Chapitre 14 :
Les soupçons dans les pensées sont comme les chauves-souris parmi les oiseaux. –Francis Bacon
Il était 4 heures du matin quand Melissa décida de quitter son service pour enfin rentrer chez elle. Elle prit ses affaires et commença à se diriger vers le second étage pour jeter un dernier coup d'œil à Stiles. Elle fronça les sourcils quand elle ne vit personne devant la porte d'hôpital du meilleur ami de son fils. Mais où étaient passés les agents fédéraux qui étaient supposés veiller sur l'adolescent ? Un frisson glacé la traversa. Elle se mit à courir vers la porte 204, son cœur commençant à s'emballer. Une fois devant la porte, ses pires craintes se réalisèrent.
La porte de la chambre était entrouverte, et le lit d'hôpital à l'intérieur de celle-ci était affreusement vide.
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Un cri de rage pur résonna dans le loft de Derek. Scott venait juste de l'appeler, en pleurs, pour lui dire que Stiles ne se trouvait plus dans son lit d'hôpital. Plusieurs membres du personnel hospitalier s'étaient portés volontaires pour faire des recherches dans l'hôpital et ses environs, en vain. Melissa avait alors décidé d'appeler son fils pour le prévenir. Méthodiquement, celui-ci avait commencé à appeler à son tour ses amis un par un pour les prévenir. Il avait décidé de ne contacter Derek qu'à la fin, essayant de retarder l'échéance de la nouvelle pour éviter la colère de son Alpha. Mais comme avait pu le prévoir Scott, Derek s'était énervé. Il avait balancé son téléphone contre le mur et s'était mis à frapper tout ce qui se trouvait sur son passage.
Ce n'était pas possible. Il venait juste de le retrouver. Il ne pouvait pas l'avoir déjà perdu. Non, il ne pouvait pas.
« Stiles… »
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Ils étaient tous là, réunis dans une salle d'hôpital. Personne ne parlait. Chacun était plongé dans ses pensées. D'innombrables larmes coulaient sur les joues de chacun. Ils ne voulaient pas y croire. Il ne pouvait pas avoir disparu. Pas alors qu'ils venaient juste de le retrouver.
Ils sortirent de leurs réflexions quand un homme entra dans la pièce, suivi de près par une femme.
« Je suis le Docteur Graam, et voici l'agent Miller. Je… nous savons que ce qu'il vient de se passer peut être un peu incompréhensible pour vous, c'est pour cette raison que nous sommes ici, pour répondre aux questions que vous devez vous poser et vous éclairer un peu.
-Donc, comme vous le savez, votre ami a disparu entre 1heure et 4heures du matin, reprit l'agent Miller, l'infirmière Mc Call est celle qui a donné l'alerte après s'être aperçue que le patient n'était plus dans son lit. Seulement quelques minutes après, les autorités de Beacon Hills étaient présentes sur les lieux. Les policiers ont fouillé tous les alentours de l'hôpital mais n'ont rien trouvé. En ce qui concerne les agents fédéraux devant la porte, après de multiples coups de téléphones, nous avons découvert qu'ils n'étaient enregistrés dans aucune base de données. Nous en avons conclu qu'ils devaient faire partie du groupe de kidnappeurs qui ont enlevé les étudiants il y a de cela une semaine. Malheureusement pour nous, ils sont très bien équipés au niveau du matériel professionnel qu'ils utilisent, ce qui les rend très difficile à différencier de vrais agents. Cependant, ce qui reste le plus étonnant est sans doute la façon dont ils s'y sont pris pour sortir. Nous ne savons pas encore exactement comment, mais il semblerait qu'ils soient sortis par la fenêtre, chose étonnante avec un blessé. Donc, notre conclusion est la suivante : Stiles Stilinski était consentant pour fuir l'hôpital.
-Non ! Stiles ne fuirait jamais, à part s'il n'avait pas le choix, la corrigea Derek, froidement.
-Hum… donc il s'agit bien d'un autre enlèvement. Mais pourquoi ? Pourquoi enlever quelqu'un de blessé au lieu de le récupérer plus tard quand il ira mieux ?
-Parce que ce sont des pros, et que s'ils avaient attendu que Stiles aille mieux, qui sait ce qui aurait pu se passer entre temps, expliqua Lydia. Quand il serait allé mieux, nous aurions pu lui procurer une arme pour se protéger, il aurait eu l'un de nous constamment sur le dos, et aurait eu des moyens pour se défendre. Alors que là, à peine quelques heures après l'avoir retrouvé, personne ne pouvait se douter qu'il serait si soudainement enlevé donc il était sans défense et en plus dans un état de santé précaire.
-En parlant de son état, intervint le Docteur Graam, j'ai peut-être volontairement omis quelques détails importants sur la santé du patient.
-Vous sous entendez quoi par là ? questionna Scott
-Et bien, je vous ai dit que Stiles ne s'en sortait plutôt pas mal, ce n'est évidemment pas un mensonge mais… on va dire que sa santé n'est en réalité pas aussi prometteuse que je vous l'ai laissé croire.
