Bonjour à toutes !
J'espérais avoir un peu plus de retour sur le chapitre précédent, d'autant plus que vous êtes toujours plus nombreuses à lire cette histoire. Toutefois, je ne désespère pas ahah! :) J'avoue que ce chapitre n'est pas mon préféré, mais je vous laisse le déguster quand même !
Bonne lecture !
J'ai relu mon chapitre mais toutefois, ça ne coûte rien au cas où :
Je m'excuse d'avance pour les fautes qui se sont glissées !
Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer, je ne fais que jouer avec eux !
Je sentais que je devais quelques explications mais je n'avais aucune idée de ce que je pouvais révéler et de ce que je devais dire. Je me doutais que certaines informations n'étaient pas nécessaires, ou tout du moins, il y avait des choses dont je ne voulais pas parler. Pas maintenant. Je n'avais pas très envie de me souvenir tout ce que je venais de subir entre les mains expertes de Victoria. C'était des images et des douleurs que je souhaitais seulement classer dans un compartiment de ma tête pour ne plus jamais l'ouvrir.
« Bella ? » m'appela la femelle.
Je l'observais un moment, avant que Peter me réclame de tout leur raconter. Je ne pouvais tout simplement pas tout leur conter.
« Il y a presque deux ans maintenant, j'ai déménagé de Phoenix, en Arizona, pour rejoindre mon père, Charlie. Il habite à Forks, état de Washington. » débutais-je. « Je suis arrivée en milieu d'année scolaire, et j'ai été comme une nouvelle attraction que tout le monde veut essayer. Mais je ne voulais pas me faire d'ami. Je ne pensais pas rester très longtemps là-bas de toute façon. Cependant, j'ai été attirée par des personnes qui étaient tellement différentes des autres … »
Me souvenir de ma rencontre avec les Cullen fut plus périlleux et douloureux que je ne l'avais cru. Les photos floues s'enchaînaient dans mes pensées, me déballant aussi vite que mon esprit le pouvait tous mes souvenirs.
« J'ai rencontré les Cullen. J'ai rapidement réalisé qu'ils n'étaient pas normaux. Ils ne mangeaient pas. S'absentaient les jours de soleil et puis … il y a eu l'accident. Le fourgon d'un camarade a glissé sur une plaque de verglas et a manqué de m'écraser. Edward, celui avec qui je partageais quelques cours était à l'autre bout du parking. Il a réussi à me sauver, à être auprès de moi en quelques millièmes de seconde. Et avec une force inouïe, il a repoussé le véhicule. » résumais-je.
« Quel vampire stupide ! » cracha Peter. « Se dévoiler de la sorte ! »
Son intervention me coupa totalement dans mon élan. Je fus distraite par ses doigts qui se resserrèrent en poings fermes, ses sourcils qui se froncèrent et les traits de son visage qui se durcirent. Ses pupilles se dilatèrent, passant à une couleur noire d'encre. Moins d'une seconde plus tard, tout son corps se détendit et il inclina sa tête vers le mâle blond.
« Comment as-tu deviné pour les vampires ? » voulut savoir Riley.
Je me retournais vers lui, délaissant les deux autres. Mon esprit partait dans tous les sens. Un simple mouvement, une parole, et je me déconcentrais aussitôt de ce qui avait attiré mon attention précédemment. Cela était déconcertant pour moi, de me rendre compte à quel point je pouvais perdre mon attention si facilement et si vite. Il me fallut un court instant pour reprendre le fil de mes souvenirs et parvenir à répondre à mon acolyte.
« Là où j'habitais, il y avait des amérindiens. Ils contaient des légendes sur des loups-garous et des sangsues. Tous ces mythes que j'avais entendu se sont révélés justes. Les Cullen sont des vampires. Les Quileutes sont des loups. » raccourcis-je. « Lorsque j'ai finalement compris ce que les Cullen étaient, je le leur ai avoués. Edward voulait que je me tienne éloignée d'eux, pour ma sécurité. Mais j'étais déjà trop impliquée avec lui pour en être capable. Nous avons entamé une relation amicale, puis nous sommes tombés amoureux. Du moins, c'est ce qu'il m'a fait croire. »
« Comment ça ? » me questionna Charlotte.
« Il m'a expliquée que quand un vampire tombe amoureux, c'est pour l'éternité. Les compagnons a-t-il nommé ça. Ses « parents », Carlisle et Esmée, le sont. Tout comme Rosalie et Emmett, les « frère et sœur » adoptifs d'Edward. Il me disait que j'étais son âme-sœur, que nous étions fait l'un pour l'autre. Et j'y ai cru … » murmurais-je tristement.
