Bonsoir ! Comment allez-vous ?
Je tenais à vous remercier pour vos reviews et m'excuser pour le manque de réponse. Le truc c'est que je les ouvrent depuis ma boite mail et ensuite j'oublie d'y répondre. Désolée.
Je commence à travailler la semaine prochaine je risque donc d'être un peu plus longue à poster.
En tout cas merci et bonne lecture.
Chapitre 14 : Longue nuit.
Félicity, blanche comme la mort et tremblante comme une feuille se dirigea d'un pas rapide en direction du bureau d'Oliver qui, à en juger par les cris qui fusaient à l'intérieur de la pièce, était en pleine dispute avec sa mère.
Plus par habitude que par nécessité la jeune femme toqua au battant en verre de la porte avant d'entrer, le ventre noué par l'angoisse :
- Dégagez d'ici immédiatement, rugit Moïra en la foudroyant du regard.
Félicity décida de l'ignorer et se concentra sur Oliver :
- Téléphone pour toi. C'est Slade, ajouta-t-elle lorsqu'il s'apprêta à répliquer.
Son expression changea du tout au tout. D'abord crispé à cause de sa mère et de son comportement, il pâlit légèrement comme Félicity plus tôt avant de tendre une main en direction du mobile de la jeune femme :
- Maman, laisse-nous.
- Je te demande pardon ? Il est hors de question que je sorte d'ici avant que nous ayons réglés ce soucis Oliver ! Et qu'importe l'importance de cet appel il n'est pas plus capital que l'empire familial mis à mal pour ton mauvais goût pour les femmes.
Oliver se pinça l'arrête du nez en poussant un long soupir pour s'exhorter au calme :
- Ce n'est pas seulement important, maman. C'est primordiale alors s'il-te-plait va-t-en.
- Et pour quel raison ? Tu comptes te frayer un chemin sous les jupes de ta femme ? Un petit coup rapide avant la réunion ? J'ai toujours su que tu étais influençable mais certainement pas au point de te laisser manipuler par une vulgaire fille de Las Vegas ! Et puis que sait-t-on d'elle ? Sa mère est peut-être une stripteaseuse ? Ou une vulgaire prostituée ? Et tu connais le dicton : telle mère, telle fille !
Avant qu'Oliver ou Moïra ne le voient venir Félicity s'approcha d'elle et lui asséna une violente gifle qui lui fit tourner le visage. Choquée, madame Queen, une main sur la joue, dévisagea Félicity les yeux écarquillés et la bouche ouverte :
- S'en est trop, rugit Félicity, je vous interdit ! Manquez-moi de respect autant que vous le souhaitez mais je ne vous laisserez pas rabaisser ma mère ! D'autant plus que l'enquête que vous avez menée à mon sujet vous a révélé que ma mère est serveuse. Serveuse ! Pas entraineuse, ni danseuse ni quoi que ce soit de cet acabit !
- Olive... elle... elle m'a frappé, bégaya sa mère en se tournant vers le jeune homme, certaine d'y trouver un soutiens.
Félicity baissa les yeux, déposa le portable dans la main toujours suspendu dans le vide d'Oliver et lui murmura, la voix tremblante :
- Je suis désolée, je vais faire mon sac et je quitte le manoir.
Oliver se réveilla de son choc et attrapa la main froide de sa femme :
- Tu ne va nul part. Par contre, maman, et je ne te le répéterai pas : tu sors de ce bureau immédiatement.
- Mais elle m'a frappé, s'insurgea la doyenne en désignant Félicity d'un index accusateur.
- C'est un moindre mal ! Et au vu de ce que tu lui a dit je comprend parfaitement sa réaction ! Bordel, j'aurais fais la même chose à sa place alors maintenant dehors, s'emporta Oliver en criant et en lui désignant la porte.
Moïra releva le menton et, non sans avoir au préalable fusillé son fils et sa femme du regard, quitta le bureau la tête haute.
À l'instant où la porte se referma dans un claquement Oliver se jeta sur le téléphone :
- Qu'est-ce que tu veux, cracha-t-il à l'attention de Slade qui n'en loupait pas une miette.
L'ex-mentor d'Oliver se contenta de partir dans un rire long et rocailleux qui hérissa le poil d'Oliver.
- Eh bien, eh bien ! Je suis certain que tu en viens à regretter le calme relatif de Lian Yu !
- La ferme ! Qu'est-ce que tu veux, répéta-t-il en prenant soin de détacher chaque syllabes.
- D'après ce que j'ai cru comprendre ta femme a un sacré tempérament ! Oser frapper Moïra Queen ! Quel toupet ! Il me tarde de la rencontrer !
- Si tu oses toucher à un seul cheveux de sa tête...
La menace mourût sur ses lèvres à l'instant où Félicity lui prit la main et y appliqua une petite pression. Il ferma les yeux et inspira profondément avant de reprendre d'une voix plus posée mais aussi tranchante qu'une lame de rasoir :
- Qu'est-ce que tu veux Slade ?
