Note de l'auteur :
Titre : Hana-BE !
Auteur : Sora278
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas ma propriété.
Couple : Sora/Duo et Sunny/Wufei.
Chapitre : 14/21
Petit message : Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui, j'update la fic en direct de la salle informatique de l'IUFM ! Tout le monde a l'air de bosser dur autour de moi ! C'est biennnn ! Alors alors, il vous a plu le précédent chapitre ? Et la bande annonce ? Alléchante, n'est-ce pas ? Héhé ! Merci à Seya-chan pour sa review ! Et merci à tous ceux qui suivent l'histoire !
Maintenant que la mystérieuse organisation est sortie de l'ombre, Sora a du souci à se faire ! Mais avec Duo qui la suit comme son ombre, elle ne craint rien, n'est-ce pas ? Hmmm... C'est à voir... A lire même ! Alors je vous laisse avec le chapitre ! Bonne lecture à tous !On se retrouve à la fin pour la bande annonce du prochain épisode ! Allez, fini de jouer ! Let'seuh go ! Chapitre 14 : Entre Paradis et Enfer
Après l'attaque de dimanche dernier, tout le monde a été ravi de me revoir ! Il faut dire que j'ai vraiment failli y laisser ma peau ! Bon, bien sûr, il ne m'aurait pas tuée mais...brrr ! Qui sait ce qu'ils m'auraient fait ces malades ?! Duo et moi avons rejoint les autres et après de rapides retrouvailles, on a continué le trajet mais plus dans la bonne humeur d'auparavant. Heureusement, il ne restait plus que deux heures avant d'arriver à la Rochelle ! Mais une fois là-bas, il a fallu se répartir entre les deux bungalows que nous avions réservés : normalement, les garçons devaient aller dans l'un et Sunny, Snow et moi dans l'autre mais évidemment, après que j'aie failli être enlevée, il fallait prendre des mesures de sécurité. Finalement, après avoir longtemps tergiversé, il a été décidé que je dormirai dans un bungalow avec Quatre, Heero et Duo tandis que Snow et Sunny expérimenteraient la colocation avec Trowa (les veinards...) et Wufei (on imagine la joie de Sunny quand elle a appris ça...).
Passons à la répartition des lits maintenant : les bungalows sont conçus pour 4 personnes, 6 si on compte le canapé convertible de la salle à manger. Snow et Wufei ont donc pris les 2 petits lits tandis que Trowa, un peu trop grand a préféré prendre le convertible et Sunny le grand lit !
Le problème vient plutôt de mon côté : Si Quatre et Heero ont tout de suite accepté de prendre les petits lits, Duo, quant à lui, n'a pas été du tout d'accord pour se contenter du convertible.
"Quoi ? Le convertible ? J'ai le droit au convertible ?"
Moi, un peu gênée : "Ben..."
J'ai lancé un regard désespéré vers Heero et Quatre qui s'éclipsaient du bungalow, comme des lâches, m'abandonnant à la terrible force persuasive de Duo.
Duo, en remuant les bras d'un air exaspéré : "J'arrive pas à le croire ! On sort ensemble depuis trois semaines, ta vie est en danger et tu ne me laisses même pas dormir près de toi pour te protéger ?"
Moi, je la connais bien sa façon de me protéger : ça commence par un bras autour de mes épaules, ça devient une main qui glisse sur ma taille, ça se conclue avec ses doigts qui pianotent sur mes hanches et après, qui sait où ça va encore nous mener !
Devant mon silence, Duo a persisté : il m'a prise par les épaules et m'a regardée droit dans les yeux : "Chérie, je ne dis pas ça pour te forcer la main !"
Ah. Je l'attendais celle-là ! "Chérie". Terme affectif que Duo n'utilise que dans deux cas : soit pour me faire la morale, soit pour me demander quelque chose.
Moi, en soupirant : "Je sais, je sais ! Mais je suis capable de me débrouiller toute seule ! Je maîtrise mieux mon pouvoir maintenant ! Si jamais j'ai un problème, si jamais on m'attaque, je pourrais toujours me téléporter dans la salle et tu pourras me protéger ! "
Duo, en fronçant les sourcils : "Mais tu auras dépensé ton énergie pour rien puisque, si je dormais avec toi dans la chambre, tu n'aurais pas besoin de te téléporter près de moi pour être protégée !"
Oh. Il marque un point.
J'ai baissé la tête d'un air désespéré : "Raaah ! Je savais bien que je pouvais pas m'expliquer avec toi. Tu as toujours le dernier mot !"
Duo, joyeusement : "Ça veut dire que tu veux bien que je dorme avec toi dans le grand lit ?"
Moi, en haussant les épaules : "Haah, si ça peut te faire plaisir..."
Pendant que Duo exultait dans la salle à manger, je suis allée poser mon sac dans ce qui était devenu à mon grand désespoir notre chambre et peut-être le futur tombeau de ma virginité.
