Les Juges se prennent du bon temps... mais les choses se corsent du côté de la boutique d'Undertaker... Enjoy it !
Chapitre 94 : Pari de Juges
"Dix contre un, Cos."
Le Garuda lève un regard perplexe sur Minos. "Hmm ?"
"Dix contre un que Léviathan bat Béhémoth."
Aiacos croise les bras. "Dis donc, je note que tu la ramènes souvent avec Béhémoth, ces temps-ci."
"Je reste sur ma faim depuis la dernière fois." avec un sourire de guerre.
"Et... quelle récompense pour celle qui l'emportera ?..."
"Nous."
"Hahahaha ! Béhémoth ne te trouve pas à son goût, Minos."
"Je me contenterai de vous regarder, dans ce cas."
"Et de quelle manière comptes-tu la convaincre d'accepter le challenge ?"
"Je ne compte pas la convaincre ! Tu vas le lui ordonner."
Aiacos cesse son pas. "Non."
"Cos, allez !..."
"J'ai dit non."
"Nous passerons un bon moment, je te le promets."
Le Garuda laisse passer un soupir, séduit malgré lui par l'idée insufflée par l'argenté.
"Violate."
La jeune femme s'incline devant le Juge.
"Redresse-toi, Violate."
Son regard demeure résolument fixé sur le torse du Juge que le vêtement, aux longs pans à l'avant et sur l'arrière, souligne à merveille.
"Il ne faut pas en vouloir à Minos. C'est... sa façon de s'amuser." tournant autour de Violate, sans la quitter du regard.
Violate plisse les yeux. "Vous ne me devez aucune explication, Seigneur Aiacos."
Son aplomb vacille. L'image du corps nu d'Aiacos lui revient sur la rétine, par flashes entêtants.
Aiacos s'appuie contre le bastingage du navire. "Violate, je veux que tu danses pour moi."
Le regard de Violate s'anime soudain. "Quels adversaires souhaitez-vous que j'écrase cette fois, Seigneur Aiacos ?..."
Aiacos a un petit geste de la main. "Ce n'est pas une mission que je te confie, Violate."
Elle cligne, ne parvenant pas à suivre où le Juge veut la mener.
"Je veux que tu régales mon regard." s'avançant à nouveau vers sa proie qu'il hypnotise de son regard fou. "Et celui de Minos." s'arrêtant à ses côtés, main se soulevant lentement, entraînant quelques lourdes mèches sombres entre ses doigts. "En combattant le Spectre du Léviathan." penché sur l'oreille de Violate pour souffler le final.
Violate fronce, poing tremblant.
"Une objection, Violate ?..."
"N... Non, Seigneur Aiacos."
"Bien. Alors l'affaire est entendue." quittant le pont, frappant de mort deux gardes squelettes au passage.
Violate observe son reflet dans le miroir. "Je vais en faire une seule et unique bouchée. Pour votre gloire, Seigneur Aiacos." frappant ses poings l'un contre l'autre.
Le sourire de Minos frôle ses oreilles. Par moment, sa bouche adorable ressemble fort à celle, extrêmement mobile, du Scorpion et je suis en train de m'en faire la réflexion.
"Nous allons nous régaler."
Nous nous rendons sur les terres les moins accueillantes des Enfers.
En dernier signe d'encouragement, Aiacos laisse passer ses doigts dans les mèches ébènes de sa vaillante Violate.
Minos et moi, nous sommes mis d'accord : je vais laisser Violate prendre le dessus puis la briser ensuite.
Le combat s'engage ; chocs monumentaux de surplis !... Violate est une force brute, comme l'est sa créature totem : le Béhémoth est l'équivalent terrestre du Léviathan marin, la sinuosité en moins. Tous deux sont issus du même chaos.
Les arcanes de Violate sont redoutables et j'y subis régulièrement des doutes. Malheureusement pour elle, le Léviathan est une créature pleine de ressources... et au moment où elle s'imagine victorieuse, je viens lui arracher cette certitude.
"Magnifique combat, Aiacos. Pourquoi n'y avons-nous pas songé plus tôt ?..." se régale Minos, à la limite de s'en frotter les mains.
