Chapitre 13
Une ancienne musique pop Moldu réveilla Denis à 6 heures pile. Il fut étonné que son réveil installé deux ans au paravant sur son lit marche encore, et il s'en sentit bêtement heureux. Il attendit la fin de la chanson avant d'enlever le sort d'insonorisation et de sortir de son lit. Les autres étaient encore endormis, n'abandonnant par le rituel consistant à ne jamais être levé avant 7h 30. Rituel que Denis avait abandonné, se considérant désormais hors de ce cercle d'ami. Il s'en sentait bien plus blessé après une nuit de soleil mais ignora ce soudain serrement au coeur. Il ouvrit le tiroir sous son lit où avaient été rangés ses vêtements dans la nuit, se saisit d'une robe, d'une pantalon, d'une chemise et de sous-vêtements au hasard, et se dirigea vers les douches. Il s'enferma dans la cabine la plus à droite, la plus éloignée de la porte, et étrangement, celle qu'il avait toujours utilisé. Il y lança un sort d'insonorisation et laissa ses vêtements sur le portes manteaux sur la face extérieur de la porte. Puis il s'enferma un bon quart d'heure, se savonnant fortement, chantant à tue tête, ignorant les fausses notes que faisaient naître sa peine, ainsi que les larmes qu'il effaça d'un jet d'eau. Il profita du dernier quart d'heure qu'il lui restait pour faire sa toilette à fond, et d'entraina à adopter une expression impénétrable. Son humeur lui facilita grandement la tâche, et c'est d'une allure décidée qu'il ressorti.
Ses compagnons de dortoir se levaient peu à peu. Il les salua d'un simple bonjour formel et distant, avant de sortir et de descendre prendre son petit déjeuner, seul. Les grandes portes étaient entrebâillées, et il se glissa dans la grande salle sans se faire remarquer. Il n'y avait que quelques premières années et deux ou trois petits groupes d'amis. Denis s'avança donc, d'une démarche normale, ni trop fière, ni trop soumis, et sans croiser le regard de quiconque, il s'assit à l'écart, à la table des Griffondors et se servit un chocolat chaud, dans lequel il versa une généreuse quantité de café, et trois cuillerées de sucre. Puis il prit un croissant encore chaud et et le remplit de confiture de fraise avant de le tremper dans son capuccino. Il mangea lentement, profitant de la tranquillité du lieu. Au bout d'un moment, il leva les yeux pour voir la table des professeurs. Ce qu'il vit lui coupa alors l'appétit. Ombrage, dans toute la splendeur possible de son ensemble rose bonbon, le regardait, du même regard que l'on lance à un crapaud. Que faisait-elle là ? Son regard dévia sur le directeur, qui n'affichait aucune émotion. Il se força lui aussi à reprendre une expression neutre. Snape était-il enjoué de la présence de la femme ? Il n'en avait pas spécialement l'air. Le jeune homme se dépêcha alors de finir son petit déjeuner, mais avant qu'il ne quitte la salle, une lettre cachetée voleta jusqu'à lui. Il l'ouvrit, tremblant, et en tira son emploie du temps. Il s'épata lui même de ne pas s'évanouir face au premier cours: Magie Théorique et Expérimentale avec le Professeur Ombrage, s'il vous plait. Puis Pratique de la Magie dans toutes ses formes. Deux heures de chaque. Puis une heure d'Histoire de la Magie. Horreur et damnation. Il regarda l'ancien directeur des potions. Les yeux de celui-ci étaient toujours aussi noirs et inexpressifs. Ceux de MacGonagal en revanche, exprimaient une franche lueur de pitié, et elle ne paraissait pas enjouée de devoir rester à cette table pleine de Mangemorts, en compagnie de l'insupportable Ombrage. Sans demander son reste, il remonta dans son dortoir pour se brosser les dents. Il croisa tous les autres étudiants qui se dirigeaient vers la grand salle, et les ignora, serrant les dents. Son dortoir était vide, et il s'en réjouie. Tranquillement, il put faire son sac, y mettant aussi ses affaires de l'après midi, finit sa toilette, rangea ses affaires et y lança des sorts pour personne ne touche à ses affaires hors de prix. Lorsqu'il passa devant le miroir, il s'étonna lui même de sa propre classe. Sa longue robe noir lui donnait fière allure au niveau des épaules et du torse, et tombait gracieusement au sol. On ne voyait que le haut de la cravate, en un petit col en V, et le col de la chemise qui s'alignait avec le col de la robe. Cela le fit sourire. Même Malfoy aurait été vert de jalousie s'il avait encore été élève. Sauf qu'il n'était plus élève, et que c'était lui qui l'avait habillé de la sorte. Mais surtout, il risquait de s'attirer les foudres de tous les autres. Il poussa un long soupir.
De toutes manières, même avec des vêtements de gueux ils m'auraient détesté. Au moins, je me ferai un peu moins humilier. J'espère juste qu'ils ne vont pas abîmer mes vêtements... S'ils pouvaient ne pas m'abîmer tout court...
Mais il n'y croyait pas. Il doutait même de sortir de l'école vivant. L'air plus blasé et résolu que jamais, il jeta son sac en bandoulière sur son épaule et s'en alla en direction de l'ancienne salle de défense contre les forces du mal. Il ne s'assit pas par terre, pour faire honneur à sa tenue, et se contenta de s'adosser au mur et de feuilleter le nouveau livre à la couverture de cuir rouge. Heureusement, les cours n'étaient pas inintéressant, mais l'idée même de passer du temps avec Ombrage le dégoutait. Petit à petit, les élèves affluèrent autour de lui, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Mais soudain, une main lui attrapa son livre et le ferma. Il releva brusquement la tête. Un petite tête blond féminine le regardait avec curiosité. Elle avait de beaux yeux vers et deux couettes blondes.