Et donc, depuis que nous sommes ici, je dois partager mes nuits avec Duo et repousser ses avances persistantes ! Enfin, contrairement à ce que je pensais, ce sont les journées qui sont le plus difficiles à tenir : la nuit, la chaleur écrase toutes les ardeurs de mon petit ami ! Le pauvre, ça ruine tous ses projets de vacances ! Et ça ruine aussi un peu les miens ! C'est vrai quoi : j'ai beau le repousser sans cesse, n'empêche que moi aussi j'aimerais bien que "ça" arrive ! C'est juste que j'aimerais qu'on s'impose une petite marge de temps ! Un mois, ça me paraît tout à fait raisonnable...non ? En tout cas, le mois sera très bientôt écoulé alors j'ai promis que "ça" arriverait très bientôt. Entendez par là "avant la fin de nos vacances". Au final, sur la durée, c'est quand même lui qui gagne mais dans l'immédiat, c'est moi qui aie un peu de répit. Ouf !
Pas facile de tenir sous le soleil : toutes les activités que nous faisons sont pour Duo mille et une occasions de réitérer son message. A part les visites au parc d'océanologie de la Rochelle et un petit week-end au Futuroscope, il y a les après-midi à la piscine ou à la plage durant lesquels mon petit ami ne manque pas de prévenance à mon égard : "N'oublies pas de mettre de la crème solaire, tu vas attraper un coup de soleil !", "Est-ce que tu as pensé à mettre de la crème solaire ?" Si c'est oui, j'ai le droit au visage le plus déçu qui soit puis au brave sourire du mâle mis en échec mais si c'est non, là...
Duo, presque scandalisé : "Quoi ? Tu n'as pas encore mis de crème solaire ? Chérie...!"
Moi, embarrassée : "Mais...Duo, on est à l'ombre ! Il fait frais, je ne vais pas attraper de coup de soleil !"
Duo, sévèrement : "Le soleil est toujours là ! Il guette chacune de tes imprudences ! (Il pose une main sur mon épaule et m'offre un séduisant sourire) Heureusement que je suis là pour te protéger !"
Sur le coup, évidemment, je suis dans l'extase le plus complet :
Moi, en ricanant bêtement : "Bon, d'accord, si tu insistes !"
Je sors innocemment le tube de crème solaire et aussitôt monsieur saute sur l'occasion : "Attends ! Je vais t'en mettre moi-même ! (Petit clin d'oeil charmeur, tant qu'à faire !) Comme ça, je serai sûr que tu ne crains rien !"
Moi, souriant béatement : "Ouiiiiii.".
Puis, il se place derrière moi qui suis assise sur ma serviette de plage et commence à me masser le dos. Au début, c'est merveilleux : Duo prend superbement son temps. Il caresse mes épaules, étale la crème le long de ma colonne vertébrale, remonte le long de mes bras...bref, c'est incroyablement doux, ce qui me laisse toujours penser qu'il a laissé certaines de ses idées au bungalow. Le problème, c'est que je porte un short et une brassière comme modèle de maillot de bain, alors dès que tous les autres sont partis se baigner, mon petit ami passe ses mains autour de ma taille et commence à caresser mon ventre tout doucement et très sensuellement, exprès pour m'aguicher. Enfin, il pose sa tête dans le creux de mon cou et me chuchote des phrases tentatrices :
Duo, d'une voix très très douce : "Ça va, c'est agréable comme ça ?"
Moi, à mi-chemin entre le sommeil et l'hypnose : "Hmmm. Ouiii..."
Duo, en m'embrassant dans le cou : "Tu vois, je suis plutôt gentil finalement."
Moi, complètement ailleurs : "Ouiii, très gentil."
Duo, innocemment : "Tu sais, si on devait aller plus loin tous les deux, je serais toujours aussi gentil."
Moi, flottant quelque part entre Vénus et Mercure : "Je sais : tu n'es pas un monstre non plus ! "
Duo, en m'enserrant la taille et en se blottissant contre moi : "Alors tu es d'accord pour ce soir ?"
Moi, me réveillant doucement : "Hm ?"
Silence. Je suis définitivement sortie de mon extase : "Qu'est-ce que tu m'as demandé ?"
Mon charmant petit ami ne répond pas et referme le tube de crème solaire d'un air innocent.
Moi, suspicieuse : "Duo ?"
Pas de réponse. Juste un sourire coupable sur son visage pendant qu'il va se rasseoir sur sa serviette à côté de moi.
Je lève les yeux au ciel et soupire d'un air désespéré : "Nan Duo ! Pas ce soir ! Je dois encore m'entraîner pour retrouver Sarah !"
Soupir et déception du côté adverse. Espérons que mes refus successifs ne lui portent pas trop sur les nerfs ! Mais il faut bien que je travaille mon pouvoir, non ? Quand ils sont au bungalow, les garçons font des recherches, eux, pour trouver le nom de l'institut qui retient la petite amie de Quatre prisonnière Je fais de mon mieux de mon côté mais malgré tout ce que j'ai appris sur elle, je n'arrive pas à la téléporter parmi nous, ça m'énerve ! J'ai horreur de me retrouver face à un échec ! Surtout quand je sais que j'ai les capacités pour aller au-delà.
