Voici un nouveau chapitre
bonne lecture
Chapitre 14
Peter, de son véhicule, demanda à Diana et Jones de le rejoindre chez Neal. Il ne savait pas ce qu'il allait découvrir et il aurait peut-être besoin de renforts. Sa priorité était de ramener l'antidote le plus vite possible mais il savait que pour Neal, Sara et Mozzie étaient tout autant essentiels. L'agent se rendit compte que depuis des années qu'il roulait dans les rues de New York, il n'avait jamais roulé aussi vite et transgressé autant le code de la route, mais la vie de Neal en dépendait ! Les trois agents se retrouvèrent devant la maison et entrèrent ensemble, arme au poing. Ils trouvèrent le majordome ligoté, à côté de la porte d'entrée. Ils montèrent en silence et finirent par entrer dans les appartements de Neal mais il était visiblement trop tard. Ils trouvèrent Mozzie inconscient à terre, une plaie sanglante derrière la tête, l'antidote sur la table et aucune trace de la jeune femme. Peter donna ses instructions aux agents qui devaient boucler la zone et l'analyser au peigne fin afin de trouver une empreinte, une fibre, qu'importait, du moment que cela les aidait à retrouver Sara. Puis Peter s'accroupit aux côtés de Mozzie et le réveilla en douceur. Ce dernier avait un mal de crâne monumental, bien pire qu'un lendemain de cuite ! Il mit un moment avant de réaliser ce qu'il se passait puis soudain, tout lui revint en mémoire ! Il voulut se redresser quand il sentit les mains de l'agent Burke le retenir fermement :
- Wow, doucement ! commença l'agent. Comment vous sentez-vous ?
- J'ai mal à la tête, mais à part ça, ça va.
- Que s'est-il passé ?
- Quand je suis arrivé, Sara était là, morte d'inquiétude de ne plus avoir de nouvelles de Neal. Je lui ai parlé quelques instants quand quelqu'un est entré en explosant la porte à coup de pied. On m'a frappé et je suis tombé à terre. J'ai vu l'agresseur poser une fiole sur la table et il a voulu emmener Sara mais elle l'a frappé au nez. Il a saigné puis il l'a aussi assommé et j'ai perdu connaissance.
- Jones, l'agresseur a saigné, il doit y avoir une trace !
- On va la trouver Patron, répondit l'agent.
Mozzie se mit debout puis voulut prendre en main la fiole contenant l'antidote pour Neal mais Peter l'arrêta. L'escroc allait s'énerver quand il comprit ce que voulait faire l'agent. Il prit un mouchoir et se saisit de la fiole.
- S'il y a des empreintes digitales, il faut tout faire pour les préserver. Je vous amène à l'hôpital avec moi. Il s'est passé quelque chose lors de l'échange.
- Quoi donc ?
- Je vous raconterai sur la route. Diana, Jones, faites de votre mieux mais je veux des infos !
- Ok Patron ! répondirent-ils ensemble.
Peter emmena donc Mozzie et repartit aussi vite qu'il était arrivé dans les rues de New York. Il expliqua donc les explosions qui étaient survenues lors de la rencontre entre Keller et Neal ainsi que la blessure dont ce dernier était victime en plus du poison. Mozzie paniquait au fur et à mesure du récit, sans compter le kidnapping de Sara. Peter comprit rapidement qu'elle faisait office d'assurance pour Keller afin de partir tranquille de la ville. Avec un otage, et qui plus est de choix, il savait qu'il avait un moyen de pression si les choses tournaient mal pour lui ! L'agent savait que cette information allait chambouler Neal et il tenait à mettre les choses au clair avec Mozzie immédiatement :
- Neal ne doit pas savoir pour Sara pour le moment.
- Quoi ? demanda Mozzie. Mais comment voulez-vous qu'on lui cache ça ?
- Il doit absolument se remettre avant qu'on le lui en parle. On ne sait pas si ce poison va lui causer des séquelles. Son coeur s'est arrêté tout à l'heure ! Je ne veux pas prendre le risque de lui provoquer une autre attaque.
- A croire que vous ne connaissez pas Neal aussi bien que vous le dites ! Vous pensez vraiment qu'à la seconde où il va ouvrir les yeux, il ne va pas demander où elle est ?
- C'est pour ça que j'ai mon plan B.
- Quel plan B ? Demanda-t-il tandis que Peter composa un numéro sur son portable .
- Allo chérie ? ... Oui je vais bien mais ce n'est pas le cas de Neal. J'ai besoin que tu nous retrouves à l'hôpital Mount Sinaï tout de suite... Merci chérie, à tout à l'heure, termina-t-il.