"Hmm." inquiet quant au sort de sa fidèle avant-garde.
Malgré l'accord passé avec Minos, je vois les choses autrement. Et je laisse Violate m'écraser.
"Hahahaha ! Magnifique, Violate !..." s'exclame Aiacos, tapant des mains.
Elle se redresse, mise à mal, fixant son Roi.
Minos s'approche de moi. "Unfair, Léviathan."
Je lui adresse un sourire en coin.
Nous voici sur le navire d'Aiacos, camouflés derrière une colonne sombre, cosmos en veille.
Alors qu'il repose dans le bassin, nu, coudes appuyés sur les margelles, une main vient grimper le long de son torse fort bien bâti. A mesure que Violate émerge de l'eau, le sexe d'Aiacos monte.
Je m'en pince les lèvres, en ayant parfaitement conscience.
"Il est déjà très haut..." me glisse Minos à l'oreille.
Violate vient prendre la bouche de l'Oiseau mythique sans demi-mesure. Le baiser est étourdissant de force.
Ses mains sont accrochées à la nuque solide d'Aiacos.
La main de Minos se pose sur ma cuisse, regard braqué sur l'échange du couple.
Violate ignore tout de notre présence tandis qu'Aiacos en a conscience.
Elle finit par le prendre jusqu'à la garde, sur une exclamation poussée d'Aiacos. Elle bascule là des hanches, vive, seins généreux suivant le mouvement.
Penchée en arrière, seins pointant au ciel, elle achève Aiacos en quelques coups de reins.
Les deux amants se regardent, heureux.
Je croise Violate dans un des couloirs du navire.
"Huhuhuhu ! Il était clair que tu ne faisais pas le poids."
Je m'arrête, la fixant, avant de lever la main pour la poser sur son épaule et la propulser, d'un coup de cosmos, contre le mur, faisant craquer son dos dans une grimace douloureuse.
Mon sourire prononcé l'alerte sur mes capacités.
"J'ai plus savouré ta petite danse avec ton Roi que le combat lui-même." dis-je. "Que les choses soient bien claires : jamais tu n'as été à la hauteur, Violate." sifflé, mauvaise.
Je laisse passer un sifflement devant 17 en costume.
"La vache, jamais je n'aurai imaginé que tu portes aussi bien ce genre de vêtements !..." admirative.
"Menteuse. Si tu en avais douté, jamais tu n'aurais payé ce costume." me fixant par le biais du miroir.
Bah, il me connaît si bien !...
"Bon, tu as quoi d'autre dans ces sacs ?"
Principalement des sweats à capuches, jeans et autres pulls.
Je sextote avec 17 en pleine réunion, sous l'œil réprobateur de la Wyverne.
"Envie d'un orgasme. Non, de deux. Peut-être même trois ?..."
"Autant que tu en voudras." me revient en retour alors qu'il est confortablement installé devant l'écran plat, pieds montés sur la table basse.
Je soupire d'aise, balançant sur ma chaise.
Le retour de 17 dans ma vie fait souffler un vent de promesses.
Je suis heureuse de retourner chez moi après une journée passée auprès de mes Juges.
Je sais qu'il est là à m'attendre ou qu'il reviendra pour le souper.
Il dispose à présent des clés de mon appartement ainsi que celle de mon véhicule personnel - une Mini Cooper S. Autant dire que Monsieur se fait plaisir régulièrement en dévalant les avenues de la capitale au volant de ce monstre aux chevaux surdimensionnés !...
J'ai cependant une crainte : qu'un jour un Juge en surplis fasse irruption devant lui... car ces Messieurs ne sont pas dupes et mettent bien un numéro sur mon bonheur. Minos est, comme à l'ordinaire, le plus acharné du lot.
"Nous viendrons prochainement voir ce qui te rend si heureuse, Léviathan." me promet-il, ses améthystes reflétant un élan jaloux.
"Inutile que tu te déplaces, Minos." le traînant à l'écart. "Écoute, là, j'ai envie de profiter de mes retrouvailles avec quelqu'un qui a beaucoup compté pour moi."