Pendant un moment, je dois bien avouer que j'ai pensé qu'elle était peut-être morte. Bien sûr, je n'ai pas confié mon idée à Quatre ! ° Faut pas exagérer non plus ! Le pauvre est déjà si triste : impossible de le faire sortir du bungalow. Il est trop déprimé et c'est parfaitement compréhensible. Mais bon, l'autre fois, ça devait être trois jours après notre arrivée à la Rochelle, j'ai pu lui annoncer une bonne nouvelle ! Pendant que je m'entraînais à ramener Sarah parmi nous, j'ai senti clairement que j'avais attrapé quelque chose ! Un peu comme lorsqu'on est à la pêche : j'avais "ferré" quelque chose, mais il y avait une sorte de "force" qui m'empêchait de la déplacer ! Je ne sais pas, on aurait dit une barrière ou un champ de protection. Quand je lui ai raconté ça, ça a eut l'air de rassurer un peu Quatre. J'espère que je pourrais très vite lui ramener sa petite amie, comme ça, il pourra lui aussi profiter de ces vacances et flirter avec elle au bord de la piscine !
Du côté de Sunny, tout a l'air d'aller pour le mieux en tout cas : Wufei a l'air plus que décidé à profiter de ces vacances pour se rapprocher d'elle ! Une bonne semaine après notre arrivée à la Rochelle, Sunny et moi discutions tranquillement sur la plage au sujet de nos affaires de coeur respective lorsque Duo et Wufei ont débarqué avec la ferme intention de nous donner les leçons particulières de beach volley. Pour ne pas me laisser séduire une fois encore par la voix douce et envoûtante de mon petit ami, je me suis concentrée sur ce qui se passait de l'autre côté du filet, entre ma soeur et Wufei. Les bras passés autour de sa taille, il lui montrait les différentes façons de servir et de réceptionner. Il ne faisait que la frôler et la toucher ! C'était plus que démonstratif Quant à Sunny, elle n'arrêtait pas de ricaner et était tellement déconcertée qu'elle balançait le ballon n'importe où ! Y compris dans ma figure ! Enfin, moi, comme j'avais observé la scène, j'ai pu éviter le ballon, mais Duo...°
"Duo ! DUO ! Est-ce que ça va ?"
Duo, étendu sur le sable, garde les yeux fermés mais me murmure tranquillement : "Je sais que mes avances commencent à t'agacer mais c'était pas une raison pour me frapper."
Moi, déconcertée : "C'était pas moi ! C'est Sunny qui lance le ballon n'importe où !"
Sunny, en ricanant : "Désolée ! De toute façon, il est pas blessé alors c'est pas grave !"
Je soupire et chuchote à l'oreille de Duo : "Si c'est moi qui avais assommé Wufei, elle aurait sûrement pris la chose un peu plus au sérieux."
Aussitôt, Il se redresse d'un coup et la regarde d'un air amusé.
Je me tourne vers Wufei et ma soeur en souriant : "Je crois que ça ira. Vous n'avez qu'à retourner à (vos batifolages !) votre entraînement ! "
Wufei acquiesce d'un air assuré : "Bien."
Puis, il prend Sunny par la taille et la ramène de l'autre côté du filet.
Duo, en souriant : "Ça a l'air de bien marcher entre eux !"
Moi, en les observant d'un oeil malicieux : "Ouais ! Avec un peu de chance, ils sortiront ensemble avant qu'on reparte à Beauvais !"
Duo, en soupirant : "Je me demande si Sunny sera plus gentille avec Wufei que tu ne l'aies avec moi."
Je me relève tranquillement : "Alors là, aucune idée ! En plus, ça m'étonnerait que Wufei lui demande des trucs pareils ! Ça n'est pas dans son éducation ! Il a été élevé à la vieille école. "
Duo me regarde d'un air étonné : "Ah ouais ? Mais dans un monde comme le vôtre, on se laisse vite influencer !"
Moi, en haussant les épaules : "Ma soeur a un caractère fort : elle résistera autant qu'elle le voudra."
Mon petit ami se relève d'un bond et passe une main autour de ma taille : "Et toi ? Tu vas résister encore longtemps ?"
Hmm. Pas plus d'une semaine, je le crains ! Après le coup de la crème solaire, difficile de résister !
Moi, en souriant d'un air embarrassé : "Plus très longtemps, je crois."
Duo, joyeusement : "C'est vrai ? Super ! Tu sais quoi ? Demain, ça va faire deux mois qu'on est arrivé dans votre monde ! Deux mois qu'on se connaît ! On pourrait fêter ça..."
Moi, gênée : "Demain ? C'est que...j'ai besoin d'une préparation psychologique, moi ! Toi, ça va peut-être faire un mois que tu es prêt..."
Duo, brusquement : "Plus d'un mois."
OH.
Moi, vraiment troublée : "Ah, heu, ah bon ! Bah, heu, oui, où j'en étais moi ?"
Il passe ses deux bras autour de mes épaules et me chuchote à l'oreille : "Et combien de temps elle prend cette préparation psychologique ?"
