Harry Potter et l'Autre Dimension

Résumé : Harry Potter à la fin de la grande bataille, fait un voyage dans le temps et est envoyé à l'époque où ses parents sont en septième année afin d'accomplir une toute dernière mission : détruire les horcruxes. Pendant les mois de juillet et Août, il eut l'accord du Directeur de l'époque, le professeur Dumbledore, pour rester au château et s'entraîner. Ainsi, avant même la rentrée des classes, il eut une première altération avec quelques mangemorts et aussi avec Voldemort lui-même. Lors de sa répartition, Harry, distrait par la vue de Pettigrow, ne put empêcher le choixpeau de l'envoyer à serpentard. Il se retrouva donc dans le même dortoir que ses ennemis jurés. Harry fait face à tout un tas de problèmes avant même que le mois d'octobre ne s'achève. Il arrive tout de même à avancer dans sa mission avec le Dumbledore de cette époque et réussissent ensemble à se débarrasser du basilic dans la chambre des secrets. A ce jour, Harry et Dumbledore sont en possession du diadème de Rowena Serdaigle et de la bague de Gaunt.


Précédemment : Harry avait mis sans-dessus-dessous tout le château et ses résidents pour Halloween.

(Bonne lecture ^^)


Chapitre 14 : Déloyal

Le vent soufflait très fort en ce premier jour du mois de novembre. Quelques nuages parsemaient le ciel ici et là, laissant le soleil apparaître de temps à autres.

Un temps assez habituel lors d'un match de quidditch en cette période de l'année. Le week-end venait de commencer et les couloirs du château étaient assez animés à cette occasion. Et surtout à la veille du match. Harry vit défiler les joueurs dans la grande salle.

Juste un peu avant le match, à l'heure du petit déjeuner, il était possible de voir les joueurs des deux camps adverses se pavaner autour d'eux. Certains paraissaient excités tandis que d'autres joueurs avaient le teint livide, probablement dû à la nervosité. Et cela se voyait dans les deux tables qui allaient se faire face.

Gryffondor et Serpentard.

Les serpentards semblaient sûr d'eux, malgré le fait qu'ils allaient jouer contre les joueurs de gryffondors qui, depuis cinq ans maintenant, selon un bruit de couloir, n'avaient pas perdu un seul de leurs matchs face aux serpentards.

Ces derniers n'aimaient pas trop voir l'air supérieur des lions. Pourtant, les serpents n'affichaient pas leurs airs assoiffés de vengeances habituels.

Non.

Ils avaient l'air plutôt assez confiant et s'échangeaient des sourires mauvais et énigmatiques. Comme si les joueurs partageaient un secret que eux seuls semblaient connaitre.

-Cette fois-ci, c'est serpentard qui aura l'avantage ! S'exclama un serpentard blond et surexcité, juste devant lui.

-Ouais, dit un autre l'air hautain. J'ai hâte que le match commence !

-Je suis sûr qu'on s'en souviendra pendant longtemps !

Harry ne comprit pas d'où provenait la soudaine assurance des serpentards ou encore leurs rires moqueurs qu'ils lançaient de temps en temps à la table des Lions. Les joueurs rouge-et-or pour leur part, ignorèrent les autres élèves de la salle, et plus particulièrement les vert-et-argent, sauf pour lever les yeux au ciel en réponse à leurs fou-rires inexpliqués. Par moment, Harry surprit, de manière abasourdis, certains joueurs serpentards lui lançaient des hochements de tête avant se regarder entre eux et de partir dans un fou rire incompréhensible.

Harry se demandait s'ils avaient bu quelque chose de louche pendant le petit déjeuner, puis considéra d'un air méfiant son verre. Il sentit ensuite des regards sur lui, cherchant qui cela pouvait bien être, il balaya la salle d'un œil inquisiteur et tomba que sur Pettigrow qui lui lança un regard mauvais.

Fronçant des sourcils, Harry observa les autres gryffondors pour voir si on lui reprochait quelque chose, mais personne ne fit attention à lui. Ils semblaient tous plus préoccupés par le match qui allait avoir lieu dans quelques minutes.

Bientôt, ce fut l'heure aux joueurs d'aller se préparer et donc de rejoindre leurs vestiaires.

Alors qu'à son tour, Harry se décida d'aller au terrain pour assister au match, au détour d'un couloir, il se sentit immobiliser et tomber face contre terre se cassant le nez au passage.

Il ne pouvait plus bouger et il comprit par expérience qu'on lui avait jeté le sort de stupéfixion.

Encore.

-C'est bon, chuchota une voix soulagée et familière. On l'a eu.

-Tu crois ? demanda un autre la voix était tendue et pas trop convaincue.

-Oui regarde, affirma le premier tout en continuant de parler à voix basse. Il ne bouge plus.

Le silence se fit uniquement perturbé par les éclats de voix des élèves au loin se dirigeant au terrain.

-On en fait quoi maintenant ?

-J'en sais rien moi, se plaignit ce qu'il reconnut comme la deuxième voix. Je te rappelle que c'était ton idée !

-Arrêtez de crier, intervint sèchement une troisième voix. On va vous entendre.

-C'est toi qui est en train de crier ! Rouspéta la deuxième voix un peu plus fort.

-La ferme ! Murmura fermement la voix familière et à ce moment si déplaisante aux oreilles de Harry.

-Bon, on fait quoi là ?

Le cœur battant, il reconnut la voix de Pettigrow parmi ses assaillants et les deux autres voix appartenaient à des gryffondors avec forte chance et dont les noms lui échappaient. Harry se demanda ce que lui voulaient ces trois gryffondors.

L'idée d'être à la merci de Pettigrow ne le réconforta pas spécialement, mais heureusement, Harry n'était pas seul.

Il tenta de calmer ses nerfs, lorsqu'il se rappela le Médaillon du Voyageur reposant autour de son cou. Lorsque la panique s'estompa, il se concentra sur la conversation du trio.