Salut, tu t'appelles comment ? T'as l'air malheureux tout seul là. Pourtant t'as une belle robes de riche. Alors, c'est quoi ton nom ?
Denis la regarda de la tête aux pieds.
-Denis Crivey, répondit-il enfin d'une voix clair.
Enchanté Denis, moi c'est Violette, Violette Dwinter. Je suis à Serdaigle.
Je suis à Griffondors.
Tu n'as pas l'air très sociable. Ce n'est pas en parlant comme ça que tu vas te faire des amis...
Ecoute Dwinter. Tu m'as l'air d'être une personne adorable. Mais je ne veux pas d'amis. Va parler à quelqu'un d'autre, ça vaudra mieux pour toi.
Quoi ?
Elle paraissait sincèrement choquée, et il lui envoya un profond regard désolé, et lui fit un petit sourire pour la remercier.
Mais pourquoi ? S'outrât-elle.
Parce que c'est un Sang-de-Bourbe ! s'écria une voix derrière.
Denis leva la tête et aperçu un grand garçon brun à l'air faussement désinvolte. Il se tenait la tête haute et lui jetait un regard plein de mépris. Notre jeune Griffondors nota les couleurs des Serpentards sur la cravate du jeune homme, et détourna le regard. Il ne devait pas chercher la confrontation, car de toutes manières, il perdrait.
Alors comme ça tu t'appelles Crivey c'est ça ? T'es le petit frère de Colin Crivey, ce bon à rien qui souhaitait tout le temps photographier Potty ? J'espère que tu as honte de ce que tu es au moins ?
Il eut un rire méprisant et un groupe commença à se former autour d'eux.
Tu ne réponds pas ? C'est bien, tu sais qui sont les Maîtres ici. Mais le problème c'est que... tu n'as pas ta place dans cette école. Tu as entendu le Directeur Snape non ? A moins que tu aies de la boue dans les oreilles.
Il rit face à sa blague mais ne put reprendre sa tirade, le nouveau professeur arrivant.
-Bonjour, dit-elle de sa voix claironnante. Allons, allons, en classe, vous ferez connaissance plus tard si besoin.
Son sourire hypocrite accompagna chaque élève entrant dans la classe, mais il se fit méprisant quand Denis passa le pas de la porte.
Bien, bonjour à tous, pour ceux qui ne me connaissent pas, ou qui ne se souviennent pas, je suis le professeur Ombrage, votre nouvelle professeur de Magie Théorique et Expérimentale.
ça changera pas trop, ricana tout bas le voisin de devant de Denis. Autant appeler ça «entrainement à se tourner les pouces».
Denis sourit, et la petite dame en rose le vit immédiatement.
Voyons voir, notre Sang-de-Bourbe sourit. Qu'ai-je dis de si drôle ?
Rien madame.
Mademoiselle ! Siffla-t-elle. Alors pourriez vous me donner la raison de ce rictus ?
Je me disais juste que votre cours serait, très certainement intéressant, car il est toujours intéressant d'apprendre de nouveaux sorts et d'apprendre leur fonctionnement, leur utilité, leur danger par coeur. Je suis persuadé que c'est très utile sur un champs de bataille.
Une heure de retenue la semaine prochaine ! Avec le directeur. Je ne vous donne pas encore l'heure exacte, car à la vue de votre insolence de Griffondors borné, je pense que vous obtiendrez d'autres heures de retenue... Ne vous inquiétez pas, je suis sûr que cela aura un impact positif sur vous. Après tout, il y a une bonne raison aux punitions.
C'est injuste Mademoiselle ! S'écria une voix.
Brian s'était levé, les yeux pleins d'éclairs.
Ombrage se tourna vers lui.
Denis fit alors de grands gestes, lui signifiant de se taire. Mais Brian n'y fit pas attention, et hérita d'une retenue avec les Carrows. Le jeune calice était pâle comme la mort. Ombrage était favorable aux personnes capables de lui apporter quelque chose dans la vie. Il était donc totalement à l'opposé, mais pas Brian. La fin des deux interminables heures finirent par sonner et notre jeune homme s'empressa de sortir et se dirigea au pas de course vers son cours de Pratique de la Magie. Brian fut le premier de sa classe à le rejoindre, essoufflé d'avoir trop couru.
Pourquoi tu ne m'as pas attendu ? Dit-il d'un ton plein de reproches. Je t'ai défendu et me suis pris une colle avec les Carrows pour toi !
Justement ! Quel imbécile ! Tu connais les connais un peu ? Je ne les ai pas croisé souvent mais je te jure que tu vas amèrement regretter ce que tu fais là. Je t'en remercie, mais je préfère que tu me laisses avec mes problèmes. Vraiment Brian. T'es une personne formidable et un avenir brillant t'attends. Gâche pas ta vie pour moi, j'aurai de trop remord.
Mais putain Denis !
Eloigne toi voilà super sang-pur qui arrive.
Effectivement, le grand brun était de retour.
Alors, on se rebelle ? Ricana-t-il. Quelle perte, je suis sûr que si vous quittiez cette école, tous les deux, nous pourrions avoir d'autres Sang-purs entre ces murs et enfin faire de Poudlard une école d'exception.
Pourdlard est déjà une école d'exception, répondit simplement Denis. Tous les grands sorciers d'Angleterre y sont allés.
Ainsi que beaucoup de sangs impurs ! Trop.
Le plus petit se détourna et s'éloigna du groupe. Des ricanements fusèrent.
Alors on a peur ?