-Expliquez, lui lança froidement Danny
-Tout d'abord, l'opération pour extraire la balle de son flanc a été plutôt complexe, ce n'est donc pas surprenant qu'il ne se soit absolument pas remis de son opération et que sa blessure risque de se rouvrir si ses mouvements deviennent trop brusques. Ensuite, il a été sous-alimenté pendant une semaine, ce qui le rend donc très faible. Il a aussi vu des exécutions et des tortures dans la salle où il était retenu prisonnier, ce qui a pu engendrer une instabilité mentale chez lui et nous ne savons donc toujours pas comment il peut réagir à la vue de ses ravisseurs. Et il y a autre chose. On m'a fait part des traitements que prenait Stiles, de l'Adderall, c'est ça ? »
Lydia acquiesça.
« Depuis son enfance, il a été habitué à prendre une dose régulière d'Adderall, son organisme était donc en quelque sorte « drogué » à ce médicament, et avait besoin de sa dose quotidienne. Quand Stiles a été privé pendant plusieurs jours de son médicament, cela a dû provoquer chez lui certains effets secondaires tels que tremblements, spasmes ou encore crises de panique. Je ne sais pas si de telles choses lui sont arrivées ou non, mais en tout cas, je suis sûr à 100% qu'elles ont gravement affecté son métabolisme.
-Et donc, qu'est-ce qui résulte de votre bilan ? demanda Lydia
-Ce qui en résulte, c'est que sans soins médicaux, Stiles ne pourra pas survivre longtemps. » souffla le Docteur Graam
Derek se leva brusquement de la chaise sur laquelle il était assis pour attraper le Docteur par le col et le plaquer contre mur, ses griffes commençant doucement à percer la peau de ses doigts.
« Comment avez-vous osé nous dire qu'il allait bien, alors que ce n'est pas vrai ?! Vous n'avez pas le droit de nous mentir ! Pas alors que la vie d'un de vos patients est en jeu ! »
Aiden et Scott arrivèrent derrière Derek et le tirèrent en arrière, le faisant lâcher prise pour libérer le Docteur Graam.
« Ce n'était pas ma décision, argumenta-t-il.
-Quoi ?
-Ce n'était pas ma décision, c'était la sienne.
-A qui ?
-A Stiles. Peu de temps après son opération, quand il s'est réveillé et que je lui ai dit son diagnostic, il m'a fait promettre de ne rien vous dire.
-Et vous l'avez fait ?
-Je ne pensais pas qu'il allait disparaître, encore une fois ! »
Derek grogna. Alors qu'il allait quitter la salle, l'agent Miller, qui était partie quelques minutes auparavant, revint dans la pièce et annonça :
« On a une piste. »
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Il avait peur. Terriblement peur. Mais il ne pouvait pas le montrer. Pas alors que les hommes devant lui étaient armés d'automatiques et qu'ils n'attendaient qu'une chose, qu'il craque. Mais il le jurait sur sa vie, jamais il n'abandonnerait.
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Il ne pouvait pas y croire. Il ne pouvait pas croire que cet agent fédéral lui avait donné de faux espoirs. Ils avaient confondu un fugueur avec Stiles, son petit ami. Les deux garçons n'avaient pourtant aucune ressemblance physique. L'un était châtain, l'autre avait les cheveux noirs, l'un avait les yeux couleurs whisky, l'autre bleus, et de toute façon, comment avait-il pu croire un seul instant que Stiles serait retrouvé après seulement quelques heures de recherche alors qu'il avait été enlevé par des professionnels, alors que c'était grâce à son flair que lui et sa meute avaient pu trouver une cinquantaine de personnes en huit jours. Stiles avait disparu, et il ne pouvait rien faire pour le retrouvé.
OOO
Il avait passé toute la nuit dans l'arrière d'un van noir, ne sachant pas où il allait. Aucun des hommes en face de lui ne lui avait adressé la parole, et il n'avait pas non plus vraiment envie de leur parler. Mais il aurait au moins voulu plus d'informations, et pas seulement se contenter de la menace que le mystérieux homme et son acolyte lui avait faite à l'hôpital.
Flash Back :
Ce fut un courant d'air qui le réveilla. Il ouvrit difficilement les yeux, pour apercevoir un homme au bout de son lit.
« Vous êtes l'agent spécial censée me protéger, pas vrai ? demanda t-il, la voix rauque à cause de son récent réveil.
-C'est ce que les autres pensent, oui.
-Ce qu'ils pensent ? Que voulez-vous dire ? Vous n'êtes pas un agent ?
-Non.
- Alors, qui êtes-vous ?
-Rien. Je ne suis personne.
-Oh ! N'en fais pas trop, Personne. Tout le monde sait que ton air mystérieux n'intrigue personne.
Tiens, drôle de coïncidence. Personne… » dit l'homme en baissant sa voix sur son denier mot.
La personne qui venait de parler se trouvait à côté de la fenêtre, laquelle était ouverte, ce qui expliquait le courant d'air qui l'avait réveillé.
« Qui êtes vous ? demanda d'un ton plus insistant Stiles.