-Enfermons-le dans une salle, suggéra Pettigrow le ton un peu plus assuré. Tiens, regarde si celle-là est vide ?

Il entendit une porte s'ouvrir.

-Ouais c'est bon, elle est vide.

*Harry, veux-tu que je te libère ?* Demanda le Médaillon.

Harry sentit une vague de chaleur apaisante le parcourir à la suggestion du Médaillon, son seul allié.

A défaut d'avoir Ron et Hermione avec lui, il pouvait se réconforter d'avoir au moins un compagnon hors du commun, l'accompagner vingt quatre heures sur vingt quatre.

*Non Médaillon, répondit Harry. Pas maintenant. Voyons d'abord de quoi il est question. Tu me libéreras si ça devient dangereux. Essayons de ne pas trop attirer l'attention sur les supers grands pouvoirs que tu possèdes*

*Entendu Harry.*

Soudain, Harry se sentit lévité.

Pris de panique, il prévint le Médaillon de se tenir prêt jusqu'à ce qu'il se sentit déposé sans ménagement sur une estrade ; qui laissera quelques bleus à certains endroits. Puis on le recouvrit d'un drap blanc miteux et poussiéreux. Il aurait toussé s'il avait pu.

-C'est bon ? Est-ce qu'on peut y aller maintenant ? Geignit à voix basse un des gryffondors, dont Harry n'arrivait pas à retrouver le nom. Le match va commencer d'un moment à l'autre.

-Ouais c'est bon, assura nerveusement Pettigrow. Il restera immobile pendant un bon moment. On peut y aller.

-Tu es sûr de ce que tu fais ? demanda l'autre gryffondor, d'un ton suspicieux. Preott ne m'a pas l'air d'être comme-

-Ouais ouais j'en suis sûr, coupa Pettigrow furibond. Je les ai entendus de mes propres oreilles.

-J'espère pour toi que tu ne t'es pas trompé Pettigrow, dit l'autre sombrement. Parce que c'est à Preott qu'on s'en est pris.

-Je ne suis pas stupide ! S'enflamma Pettigrow en haussant la voix. Je sais ce que j'ai entendu !

-Moins fort Pettigrow, on va t'entendre ! Chuchota le gryffondor impatient de partir.

Impossible pour Harry de mettre des noms sur les deux autres voix.

-Si j'insiste Pettigrow, c'est parce que c'est à Preott qu'on a affaire, râla l'autre un peu soupçonneux. J'ai dû mal à croire qu'il ferait une chose pareille. D'ailleurs, la semaine dernière je l'ai vu-

-Je suis sûr de ce que j'ai entendu, coupa Pettigrow las de se justifier. Maintenant il ne pourra faire de mal à personne comme ça.

*Faire du mal ? A qui ? Mais de quoi pouvaient-ils bien parler*, se demanda Harry incrédule.

Sidéré, Harry suivait l'échange entre les trois gryffondors d'une oreille attentive. Il sentit la colère monter en lui en même temps que la confusion quand il les écoutait.

Non seulement on l'avait lâchement attaqué par derrière à la manière serpentarde, mais en plus par des gryffondors.

Bon venant de Pettigrow cela ne le surprenait pas vraiment, mais cela lui fit quand même un pincement au cœur que d'autres gryffondors agissent ainsi ; car personne à gryffondor n'avait encore osé s'en prendre à lui de cette manière.

Les gryffondors étaient connus pour leur honneur et leur manière d'être direct. De prévenir leur adversaire avant d'agir. Toujours face à eux et rarement par derrière.

Il existe des exceptions partout et pour tout, se dit intérieurement Harry avec amertume.

-Bon, on y va ? Gémit exaspéré le gryffondor impatient. Je suis sûr que le match a commencé maintenant !

Le silence se fit un moment, suivi de quelques bruits de mouvements étouffés.

-Ouais c'est bon maintenant, dit Pettigrow. Allons-y.

Harry les entendit partir, suivi du son d'un cliquetis. Ils l'avaient enfermé dans la salle de classe, immobilisé et recouvert. Il resta figé de stupeur un moment avant de sentir la fureur et l'exaspération grandir en lui.

Depuis quand les gryffondors mettaient en pratique la justice du : je lance un sort d'abord et je demande des explications ensuite ?

Même à son époque, les gryffondors avaient plus d'honorabilité que ceux de cette époque. Enfin, à son époque ses camarades n'étaient pas parfaits, mais aux moins ils agissaient toujours avec une raison justifiée. Or, il ne voyait pas d'excuses dans leurs comportements.

Harry tenta de se calmer en respirant profondément et eut la pensée absurde de transformer la couverture miteuse sous laquelle il se trouvait en un Gytrash(*1) et de le lancer à la poursuite du trio responsable de son état. Ou alors juste après Pettigrow.

Ses pensées furent perturbées par les cris des spectateurs et le coup de sifflet du début de match de Mme Bibine.

Estimant que plus personne n'était dans les parages, Harry s'apprêtait à demander au Médaillon de le libérer. Mais avant d'avoir pu s'adresser lui, il entendit des bruits de pas. Quelqu'un se déplaçait dans le couloir près de la salle où il se trouvait.

Il distingua le claquement de plusieurs portes. Oubliant le Médaillon, il se concentra en écoutant attentivement la personne responsable du tumulte se déplacer, se demandant qui pouvait bien se promener dans les couloirs du château en plein match de Quidditch.

Et au moment où il décida qu'il ne voulait pas en connaitre la réponse, ce fut au tour de la porte de la salle de classe où Harry se trouvait enfermé, de s'ouvrir. Il en aurait sursauté s'il en avait la capacité physique, mais étant immobilisé par le sort, cela lui était impossible.

Il s'arrêta de respirer lorsque les pas se rapprochèrent de lui. Il demanda, intérieurement, au Médaillon de déployer un puissant bouclier contre toutes attaques offensives.

Il écouta attentivement ce qui se passait autour de lui, s'attendant à ce que la personne responsable de ce tumulte reparte, tout en se tenant prêt contre une éventuelle attaque.

