Auteur : Roussette
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Oda.
Rating : K
Pairing : Aucun
Setting : Quelques années avant le début de l'histoire, encore !
Ndla : Ouai, ça aussi ça me trottait dans la tête. Noir, comme la couleur favorite d'un énigmatique personnage de One piece
Bonne lecture, si vous arrivez à la fin x)
Thème 70 : Noir
Octi, n'avait jamais compris,
Pourquoi elle portait du noir.
Quand s'admirant dans le miroir,
Elle semblait avoir perdu un peu de vie.
Octi regardait souvent Shakky.
Pour essayer de comprendre.
Et sans vouloir se méprendre,
Il observait le noir de la Lady.
Elle le portait mieux que tous les gens.
Sombre tenue pour sombre sourire,
Il voyait le noir en entendant son rire,
Shakky s'attifait de noirs diamants.
Pourquoi portait-elle du noir ?
Se demanda l'enfant poisson,
Il n'arrivait pas à voir la raison.
Aimait-elle les couleurs du soir ?
Aimait-elle donc l'obscurité,
Pour s'en habiller de la tête au pied ?
Du bustier, du pantalon à ses souliers,
Cette couleur était fixée.
Le noir de Shakky,
Qu'elle mettait continuellement,
Un noir de poésie,
Lui allait bien élégamment.
C'était un noir mystérieux,
Pour le jeune petit poisson poulpe.
Shakky, avait même dans sa coupe,
Les cheveux noirs charbonneux.
Ses grands yeux onyx,
Perdus dans le néant,
Semblaient si grands,
Perdus dans le Styx.
Octi n'avait jamais vu une femme,
Porter cette couleur.
Sombre lueur,
Pour cette dame.
Au royaume Ryuugu, le noir,
N'était point aimé des habitants,
Il représentait éternellement,
L'image de deuil et désespoir.
Alors pourquoi, Shakky-sama,
La portait-elle chaque jour,
Comme son plus précieux atour ?
Ça, Octi ne le savait pas.
Aurait-il dû sans doute demander,
A quelqu'un d'éclairer,
Le petit poulpe paumé,
Qui ne pouvait pas seul trouver ?
Et pour savoir la vérité,
Octi, gamin, un jour décida,
De questionner, Rayleigh-sama,
Pour percer ce grand secret.
Pourquoi l'noir et pas une autr'couleur ?
Le rose, le blanc, auraient sublimé Sa peau,
Comme le cyan, le bleu, couleur de l'eau,
Des teintes de joie et de bonheur.
Mais, eh bien, seulement voilà
On dit tout à Octy,
Et mal lui en pris,
D'avoir voulu chercher par là.
Car Rayleigh, lui confia,
Pourquoi le noir et Shakky,
Etaient de bon vieux amis.
Voici ce qu'il déclara :
''Shakky aime le noir,
Car il n'a pas de lumière,
Et qu'il n'a pas de colère
C'est une teinte sans pouvoir.
Shakky a choisit le noir,
Car désormais pour toujours,
C'est sa couleur d'amour,
Pour le dernier des aux revoir.
Comprend bien petit,
Que Shakky est triste d'une mort.
Et aujourd'hui, elle vit encore,
Uniquement en nostalgie''.
Qu'est-ce que Shakky aimait ?
Pour porter le noir ainsi,
Des années sans un répit,
Ça, Octy se le demandait.
Le petit poulpe regarda alors,
Shakky, la femme en noir,
Sombre à l'instar du soir,
Comme un mystérieux trésor.
Fumant seule, sa cigarette,
Ses ongles noirs prenaient,
Le poison qui la rendait,
Bien trop souvent muette.
Quand ses yeux regardaient le lointain,
Avec un air de nostalgie,
Qui se répétait à l'envie,
La dame noire semblait attendre quelqu'un.
Mais non, Octy enfin, comprit,
Que le deuil de la mystérieuse femme Shakky,
N'était pas pour un homme ayant perdu la vie,
Mais pour une époque finie.
Shakky sapée de noir,
Ne pleurait pas un mort,
Mais un temps qu'encor',
Elle aurait voulu voir.
Son deuil était par amour,
Pour une époque ancienne,
Qui était quoi qu'il advienne,
Plus à l'ordre du jour.
La lady pleurait le temps,
Des pirates et des voleurs,
Dont le roi Gol D Roger,
Etait mort, il y a deux ans.
Le deuil de Shakky-sama,
Silencieux et muet,
Comme le noir qu'elle portait,
Ne s'arrêterait pas comme ça.
En reine sombre et mélancolique,
Shakky pleurait quand personne n'était là,
Quand on ne l'entendait presque pas,
Les vieux souvenirs nostalgiques.
Ainsi Octy voyait les yeux d'onyx,
De la femme en noir endeuillée,
Qui semblait presque effeuillée,
Terriblement seule sur son Styx.
Le noir de la belle Shakky,
Etait sa fragilité,
Son seul bouclier,
Pour ce temps bien fini.
°0oOo0°
Sombre dame des carrefours,
Qu'attendre, après tant de jours,
Qu'attendre encor ?
Émile VERHAEREN (1855-1916)
