez-vous médical tout à l'heure, grogna-t-il. Surtout quand l'autre pute était aussi absente des bureaux ! hurla le jeune homme en resserrant encore son étreinte autour de la gorge.

La gifle partit alors. Matthias, surprit, ne tarda pourtant pas à réagir et lui en retourna une du revers de la main. Il lui enserra les poignets et lui cria au visage. Bestial. Maura sentit dans la seconde un picotement sous la mâchoire. Quelque chose de froid qui glissait sur sa peau. Puis la chaleur, le long de son cou. Matthias leva la main et, du coin de l'oeil, la jolie blonde aperçut le reflet d'un scalpel. Il essuya la lame tachée de sang sur la joue rouge.

- Tu ne veux pas me mettre en colère, n'est-ce pas ?

S'en était trop, les larmes coulèrent à nouveau. D'un mouvement il arracha les trois boutons de son haut, déchirant la soie au passage, laissant entrevoir une partie de son corps. Maura sentit la chaleur de sa main sur son ventre, le long de ses cotes, puis bientôt sur sa poitrine, à travers la lingerie.

- Elles n'ont rien à voir avec toi… souffla-t-il, subjugué alors que ses yeux la dévoraient.

La lame entra en contact avec la peau du bas ventre. Maura trembla. Il appuya légèrement. Le picotement à nouveau. Sans la quitter des yeux, il traça un sillon le long de son corps. Sans pour autant vraiment perforer la peau. Juste de quoi voir la longue trainée rouge sur son passage. Un râle de douleur s'échappa de la gorge de la légiste. Si seulement il pouvait la tuer maintenant.

Arrivé entre ses seins, il retourna la lame et, doucement, sectionna le tissu entre les deux écrins. Le soutien gorge se détendit, libérant la poitrine ferme qui ne bougea pas. Sur sa cuisse, à travers le jean, Maura pouvait le sentir…

- Je te veux depuis si longtemps… Tu étais partout… Dans les journaux, à la télé… J'ai été à chacune de tes conférences, précisa-t-il, de la mélancolie dans la voix. Alors quand j'ai su que Matthias avait eu le poste et était transféré à Boston… Pour travailler avec toi, pour te voir tous les jours… un tremblement le parcouru, la veine sur la tempe se fit apparente. C'était injuste, je ne pouvais pas accepter.

La lame glissa sur le sein rond, soulevant le tissu qui glissa sur le côté, laissant son hôte à découvert. Le jeune homme soupira d'aise. Il n'osait presque pas tendre la main pour le toucher.

- Mais une fois que je m'étais occupé de son cas et que j'avais pris sa place… Une fois que j'étais près de toi. La frustration de ne pas pouvoir te prendre, te garder rien que pour moi… Heureusement qu'elles étaient là, sourit-il, plein de reconnaissance.

Il répéta la même danse pour l'autre sein. Maura se liquéfia un peu plus. Elle ne voulait plus l'entendre. Elle ne voulait plus le voir, le sentir. Elle pensa à Jane, aussi fort qu'elle le pouvait. Tout son amour canalisait dans ce dernier échappatoire.

- C'était pas assez. Elles ne voulaient même pas de moi. Si belles avec un esprit si vaste. Elles ne pouvaient pas te remplacer mais je les imaginaient être toi. Je voulais qu'elles me regardent. Mais elles ne me désirait pas comme je les désirais. Tu ne me désires pas comme je te désire !

La bouche et les mains prirent possession d'elle. Maura suffoqua sous les gestes violents. Le jeune homme pétrit les formes, enfonçant les ongles dans la chair. Il lui faisait mal. Sa bouche s'écrasa contre la sienne, les dents s'entrechoquèrent. Alors, dans un dernier élan de survie, elle lui attrapa la lèvre entre les dents et mordit jusqu'à cisailler la chair. Le sang coula dans sa bouche. Le cri de rage lui déchira les tympans. Elle lui saisit le visage de sa main libre et lâcha prise avant de mettre toute sa force dans un coup de tête.

Il bascula sur le côté, sonné. Maura en profita pour se dégager du mieux qu'elle put. Mais le choc l'avait aussi ébranlé. Alors qu'elle se redressait, elle perdit l'équilibre, ne pouvant s'aider que d'un seul de ses bras.

L'usurpateur se prit le visage entre les mains. Le sang ne cessait de couleur. Elle avait du lui briser le nez.

- Salope ! hurla-t-il en lui attrapant les cheveux, l'obligeant à nouveau à se coucher sur les draps tachés.

Cette fois-ci elle était allée trop loin. Il s'immisça entre ses cuisses, forçant le passage. Les muscles se tendirent. Maura grogna dans la bataille. Elle voulu se débattre. Un coup sec sur la hanche, juste au niveau de l'aine. Les os craquèrent. Tout était finit…

La porte s'ouvrit à la volée. Jane arme au poing allait l'abattre sur le champ. Elle ne pouvait pas croire à l'horreur qui se déroulait sous ses yeux. Maura, baignant dans le sang, à moitié nue, le visage tuméfié. Elle allait buter cet enfoiré.