C'est vous, Mr Tompson qui devriez avoir peur. Je n'apprécie guerre le bruit, sauf quand il nécessaire. Je n'aime pas non plus la désobéissance. Ce que vous êtes en train de faire. J'espère pour vous que la lecture du nouveau règlement a été effectuée.
Tout le monde se retourna pour faire face au nouveau professeur. Il avait des yeux d'un incroyable bleu turquoise, et pourtant plus froid que la banquise, une chevelure noire séparée par une soigneuse raie sur le côté, une robe noire et rouge, et une mallette de cuire noire.
Les élèvent se redressèrent brusquement, et saluèrent le nouveau professeur avec une politesse un peu trop excessive.
Mais ne restons pas dans les couloirs, si vous voulez vous donnez la peine d'entrer, jeunes gens.
Il ouvrit la porte d'un coup de baguette et attendit que chacun soit entré dans la classe avant d'y pénétrer à son tour.
Asseyez vous, sans bavardage. Bien, je me présente, professeur Carter. Dans mon cours, plus que dans tous les autres, il faut de la rigueur. Les sorts que vous apprendrez sont loin d'être inoffensifs, et vous serez gré de ne pas vous les jeter les uns aux autres sans mon autorisation. Cependant, ce cours ne consistera pas seulement à échanger des sorts. Il faut être au maximum de ses capacités à chaque moments, c'est pour cela que je suis là. Une pratique assidue du sport sera donc au programme. Tant que je ne vous jugerai pas assez forts pour échanger des sorts, vous ne le ferez pas. Si je vous dis de courir vous le ferez. J'espère pour vous que vous êtes motivés. Il faut souffrir pour être fort et être un élite. Je vous donne immédiatement le numéro de vos casiers respectifs. Donc Alford, numéro trente-sept...
Il termina l'appelle des 36 élèves, d'une voix égale, légèrement hautaine.
Vous pouvez donc ranger vos cahiers, et me suivre, sans un mot, sans un bruit jusqu'aux vestiaires. Toutes protestations entrainera une punition. En avant !
Et d'une démarche souple et rapide, il partit à grands pas au travers des couloirs. Les élèves pénaient à le suivre, craignants de le perde à chaque angle. Mais finalement, il le retrouvèrent, adossé au mur d'un vestiaire très semblable à ceux des moldus.
Les garçons ici, les filles, là-bas. Je vous donne cinq minutes pour être en tenue, en rang, dans le couloir.
Mais monsieur nous n'avons pas nos affaires... se plaignit un petit brun.
Est-ce une raison, selon vous, de ne pas participer à mon cours, Mr Cadigan ?
N... Non Professeur.
Vingt point en moins pour Poufsoufle.
Et il sortit. Le dénommé Cadigan se mit à se faire violemment réprimander par un de ses camarades qui le jeta à terre. Une bagarre, qui avait tout de moldu d'ensuivit, étant donné que le Poufsoufle numéro un ne se considérait pas comme fautif. Profitant de la diversion, Denis fit un «accio affaires de sport» et attendit, curieux, de voir si son Maître avait prévu quelque chose. Il conta dix longue secondes avant d'ouvrir la porte et d'attraper, avec souplesse, ses vêtements à la volée. Il s'habilla donc tranquillement et sortit du vestiaire, seul. C'est à ce moment que les autres se rendirent compte qu'ils étaient affreusement en retard. Ils se ruèrent en courant, sans aucune grâce dans les couloirs, en se demandant brièvement comment le pauvre Crivey avait réussi à être prêt aussi rapidement. Ce jour là, beaucoup de points furent perdus pour toutes les maisons. C'est déjà essoufflés, et rageur d'avoir dut courir dans les couloirs, que les élèves s'alignèrent. Certains, Alford y comprit, avait cependant l'air parfaitement en forme, et Denis se demanda s'ils n'avaient pas, eux aussi, pratiqué l'Accio.
Dix minutes de retard, c'est inadmissible. Bien, vous allez donc commencer par vingt minutes de course autour du château. Tout de suite.
Une fois dehors, les jeunes hommes et femmes se décomposèrent un peu plus devant la pluie battante. Mais sous le regard perçant du professeur, ils avancèrent sous l'eau et commencèrent, sans bruit, le travail qu'ils jugèrent indigne pour des Sangs Purs.
Face à la quantité de boue qui se fixait à son pantalon, Denis craignit que son vêtement ne soit récupérable, et que Malfoy lui en face subir les conséquences.
Denis Crivey ! Le héla Mr. Tompson, alors qu'il effectuait son troisième tour de château. Venez ici. Vous m'avez bien en forme pour un sang de bourbe aussi... mince. D'ailleurs, votre présence même est étrange. J'ai regardé vos anciens résultats scolaires, qui sont respectables sans être brillants, ainsi que vos inscriptions à d'éventuels clubs. Rien. Surtout que votre frère est, paraît-il, prisonnier du Seigneur des Ténèbres, et qu'il a soutenu Harry Potter dans son combat. Alors je voudrais savoir, par quel miracle vous êtes là.
Denis pinça les lèvres, ne sachant que répondre. Il était absolument hors de question qu'il révèle sa position de calice. Mais en même temps, s'il ne répondait pas, l'homme risquait de penser que...
Auriez vous fait du chantage à quelqu'un ? Il est vrai que vous êtes une personne mignonne, et merlin sait que les Mangemorts sont très sensibles aux charmes de certains...
Absolument pas. Répliqua froidement le jeune homme. Je suis ici parce que je le mérite. Et si quelque chose s'était passée, je ne pense pas que cela vous regarderait. Alors vous serez aimable, Professeur, de ne pas m'importuner cette question, car je n'y répondrai tout simplement jamais.