Le cœur battant, il s'attendait à ce que se soient des complices envoyés par Pettigrow pour achever le travail ou bien par des serpentards qui ont dû entendre parler de l'histoire que Pettigrow et ses acolytes.

Il n'aurai pas été étonnant qu'ils se soit empressés d'aller raconter ce qu'ils avaient fait à gorge bien déployée. Une belle humiliation à rapporter à qui voudra l'entendre.

Il arrêta de faire des hypothèses lugubres quand il sentit la couverture qui le cachait se soulever.

Il ne vit pas la personne car Harry était face contre terre. Mais pas plus de cinq secondes était passés et il se sentit enfin capable de bouger. Il se releva donc sur le champ et découvrit Gordon en face de lui, la baguette à la main. Le bouclier du Médaillon avait laissé passer l'annulation du sort du stupefix.

-Tiens tiens tiens, si ce n'est pas Preott que je vois là !

-Ouais, dit Harry en reniflant avec dédains avant de grimacer de douleur à cause de son nez cassé. Le cheul et l'unique.

Il sortit sa baguette et la pointa sur son nez.

*Médaillon, tu pourrais me guérir le nez s'il te plait. Je ne suis pas encore au point avec ce sortilège de guérison.*

Harry prit mentalement note qu'il était temps de reprendre l'entrainement sur les sortilèges de soin. Cela ne lui ferait pas de mal.

*Bien sûr, mais pourquoi avoir sorti ta baguette ?*

*Pour donner l'illusion que c'est moi qui le fait.*

Il toucha la pointe de sa baguette sur son nez et sentit le Médaillon faire son travail lorsqu'une douce chaleur traversa son nez le remit en place d'un coup sec. Il testa le résultat du bout des doigts et reporta son attention vers Gordon.

-Alors comme ça Preott, on décide de faire une sieste, se moqua Gordon en affichant un air amusé.

Harry haussa les épaules et répondit sarcastiquement :

-Tu as l'œil pour ce genre de chose Gordon. Oui tu as raison, ce matin en me levant, je me suis dit : tiens, pourquoi ne pas allez m'allonger un moment dans cette superbe salle de classe au lieu de profiter de mon lit bien douillet. Et puis, inutile d'assister au match le plus attendu depuis des semaines. Le repos est bien meilleur pour ma santé.

Il finit sa tirade en levant les yeux au ciel ce qui fit rire silencieusement Gordon au passage, une image rare selon Harry.

-Est-ce que ça va ? Demanda Gordon toujours le sourire aux lèvres.

-Ouais, répondit Harry un peu gêné et méfiant. Merci de m'avoir libéré.

Gordon hocha la tête avant de reprendre la parole sérieusement :

-Alors, tu comptes faire quoi maintenant ?

-Je ne sais pas trop, dit Harry honnêtement. Je voulais vraiment assister au match.

Il voulait avant tout aller demander quelques explications à Pettigrow et ses acolytes, même si Harry ne les avait pas vus. Il voulait faire payer Pettigrow aussi. Mais, il réalisa qu'il se demandait surtout ce que faisait Gordon dans les parages.

-Si tu veux assister aux dernières minutes du match je pense que c'est possible, dit Gordon en regardant par la fenêtre. Tu pourras toujours voir qui a attrapé le vif d'or. Mais pour ça, faudra se dépêcher.

Harry le considéra un moment, l'air pensif.

-Qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda-t-il brusquement. Pourquoi tu n'es pas au match avec tous les autres ?

Gordon semblait gêné. Puis, il regarda un peu partout autour de lui tout en se massant la nuque, évitant les yeux de Harry.

Il soupira et répondit:

-J'allais y aller, mais quand j'ai vu et entendu des gryffondors dire : « Preott est par ici. » et « Attention crétin, il va nous entendre ! » j'ai décidé de les suivre. Le problème c'est qu'à un moment je les ai perdus de vue jusqu'à ce que je les aie aperçus en train de courir à l'extérieur du château sans cesse à se retourner comme si un détraqueur était à leur trousse. J'ai eu un mauvais pressentiment et j'ai décidé de fouiller un peu partout dans la direction qu'ils venaient de quitter. J'ai inspecter pas mal de salle avant de te trouver ici.

-Un mauvais pressentiment, répéta Harry le sourire en coin, ce qui fit rougir Gordon.

Harry eut du mal à retenir son regard de marbre tant il était amusé.

-Et alors, S'emporta Gordon embarrassé. Ça te dérange peut-être ?

-Non Gordon, dit Harry sincère et reconnaissant. Pas du tout. Merci d'être venu.

Gordon hocha simplement la tête une fois pour réponse, ce qui fit esquisser un sourire à Harry.

-Maintenant, je veux savoir pourquoi tu m'as aidé, demanda Harry le ton grave.

Reprenant immédiatement son sérieux, Gordon le dévisagea un long moment, hésitant.

-Tu ne lâcheras pas l'affaire tant que tu auras ta réponse hein ?

Harry ne prit pas la peine de répondre.

-N'est-ce pas ce que tu fais ? Dit étrangement Gordon d'un air résigné.

-Pardon ? Demanda Harry en clignant des yeux, pris au dépourvu.

-Porter secours aux autres, expliqua-t-il avec un sourire taquin. Ce n'est pas ce que tu fais habituellement Preott? La mode du super héros, c'est bien toi qui l'a lancé non ?

Les pensées d'Harry se figèrent. Il resta penaud un bon moment pendant que Gordon lui lançait un regard lourd de sous-entendu prouvant qu'il ne disait pas ça en l'air. Il croyait réellement ce qu'il disait.

-Comment tu… Harry déconcerté ne savait pas trop comment s'y prendre. Qui te dit que c'est moi qui en suis à l'origine ?

-Parce que je t'ai vu agir quand tu ne regardais pas, révéla Gordon en adoptant un air arrogant et fier de lui. Et puis te connaissant, ce n'était pas dur de comprendre.