« Que s'est-il passé ? Comment as-tu finis avec Victoria ? » me pressa Jasper.
Je leur expliquais alors comment les nomades, James, Victoria et Laurent, étaient arrivés pendant une partie de baseball et combien j'avais piqué l'intérêt de James. Je me replongeais dans ma mémoire, me remémorant ma fuite à Phoenix, aux côtés d'Alice et Esmée. James avait réussi à m'avoir, m'amenant à croire qu'il avait kidnappé ma mère et qu'il était prêt à la faire souffrir. J'avais été si naïve … j'avais volé à son secours tandis qu'elle n'était pas présente dans cette fichue salle de danse. J'avais été un jouet entre les mains d'un énième vampire. Ils étaient plus sadiques les uns que les autres. Je synthétisais rapidement la manière dont James s'était occupé de moi, puis le sauvetage des Cullen et particulièrement celui d'Edward alors que j'étais en pleine mutation. Il avait eu cette force de sucer le venin dans mon sang tout en me laissant en vie.
« Je serais curieux de rencontrer cet Edward, pour savoir comment il est parvenu à s'arrêter de te boire. » fit Jasper.
« Il m'a toujours dis que cela avait été difficile pour lui. D'autant plus que mon sang chantait pour lui. Mais j'ai surpris Alice et Carlisle une fois. Enfin surprendre … ils devaient bien savoir que j'étais présente. Ils semblaient se disputer au sujet d'Edward. Je crois qu'Alice suppliait son père pour qu'ils partent. Ils parlaient de ce jour-là, et d'une intervention sans laquelle je serais morte. Je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé. J'étais inconsciente et Edward était un bon menteur, comme tout vampire. Il se peut qu'il n'arrivait pas à arrêter et qu'une personne de sa famille l'ai repoussé. » avouais-je.
Le chant d'un oiseau me détourna une nouvelle fois de la conversation alors que les autres vampires partageaient leur ressentiment et leur réflexion sur tout ce que cela impliquait. Je fus alertée quand ils se turent tous et qu'ils me fixèrent du regard. Celui de Jasper était toutefois différent des autres. Comme toujours quand il me regardait. Il y avait cet admiration, ce petit pétillement dans ses pupilles orangées … J'aurais pu en être gênée. Mais en réalité, j'en étais fière et flattée. Je me sentais comme une pierre précieuse, posée délicatement dans un écrin quand il posait ses yeux sur moi. J'avais la sensation de lui être infiniment plus précieuse que n'importe qui d'autre.
« Bella, qu'est-il advenu du vampire ? » demanda Riley.
« James a été mis en pièce par Alice et Emmett. C'était le compagnon de Victoria. Elle m'a retrouvée pour se venger. Elle me croyait responsable de la mort du mâle. » répondis-je calmement.
« Et comment a-t-elle pu t'attraper alors que tu avais les Cullen près de toi ? » se risqua Peter.
« Ils m'ont abandonnée. Tout simplement. Les loups ont tué le troisième nomade qui était venu me voir sous la demande de Victoria mais ils n'ont pas pu l'attraper elle. » déblatérais-je.
Je me relevais, souhaitant couper court à la conversation. J'avançais jusqu'à une porte fenêtre du salon, n'osant pas toucher la poignet. J'allais la broyer comme je l'avais fait avec le briquer. J'étais enfermée dans cette maison, ne pouvant quitter réellement cette conversation. Je ressentais ce besoin de fuite, encore une fois. Quitter cet espace. Laisser ces vampires derrière moi. M'éloigner du danger qu'ils signifiaient, marqués de toutes leurs innombrables cicatrices. Cependant, c'était sans compter sur l'ange blond. Il vint me prendre dans ses bras, me laissant inspirer son odeur et me perdre dans ce qu'elle me faisait ressentir. Toutes ces sensations étrangères et pourtant apaisantes. Avec toujours cette profonde envie de me rouler dans son effluve et de m'en induire totalement.
« Pourquoi t'ont-ils finalement laissée ? » réclama Riley.
Sa voix froide et calculatrice me poussa à me coller davantage contre Jasper. J'essayais vainement de me fondre en lui. Son odeur m'intoxiquait et il nous ramena sur le canapé, m'éloignant suffisamment de lui pour que je sois capable de réfléchir par moi-même. Je soupirais longuement. Avais-je réellement envie de raconter cette partie de l'histoire ? Non. Évidemment. Avais-je le choix ? Vraisemblablement : non. Je n'allais pas y échapper. Néanmoins, comme pour le reste, je pouvais abréger et condenser les informations. Je pouvais effectuer un tri parmi toutes les réponses que j'avais à leur fournir.