Et il repartit courir, s'échappant du regard persan de son professeur. Il dut cependant s'arrêter au bout d'un tour de château, car Mr Tompson souhaitait les faire combattre un mannequin pour voir les capacités de chacun.
Cette cible ne cessera de répliquer que lorsque vous l'aurez entièrement anéantie. Elle prendra en compte votre puissance et ne se laissera détruire que lorsque vos forces maximum auront été acquises.
Il prit une personne au hasard et les élèves défilèrent. Le niveau de combat était assez peu élevé sauf pour certains, comme Alford, qui se la jouaient énormément. Denis passa dernier. Des ricanement résonnèrent alors qu'il s'avançait devant l'énorme mannequin. Mais ils se turent vite face à la combativité de leur camarade.
Crucio ! Cracbadaboum ! Confringo ! Diffindo ! Hurlai-t-il alors que l'adversaire lançait des sorts tout aussi puissant et dangereux. Expelliarmus ! Protego ! Sectusempra !
Les autres regardaient, effarés, ce misérable sang-de-bourbe utiliser ces sorts inconnus ou terriblement dangereux, avec une dextérité qui ferait envier les aurores et les mangemorts les plus entrainés.
Confringo !
Le mannequin finit par exploser violemment et retomba en poussière. Denis, malgré son souffle éreinté, ressentait une étrange profonde satisfaction. Ces sorts, il les avaient apprit avec Harry Potter ou les avaient entendu sur le terrain. Cependant, il n'avait put les jeter sur un ennemis, son coeur étant trop pur probablement. Mais avoir put se défouler sur cet horrible mannequin lui avait fait beaucoup de bien. Il se retourna, un sourire léger aux lèvres et regarda son professeur.
Celui-ci claqua dans ses mains.
Bravo, Mr Crivey. Vous êtes celui qui a utilisé le plus de sorts dangereux et puissants, et qui a tenu le plus longtemps. J'espère que vous aiderez vos camarades à atteindre votre niveau.
Denis ne répondit pas, mais cessa immédiatement de sourire.
Le cours est terminé. Vous trouverez des douches individuelles au fond des vestiaires.
Les adolescents s'empressèrent de retourner à l'abris. Denis sentit un étrange boule se former dans son estomac. Le nouveau professeur et son étrange regard étaient loin de le rassurer.
Un fois propres et changés, les élèves allèrent se reposer en cours d'histoire de la magie. Le jeune calice fut le seul, avec Violette Dwinter à prendre des notes. Son maître voulait qu'il soit le plus fort, alors il ne pouvait pas se permettre de se laisser aller. Cependant, c'est à grand peine que son attention resta fixée sur le professeur.
La sonnerie fut un soulagement sans nom. Il bondit sur ses pieds, jeta son sac sur son épaule et partit en direction de la grande salle. Il se mêla facilement dans la masse et réussit à trouver une place entre deux groupes d'à peu près son âge qu'il ne connaissait que de vue. Affamé par l'horrible cours de sport, car il faut appeler les choses par leurs noms, il se servit une grosse cuisse de poulet et trois bonnes cuillerées de purée. Son esprit divagua alors sur les souvenirs des années précédentes, où alors qu'il mangeait des quantités qu'il trouvait astronomiques, ses amis mangeaient le triple en rigolant. La digestion était toujours un peu difficile après cela et plusieurs fois les professeurs avaient dut les rappeler à l'ordre en cours, alors qu'ils s'endormaient. C'était la belle époque. Les desserts apparurent ensuite. Denis se servit une grosse part de gâteau au chocolat. La vague pensée qu'il faisait une crise de boulimie lui traversa l'esprit mais il la repoussa. Son repas expédié, il retourna dans son dortoir et déposa ses affaires du matins. Soit une tenue de sport massacrée par la pluie. Soupirant, il la mit dans son bac à linge sale en espérant que les elfes réussiraient à lui rendre son aspect original. Une grande lassitude l'envahit. Il se sentait tellement stupide de repousser les rares personnes qui voulaient bien être l'ami du sang-de-bourbe, mais il s'en voulait terriblement que Brian se soit prit un punition... Rageur, il se tortura les méninges pendant vingt bonnes minutes. Devait-il être lui même ou protéger les autres au risque de devenir fou ? Mais en même il aimait beaucoup trop les autres. Il ne pouvait tout simplement pas faire passer sa petite personne avant le bien-être des autres. Qu'il était faible !
L'aiguille des minutes de l'horloge du dortoir se rapprochait dangereusement du soixante alors qu'il s'élançait vers son cours de potion. N'ayant jeté qu'un vague regard à son emploie du temps, il ne connaissait pas l'identité de son professeur. C'est donc la peur au ventre qu'il frappa, en retard, à la porte de la salle de potion. Un «entrez» résonna, et il ouvrit la porte timidement, pâle.
-Mr Crivey vous êtes en retard, mais je ne vous en tiendrai pas rigueur, c'est le premier jour après tout. Dépêchez vous de vous asseoir, lui dit gentiment le professeur Slughorn.
C'est avec un air mi surpris, mi soulagé que Denis se laissa tomber à côté de Brian, à la seule place libre. Les deux heures de cours se passèrent bien, principalement aux entrainement assidus que lui avait donné Draco Malfoy.
Le cours de Métamorphose suivant fut un véritable plaisir, étant donné que son professeur n'était autre que le Professeur MacGonagal. Celle-ci, malgré son air plus revêche et irrité que jamais, ne montrait ni trop d'attention envers le jeune homme, ni trop peu. Juste assez pour qu'il se sente un peu moins seul l'espace d'un instant.