Moi, rosissant : "Ben, jeudi, donc, après après-demain, ça fera un mois qu'on sort ensemble...C'est déjà un anniversaire un peu plus intime que celui de votre arrivée ici..."
Duo, avec douceur (Vous pensez bien ! Il est sur le point d'avoir ce qu'il veut !) : "Alors on fait comme ça : jeudi ?"
Moi, en baissant les yeux timidement : "Oui, jeudi."
Duo me serre tendrement contre lui et nous regardons en souriant l'évolution des affaires entre Sunny et Wufei : je sens qu'elle va vite devenir une pro du beach volley à ce rythme-là !
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Chose étonnante, après cet après-midi à la plage, Duo s'est montré extrêmement sage. Sans doute le calme avant la tempête. La tempête. Ouuuh ! Heu, non rien. Hum-hum. Mardi, nous avons fait une petite soirée entre nous huit, pour fêter les deux mois parmi nous auxquels les garçons ont survécu ! C'était sympa, tranquille, un petit dîner entre nous, nous qui partageons un secret. L'ambiance était très intime et très complice. On a évoqué quelques souvenirs : l'apparition des garçons dans notre chambre, la manière rude dont Heero s'était adressé à nous pour la première fois, la mouvementée fête de la musique durant laquelle j'avais été attaquée, la fête foraine, les fêtes Jeanne Hachette, les après-midi jeux de société, la sortie au plan d'eau du Canada puis la sortie à Paris. Ensuite, Duo et moi, qui avons commencé à sortir ensemble, et maintenant, nos petites vacances mi-détente, mi-stress à la Rochelle.
Il s'en est passé des choses en seulement deux mois ! Deux mois, c'est un sixième d'une année ! Ce n'est pas si petit que ça ! Il me semble avoir légèrement changé pendant tout ce temps. Enfin, je ne sais pas si j'ai vraiment mûri ou grandi mais c'est sûr que mon pouvoir m'a donné une certaine confiance en moi ! "Trop grande" confiance en moi, selon Duo...Ça l'inquiète un peu et il a raison : on ne sait pas de quoi sont capables les gens qui ont failli m'enlever. On ne sait pas ce qu'ils ont comme matériel : s'ils ont un appareil qui peut détecter mon pouvoir, peut-être qu'ils en ont un autre pour le bloquer, le supprimer, me l'enlever ?
Sans mon pouvoir, je ne suis qu'une fille ordinaire, faible et sans défense. C'est certainement ça qui me fait le plus peur : je ne veux pas être dépendante de ce pouvoir, je ne veux pas que mon assurance dépende de ma capacité à faire voler des pots de yaourts ou des fourchettes ! Mon cher petit ami me le rappelait encore hier soir : ce n'est pas parce que l'on sait marcher qu'il ne faut plus avoir peur de tomber. Tout peut arriver. Je dois rester sur mes gardes et "profiter de l'instant présent !" Nouvelle citation de Duo.
En parlant de "profiter de l'instant présent", nous voilà enfin à la date fatidique. Jeudi 21 Août 2003. Un mois depuis que je sors avec Duo. Il y a eu l'Enfer, il y a eu le Paradis, et ce soir ? Ce sera quoi ? Vu la chaleur qu'il fait aujourd'hui, ce sera peut-être rien du tout !
Quoi qu'il en soit, cet après-midi, nous retournons à la plage ! D'habitude je n'aime pas beaucoup y aller, mais depuis que j'y vais avec des garçons, cette sortie a pris une valeur toute particulière à mes yeux. C'est toujours l'occasion parfaite pour organiser des compétitions de crawl ! Y'a pas à dire, j'aurais adoré être commentatrice sportive des compétitions de natation. Catégorie hommes, évidemment. D'ailleurs... je dois bien avouer que Duo ne se débrouille pas mal du tout ! Je ne peux m'empêcher de sourire béatement chaque fois que je le vois enlever sa chemise et dégager ses merveilleuses épaules larges. Mais bon, à cause de mon caractère inhibé, je me contente de le regarder en bavant avec une expression d'extase. Lui se tourne vers moi en souriant puis s'assied sur sa serviette de plage, à côté de moi : "Alors, encore en train de mater ?"
Moi, en posant une main sur son épaule : "C'est que c'est beau !"
Il passe ses bras dans mon dos et m'attire contre lui : "Bah, tu peux regarder de plus près si tu veux ! "
Gaaaah. J'en pleurerais de joie si mes yeux n'étaient pas déjà occupés à fixer intensément son buste impeccable : ses épaules, son torse : pas carré, ni maigre, juste large, comme j'aime. C'est merveilleux !
Trowa, avec malice : "Sora ? Excuses-moi de te déranger mais tu as prévu quelque chose pour aujourd'hui ? Une nouvelle compétition ?"
Je ferme les yeux et me blottis contre le torse tout chaud de Duo : "Nan, c'est bon ! J'vous laisse quartier libre aujourd'hui ! "
Heero et Quatre étant restés au bungalow pour faire des recherches, Trowa part observer avec Snow la leçon particulière de beach-volley que Wufei donne à Sunny. C'est sûr, à la fin des vacances, elle sera championne ! Je reste un moment dans les bras de mon cherrrr petit ami et tente de faire abstraction de ses mains qui se baladent un peu partout sur moi. Allez, courage ! Je peux le faire !