« J'avais toujours spécifié à Edward et Alice que je détestais mon anniversaire. Je ne voulais pas le fêter. Mais comme toujours, personne ne m'a écoutée. Je leur avais pourtant précisé qu'il y avait un désastre à chacun de mes anniversaires, et que celui-ci ne changerait pas la donne. Ils ne m'ont pas cru. » entamais-je. « Mes anniversaires se sont tous finis à l'hôpital. Tous ! Alice avait organisé une petite fête chez eux. Et il est arrivé ce que je craignais. Je me suis coupée avec un emballage cadeau. Edward a senti l'odeur de mon sang et n'a pas réussi à retenir sa soif. Emmett a tenté de me protéger, mais ce faisant, il m'a propulsée contre la table en verre. J'ai eu plus de coupure encore. Alice, Rosalie et Emmett ont du se liguer ensemble contre Edward pour le mettre dehors et qu'il respire l'air frais. Ils l'ont forcé à chasser dans les bois pendant que Carlisle me soignait. » confessais-je.
« Et il t'a quitté après cela ? » me questionna Jasper.
« En effet. Il s'est éloigné petit à petit et trois jours après, il me quittait. »
« N'est-il jamais revenu ? » s'indigna Riley
« Non. » Admis-je.
« Il n'était pas ton compagnon ! » asséna Peter tout en se levant. « Réfléchis Bella ! D'après toi, un compagnon peut-il se séparer aussi facilement et si longtemps de son âme-sœur ? Tu dis que les deux autres couples vampires étaient des compagnons. Les as-tu vu se tenir éloignés l'un de l'autre ? C'est impossible ! Cet Edward était un petit enfoiré de première pour t'avoir menti et avoir joué de toi de la sorte ! » ragea-t-il.
Peter fit de longues enjambées le long du salon, la colère émanant de son être. Ou bien était-ce de Jasper ? Son don pouvait-il finalement m'atteindre ? Je fus plus qu'étonnée de voir les quatre vampires si colériques après mon récit. Je ne m'attendais pas à des réactions aussi virulentes de leur part, d'autant plus que Charlotte et Peter m'étaient encore inconnus. Jasper ouvrit la bouche et ce qu'il m'annonça me désarçonna plus encore.
« Bella … Un compagnon est incapable d'attaquer, blesser ou pire encore. Il nous est impossible de faire du mal à notre conjoint. Si Edward t'a attaqué, assoiffé ou non, c'est qu'il n'était pas ton compagnon d'éternité. » lâcha-t-il. « Tu peux me croire quand je te dis que c'est moi, ton compagnon. Et que je vais détruire ces vampires. » affirma l'ange blond.
Je ne comprenais pas comment il pouvait être si sûr de lui et de ce qu'il ressentait alors que nous ne nous connaissions pas. Même si son odeur me faisait un drôle d'effet, ne le saurais-je pas s'il était mon compagnon d'éternité ? Je pris le temps cependant de repenser à Emmett et Rosalie, à leur façon de toujours se tourner autour. Ils se suivaient toujours. Lorsque Rosalie partait travailler sur sa voiture dans le garage, alors Emmett tournait autour d'elle, comme un satellite gravite autour de la Terre. Elle était sa lune, son soleil, son univers. Il ne restait jamais bien loin d'elle. Quand ils étaient forcés de s'éloigner, même pour quelques heures, leurs retrouvailles étaient toujours douces et exceptionnelles à voir. Il en était de même pour Esmée qui accueillait toujours chaleureusement Carlisle quand il rentrait de l'hôpital. Bien qu'ils étaient plus discrets et moins démonstratifs, ils étaient toujours si attentifs l'un à l'autre, si aimants. Leur amour passait à travers leur regard, leur geste, leur parole et même leur mouvement. Ils étaient calqués sur l'autre. Quand Carlisle montait travailler dans son bureau, Esmée délaissait alors ses enfants adoptifs pour lire un livre auprès de lui, ou bien dessiner sur une nouvelle restauration ou architecture. Finalement, Edward ne gravitait pas autour de moi. Je le faisais pour nous deux. Lui se contentait de petits gestes qui traduisaient sa possession ou sa jalousie avec les pensées des garçons du lycée. Mais rien de transcendant comme pour les autres couples que j'avais pu observer. Ils m'avaient faite rêver cependant je devais admettre qu'Edward et moi étions bien différents d'eux. Prenant cela en compte, je réalisais que j'avais l'éternité pour trouver mon compagnon d'éternité. Celui qui graviterait autour de moi. Celui qui serait mon soleil dans cette non-vie qui avait si mal commencé.