-Me connaissant ? Répéta Harry incrédule.

-Oui.

-Et qu'est-ce que tu sais de moi au juste ? exigea-t-il de savoir sur un ton plus dur.

Il était impossible qu'en deux mois, Gordon ait pu cerner Harry.

Par Merlin, il avait pourtant était discret dans ses interventions, non ?

Gordon haussa les épaules d'une allure nonchalante.

-Je sais le plus important, répondit-il. Tu n'aimes pas les actes de lâcheté, bien que ce soit le grand credo à Serpentard. Cependant, pas une obligation. Et pour le moment, Preott, c'est tout ce qui compte. Rares sont les gens comme toi ici, tu sais.

Harry leva les sourcils de manière dubitative.

-A Serpentard je veux dire, précisa Gordon en faisant un geste d'évidence de la main.

-Ah vraiment ? demanda Harry avec ironie.

-Ouais, répondit Gordon avec un sourire amusé. Vraiment. Qui, à part quelqu'un qui n'a pas grandi à Poudlard, agirait de cette manière presque chevaleresque. Faut dire aussi que les années précédentes, il y en a eu pas mal des élèves qui ont tenté de jouer au héro. Je t'assure que ça n'a pas manqué. Seulement c'était des actes occasionnels, pas trop à la mode mais moins spectaculaire que toi. Tu as soulevé un vrai mouvement contre la méchanceté gratuite si je puis dire. De plus, pour un serpentard tu es vraiment un oiseau rare. Je pense que le choixpeau s'est trompé lorsqu'il t'a envoyé dans notre maison Preott. Enfin, de ce que je sais.

Harry était un peu pris au dépourvu par la révélation de Gordon. Même s'il s'en était douté, il espérait sincèrement ne pas trop avoir influencé aux événements de cette époque.

-Est-ce que ton hobby est d'observer les gens et de les analyser par hasard ? Tu comptes devenir détective plus tard ?

-Non, répondit-il vaguement en riant. Mais c'est un bon passe-temps, je l'avoue.

Harry attendit qu'il développe plus, mais Gordon garda le silence tout en secouant la tête le sourire en coin, lorsque tout d'un coup, ils entendirent des fortes acclamations et un coup de sifflet.

Zut, pensa Harry lorsqu'il prit conscience de la fin du match de Quidditch. Le match n'a pas duré trop longtemps.

-Allez vient Preott, dit Gordon en se dirigeant vers la porte. Il semblerait que le match soit fini. Si tu veux savoir qui a gagné, allons voir qui sont ceux qui se pavanent et qui sont ceux qui se lamentent.

Après un soupir résigné, Harry suivit Gordon vers la direction du terrain qui allaient bientôt se vider par la vague d'élèves.

-Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda finalement Gordon, le ton curieux. Pourquoi ces crétins de gryffondors ont-ils essayé de te faire passer pour mort.

-J'aimerai bien le savoir, marmonna Harry encore irrité par l'acte déloyal du trio de gryffondors qu'il a peu près rencontré.

Il tenta difficilement de dompter sa colère en se rappeler de la conversation qu'avaient eu ses trois assaillants.

-Si je me rappelle bien de ce qu'ils se sont dit devant moi, raconta Harry en grinçant des dents. Ils s'en sont pris à moi dans la noble intention de m'empêcher de nuire à quelqu'un ou de quelques uns. Qui, je n'en ai aucune idée.

Gordon lui lança un regard incrédule avant d'éclater de rire. Harry fut exaspéré et un peu surpris de voir Gordon ainsi ouvert devant lui. Lui qui restait associable avec tout le monde. Il affichait toujours un air ennuyé et fermé quand Harry le voyait de loin. Il participait à certaine conversation avec les serpentards sur les grands sujets de la grandeur des sorciers purs, mais sans la passion débordante que faisait preuve les autres membres de la maison.

-Et comment est-ce qu'ils ont fait ça ? Réussit-il à demander entre deux fous rires. Comment ont-ils réussi à rendre le grand Preott à la merci de tous. Ils t'ont eu par surprise ?

-Ou par derrière, ronchonna de mauvaise humeur Harry. Ils m'ont eu par derrière.

Gordon s'arrêta de marcher stoppant son rire d'un coup sec.

-Pardon, fit Gordon perplexe et le ton un peu plus dur. J'ai du mal entendre. Est-ce que tu viens de dire, par derrière ?

-Euh… oui, répondit Harry hésitant.

Gordon dévisagea Harry sans ciller avant de demander froidement et sèchement :

-Tu comptes répliquer ?

-Évidemment, affirma Harry de manière glaciale, surpris par son changement d'attitude. J'ai un nez cassé à faire payer.

-Bien, acquiesça-il en esquissant un sourire cruel.

-Pourquoi ?

Gordon hésita avant de répondre.

-Parce ce que quand on s'attaque à quelqu'un par derrière, expliqua Gordon. Il faut toujours s'attendre à des représailles. Mais des gryffondors qui attaquent par derrière, ça mérite des répercutions encore plus fortes.

-Tu détestes les gryffondors à ce point ?

-Non. répondit-il sincèrement. Seulement ceux qui se comportent comme des serpents et affirment qu'ils sont des lions. Les gryffondors ont la réputation de crier sur tous les toits qu'ils ne pas des lâches, qu'ils n'ont pas peur de nous, les ignobles serpentards. Pourtant, ils leur arrivent d'agir aussi lâchement que les serpentards. Ce qui n'aurait été rien en soi. Or, c'est souvent dans ces moments de lâcheté qu'ils garantissent leur caractère honorable de leur action. Mais bon, après tout, avec leur nature arrogante, cela ne devrait pas trop nous étonner.

Harry comprit ce qu'il voulait dire et hocha la tête pour montrer qu'il acceptait sa réponse. Ils reprirent leur marche et commencèrent à voir les élèves revenir du terrain de Quidditch.

-Ils ne sont pas tous ainsi, dit Harry.