Je m'extrais hors de ses bras et commence à fouiller dans mon sac à dos : "Bon, ben, faut que je me mette au travail, moi !"
Duo, étonné : "Quel travail ? Tu vas quand même pas t'entraîner ici ?"
Moi, embarrassée : "Non, mais (Je sors de mon sac un gros livre) je dois lire ce bouquin pour la rentrée ! "Du côté de chez Swann", de Proust !"
Duo fait la grimace : "Tu vas lire ce livre tout l'après-midi ?"
Moi, tranquillement : "Non ! (Je lui montre une petite portion du livre, environ 120 pages) Juste ça ! "Un amour de Swann" ! "
Il soupire et regarde la mer au loin : "Et qu'est-ce que je fais moi pendant ce temps ?"
J'ouvre le livre et fronce les sourcils dès la première ligne : "Tu n'as qu'à rejoindre les autres près du terrain de volley, je vous rejoins dès que ce bouquin me porte sur les nerfs ! Autrement dit, dans pas très longtemps !"
Duo se tourne vers moi en souriant, m'embrasse puis court rejoindre les autres. L'après-midi se déroule calmement ou presque : ce livre, ce livre ME PORTE SUR LES NERFS ! o Où est passée l'action ?!
"Voyons voir où elle en est : page 5. Tu as commencé à lire à quelle heure ?"
Je me tourne d'un air embarrassé vers Sunny et Snow qui m'observent tranquillement, les bras croisés.
Snow, d'un ton accusateur : "Elle le lisait déjà pendant que Wufei te tripotait, et aussi pendant notre match !"
Sunny, en souriant bêtement : "Mais Wufei ne me tripotait pas !"
Moi, choquée : "QUOI ? Quel match ?"
Sunny hausse les épaules : "Pendant que tu te torturais à lire du Proust, moi et Wufei, on a fait un match de beach-volley contre Snow et Trowa !"
Bouuuuuh.
Moi, déçue : "Pourquoi vous m'avez pas appelée ?"
Snow : "On voulait le faire mais Trowa a dit qu'il voulait pas te déranger..."
Moi, étonnée : "Et Duo n'est pas venu me chercher ?"
Sunny, pensive : "Il était déjà parti..."
Moi, inquiète : "Parti où ?"
Snow, choqué, me montre brusquement la mer : "Anh ! Regarde ! Il est parti draguer les filles !"
Je suis la direction qu'il m'indique : c'est un cabanon pour louer des jet ski.
Sunny prend ma tête à deux mains et la tourne vers le bon endroit : "Mais nan ! Là-bas !"
Aaaaaaaaaaaah ! Là-bas ! Tout près du cabanon ! Duo ! Au milieu des eaux, entouré par... par de terribles sirènes aux doigts crochues et qui sont déjà cramponnées à ses frêles épaules. Oh mon Dieu ! Elles s'apprêtent à le dévorer ! Quelle horreur ! Je dois agir !
Moi, folle de rage : "O.K ! J'y vais ! Je m'en occupe ! Je vais leur régler leur compte à ces pétasses !"
Snow, perplexe : "Dépêches-toi ! Vas le sauver !"
Je m'élance aussitôt à travers la plage, zigzaguant entre les parasols, renversant des gens, piétinant les enfants et enjambant les châteaux de sable.
Finalement je parviens à me faufiler derrière les poufs et une grande vague vient les emporter vers les rochers où, je l'espère, elles mourront écorchées vives.
Les filles s'éloignent, leurs tentacules étant trempées et leur arrangement complètement démonté.
Duo, surpris : "Hein ? Qu'est-ce qui se passe ?"
J'émerge brusquement de l'eau telle la Vénus de Botticelli émergeant des eaux dans sa conque mais de façon moins gracieuse, plus violente, sans conque et avec mon maillot de bain.
Duo, perplexe : "Ah, chérie, salut !"
Moi, agacée : "Ça va ? Tu t'amuses ?"
Duo, en soupirant : "Bof, je m'ennuie un peu : je voulais me renseigner sur les prix de location pour les jet ski, pour aller faire un tour avec toi, une fois que tu aurais fini ton bouquin mais ces filles sont arrivées d'un coup et se sont mises à me parler et à m'assommer de questions ! J'ai pas eu le temps de placer un mot pour leur expliquer."
Je croise les bras et le fixe d'un air suspicieux : "Ah oui ? Bon, si tu le dis ! Alors combien ça coûte de louer un jet ski ?"
Duo, étonné : "C'est vrai ? Tu as fini ton bouquin ?"
Moi, embarrassée : "Heu, si on pouvait éviter de parler de ça..."
Duo, en riant : "D'accord ! Allons-y...On fait la course jusqu'au ponton ?"
Moi, hésitante : "Heuuu... (Une épreuve sportive ? Hiiiiirk !)"