- Vous compter utiliser votre femme pour calmer Neal ?
- J'ai besoin qu'elle le tempère et elle sait très bien le faire !
Mozzie acquiesça et accepta de laisser l'agent mener la barque. En quelques minutes, ils arrivèrent devant l'entrée des urgences et Peter bondit du véhicule. Il demanda où Neal avait été emmené et une infirmière le mena jusqu'à la salle où il était attendu par tous. Il donna le flacon au médecin tout en insistant sur le fait que cette fiole était une preuve et qu'elle ne devait être manipulée qu'avec des gants. Lorsqu'il remit l'antidote, l'agent fut pris d'un énorme doute : et si ce n'était pas l'antidote ! Et si Keller les avait encore dupés ? L'état de Neal ne lui laissa cependant pas le choix. Peter fut donc reconduit en dehors de la pièce mais avant de quitter l'endroit, l'agent observa son jeune ami. Il avait été déshabillé et prêt à monter en chirurgie. Sa blessure au flanc était recouverte de compresses imbibées de son sang et la pâleur de son teint effraya Peter. Il observa aussi que les battements de son coeur semblaient encore irréguliers. Il vit le médecin inoculer l'antipoison et il ne fallut pas une poignée de secondes pour que Neal convulse. Il était choqué de cette réaction quand une infirmière le pria de quitter cette zone qui était réservée au personnel autorisé. Il voulut négocier en invoquant son statut d'agent fédéral mais l'infirmière ne voulut rien entendre et le dirigea vers la sortie du service. Peter était complètement retourné de la situation et exigea de l'infirmière en chef d'être prévenu à la moindre information provenant du bloc. Il rejoignit ensuite Mozzie qui se faisait soigner. Il évita de lui rapporter l'état de leur ami et surtout le fait qu'il ait convulsé après qu'on lui ait donné l'antidote. Peter avait rarement été aussi inquiet au sujet de Neal, à vrai dire, il ne l'avait jamais vu dans un tel état ! Rares étaient les fois où il l'avait vu ne serait-ce qu'éternuer ! Il était dans ses pensées quand Elizabeth arriva. Naturellement, il tendit ses bras et elle se serra contre lui. Elle savait que Neal était mal, sans vraiment en savoir plus, mais cela suffisait à son mari pour se sentir visiblement chamboulé.
- Que s'est-il passé ? demanda-t-elle.
- Il y a eu ces explosions au lieu d'échange et Neal était en première ligne.
- Oh mon dieu. Comment va-t-il ?
- Il a été blessé au ventre et on vient de lui administrer l'antidote. Il a été emmené au bloc mais nous n'en savons pas plus pour le moment.
- Bonjour Elizabeth, dit Mozzie.
- Oh mon dieu, vous avez aussi été blessé ?
- Oui mais ce n'est rien de grave comparé à Neal. Qu'en est-il de Keller ?
- Il s'est échappé mais nous allons le retrouver, je vous le garantie !
- D'autant plus qu'il a Sara, ajouta Mozzie.
- Quoi ? Pauvre Neal...
- Justement chérie, c'est aussi pour ça que je t'ai fait venir.
- Qu'attends-tu de moi ?
- Quand Neal va se réveiller, il ne doit pas savoir que Sara s'est faite enlevée.
- Mais enfin...
- Mon amour, quand j'étais avec lui avant qu'ils ne l'emmènent à l'hôpital, il a fait un arrêt cardiaque ! Il ne faut pas qu'il ait encore un choc !
- Il finira par le savoir Monsieur l'agent ! dit Mozzie.
- Je le sais ! Tout ce que je veux c'est que tu gagnes un peu de temps pendant qu'on cherche des infos sur Keller et Sara.
- Très bien, je vais gérer.
- Merci, finit-il en embrassant sa femme.
Il la regarda dans les yeux, vraiment reconnaissant puis il retourna voir l'infirmière en chef :
- Madame, excusez-moi, savez-vous pour combien de temps ils en ont en chirurgie avec Monsieur Caffrey ?
- Vous savez, cela peut prendre des heures. C'est le Dr Vaughn qui va l'opérer et je peux vous certifier que c'est l'un des meilleurs. Nous vous préviendrons dès que nous en saurons plus.
- Chéri, tu devrais aller au bureau pour avancer dans tes recherches, je te tiens au courant.
- Ok, tu as raison.
- Je viens avec vous, ajouta Mozzie. Je pense vraiment pouvoir vous aider.
- Je ne pensais pas qu'un jour vous me demanderiez de venir dans nos locaux.
- C'est pour Neal et Sara mais ne poussez pas le bouchon non plus.
- Très bien allons-y.