- Ne bouge plus fils de pute ! Encore un geste et je t'explose ta putain de gueule ! s'emporta-t-elle en faisant quelques pas de plus dans la chambre.

La légiste n'y croyait pas. Jane était là. Comment avait-elle pu douter. Elle était toujours là. Elle serait toujours là. Les pleures se décuplèrent. Elle n'était plus seule. Même si Maura avait garder l'image de son amante imprimée dans sa tête tout au long de cette abomination, Jane était là, pour de bon.

- Lâche la ! Descend de ce lit ! Tout de suite ! ordonna la détective, la voix tremblante de colère.

Le jeune homme gronda. Cette petite conne avait le don de tout gâcher. Il serra sa prise autour de la gorge de Maura et appuya la lame contre la peau. Déjà le sang se mit à apparaitre. Jane s'approcha encore, l'adrénaline fusant dans son corps. Il se mit à sourire, le regard mauvais et laissa Jane avancer jusqu'à eux.

- Ne la touche plus espèce d'enfoiré, grogna-t-elle quand, enfin, elle fut assez proche pour lui coller le canon contre le front.

Maura retint son souffle. Elle ne quittait plus Jane des yeux. La détective n'avait qu'une seule envie, lui tirer une balle entre les deux yeux. Mais elle ne voulait pas faire ça devant Maura. Pas avec le sang qui finirait par retapisser les murs et avec son corps sans vie qui retomberait sur elle. Puis tuer… Même la pire ordure au monde… Prendre une vie de ses mains, c'était quelque chose que Jane répudiait à faire. Elle voulait le savoir croupir en prison. Là où les détenus s'occupaient personnellement du cas des violeurs. Mais pour Maura, pour lui sauver la vie, elle pourrait le faire.

Alors elle déverrouilla la sécurité et abaissa la gâchette.

- Que croyez-vous faire, Détective ? rit l'usurpateur.

Les dents serrées, Jane ne mit pas longtemps à répondre :

- Sauver la vie de ma femme.

Un mouvement vif et le scalpel fut planté dans son poignet. Le coup partit mais trop tard, il s'était déjà décalé et jeté sur Jane. Le pistolet glissa de ses mains et la détective ne put retenir un cri. Maura dans un sursaut se détourna. La peur au ventre elle découvrit sa belle brune en pleine lutte.

Le jeune homme avait visiblement plus de force, de connaissances… Jane essayait tant bien que mal à prendre le dessus. La droite partit, libérant toute la rage qu'elle avait accumulé, toute la peur de perdre Maura. La douleur qui lui traversa les phalanges ne l'inquiéta pas. Elle essaya de l'empêcher d'avoir accès à ses articulations, elle l'empêcha de la bloquer. Si Jane perdait ce combat, elle savait qu'elles seraient perdues, toutes les deux.

La lame traversa son flan. Jane serra les dents en retenant un cris. L'usurpateur, au dessus d'elle souffla dans l'effort. Le visage rouge, il sourit, machiavélique. Il tourna le scalpel, tranchant plus profondément la chair. Un halètement échappa à la belle brune.

- Noooooon ! Jaaaaaane ! pleura Maura.

Sans réfléchir un seul instant, elle rampa sur le lit et se pencha. Dans un effort, elle tendit le bras valide et ramassa l'arme. Elle se coucha sur le lit, à bout de souffle. Jane plaqua sa main droite sur le visage de son ennemi, l'obligeant à se redresser. Elle poussa de toutes ses forces afin de le faire lâcher prise. De l'autre, elle essayait de retirer l'outils toujours plantait dans ses cotes.

Puis la détonation. Le visage qui explosa presque dans sa main. Le poids de tout un corps qui s'avachit sur elle. Le sang bientôt coula le long de son bras. Les éclaboussures sur les murs.

Enfin le silence.

Jane, le souffle saccadé et le corps tremblant, retira le scalpel dans un grognement, les larmes aux yeux et fit chuter le corps sans vie à côté d'elle. Le regard glissa vers le lit. : Maura tenait le revolver au canon fumant, les muscles encore tendus.

Elle ne pouvait pas y croire. Maura Isles venait de tuer. De tuer pour elle. Jane s'approcha, difficilement. Alors, une fois à genoux devant le lit, elle entoura le poignet meurtri, délicatement. Enfin elle glissa le long de la main. Doucement elle caressa le visage tant aimé, de l'autre. Rassurante, protectrice. Les doigts finirent par se desserrer et Jane récupéra le revolver.

Le regard qu'elles échangèrent leur fit comprendre que tout était finit. Définitivement. Jane se jeta à son cou. Embrassant la peau, chérissant l'être aimé. Elle la serra plus contre elle et se redressa, finissant par la prendre dans ses bras. Maura se laissa faire, à bout de force, à bout de tout. Elle était en sécurité maintenant, elle n'avait plus rien à craindre. Juste sentir Jane contre elle. Juste prendre le temps de réaliser qu'elle était en vie. Juste ça… Elle ne voulait que ça.