Duo, sûr de lui : "Bon ! Le dernier arrivé devra être aux ordres de l'autre pendant une semaine !"
Moi, soudain très intéressée : "Bon, d'accord ! "
Duo, ravi : "Parfait ! On y va ! A vos marques, prêts ? C'est parti !"
Et, sans me laisser le temps de réagir, il entame un super crawl en direction des jets ski. De mon côté, je commence une superbe nage aux mouvements très complexes, appelée communément "nage de la grenouille" ou encore "brasse". Bouh. C'est vraiment injuste : j'ai l'impression de faire la compétition contre une torpille ! Duo va incroyablement vite et, comme je le craignais, il finit par remporter notre petit challenge.
Duo, triomphant : "J'ai gagné ! À partir de maintenant, tu es à mes ordres pendant une semaine !"
Moi, essoufflée : "Ouais, félicitations, on est content pour toi."
Je sens que ça va être ma fête ce soir ! À moins qu'il ne décide d'attaquer dès maintenant ? Parce que là, il commence à me regarder comme un chasseur qui vient de repérer sa proie et je me demande ce qu'il me réserve.
Moi, soupçonneuse : "C'est quoi ce regard ? Qu'est-ce que tu vas me demander ?"
Duo, innocemment : "Ooooh ! Mais dis donc ! Tu sais que ce n'est pas très gentil de parler comme ça à son maître ?"
Moi, incrédule : "Quoi ? "Maître" ? Tu plaisantes, j'espère ? Ne me dis pas que je vais devoir t'appeler comme ça pendant une sem..."
Duo ne me laisse pas le temps de finir et m'entraîne sous l'eau pour échanger un baiser plus que torride. Je devrais peut-être me débattre mais bon, c'est loin d'être désagréable et puis, je suppose que mon "maître" n'apprécierait pas. Je passe donc mes bras autour de ses épaules pendant qu'il glisse une main derrière ma nuque et l'autre autour de ma taille pour m'attirer tout contre lui. Rrrrrr ! Son torse nu et humide contre moi...le pauvre ! Tout seul, il a sûrement besoin de compagnie et de mes petites attentions ! Je passe donc ma main sur ses délicieux abdos qui frémissent aussitôt. Arrivé au bout de ses limites, Duo décide donc de passer à la vitesse supérieure : sa main placée derrière mon cou descend doucement derrière mon dos et glisse dans mon short tandis que celle autour de ma taille commence à se frayer un passage sous mon haut. Pfiouuuuu ! Si la mer était à trente degrés, je crois qu'elle vient de passer d'un coup à cinquante parce qu'il commence vraiment à faire chaud ici et je crois que j'ai la tête qui tourne...Oups ! C'est peut-être parce que ça va bien faire deux minutes qu'on est en apnée au fond de l'eau. Oui, peut-être. Par mesure de sécurité, nous remontons à la surface.
Duo, en collant son front contre le mien : "Puisqu'on est ici, je pourrais t'apprendre la plongée en apnée...Qui sait ? Ça peut servir si tu veux rester sous l'eau un peu plus longtemps."
Moi, rosissant : "Hmm, je veux bien mais, et notre tour en jet ski ?"
Mon petit ami se tourne vers le ponton d'amarrage sur lequel les poufs de tout à l'heure font le pied de grue en nous fixant intensément.
Duo, gêné : "Tu as vu qui nous attend là-bas ? Tu as vraiment envie d'y aller ?"
Moi, brusquement : "Oh, alors là, non ! Je préfère largement ma leçon de plongée en apnée !"
Duo me lance un regard malicieux : "Dis donc toi, tu ne serais pas jalouse des fois ?"
Je détourne les yeux et croise les bras d'un air décidé : "Mais non ! Pourquoi tu dis ça ? Je n'ai aucune raison d'être jalouse de ces filles !"
Il ébouriffe alors mes cheveux comme on le ferait avec un gentil petit chien : "Oooh ! Tu es une esclave trooop mignonne !"
Moi, gênée : "Oh, ça va ! N'en rajoute pas, d'accord ?!"
Duo me prend dans ses bras et m'embrasse longuement sous le regard envieux des trois pétasses du ponton. Hin hin hin ! Bien fait !
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En fin d'après-midi, nous sommes retournés aux bungalows où Heero et Quatre nous attendaient, sans aucune bonne nouvelle. Mais aucune mauvaise non plus ! Leurs recherches avancent : ils ont piraté le site d'un laboratoire pharmaceutique et y ont trouvé des informations plutôt suspectes. Et, fait très étrange, ils ont décidé de poursuivre leurs recherches, jusque très tard dans la nuit, dans le bungalow de Sunny, Snow, Trowa et Wufei...comme par hasard ! J'ai lancé un regard suspicieux à mon petit ami qui a feint l'ignorance la plus totale au sujet de cette coïncidence. De plus en plus stressée, je suis allée prendre ma douche après le dîner et quand je suis revenue, je me suis jointe aux autres pour jouer aux cartes par équipes. Entre-temps, Duo s'était changé : il portait à présent un pantalon noir ainsi que la belle chemise bordeaux qu'il portait le jour où nous avons commencé à sortir ensemble ! Il était tellement sexy comme ça ! Minute ! C'est sûrement pour ça qu'il s'est habillé de cette manière !