"Et qui compte toujours, visiblement."
Je soupire. "Je ne peux le démentir."
"Je suis quand même rudement curieux." croisant les bras. "Organise donc un repas commun, tu veux ?"
"Je ne sais pas s'il... est vraiment de ce pot-là."
"Tu titilles vivement ma curiosité, Léviathan !..."
"Nous deux, c'est... un passé commun et beaucoup de..."
"Hou !... De qui parle-t-on, là ?"
Ça, c'est Aiacos qui s'en mêle.
Rhadamanthys soupire en nous voyant, finissant par nous hurler dessus. "On se croirait à la récréation !... Vous pensez que les affaires vont tourner toutes seules ?! Regagnez vos bureaux, tous les trois. Tout de suite !" nous assignant de l'index.
Je me rends dans la boutique d'Undertaker.
Ce dernier se trouve en arrière boutique, veillant à la préparation d'un corps.
"My Lady... serons-nous à nouveau interrompus, cette fois ?..."
"Tu travailles le dimanche ?"
"Je travaille dès qu'un client se présente dans mon humble boutique."
"Je peux ?" désignant le tablier, le masque et les gants à proximité.
"Bien sûr." souriant.
Je m'installe sur un tabouret en face de lui. Il est en train de retirer les drains de l'intérieur du corps après traitement.
J'observe avec admiration ses gestes précis.
Il admire mon profil, s'en pinçant les lèvres.
Je lui adresse un regard.
"Tu... deviens enfin ce pour quoi tu as été faite, my Lady."
"La faute en est à un ancien Shinigami devenu rebelle. Et à Hadès."
Il prend un air chagriné. "La première partie m'aurait suffi !..."
Je ris en me blottissant entre ses bras. "Vous avez été complémentaires."
"Oh, veux-tu cesser ?" agacé.
"Héhéhé ! Alors, qu'est-ce que tu dis, ma jolie ?" s'en frottant les mains, sûr de son pouvoir - avec raison : à cinq contre une "faible" femme.
"Ce que j'en dis, c'est que jamais vous n'auriez dû sous-estimer un Spectre de Hadès. A plus forte raison celui du Léviathan."
Ils me fixent comme si je venais de perdre la raison.
Vive, un croche-pied fait tomber le premier contre ma jambe montée, main s'abattant, façon lame, en plein plexus. Le coup est tel que l'homme en perd conscience.
"ESPÈCE DE..."
Je recule mais c'est pour mieux laisser s'afficher mes deux ailes qui se déploient.
Ils tremblent, poussant de couinements de souris, faisant sur eux.
"LE... LE DIABLE !"
C'est cela, mon ami.
Leur sort est scellé.
L'un d'eux s'en sort avec une commotion cérébrale suite à un coup de tête un peu trop appuyé, l'autre a les deux jambes brisées en multiples fractures - dont deux belles ouvertes, le troisième a la main arrachée et le meneur... comment dire ?... n'est plus qu'une bouillie infâme étalée contre le mur de briques nues.
Je tape mes mains lorsqu'un ricanement se fait entendre. Il s'agit de mon Griffon favori !...
Ce dernier feule sans retenue, excité par le spectacle. "Sais-tu que... tu fais ceci quasiment aussi bien que moi ?..."
Je tresse les brins argentés, appréciant le soyeux qui court le long de mes mains. "Magnifique..."
"Huhuhuhu !... Tu me flattes."
Je me penche sur l'oreille percée. "Qu'est-ce que je peux t'aimer..." soufflé.
Il en frémit des pieds à la tête, aucune parcelle épargnée. "Tu... encore..." basculant lentement la tête contre mon épaule.
"Tu es magnifique. Et je t'aime."
Le sourire gagne. "Oui mais..." jouant avec les hauts boutons de sa tenue.
"Pas de mais. Pas aujourd'hui, Undy. D'autant plus que... c'est ton anniversaire aujourd'hui." lui présentant un paquet.
Il agite les doigts, après un moment circonspect, souriant. "Pour... moi ?..."
"Bien sûr !... Pour qui d'autre ?" riant.