- N'est-ce pas évident ? Réfléchis un peu. Il me semble, il n'y a pas si longtemps, de t'avoir promis l'enfer, non ? Eh bien devines-quoi ? Cela commence aujourd'hui !
- Et c'est pour cela que tu m'appelles sur le portable de ma femme ? Me mettre en retard à une réunion ?
À nouveau Slade explosa de rire mettant les nerfs d'Oliver à rude épreuve.
- Pas vraiment. Je voulais juste t'avertir. Ta soeur risque d'avoir un peu de retard ce soir.
Le coeur d'Oliver fit une embardé alors qu'il assimilait ce que cela signifiait. S'il perdait sa soeur...
- Oh... je vois que j'ai fais d'une pierre deux coups. J'ai réussi à calmer tes ardeurs et à capter ton attention.
- Si tu poses un doigt sur elle, siffla-t-il entre ses dents.
- Pourquoi être aussi pessimiste ? Tu es mon ami, presque un fils. Je ne ferais pas de mal à ta soeur. Nous discutons tout au plus. C'est une jeune femme très intelligente.
Oliver commença à faire les cents pas sous le regard inquiet de Félicity qui se rongeait les ongles :
- Laisse la partir. Elle n'y est pour rien dans cette histoire. Si tu veux me tuer dis moi où je peux te retrouver et nous réglerons ça entre homme !
- Tu as proposé à Ivo un combat entre homme peut-être, cria Slade, subitement fou de rage.
Oliver se figea et observa quelques secondes de silence bien conscient de l'instabilité de son interlocuteur :
- Mais je suis d'accord, reprit-il finalement. Si tu veux récupérer ta soeur viens me retrouver sur les docks dans une heure.
Le justicier n'eut pas le loisir de répondre qu'il lui raccrocha au nez.
Oliver se précipita sans plus attendre en direction de la sortie, Félicity sur les talons, qui en profita pour faire signe à Diggle de les rejoindre :
- Attend Oliver, s'écria l'informaticienne en le rattrapant par le coude, qu'est-ce qui se passe ?!
- Il a Thea, lâcha-t-il et sa manière de le prononcer lui donna l'impression que chaque mot était broyé entre ses dents.
- Et tu comptes te jeter dans la gueule du loup comme ça ?! Sans nous en parler ?
Diggle croisa les bras sur don torse en lui adressant une œillade peu aimable pour soutenir son amie.
Oliver se passa une main sur le visage en soufflant d'exaspération. Il n'avait pas de temps à perdre.
- Il a ma soeur Félicity ! Et cet enfoiré doit certainement préparer son coup depuis longtemps de sorte que, quoi que je fasse, quoi que je dise, l'issu de cette soirée ne sera rien de moins que ce qu'il a prévu !
Félicity vit la terreur dans ses yeux, une peur sourde qui le paralysait presque. Elle posa une main tendre sur son torse et s'approcha de lui :
- Tu n'es pas seul tu sais ? On est là pour toi. Toujours.
- Je ne veux pas que vous soyez blessés.
La fragilité perceptible dans sa voix lui serra le coeur et lui fit monter les larmes aux yeux.
- Ne t'inquiète pas pour nous. Allons-y.
Oliver allait ouvrir la bouche pour protester avec véhémence mais face à l'air convaincu de ses acolytes il abdiqua :
- Allons-y, répéta-t-il avant de s'élancer en direction de l'ascenseur.
Avant d'être stoppé net dans son élan par Rochev :
- Où vas-tu Oliver ?! Les membres du conseil nous attendent la réunion commence dans cinq minutes.
- Merde, jura le justicier entre ses dents. Isabel, je dois vraiment y aller. Thea à des problèmes.
- C'est une grande fille. Nous devons y aller.
- Isabel, je ne peux pas, comprends moi, s'il-te-plait.
La russe le fixa d'un oeil torve pendant de longues secondes avant de souffler :
- Y'a bien un moyen.
- Lequel ?
- Tu dois léguer les pleins pouvoir. Les céder.
- Très bien. Comment.
- Une attestation sur l'honneur et ta signature, expliqua-t-elle en s'approchant un peu.
Oliver acquiesça avant d'adresser un signe à ses amis qui l'attendait près de l'ascenseur de patienter encore un peu. Il suivit Rochev, griffonna sur la feuille qu'elle lui tendait et en moins de trente secondes le tour était jouer.
- Félicity Queen ?!
- Ma femme sera là pour me représenter. Elle connait toutes les affaires en cours peut-être même encore mieux que moi.
- Je suis co-PDG ! Je travail avec toi pourquoi ne pas m'avoir...
- Je n'ai pas confiance en toi. Mais en ma femme si.
Isabel lui lança un regard plein de haine avant qu'il ne récupère la procuration et qu'il se dirige vers Félicity. Il lui donna avant de lui expliquer sommairement la situation pour conclure :
- Félicitation Madame la Présidente Directrice Générale. Vous êtes maintenant propriétaire de QC.
Voilà. J'espère que le chapitre vous aura plu. Lassez-moi vos avis. Merci.