Pendant la partie de cartes, j'étais assise sur ses genoux et je pouvais voir tous les signes de son impatience. Il n'arrêtait pas de jeter des coups d'oeil à sa montre, de demander aux autres s'ils avaient sommeil et il avait beau tenir ses cartes dans sa main, (puisque l'autre était occupée à caresser ma cuisse) c'était moi qui devait retirer les bonnes cartes au bon moment. Et bien sûr, si je me trompais, qui donc me réprimandait ? Lui, évidemment ! Et si je cherchais à répliquer, il protestait en disant qu'une esclave ne devait jamais contredire son maître. Avec le regard soupçonneux des autres, c'était particulièrement gênant ! Très confuse, j'ai dû brièvement leur raconter le petit marché que nous avions conclu cet après-midi pour dissiper le malentendu sinon ils nous auraient peut-être pris pour un couple sadomasochiste !
En fin de compte, au fur et à mesure que la nuit tombait, tout le monde est rentré dans le bungalow et j'ai commencé à avoir le trac.
Et maintenant nous voilà seuls.
Duo écarte une mèche de mes cheveux et commence à m'embrasser dans le cou : "Peut-être qu'on devrait rentrer nous aussi ?"
Moi, timidement : "Oui."
Je descend de ses genoux et me dirige lentement vers le bungalow. Je monte les petites marches métalliques, entre et m'arrête sur le seuil. Mes jambes tremblent un peu. J'ai confiance en Duo pourtant alors où est le problème ?
Mon petit ami me rejoint et referme la porte à clé, derrière nous : "Dis, tu vas prendre la salle de bain ?"
Moi, brusquement : "Ah ! Non, ça va ! Je... Je suis prête."
Gloups. Ça me fait bizarre de dire ça.
Duo passe un bras autour de ma taille et m'embrasse doucement : "Bon, alors ne bouges pas. J'ai un petit truc à faire dans la chambre !"
Un peu déconcertée, j'acquiesce silencieusement et m'assied sur le canapé pendant que mon petit ami va faire je ne sais trop quoi dans la chambre. J'entend des tiroirs s'ouvrir, des cartons qu'on remue puis, un capharnaüm de bruits métalliques et enfin, plus rien.
"C'est bon ! Tu peux venir !"
Je me dirige rapidement vers la chambre, un peu inquiète et m'arrête sur le seuil en découvrant la nouvelle déco. Pendant que j'étais dans la salle, Duo a tiré les rideaux, disposé quatre ou cinq petites bougies dans la pièce et allumé un bâton d'encens. Posé sur le sol, un ventilateur souffle une douce brise dans la chambre. Wow. Quelle surprise ! Ça donne une petite ambiance intime : c'est pas mal du tout !
Duo, embarrassé : "Bon, je sais que c'est classique et que tu aurais préféré quelque chose de plus original mais j'ai pensé que ça pourrait te détendre un peu plus qu'une grande mise en scène."
Moi, en souriant : "Ouais, tu as bien fait ! J'ai un peu le trac !"
Il me prend dans ses bras et commence à caresser mes hanches en me regardant avec désir : "Allez, ne t'en fais pas ! Tout se passera bien !"
Je ferme les yeux et prend une grande inspiration : "Oui ! Tout se passera bien ! (Puis je les rouvre et le regarde d'un air suspicieux) Du moins, tu as intérêt parce que sinon, j'irais me plaindre auprès d'Heero !"
Duo rie nerveusement puis sourit d'un air embarrassé : "D'accord ! Là, tu peux être sûre et certaine que je vais me donner à fond pour que tu passes une bonne soirée !"
Il prend ma main et nous nous asseyons tranquillement sur le lit pour nous embrasser langoureusement. Pendant que Duo promène ses mains sous mon maillot, je déboutonne rapidement sa chemise, impatiente que je suis d'admirer à nouveau ses belles épaules et son torse légèrement musclé mais pas trop ! Hiiii ! Je sens que le trac est passé maintenant ! Héhéhé ! À moi les beaux abdos !
Malheureusement, je suis tellement empressée qu'un bouton me reste dans la main ! Un peu embarrassée, (C'est pas vrai ! Mais quelle idiote ! Pourquoi il faut que ça m'arrive dans un moment pareil ?) je le pose d'un air honteux sur la table de nuit.
Moi, rouge de honte : "Oups. "
Duo éclate de rire puis m'ébouriffe les cheveux en me regardant tendrement : "C'est pas grave ! Si tu le voulais tant que ça ce bouton, fallait me le dire ! Je t'en fais cadeau ! Ça te fera un beau souvenir de cette nuit !"
Je regarde le bouton de chemise, posé sur la table de nuit puis me tourne vers mon petit ami en fronçant les sourcils : "Un souvenir ? Tu appelles ça un souvenir ? Tu vas voir, toi ! Je vais t'en donner un de souvenir !"