"Je suis... si peu habitué... merci, my Lady." ouvrant le paquet sans attendre. "Oooooh..." dévoilant une chemise et une cravate ornée de crânes. "Voilà un présent tout à propos."
"Tu vas la porter ?..."
"Bien sûr, voyons !..."
"Bien. Et maintenant, que dirais-tu si je passais ma robe de deuil pour venir te rejoindre dans le cercueil que tu choisiras ?"
"Ooooh !..." ravi.
A peine installés, ma main ouverte se pose sur le renflement que je compte bien souligner.
Undertaker me caresse les cheveux, souffle pris. "Je suis à ta merci." soufflé.
Je glisse une jambe entre les siennes, main toujours posée là, le laissant enfler à son aise.
Le rythme de sa respiration prend un tour plus compliqué.
Mes lèvres s'approchent de l'oreille percée. "Est-ce bon ?..."
"M'en suis-je... plaint ?..." soufflé, joliment décousu. "Mais je croyais que... tu avais quelqu'un qui... oooooh..."
Je viens d'appuyer un peu plus la caresse pour lui éviter toute parole malheureuse.
"Il est devenu très compréhensif, tu sais..."
"Voilà bien... une évolution surprenante..."
"Pourquoi ? Tu dis toi-même que les morts sont capables d'évoluer... alors pour quoi pas les cyborgs ?..."
Je me cale un peu plus contre lui. "Tu me laisses poursuivre mon délit ?..."
"Je n'avais en aucune manière envie de me... dérober." rit face à son érection qui prend de plus de plus d'importance sous le tissu sombre. "Ah... regarde l'état dans lequel tu me mets..." soufflé, rauque de plaisir.
"Hmm mmm." avant de venir lui lécher la joue.
"Haaaah..." appréciant l'offense. "Comptes-tu me... laisser enfler jusqu'à... ne plus en pouvoir... et supplier ?..."
Je lève la tête, intéressée. "Tu le ferais ? Supplier ?..."
"Aucune idée... c'était là... une suggestion..." joueur.
"Let's try." venant le chevaucher, laissant nos sexes se caresser à travers les plis de nos vêtements.
"Haaaan... ooooh... my... Lad..."
A dire vrai, je palpite déjà tant ce qu'il offre est excitant à la fois pour la vue et l'ouïe.
Je viens chercher sa bouche pour un baiser affamé.
Ses ongles s'enfoncent dans la chair de mes épaules, y laissant des marques.
Dans notre état, un rien suffit à nous faire atteindre l'orgasme.
"J'espère que... ceci aura suffit à... te prouver combien..." laissant volontairement ma phrase inachevée.
"Ceci n'a... rien prouvé du tout." tombe aussitôt.
Il est mordant, sans concession. Comme j'aime.
Deux bras viennent m'enserrer tandis que je m'évertue à changer le lit. J'en souris puis ris.
"17 !..."
"Hmm ?..." ne voulant rien entendre, me faisant basculer sur le lit, son épaule la première.
"Arrête !... je dois..."
Un baiser me fait taire. Long. Langoureux. Étourdissant.
"Tu dois quoi ?..."
Mon index parcourt le torse sur la toile du t-shirt.
"... te faire l'amour ?..."
"Tu ne le dois jamais. Tu le fais uniquement parce tu en as envie, okay ?..."
"Envie..." revenant à cette bouche merveilleuse. Celle qui m'a fait chavirer voilà longtemps et qui remet le couvert à l'envi.
Nous avons évolué dans la même direction et sexuellement c'est l'entente parfaite. Nous aimons nous apporter tout ce qu'il faut et nous voir, nous entendre chavirer.
La domesticité nous sied également, à notre grand étonnement. 17 est cool. Exactement le genre de mec que chaque femme souhaiterait avoir à la maison !...
Je bouquine alors qu'il joue à la Play, paquet de chips à portée de main, arrosant de commentaires hilarants les combats et enchaînements.
Au bowling avec 17 et Faith. Ce sont les strikes sonnants et trébuchants chaque fois.