-Je sais, répondit Gordon. Et heureusement.

Le couloir qu'ils traversèrent, désert jusqu'à présent, commença à se remplir d'élèves.

-Comment Gryffondor à massacrer Serpentard ! Scanda une des élèves du groupe qui avançaient vers eux.

Les autres élèves étaient un peu en retrait derrière elles, à marcher lentement vers où se trouvaient Harry et Gordon.

-T'as vu la tête de Rosier quand Potter à marquer le quatrième but ! S'exclama une autre fille à côté d'elle, les yeux brillants.

Elles soupirèrent toutes d'un air rêveur avant de se mettre à glousser l'une après l'autre. D'après l'étendard qu'elles portaient sur leurs capes, étaient toutes de Poufsouffle.

Gordon poussa un juron.

-Cette année encore, on a perdu notre premier match, souffla-t-il l'air résigné et frustré.

-C'est bien dommage, commenta Harry d'une voix neutre, ignorant s'il devait être content ou déçu.

-Ces gryffondors, marmonna Gordon en se massant la nuque.

Les gloussements s'arrêtèrent brutalement et Harry nota que les filles venaient de les apercevoir, mais les ignorèrent, les yeux grands ouverts en les voyant tous les deux. Puis, elles continuèrent leur chemin avec un peu moins d'enthousiasme.

Les élèves continuèrent de roder devant eux pendant que Gordon et Harry ralentissaient leur allure.

-On fait quoi maintenant ? demanda Gordon.

Voilà une question bien étrange pensa Harry. Depuis quelques instants, il eut l'impression qu'une sorte de camaraderie s'était installé entre Gordon et lui. Non, en réalité, il avait ressenti ça depuis quelques temps déjà. Et cela, dès qu'il avait fait équipe avec lui en cours de DCFM. Il ne savait pas du tout quoi lui répondre à cet instant et apparemment, Gordon étaient bien décidé à passer la journée avec lui.

Harry s'arrêta de marcher et dévisagea Gordon. Ce dernier s'arrêta lui aussi et regarda Harry en levant un sourcil.

-Je pense rendre une petite visite à trois gryffondors qui me doivent quelques explications. Puis, je réfléchirais à une petite rétribution pour un nez cassé que je ne mettrais pas en plan toute de suite. Je vais les faire mariner un peu. Histoire qu'il regarde derrière leurs épaules quelques temps, avant que je ne leurs tombe dessus.

-Pourquoi ne pas simplement les accrocher à un arbre de la forêt interdite ou bien un mur du cachot ? Demanda Gordon, en finissant sa phrase par un sourire entendu.

Gordon faisait allusion à ce qu'Harry avait fait subir à certains serpentards depuis le début de l'année scolaire. Harry eut presque envie de rire mais se retint de justesse.

-Parce que je devrais les faire léviter jusque-là-bas et j'aimerai rester discret dans ma démarche. Inutile d'alerter Rusard ou Miss Teigne qui pourraient gâcher mes plans. Ou pire un professeur. Non, d'abord je vais demander des explications et ensuite je partirais le sourire aux lèvres, pleins de sous-entendus espérant qu'ils comprennent bien que je ne laisserais pas passer ce qu'ils m'ont fait.

Gordon lui fit un sourire mauvais, probablement sa manière à lui de dire qu'il approuvait sa méthode. Même si Harry se fichait s'il était d'accord ou pas avec ses plans.

Ils se remirent à marcher, passant à côté des élèves qui déambulaient près d'eux, mais cette fois-ci, avec une destination bien définie. Peter Pettigrow.

OOooOO

Ils durent arrêter leur recherche car ils ne trouvaient les gryffondors nulle part dans le château. Pettigrow ne se trouvait pas dans le coin. Il était surement allé dans leur salle commune pour fêter leur victoire avec le reste des maraudeurs et les autres gryffondors. L'heure du déjeuner approchait, Gordon et lui décidèrent donc d'aller à la grande salle un peu plus tôt que prévu.

Sur le chemin, ils croisèrent Peeves qui s'en prenait à Miss Teigne. Il lui courait après dans les étages supérieurs. Harry décida de ne pas s'en mêler vu que Miss Teigne n'étaient pas une son chat favoris en ce moment. Et puis entre Peeves et Miss Teigne, il était difficile de prendre parti. Il ne savait lequel méritait le plus d'être sauvé ou d'être blâmé.

Assis à la table de serpentard face à face, Gordon discuta avec Harry sur les cours de défense contre les forces du mal. Ils débâtèrent un bon moment ensemble sur les tactiques employées par d'anciens combattants sorciers lors de certains de leurs duels lorsque Gordon s'arrêta brutalement de parler tandis que son regard se posa au loin, derrière Harry.

Son expression devint de plus en plus dur et il fit signe à Harry de se retourner par un mouvement de ses sourcils. Harry balaya donc la salle des yeux mais ne vit rien qui puisse avoir changé l'humeur de son camarade.

Il reporta son attention sur Gordon et secouant la tête lui faisant savoir par là qu'il ne saisissait pas ce qu'il voulait dire. Gordon le regarda confus et finit par lui demander.

- Tu ne voulais pas aller dire deux mots à Jones ?

- Jones qui ? Pourquoi ?

Harry, les sourcils froncés, dévisagea son interlocuteur sans saisir la question. Gordon pencha la tête sur le côté en examinant Harry jusqu'à qu'un éclair de compréhension traversa ses yeux.

- Peter Pettigrow, commença Gordon. Kevin Smith et Derek Jones sont ceux que tu cherches.

- Oh, fit Harry en se rappelant de la scène, penaud. Je suis tombé face contre terre tout à l'heure. J'ai seulement reconnu la voix de Pettigrow. Pas celle des deux autres…

- Ouais, je viens de m'en rendre compte, Gordon acquiesça d'un geste de la tête.