-Nous ne pouvons pas te le dire, lui répondit l'homme à la fenêtre, mais par contre, on connait quelqu'un qui pourrait te l'expliquer, ça te dit de nous accompagner pour le rencontrer ?
-Vous vous foutez de moi ? Vous croyez vraiment que je vais vous suivre sans riposter ?
-Non, en fait, on savait que tu n'allais pas coopérer, c'est pour ça qu'on ne te laisse pas vraiment le choix. »
A ce moment-là, les deux hommes se mirent en mouvement. Leurs gestes, rapides et précis, ne permettaient pas à Stiles de comprendre tout de suite ce qu'ils fabriquaient. Et avant même qu'il ne comprenne comment, il se retrouva dehors, l'air frais de la nuit cinglant ses jambes dénudées. Ses yeux s'ouvrirent en grand. Mais comment était-il arrivé ici ? Avant qu'il ne puisse poser la moindre question, il fut traîné dans la forêt en face de sa chambre d'hôpital et embarqué à l'arrière d'un van noir où une bonne demi-dizaine de personnes se trouvaient, toutes armées, ses deux ravisseurs partant à l'avant du van. Il était seul désormais, et il n'avait personne pour l'aider.
Fin flash back :
Alors que ses yeux commençaient doucement à se fermer, le van s'arrêta enfin et les hommes commencèrent à quitter leur position. Les portes arrière du van s'ouvrirent. Tous sortirent, pointant toujours leurs armes sur Stiles. Derrière les hommes apparurent les deux personnes de l'hôpital. Le « mystérieux » homme le regarda avant de lui dire de les suivre, et ignora les hommes avec des armes. Comment pouvait-il faire ?! Il descendit du véhicule, et esquissa une grimace quand une vive douleur au flanc se rappela à lui. Il décida de ne pas montrer sa douleur, de serrer les dents, et de suivre les hommes.
A l'extérieur, l'aube commençait à se pointer. Il ne devait être pas moins de 6 heures. Et il était loin de Beacon Hills. Trop loin pour que des loups-garous puissent le retrouver grâce à son odeur.
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« Alors ?
-Ils n'ont aucune piste tangible. »
Les poings de Derek se serrèrent.
« Alors à quoi ça sert que des agents professionnels soient là s'ils ne font rien pour le retrouver ?
-Ecoute Derek, ce n'est pas aussi facile que cela de trouver des pistes quand les gars qui ont commis ce genre de délits sont des professionnels. Je sais que ça te tue de ne pas savoir où il se trouve, parce que je me trouve dans la même situation que toi,» lui dit le shérif.
Ce fut à ce moment-là que Derek craqua, que toute la pression accumulée sur ses épaules explosa. Le shérif le prit dans ses bras, pendant que Derek pleurait sur l'épaule de celui-ci.
« Il venait juste de rentrer chez lui. Ils n'avaient pas le droit de nous l'enlever. On aurait dû rester avec lui, on n'aurait jamais dû partir ! On aurait dû le surveiller ! C'est de notre faute.
-Non, Derek ! Ce n'est la faute d'aucun d'entre vous ! S'il y a une seule personne à blâmer, ce sont les personnes qui nous ont enlevé Stiles, d'accord ? Et personne d'autre. Et puis, tu sais comment il est. Il va s'en sortir. Nous allons bientôt le retrouver, et il sera sain et sauf. »
Derek n'eut pas besoin d'écouter le cœur du shérif, pour savoir que celui-ci doutait lui-même de ses paroles.
Se laissant aller, le shérif pleura à son tour.
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Salut! Je tenais à m'excuser d'avance pour le retard! Mais j'ai récemment passé mon brevet blanc et j'ai du beaucoup révisé! Donc voilà! J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre! Réponses à vos Reviews!
calliope83: Merci! :D (Private joke comprise) :) Bonne à année aussi! Et merci d'avoir laissé une review! :)
DrewSb: Ravie quelle te plaise toujours! :) Merci de ta review! :)
MissLemon: Je pense que tu es la personne à qui la mort de Jade à plus choquer! Ca fait 3 chapitres quelle est morte, est tu m'en parle toujours comme si c'était dans celui que tu venais de lire! J'adore, tu me fais trop rire! :) Et oui, l'inconnu est dans ce chapitre pour proféré des menaces à Stiles, haha! Ah bon? Je ne pensais pas que cette partie était drôle, mais si tu as rigolé, tant mieux pour moi! :D Non, plus d'espoir pour Jade, même si j'admets que j'ai une surprise pour...? NON, S'IL TE PLAIT! Ne m'appelle pas Potatoes avarié! :'( Oui, 24 power! :) Et voilà le prochain épi- chapitre, je veux dire chapitre! :p Merci de ta review! :D
Et je voulais vous remercier car nous avons atteins les 99 Reviews (oui, oui, 99) et il y a maintenant 69 personnes qui suivent cette histoire, et c'est énorme pour moi, alors merci! :)
En espérant que vous ayez apprécier les 3 épisodes de Teen Wolf, parce que moi, oui! :) (Cœur)
Merci a calliope83 pour sa correction!
Et bonne année!