Je l'embrasse fougueusement et me lance à l'assaut des autres boutons de sa chemise.
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Quelques heures plus tard, après une nuit délicieusement agitée, vers deux heures du matin.
Une mercédès noire vient s'arrêter devant le bungalow. Trois silhouettes féminines, cagoulées et toutes vêtues de noires en descendent. L'une d'elle crochète la serrure, désactive le système de sécurité puis fait signe aux deux autres d'entrer.
Elles traversent le salon sur la pointe des pieds, en dispersant un gaz mystérieux sur leur chemin. Sur une étagère, trône une petite peluche de hibou. Une des filles la regarde, la prend pour la serrer dans ses bras (dans une pose très nunuche) et finalement, l'embarque. Avec précaution, les trois intruses forcent la serrure et ouvrent la porte de la chambre avec le grand lit mais restent figées sur le seuil. Après s'être concertées du regard, elles passent à l'action. L'une disperse du gaz dans la pièce, une autre fait le guet et la troisième se penche au dessus du lit.
Hm ? J'ai froid...je me blottis un peu plus contre Duo, dont les bras m'enveloppent dans une délicieuse chaleur suave. Mais qu'est-ce qui se passe ? Qui tire sur les couvertures ?
Moi, à moitié endormie : "Laissez-nous ! On peut pas dormir tranquille ?!"
Soudain, contre toute attente, quelqu'un me prend par la taille et me jette à terre, avant de me balancer une couverture sur la figure. Je m'enveloppe dedans et me relève en titubant. Qu'est-ce qui m'arrive ? J'ai cette désagréable sensation familière. Je suis droguée ? Face à moi, trois filles avec une cagoule sur le visage me regardent, moqueuses. C'est pas vrai ! Pourquoi ils viennent me voir à un moment pareil ! On était si tranquilles, si bien Duo et moi ! Je jette un coup d'oeil vers mon petit ami, qui dort paisiblement. Ses cheveux, toujours tressés mais complètement ébouriffés, s'étalent sur l'oreiller dans un arrangement trop sexy ! Hmmmm...quand je pense que j'aurais pu le regarder dormir comme ça pendant encore plusieurs heures, caresser son corps encore tout chaud et puis me réveiller avec lui, blottie dans ses bras... - ron - ron -
Cette délicieuse pensée s'efface aussitôt pour laisser la place à une beaucoup plus importante : il faut que je me défende et que je protège Duo. Dans mon état, impossible d'utiliser mes pouvoirs ! Mon premier réflexe est donc d'appeler les autres à la rescousse. °
Moi, criant de toutes mes forces : "Duo, réveilles-toi ! Heero ! Quatre !"
Affolées, les filles me prennent chacune par un bras et me traînent hors de la chambre tandis que la troisième ouvre les portes. Le spectacle qui s'offre alors à mes yeux est absolument consternant : Heero et Quatre, tordus de rire, sont pliés en deux sur le sol de la salle à manger. --°
Moi-même, inconsciemment, je commence à me sentir légère et sans souci et un rire nerveux sort de mes lèvres avant d'éclater en un gros fou rire. C'est tellement ridicule : ces filles auraient pu utiliser un gaz soporifique mais elles ont choisi un gaz hilarant ! C'est trop drôle ! Ah ah ah ah ah ah ! Manquait plus que ça ! Duo qui débarque dans la pièce, enveloppé dans un drap. Ah ah ah ah ah ! Il est trop chou comme ça !
Duo, entre deux éclats de rire : "Hey ! Attendez !"
Je tend la main vers lui mais les deux filles me font sortir du bungalow tandis que la troisième referme la porte et en condamne l'accès en en cassant la poignée. Dehors, on entend des rires et des chansons qui viennent de la salle des fêtes. C'était bien trouvé : quelques éclats de rire passent inaperçus dans un club de vacances.
Les filles me font monter dans une mercédès noire et grimpent à côté de moi. A l'intérieur, l'homme qui ressemble à Mr Lyle me fixe d'un air amusé et avec un sourire particulièrement déplaisant, me passe autour du bras un étrange bracelet doré qui semble très ancien. Comme la voiture démarre en trombe, je regarde en riant le bungalow qui s'éloigne, rapidement. Je n'ai jamais autant ri de toute ma vie ! Et pourtant c'est bien la plus triste des journées qui commence pour moi.
À Suivre…
Heuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu... HEINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ???? Mais je suis pas d'accord du tout, moiiiiiiii ! Comment ça on m'enlève, on me kidnappe ?!!! Nonnnnnnnnnnn ! ... Et pourtant, c'est bien ce qui vient de se passer ! Sora en très mauvaise posture, les pilotes de gundam désespérés, Sunny et Snow désemparés et un Duo très déprimé, c'est ce qui sera au menu du prochain épisode. Une plongée dans l'inquiétant institut tenu par Mr Parker, des rencontres avec de nouveaux personnages et... un nouveau mystère, qui se profile à l'horizon... Découvrez le côté obscur de la Force d'Hana-BE, dans le prochain épisode : Nouvelle donne !