Harry chercha qui d'autres il y avait à la table des gryffondors mais ne repéra que Jones, ne participant pas au sujet de discussion du groupe, hilare, autour de lui. Le reste n'était pas encore venu déjeuner, sauf s'ils avaient prévu de déjeuner ailleurs. Harry devra prendre son mal en patience pour le reste du trio. En revanche, il allait commencer son inquisition dès que Jones finira son repas ; ce qui ne tarda pas.

Jones se leva en compagnie de ses confrères gryffondors et se dirigèrent en dehors de la grande salle. Harry se leva et lui emboîta le pas pour lui demander quelques explications. Il remarqua que Gordon l'avait suivi.

Harry se retourna mais vit dans le visage de Gordon qu'il n'arriverait pas à le dissuader de le faire seul. Il soupira et continua sa marche vers Jones, Gordon à ses talons.

OooOooO

Il avait décidé de discuter dans un endroit moins chargé de monde et le couloir du rez-de-chaussée Est, où il s'était dirigé avec son groupe, offrait un parfait terrain pour cela.

- Hé Jones, interpela Harry en dehors de la grande salle.

Sursautant, Jones se retourna vers Harry, ses yeux écarquillés de peur. Ses compagnons firent de même et lorsqu'ils virent Harry, ils lancèrent des regards inquiets entre Jones et Harry, qui était suivit de Gordon.

- Tu vas rire, mais je pense que notre conversation de ce matin a été momentanément interrompue par ce fameux match entre nos deux maisons, continua Harry sur un ton glacial. Je suis là pour la continuer, si tu vois ce que je veux dire.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, mentit courageusement Jones.

Il reconnut sa voix. C'était celle de celui qui rechignait à chaque fois pour s'en aller.

- Vraiment ? Susurra Harry d'une voix douce.

Des années que Harry voyait Rogue lui parler de cette manière forte déplaisante, et voilà qu'il se trouvait à imiter sa façon de parler. La vie était parfois étrange.

- Qu'est-ce que tu lui veux Preott ? Demanda un des gryffondors l'air soupçonneux.

- Passe ton chemin serpentard ! Siffla un autre, suscitant l'approbation du groupe.

Harry nota Jones soupirer de soulagement, silencieusement.

Ces bons vieux gryffondors restaient unis quoiqu'il en coûte, constata Harry avec un pincement au cœur.

Il comprit leur esprit de solidarité, mais là, Jones, Smith et Pettigrow avaient agi injustement envers lui et il n'allait pas laisser passer ça. Il les ignora donc et reprit sa discussion avec Jones.

- Tu veux peut-être que je te rafraîchisse la mémoire ? Suggéra Harry froidement et bouillonnant de colère. Toi, Smith et Pettigrow, ensemble à se promener par une belle et venteuse matinée de novembre, attaquant un serpentard dans le dos à l'aide d'un bon stupéfix, pour ensuite l'enfermer dans une salle de classe et le cacher sous une misérable couverture.

Jones pâlit au fur et à mesure du récit. Ses amis lui lancèrent des regards confus avant de prendre sa défense par automatisme.

- Tu n'as rien de mieux à faire de tes journées Preott, à part inventer des mensonges à tout-va ? Répliqua celui à la droite de Jones.

- C'est l'attitude d'un serpentard que tu décris, poursuivit un autre gryffondor.

- Jamais un gryffondor oserait s'en prendre à ses ennemis par derrière sans s'annoncer, ajouta un autre fièrement.

Gordon eut un rire jaune à côté de lui.

- Tu entends ça Jones, fit remarquer Harry avec un rictus dédaigneux. Ils viennent de dire que toi, Peter et Smith avaient agi en serpentard. Que c'est charmant d'entendre ce genre compliment venant de gryffondors qui semblent totalement ignorant de la situation.

Jones gigota mal à l'aise sous les yeux insistant d'Harry.

- Tu perds la tête Preott, rouspéta Jones en se tordant les mains, la voix montant dans les aigües. Je ne t'ai rien fait !

Harry commença à perdre patience par l'obstination de son mensonge.

- Écoute, je n'en ai rien à faire de ce que tu m'as fait toi et tes acolytes gryffondors, mentit royalement Harry sans cligné des yeux. Par contre, je voudrais savoir pourquoi vous l'avez fait. Votre conversation n'avait aucun sens à ce moment-là. Je me souviens seulement que vous m'aviez accusé, à tort, d'avoir planifié une sorte d'agression. Tu comprends pourquoi je tente de comprendre la situation.

A part Jones qui blêmissait à vue d'œil, les autres affichaient un air entendu quoiqu'un peu confus. Harry sentit Gordon se raidir à côté de lui.

-Ouais, approuva un gryffondor avec une grimace arrogante. On sait tous que tu avais l'intention de t'en prendre aux joueurs de gryffondor avant le match. Tu as de la chance que Potter, Black et Lupin ont dit qu'il fallait t'ignorer, sinon on t'aurait accroché à un mur toute la durée du match.

Il s'arrêta un instant de parler et lança un regard furtif à Jones en fronçant des sourcils. Harry n'en revenait pas. Mais qui a bien pu inventer cette histoire, s'emporta-t-il intérieurement.

Sous sa colère naissante, il sentit le Médaillon vibrer d'une douce chaleur. Harry comprendra plus tard que c'était ça façon au Médaillon d'exprimer ses sentiments, et là, c'était une colère semblable à celle que Harry manifestait.

-D'ailleurs où étais-tu passé ? demanda le gryffondor d'un ton méfiant et curieux. On ne t'a pas vu dans les gradins de serpentard de tout le match.

-Je l'ai déjà dit avant, répondit Harry en claquant de la langue irrité. J'étais indisposé grâce à la bravoure d'un trio de gryffondors dont Jones faisait parti. Faut suivre la conversation.

- Wahou doucement, riposta un des gryffondors en sentant que Harry perdait patience. Pas la peine de monter sur tes grands hippogriffes.

- Allez, continuez votre histoire à la Cornelius Agrippa(*2), exigea Harry sèchement. J'attends la suite.