La journée, ainsi que la semaine se passa de la même manière. Denis réussi avec brio à se prendre cinq heures de colles, reportées au dimanche en fin d'après midi avec le Directeur Rogue. Le jeune homme se sentait fatigué à l'avance, ayant apprit qu'il devrait suivre des cours d'arithmancie et de mathémathiques avancés, ainsi que d'économie, de français, de russe et des cours supplémentaires de potion. Ses journées faisaient toutes huit heure - dix neuf heures, et débordaient sur le samedi matin.
Brian le laissa quelque peu en s'apercevant que son ami continuait à l'éviter. C'est donc dans une solitude complète que Denis affronta son destin. Il dut passer son samedi entier à la bibliothèque, afin d'avancer tous ses devoirs pour la semaine suivante. Il passait sa vie à travailler, hanté par le visage de Draco Malfoy, lui susurrant qu'il n'avait pas intérêt à le décevoir. Des cernes se creusaient sur son visage, mais elles étaient d'avantage liées au insomnie dues aux cauchemars, qu'aux soirées de travail. Denis se sentait mal, mais il ne savait pas s'il était sensé avoir hâte aux vacances, pour se reposer, le blond étant à la clef. C'est une boule au ventre et avec un physique à faire peur que le jeune homme se rendit dans le bureau du directeur à dix-huit heure. Du bout des lèvres, il souffla le mot de passe qu'on lui avait communiqué au repas. La gargouille tourna lentement, et le jeune homme monta lentement les marches menant au bureau. Il inspira profondément avant de frapper.
Entrez.
Bonsoir, souffla-t-il alors que la porte s'ouvrait d'elle même.
Il avança, un peu gauche. Qu'allait-il pouvoir faire dans le bureau de directeur ? Pas nettoyer les étagères en tout cas ; celles ci étaient déjà brillantes. Il s'arrêta à un mètre du bureau, puis se mit à se balancer d'un pied sur l'autre. L'autre homme ne le regardait même pas, écrivant quelque chose à la plume, d'une écriture fine, pleine de belles arabesques, loin des pattes de mouche de Denis.
Il lui semblait cependant très risqué de le rappeler à l'ordre, alors il attendit.
Cesser de gigoter ainsi Mr Crivey, c'est gênant.
Oui pardon, s'empressa de répondre le jeune homme, s'immobilisant.
Alors, vous avez réussi à avoir cinq heures de colle en une semaine. Vous êtes très forts.
Je...
Il se pinça les lèvres, rien de servait de dire qu'il était innocent.
Soyez reconnaissant. J'ai demandé à ce que toutes vos heures de colles soient obligatoirement avec moi, j'avais le pressentiment, qui s'avère exacte, que vous seriez souvent réprimandé.
Je ne suis pas un mauvais élève ou un élément perturbant la classe monsieur le Directeur. Ne put s'empêcher de répliquer Denis. C'est...
Rogue le fusilla du regard, arrêtant immédiatement sa tirade. Lentement, il se leva, et s'approcha du jeune homme qui recula. L'homme vêtu de noir se mit à tourner lentement autour de lui.
Je sais ce que nous allons faire. Je ne vais pas vous entrainer physiquement, ce sera inutile, j'ai entendu dire que vous vous débrouilliez bien en cours de défense. Par contre, je vois que Draco n'a pas encore abordé un sujet avec vous : la discipline. En tant qu'élève enfant moldu, votre présence dans cette école se trouve être assez précaire. Mais le fait que vous soyez si... Griffondors, réactif, pose problème. Je vais donc vous apprendre cela. Monsieur Malfoy ne pourra pas tout vous apprendre uniquement pendant les vacances. Il est très occupé. Mais vous semblez fatigué, je me trompe ?
Euh... Oui monsieur.
Vos cernes ne vont pas tarder à être disgracieuses.
Je sais.
Vous ne dormez pas la nuit ?
Je... euh... Non.
Pourquoi ?
Je travail beaucoup.
Monsieur Crivey, je ne suis pas assez inexpérimenté pour ignorer la quantité de travail qu'a chacun. Vos devoirs ne peuvent donc pas être l'unique raison de votre fatigue.
Denis détourna le regard.
Denis, il n'y a que très peu de personnes dans cette école qui te donneront de l'aide. Et je n'en vois aucune, à part moi, qui te donnerai des potions.
Le Griffondors releva la tête au tutoiement, et a la soudaine proposition.
J'ai... finit-il par bégayer, je fais des cauchemars.
Et que ressens pendant cet cauchemars ?
Ce que je ressent tous les jours mais en plus fort. De la solitude, de l'horreur face aux cadavres que j'ai vu... j'ai peur de tout. De tout le monde. Je... Je ne devrais pas vous dire ça.
Il avait viré à un blanc encore plus cadavérique, si cela était possible.
Assis toi, l'interrompit l'homme en le poussant vers un siège.
Désolé, souffla le châtain. Je suis faible pardon.
En effet, mais ne t'en fais pas, tu ne le seras pas longtemps. Même si tu es différent, Poudlard formera des sorcier de la même puissance. J'ai bien observé ton attitude envers tes camarades, tu es une personne un peu trop gentille.
Monsieur, pourquoi dois je vous parlez de moi alors que je suis sensé être venu ici pour être punit ?
Pourquoi veux tu être punit alors que je t'ai enlevé aux griffes de tes autres professeurs ? Draco serait très vexé s'il savait que son calice préférerai être marqué d'une manière indélébile et douloureuse par une professeur habillée de manière infâme.
L'allusion aux punissions d'Ombrage n'était même pas voilée.
Denis posa un regard faible et plein de gratitude malgré lui sur l'homme en noir. Ses traits étaient illisibles, mais Denis savait au fond de lui qu'il l'aidait. Il croisa ses bras et les serra contre lui. Il voulait un câlin.