La détective se recula légèrement, ne quittant pas son amante des yeux. Dans un mouvement pénible dû à sa blessure, elle retira sa veste. Alors, tendrement, elle la posa sur le corps exposé de Maura. Elle se rapprocha à nouveau et lui baisa la tempe, fermant les yeux, laissant couler les larmes.

- Je suis désolée, tellement désolée mon amour…

Maura resserra sa prise autour de son cou, humant le parfum des boucles brunes. À quel point était-il possible d'aimer ? Y avait-il une limite à cet amour ? Elle n'en avait pas l'impression.

- Ne dis pas ça. Tu es venu… Je savais que tu viendrais.

Un dernier regard et les lèvres qui se rencontrent. Le baiser qui voulait dire tant de choses. Soulagement, réconciliation, amour, amour, amour, amour…

Des pas dans l'escalier. Un bruit assourdissant de tissu qui se froisse, de soupirs, de cliquetis… Bientôt dans l'encadrement Korsak, puis Frost, armes aux poings. Les regards d'incompréhension bientôt, puis de soulagement mais aussi d'angoisse devant la peur et la souffrance qu'avait du endurer les deux femmes.

Vince chercha le regard de la détective. Il voulait qu'elle lui dise que tout allait bien. Elle hocha la tête et se redressa. Un bras glissa sous les genoux de Maura, puis un autre, derrière son dos. Jane s'appliqua à ne pas lui faire mal, protégeant l'épaule et la jambe qu'elle avait deviné invalides à cause des déplacements limités de la légiste. Alors elle la souleva, prenant sur elle pour ne pas plier sous sa blessure au flanc. Frost remarqua sa grimace. Il vit le sang imbibé sur la chemise. Il s'avança de suite, tendant les bras pour prendre la relève. Jane lui intima que non. Elle avait presque perdu Maura, hors de question de la lâcher à présent.

Avec soulagement, elles quittèrent la chambre. Arrivée sur le palier, la belle brune baisa le front de la légiste. Enfin les escaliers. Arrivées à mi chemin, la porte d'entrée s'ouvrit à nouveau avec fracas. Cavanaugh et une équipe de policiers en uniforme d'intervention se précipitèrent dans le salon. Bientôt les fusils braquaient sur elles.

- Baissez vos armes ! Baissez vos armes ! aboya Cavanaugh.

Jane continua sa route. Cavanaugh se tourna et cria à l'équipe de secours de venir d'urgence. Entre ses bras, elle sentit Maura se crisper, elle sentit ses doigts se resserrer autour du col de sa chemise.

- Je reste avec toi, je ne vais nul part, murmura-t-elle, rassurante. Je te le promet Maur', je reste avec toi.

Une équipe de médecins les prirent en charge et Jane ressentit un déchirement lorsqu'on lui enleva Maura des bras. Leurs mains s'entrelacèrent et elle suivit le brancard. Les yeux ne se quittaient plus. Alors on lui demanda de reculer. Déjà un homme se penchait sur elle pour examiner sa blessure. Jane, comme à son habitude, grogna.

- Pas moi, occupez-vous d'elle !

- Chaque chose en son temps Détective, vous avez perdu beaucoup de sang, remarqua-t-il grâce à la gravité de la blessure et au teint pâle qu'elle abordait.

Elle allait répliquer mais une main se posa sur son épaule. Cavanaugh plongea son regard dans le sien. Il était fier d'elle, en colère mais terriblement fier. Heureux aussi. Heureux de les savoir toutes les deux sauves.

- Le Détective Rizzoli accompagnera le Docteur Isles jusqu'à l'hôpital.

Le message venait d'être passé. Le médecin lui intima de se hâter à monter à l'arrière de l'ambulance, là où Maura était en train d'être placée.

- Merci, Chef…

Il exerça une pression sur son épaule et sourit doucement. Jane ne mit pas longtemps à grimper dans le véhicule. Sean, ému, regarda les deux femmes. Il vit alors l'un des plus beaux gestes qui soit : Jane posa la main sur la joue de son amante, caressant la peau d'un geste tendre du pouce, posant sur elle, le regard le plus bienveillant qui soit. Alors Maura recouvrit la main de la sienne et tourna légèrement le visage, posant les lèvres sur la paume offerte.

Les portes se refermèrent sur le couple. Les sirènes rugirent et l'ambulance démarra. Cavanaugh se tourna vers la maison. Korsak et Frost discutaient sur le palier. Il se passa la main sur la nuque. Quel bordel il devait y avoir à l'étage… Alors il partit rejoindre ses coéquipiers. L'air frais de l'après midi lui caressa le visage. Un rayon de soleil réchauffa son dos et éclaira la façade blanche de la maison qui se dressait devant lui. Les yeux glissèrent sur la fenêtre de la chambre à l'étage. Il repensa à Jane et Maura. Il secoua la tête dans un demi sourire.

Encore une fois, elles s'étaient sauvées l'une l'autre.


Voilà... Une belle fin d'aventure je trouve :)

Merci énormément à tout ceux qui m'ont suivi sur cette première aventure. Merci pour toutes vos reviews, pour vos MP, avis, critiques, encouragements... MERCI !

On se revoit bientôt ;)

Je vous embrasse tous bien fort 3