Lorsque Faith joue, je regagne les genoux de 17, le câlinant avec des paroles chaudes qui l'éveillent. Il en sourit, carnassier.
Je note que j'ai tapé dans l'œil de notre voisin de piste : une grosse baraque qui roule des mécaniques. 17 aussi l'a noté et s'en amuse silencieusement.
Le mec finit par se pointer : "Y'a rien après ton gars. T'as pas envie de changer pour quelque chose d'un peu plus consistant ?"
Classique. Habituel.
"Mon mec te casse en deux en moins d'une seconde. Alors du vent."
"J'aimerai vraiment voir ça !..." retroussant ses manches.
J'observe 17 dont les traits demeurent invariables, parcourant les sourcils fins du bout des doigts, envie rivée au corps.
"Kill him. Full power." soufflé à son oreille.
Il rit. "Il n'en mérite vraiment pas tant."
"HEY !" s'impatiente le gars, s'avançant vers 17.
Faith s'interpose. "Écoute, dégage. On a envie de passer une soirée cool sans boloss."
"Pour qui tu te prends, poupée ?!"
"Pour une fille qui te rétame en moins de deux, lourdingue."
"C'est marrant, c'est la deuxième fois que j'entends ça et je ne vois rien venir." craquant un poing dans l'autre.
La sécurité arrive et met fin au conflit.
Plus tard, on nous appelle. Notre véhicule a été incendié. 17 et moi échangeons un regard comme seuls les cyborgs peuvent en avoir. Cette fois, le destin de cet abruti est scellé.
A l'écart, nous mettons Faith dans un taxi et nous nous envolons pour la ville. Notre radar intégré est précis et nous retrouvons la bande dans une boîte.
Alors qu'il se trémousse de manière grotesque sur la piste, il heurte 17 placé derrière lui. Il tente alors de le bousculer mais 17 lui brise la main au niveau du poignet. Je rejoins 17.
"Me laisseras-tu l'honneur ?..."
"Yeah."
J'avance la main jusqu'à la gorge, utilisant mes deux doigts pour briser la trachée, d'un seul mouvement, dans une gerbe de sang monstrueuse.
Nous disparaissons sans faire plus d'histoire.
"Léviathan. Dans mon bureau."
Je soupire.
Aiacos m'adresse une tape sur le derrière lorsque je passe, assortie d'un clin d'œil encourageant.
Pendant près d'une heure, j'ai eu droit à une réprimande de Rhadamanthys concernant l'incendie de mon véhicule et les frais à couvrir ainsi que les démarches longues et pénibles auprès des assurances.
Caroline s'active dans l'arrière boutique, nettoyant, dépoussiérant. Elle note soudain un cercueil très ancien, à moitié couvert de boue. Elle tourne autour, fascinée, et tente d'en ouvrir le couvercle malheureusement scellé.
"On fait d'intéressantes découvertes, Caro line ?" lance la voix glaciale d'Undertaker.
Caroline frémit. Elle n'a encore jamais entendu pareil écho dans la voix, d'ordinaire joviale, de son patron.
"Si j'avais besoin d'une fouine en guise d'assistante, je n'aurai pu être mieux servi."
Elle se retourne à moitié, membres tétanisés par une force qui lui est nettement supérieure.
"Monsieur... Crevan..." balbutié.
Undertaker se tient là, inflexible dans son costume victorien. Il irradie d'un flux phosphorescent tout sauf humain.
Caroline en perd littéralement la voix tant ce qu'elle éprouve de crainte dépasse l'entendement humain. Paralysée, tétanisée, elle voit sa vie défiler devant elle avant même d'être percée.
Undertaker tend la main. Aussitôt, une Sotoba en rejoint la paume, se changeant en sa faux légendaire, dans une prise sans concession.
"Tu apprendras à tes dépends combien il est néfaste de s'intéresser à des affaires qui ne sont pas les tiennes, Caro line."
"Je... n'ai p..."
Undertaker penche la tête sur le côté, petit rictus allongeant ses lèvres fines. "Tôt ou tard, tu aurais, Caro line. Et je préfère nous éviter ce pénible événement."