Les gryffondors désapprouvèrent sa façon de parler.

- Pourquoi on devrait te la raconter, s'indigna un gryffondor. C'est bien toi qui avait prévu ce coup. Tu devrais en connaitre tous les détails, non ?

Imperturbable, Harry attendit avec une patience maîtrisée, la suite de l'histoire lorsque enfin, un des gryffondor reprit la parole mais, cette fois-ci il semblait un peu déconcerté par la sincérité de la demande de Harry. Tout comme les autres d'ailleurs.

- Hier, l'un des nôtres a entendu dire que tu allais détruire les chances des joueurs de gryffondor de jouer au match, raconta-il. Mais Potter, Black et Lupin ont refusé de mener un riposte, d'autres ont rigolé face à la rumeur. Soutenant que c'était probablement un piège pour nous déconcentrer, ajouta-t-il avec sarcasme. Alors on a préféré laisser tomber, mais on est quand même resté sur nos gardes, car on ne t'a pas vu de tout le match. C'est pour ça qu'il n'a pas duré longtemps. On ne savait pas quand tu allais t'en prendre aux joueurs en plein vol.

Harry cligna des yeux. Plusieurs sentiments se mélangèrent en lui. Confusion, colère, indignation, peine, ennui, espoir et même soulagement. Puis, il décida d'opter pour la fureur.

- Pardon, réussit-il à articuler avec difficulté, ne sachant pas par où commencer. Tu veux bien répéter. J'ai cru entendre une histoire farfelue que seuls les gnomes pourraient comprendre.

Les gryffondors firent un pas en arrière face à la rage vivante de Harry. Ils déplacèrent tous leurs mains vers leur poche, prêt à dégainer leurs baguettes, si nécessaire.

- Je pense que ce qu'il essaie de dire, gronda Gordon en reprenant soudain la conversation.

Tout le monde se tourna vers lui, sauf Harry, qui resta concentré sur Jones.

-C'est que quelqu'un de serpentard à fait courir le bruit que tu allais t'en prendre aux joueurs de gryffondor juste avant le match afin déstabiliser leurs joueurs. Peut-être même les faire déclarer forfait.

Gordon avait l'air tout aussi agacé qu'Harry par la stupidité des gryffondors. Il nota également une pointe de dégoût dans sa voix.

- Ils ont essayé de te faire porter le chapeau pour quelque chose qu'ils n'allaient pas commettre et ainsi créer un tension où une bagarre entre toi et les gryffondors.

Harry, interdit, cligna des yeux plusieurs fois tout comme le groupe de gryffondors qui regardèrent Gordon expliquer sa version des faits à Harry sans les quitter des yeux.

- Ces serpentards ont dû repérer une proie facile à berner qui était susceptible de tomber dans leur piège, continua Gordon en émettant un rictus dédaigneux. A partir de là, ils ont mis leur plan en marche et cet abruti de gryffondor s'est laissé avoir. Il est parti tout raconter au reste de sa maison.

Gordon secoua la tête exaspérée.

- Ce gryffondor a surement dû se sentir intelligent en croyant pouvoir nous espionner aussi facilement, Gordon eut une grimace de dégoût. Les serpentards ont trouvé là le moyen de faire passer le message aux gryffondors. Sûrement dans le but de te les mettre à dos. Histoire qu'ils te poursuivent et que sa finissent en duel avec quelques blessés au passage, toi y compris.

- Tu sembles être bien au courant de l'affaire Gordon, signala Jones suspicieux, les joues encore rosies.

Gordon le regarda un moment avant de lui répondre sur un ton exaspéré.

- Pas besoin d'être intelligent pour savoir comment ça s'est passé. Il suffit juste de rassembler les morceaux du puzzle et l'histoire apparaît toute seule.

- Oui mais tu l'as raconté avec plus de détails, insista Jones.

Il avait raison sur ce point-là et Harry regarda Gordon, qui en sentant le regard de Harry se tourna vers lui. Ce dernier leva un sourcil. Gordon comprit et s'expliqua :

- Hier soir, j'ai surpris une conversation à la salle commune. C'était Nott et Rosier qui racontaient à d'autres serpentards ce qu'ils leurs étaient arrivés plus tôt. A savoir qu'ils avaient repéré l'approche d'un gryffondor dans un couloir et qu'ils s'étaient mis à discuter à voix haute des détails de leur fameux plan tout en rigolant sur son succès. Et que grâce à ça, il gagnerait le match de demain contre les gryffondors.

Gordon secoua la tête et soupira exaspéré.

- Si j'avais su que tu serais impliqué, je t'en aurais parlé ce matin au petit déjeuner. Mais j'ai préféré les ignorer.

Harry acquiesça.

- Par ailleurs, ajouta-il irrité. Je ne pensais pas les gryffondors assez stupide pour tomber dans ce genre de piège. On sait qu'ils ne sont pas célèbre pour leur côté : "je réfléchis à deux fois avant d'agir". Mais franchement, se rabaisser à ce niveau.

- Oui, dit Harry. Je comprends.

- C'est facile de dire que c'était un piège, dit Jones en rougissant furieusement. Mais vous n'avez aucune preuve qui dit que Preott n'allait pas s'en prendre aux joueurs ! Tout le monde connait sa réputation !

Les autres gryffondor se raidir.

-Jones… Commença le gryffondor à sa droite. Dis-moi que tu n'as pas fait ça.

- Je n'ai rien fait, mentit-il en rougissant furieusement. Je ne lui ai rien fait du tout !

Tout le monde pouvait voir qu'il ne disait pas la vérité.

- Jones ? Le gryffondor à sa droite exigea une réponse, le ton pressant.

-Ce n'est pas ce que tu crois Taylor, dit Jones mal à l'aise sous son regard insistant. Je n'ai pas participé...

Ah, il s'appelait donc Taylor. Enfin un nom sur son visage ! pensa Harry presque avec soulagement.