Et vos parents Mr Crivey, ils ne vous manquent pas ?
Cela lui fit l'effet d'un seau d'eau froide. Son état physique en devenait presque inquiétant.
Je n'ai plus de parents ! Répliqua-t-il violemment. Vous ne pouvez pas leur faire de mal, je n'en ai plus ! Je n'ai pas de famille alors ça ne sert à rien de chercher !
Mr Crivey ! Retenez-vous. Ne pas vous emporter, rester calme en toutes circonstances, voilà ce que vous devez apprendre en vitesse.
Denis lui jeta un regard plein de haine, avant de se mettre à trembler et de détourner la tête. Il papillonna des yeux, tentant vainement de retenir les larmes que le directeur voyait nettement. Soudain, il y eut un gros «bang!» et Sirius apparut à la rambarde des escaliers menant aux appartements du directeur.
-DENIS !
Il s'élança et prit le jeune homme dans ses bras, offrant, sans le savoir, tout ce dont il avait besoin : de l'affection.
Oh ! Sirius, tu es vivant, tu vas bien ?
Il entoura son cou de ses bras avec force, comme une naufragé à sa bouée.
Black, grogna une voix.
Soupirant, le second homme se sépara des bras du plus jeune qu'il reposa comme un paquet sur le fauteuil. Il se tourna vers Rogue.
Je sais, je sais, mais tu aurais fait quoi devant ses pleurs ? C'est des gamins que tu diriges.
Je suis au courant, je suis parfaitement capable de me débrouiller, je suis dans l'éducation depuis plus longtemps que toi il me semble.
En tant que professeur des potions aigri ! Ce n'est pas assez pour que je te laisse le champs libre concernant l'éducation de Denis. Déjà que je suis sûr que c'est ta faute si mon abruti de cousin l'a transformé en Calice !
Et depuis quand tu t'y connais en éducation toi ? T'as suivi Potter de loin, tu n'as pas franchement été utile, et non tu n'as rien à dire c'est moi le Maître.
Black roula des yeux et se laissa tomber dans l'autre fauteuil.
Mr Crivey, si vous voulez avoir une chance dans la société, soyez une parfaite antithèse de cette énergumène. La même chose concernant son comportement avec moi. Je vois dans vos yeux que vous appréciez cela, mais lui est juste irrécupérable par rapport à vous. Et Je sais que mon filleul prendrait très mal un changement soudain de comportement, surtout s'il est dut à Sirius Black.
Oui monsieur.
Bon.
Il claqua des doigt et une elfe, craintive, apparue et s'inclina plus bas que terre.
Ramène nous deux thé et un chocolat, ordonna le directeur. Et vite.
Denis fut étonné du manque de réaction de Sirius face aux mauvaises manières de Rogue concernant les elfes. Puis il se rappela de Kréature et de l'antipathie régnant entre les deux personnages. Sirius n'avait pas adhéré à l'idée d'Hermione.
L'elfe réapparut et déposa les boissons sur le bureau, avant de s'incliner et de disparaître.
Bois ordonna le Mangemort.
Vous ne me ferez pas lire mon avenir dans la tasse après j'espère, murmura Denis.
C'est du chocolat.
C'était une blague je pense Severus, soupira Sirius.
Je sais.
Denis observa les deux hommes par dessus le bord de tasse. Il trouvait vraiment admirable la relation qu'ils entretenaient. Aucun de n'offusquait du tutoiement ou des piques sans cesses envoyées. Une petite voix lui souffla que peut-être, ils s'aimaient. Mais il la chassa très vite, l'idée lui paraissant trop étrange et surtout, il ne voulait en aucun cas parier sur la vie priver de son directeur. Il faillit d'étouffer quand Sirius se pencha sans gêne, pour effleurer les lèvres de l'autre homme, avec une expression de pure arrogance. Cependant, le Mangemort se contenta de répliquer quelque chose en réponse de ce que venait de dire Black et de l'envoyer s'asseoir, ailleurs que sur ses genoux.
A part cela, Mr Crivey, comment s'est passé votre première semaine ? Pas trop de problèmes avec les autres ?
Non monsieur.
Sirius, remonte, et ne laisse pas trainer tes oreilles, ordonna-t-il.
Pourquoi ?
Obéis, sale cabot.
Ils échangèrent un regard significatif, puis Sirius se leva, ébouriffa les cheveux du plus jeune et disparut à l'étage.
Bien, maintenant nous allons pouvoir parler. Mr Crivey, vous êtes le seul sang de bourbe dans l'école, et il est important de savoir dans quelle situation vous vous trouvez.
Ma situation est correct monsieur.
Pas de problème avec certaines personnes ? Des personnes semblables à votre Maître au même âge, prêtes à tout pour être le Prince ou la Princesse de Poudlard ?
Peut-être... murmura Denis, du bout des lèvres.
Je ne vous demanderai pas de nom, je sais déjà qui ils sont.
Et vous ne pourriez pas m'aider ?
L'homme haussa un sourcil.
Vous ne dites pas ça sérieusement j'espère. Ce serait totalement contradictoire avec mon rôle de directeur aigri, un des préférés du Maître des Ténèbres. Je vous protège un minimum juste parce que vous êtes le calice de Draco, et que vous lui êtes indispensable. Donc je compte sur vous pour que vos camarades pensent tous avec bonheur, comme vos professeurs, que je vous ai martyrisé pour avoir osé mettre à sac les cours qui vont sont donnés.
Oui monsieur. Puis-je vous poser une question ?
C'est déjà fait mais allez-y.
Où est Dr... Mon Maître en ce moment ?