- Pettigrow nous a dit de ne pas lui faire confiance, craqua Jones sous le regard insistant des autres gryffondors. J'ai juste surveillé les environs, pour que personne ne puisse nous surprendre. Pettigrow a fait tout le travail !

- C'est pas vrai ! Grogna fortement Taylor.

Les autres gryffondors regardaient Jones la bouche grande ouverte, ahuris par la révélation et déçu par son comportement.

- Il a dit qu'il ne fallait pas donner une occasion, aussi minime soit-elle, à Preott de s'en prendre à nos joueurs, Se défendit-il lamentablement.

- J'arrive pas à en croire mes oreilles, s'indigna un autre gryffondor.

- Au moins, nous on a fait quelque chose ! Pleurnicha-il de mauvaise grâce.

Mais même de sa bouche cela sonnait comme une pitoyable excuse.

Taylor se tira les cheveux dans un geste agacé, détournant son regard de Jones.

- On s'était mis d'accord pour ne rien faire, se força à dire Taylor à Harry, le visage crispé. On ne t'aime pas beaucoup, mais Potter nous a assurer que tu ne ferais rien. Black a dit que pour un serpentard tu avais un certain sens de l'honneur et du style. Et que ce genre de chose n'était pas ton style. Pettigrow a dit qu'il fallait toujours se méfier des types de ton genre. Mais, on a confiance dans le jugement de Potter et Black. Remus aussi d'ailleurs et il n'avait pas l'impression qu'on pouvait croire aux dires de ces serpentards. Mais certains sont plus du même avis que Pettigrow.

Si la situation n'était pas aussi sérieuse, Harry aurait souri face à cette confidence. Il nota que Taylor n'avait pas l'air d'apprécier de justifier les actions de Jones ainsi, mais le fit quand même. A contre cœur.

Par contre aucune excuse n'avait été faite. Uniquement la reconnaissance d'une mauvaise décision. Les autres gryffondors marmonnèrent des reproches à Jones, pendant que Taylor parlait. Puis d'un mouvement brusque Taylor se figea dans sa conversation avant de bizarrement, regarder Harry les yeux ronds.

- Par derrière ? Demanda Taylor à Harry.

Un silence incertain se fit à ces mots, et le visage des gryffondors se décomposa à une allure rapide en comprenant ce que venait de dire Taylor.

Ils venaient de se rendre compte que Jones n'était attaqué à Harry en l'interpellant par derrière. Un sujet embarrassant quand on est un gryffondor de septième année. Mais pas le moins fréquent.

Harry ne répondit rien mais il vit Gordon hocher la tête une fois, de manière affirmative.

- Jones, dit Taylor à Jones sur le ton dégouté.

Le groupe de gryffondor s'exclamèrent d'indignation envers Jones.

- Pendant le petit déjeuner les joueurs de serpentards n'arrêtaient pas de faire des signes à Preott, tenta de se justifier Jones, en foudroyant Harry du regard.

Ce qui expliquait leurs comportements bizarres au petit déjeuner dont Harry n'avait pas bien compris. Hier soir, Pettigrow était tombé dans le piège absurde des serpentards et pour rien en plus. Soupirant d'un air ennuyé, Harry décida d'en finir avec cette conversation et s'en alla, laissant le groupe de gryffondor en pleine discussion. Il entendit quelqu'un l'appeler mais l'ignora. Gordon lui emboîta le pas et lança surpris :

- Tu ne comptes pas te venger ?

Harry lui répondit par un regard plein de malice. Gordon resta silencieux un moment avant de secouer la tête en lui lançant un sourire taquin.

OooOooO

A suivre...


(*1)Gytrash : classification inconnue : Le Gytrash est une énorme bête spectrale qui vit dans la forêt. Dans une interview avec Derek Proud, l'un des designers du jeu, il a déclaré que JKR avait détaillé cette créature pour eux (Queensland, Australia, Courier Mail, 12/10/2002).
Le Gytrash, prenant la forme d'un gros chien, d'un cheval ou d'une mule, hante les endroits isolés ; on le retrouve dans le folklore du nord de la Grande-Bretagne.

*O*O*

(*2) Cornelius Agrippa : Auteur (1486 – 1535) : Sorcier célèbre emprisonné par les Moldus pour ses écrits jugés maléfiques. (cf : encyclopedie-hp . org)


Je vous remercie pour votre patience très chers lecteurs et très chères lectrices ! J'espère que que ce chapitre vous a plu. J'ai obtenu récemment un nouveau pc et le temps de taper le chapitre et de faire la mise en page, c'était très long ! Surtout que je n'ai pas arrêté de corrigé et re-corrigé et re re corrigé le chapitre... J'ai cru devenir folle !

Donc j'espère que vous aurez été aussi indignée que moi par les événements... C'est de plus en plus dur d'écrire mais je ne décroche pas. Les chapitres seront surement aussi long à être mis en ligne, j'espère juste que vous n'aurez pas abandonné Harry sur le chemin.

Je ne le mérite surement pas, mais laissez une petite review au passage s'il vous plait, histoire que je sache que vous n'avez pas délaissez notre Harry Potter/Preott à l'époque de ses parents ! Mais aussi pour savoir ce que vous avez pensez de ce chapitre aussi.

Merci à vos reviews : ; Caliste ; ploiuiu ; Nayla-HP ; Sorciere6174 ; Alycia Panther ; Mini-Yuya ; Harya Zazou-chan ; Sahada ; Vincent Aguila ! (surtout à ceux qui ont été fidèles à ma fiction depuis les débuts et qui ont continué à reviewer ^^ vous être trop gentil(le)s je vous adore! )

Merci aux autres qui n'ont pas laissé de reviews, mais qui ont quand même lu. J'espère juste que l'histoire vous a plu...

Sur ce, je vous souhaite une excellente journée, nuit ou autre. Et je vous dis à la prochaine les ami(e)s ! (j'espère que ce sera pour bientôt)

Je vous aime et Sirius aussi !

bisous bisous

Sirius loves you, i just know it !