Il effectue le travail que le Seigneur des Ténèbres lui donne. Mais cela ne vous concerne en rien.
Le Griffondors baissa les yeux pour éviter de lancer son regard courroucé sur l'insupportable homme devant lui.
Bien, vous allez lire ce livre sur les bonnes manières jusqu'à onze heure. Avec un peu de chance vous l'aurez finit avant, auquel cas je vous laisserai sortir.
Il déposa un énorme livre poussiéreux sur son bureau avec un sourire amusé. Denis posa sa tasse, encore presque pleine et fumante, et attrapa le livre. En vieux cuir, celui-ci lui faisait l'effet d'une pièce rare et précieuse.
Merci, souffla-t-il.
Ne vous en faîte pas, Draco sera très heureux quand il verra que vous connaissez tout ce qu'il apprit depuis qu'il est petit. Et je suis persuadé que ce que vous apprendrez vous sera utile un jour ou l'autre.
Puis sans un mot de plus, il se pencha sur le parchemin qu'il rédigeait plus tôt et ne s'intéressa plus d'avantage au jeune homme.
Denis trouva le livre intéressant jusqu'à ce que les caractères lui fasse l'effet de rétrécir, et que ses paupières tombèrent d'elles-mêmes. Il ne se rendit compte qu'il s'était endormit que lorsque l'homme le réveilla en le secouant doucement.
Retournez dans votre dortoir, lui dit-il.
Je me suis endormie ! S'horrifia le jeune homme. Non je suis désolé !
Il était rouge de honte.
Retournez dans votre dortoir, répéta le directeur. Et soyez à l'heure demain.
Oui monsieur.
Il s'apprêtait à reposer le livre mais le directeur le dissuada d'un geste.
Vous trouverez bien un moment pour le finir. Avant de dormir par exemple.
Merci, bonsoir, bégaya bêtement Denis.
Malgré le calme et le presque gentillesse dont avait fait preuve le directeur Snape, son regard frigorifiait le pauvre jeune homme. Trop froid. Il marcha le plus vite possible jusqu'à son dortoir où il s'effondra, tout habillé, esténué, le livre entre les mains.
oOoOoOoO
Draco ouvrit la porte de la salle qu'on lui avait attribué. Celle-ci avait un grand mur de baies-vitrées, ce qui permettait une grand luminosité. Il y trouva Harry Potter lui même, en train de se balancer sur sa chaise, les pieds sur la table, dans une magnifique robe de sorcier.
Alors Potter, les habitudes de sale gosse reviennent au galops hein ? Assis toi correctement tu n'imagines même pas le prix de cette table.
Non, mais je m'en fiche, répliqua-t-il avec un sourire. Comment vas-tu Malfoy ?
Parfaitement bien. Et toi donc ? Tu ne t'es pas trop fait botté les fesses après ta rébellion ?
Comme tu vois je me porte à merveille.
Le Maître t'as forcement punis.
Cela ne te regarde pas. Laisse-nous nous occuper de nos affaires. Et toi avec Denis ? Tu es gentil avec lui j'espère.
Arrêtez, vous n'allez pas tous me faire la morale sur ça ? Je suis assez grand pour savoir comment je dois procéder.
Tu vois. C'est quelque chose de personnel.
La porte se rouvrit soudainement pour faire rentrer une Pansy à l'air royaliste puis Hermione, toujours encapuchonnée, et Théodore, une expression insondable sur le visage.
Bonjour, bien dormi tout le monde ? Demanda poliment Draco.
Oui merci et toi, répondit Pansy, souriante.
J'ai passé des nuits meilleurs.
La jeune rousse, sachant pourquoi, roula des yeux sans cesser de sourire. Rien ne servait d'être jalouse, elle l'avait enfin comprit, surtout qu'elle n'était pas amoureuse de Draco. Elle s'assit à côté de lui et sortie une longue plume brune, ainsi qu'un parchemin.
Qui participe à la mission ?
Nous et Blaise, qui est en retard. Alors Granger, toujours à l'aise dans ce repère de Mangemorts ? Pas de trop de problèmes avec les amoureux des Sang-Purs ?
Pas le moins du monde Malfoy, mais il n'y a que très peu de monde qui sait qui je suis exactement. Et puis, le sang impur comme vous dites, ne se sent pas. Merci de t'en inquiéter.
Il est normal de vouloir être informé sur les personne qu'on doit fréquenter quotidiennement pour une mission donnée par le Maître en personne.
Tout à fait. Alors avec Denis Crivey, comment ça se passe ?
Ma vie privée ne te concerne pas Granger ! S'exclama le blond.
Il y eut des ricanements dans la salle. Mais avant que qui que ce soit n'ai le temps de dire quoi que ce soit, les portes s'ouvrir sur Blaise Zabini et Ronald Weasley, côtes à côtes, le même air arrogant sur le visage.
Désolés pour le retard, mais certaines personnes sont plus longues que d'autres à se préparer, déclara le roux avec un petit sourire à l'attention du métis à côté de lui.
Pourquoi es-tu là ? Le coupa Malfoy.
Pour voir Harry bien sûr ! Mais ne t'énerve pas comme ça je suis une sang pur tu sais.
Fermez la, grogna Blaise. Pas besoin de ça. Avant que qui que ce soit veuille faire une objection, le Maître m'a autorisé à le prendre en esclave. Sa participation à la mission est approuvée aussi.
Tout le monde s'assit autour de la table, et sortit de quoi écrire.
Bien, notre mission est d'envahir l'Ouest de L'Europe, en un minimum de temps et avec la meilleure stratégie pour éviter qu'ils ne s'entraident avant que nous ayons réussi. Bon, amoureux des moldus, quelles sont leurs puissances de guerre ?
Ils ont l'armée. Comme depuis des millénaires. Sauf qu'ils sont en possessions d'armes vraiment dangereuses, telles que de bazookas, des mitraillettes, des tanks, des bombes, des bombes nucléaires même... Donc il vaut mieux les empêcher de répliquer. Et de se faire capturer si vous ne savez pas pratiquer la magie sans baguette, leurs techniques de torture peuvent égaler celles des Mangemorts.
Vraiment ? C'est un peu humiliant, grinça Pansy.
Théo approuva d'un signe de tête.
Il faut commencer par infiltrer les bases militaires, puis le gouvernement. Nous mettrons des mangemorts partout. Il faudrait installer des sorciers dans les zones moldus pour contrôler les réactions en même temps. Et ensuite...
On tue tout le monde, termina la rousse.
Non, on est pas obligé de tuer, répliqua la Griffondors. Il est facile de contrôler les moldus. Un Moldu Lambda de voit rien. ça va être un jeu d'enfant.
Hermione, ma chère Hermione, je t'ai déjà dis que tu étais super flippante comme femme ? Murmura Ron.
Oui, plein de fois. Bon, il faut d'abord se renseigner sur toutes les bases militaires, les plus puissantes, bloquer les aéroports, les gares. Enfin quand on attaquera.
On a qu'à créer une pénurie de pétrole, proposa Harry. Plus de voiture, grève des trains et des avions. La population va s'énerver, et avant qu'elle ne réfléchisse comme il faut, on aura le pouvoir. Mais il y aura forcement des failles. Les antis-sorciers, existent. Je suis sûr que dans chaque pays, on aura affaire à des militants armés jusqu'aux dents. Les Mangemorts auront forcément l'avantage mais il y aura des pertes, soyez en surs. Pour un peu que certains moldus désapprouvent les sorciers mais acceptent l'aide de certaines créatures magiques...
Nous sommes alliés avec déjà presque toutes les créatures magiques Potter. Et à part Dobby, je ne vois pas quel elfe de maison va aller se rebeller contre nous. On va gagner. On va faire comme ça. Infiltration, immobilisation, attaque, victoire.
D'accord. Il faut se répartir les pays, déclara Blaise. Je prend l'Italie et l'Espagne. Avec Ron.
Plusieurs sourcils de haussèrent face à l'appelle du prénom.
Bon, moi je prends la France, la Belgique et les Pays bas avec Potter, dit Malfoy.
D'accord.
Je prendrais l'Allemagne, la suisse et la Pologne avec Pansy et Hermione, murmura Théodore.
Chacun griffonna rapidement sur son parchemin.
Il faut couper les communications aussi, se remémora Hermione. Pourquoi ne pas saturer l'air pour que toutes les informations électroniques ne passent pas ? Mais ne brisons pas les antennes, elles nous permettrons de parler à la population quand nous aurons gagné.
Bien sûr, rit Théo. J'aime ton esprit positif. On devra peut-être tuer quelques moldus pour montrer que ce n'est pas une plaisanterie.
On en tuera forcement. Rien ne sert de trop les effrayer. Votre victoire ne suffit pas ?
On verra, on verra. Mais Granger, cela ne te fais rien de tuer des moldus alors que toutes ta famille en est ?
Le problème est plus vaste. Mon combat ne s'arrête pas au votre, mais vous êtes utiles à mon idéale.
Tout le monde la fixa d'une étrange manière.
Tu te sers donc du seigneur des Ténèbres sans complexes ? Il est dangereux de nous confier cela après nous avoir informé des plus importantes menaces. Si le le Maître apprend cela, il te tuera sans réfléchir tu sais ça ?
Il visite ma tête Malfoy. Il est déjà au courant. Il pense juste pouvoir m'en empêcher mais je ne doit pas représenter une grande menace à ses yeux.
Et en es-tu une ? Demanda Blaise, méfiant.
Je ne sais pas encore.
Ne soyez pas si méfiants, intervint Harry. Hermione a crée un club de protection des elfes mais les rares membres ont plus ou moins été forcés, alors il n'y a pas de risque qu'un projet plus grand prenne des proportions démesurées.
Hermione haussa un sourcil, avant de comprendre que Harry lui disait d'une manière détournée de se taire. Elle soupira, sans s'inquiéter d'avantage. Son plan était déjà prêt.
Bien, déclara Draco. Nous allons commencer par placer les espions et à former les armées.
oOoOoOo
Harry rentra sans frapper dans l'appartement du Seigneur de Ténèbres. Après tout, il avait le mot de passe. Il s'avança, à son aise, dans la salle à manger, puis dans le salon, avant d'arriver dans la chambre. Là, il se déshabilla en laissant tous ses vêtements sur le sol, avant d'aller se plonger dans le bain préparé par les elfes.
Il s'endormait presque quand deux puissantes mains lui attrapèrent les épaules. Puis l'une attrapa ses cheveux, tira sa tête en arrière avant que des lèvres voraces ne s'emparent avec force de sa bouche. Une langue se glissa dans sa bouche et il la laissa l'explorer, la dominer, tout en ignorant l'érection qui pointait insidieusement à la surface de l'eau.
Bonsoir chaton, susurra une voix à son oreille.
Bonsoir, Maître, souffla-t-il en réponse.
L'autre homme rentra dans le bain derrière lui, et commença à glisser ses mains le long de son corps. Cependant, il évita soigneusement la zone qui en avait le plus besoin. Il attrapa les mains de Harry avant que celui ci ne puisse commencer à se masturber. Le petit brun émit un son à mi chemin entre le grognement et le couinement.
Priorité à son Maître. Fais ton travail, esclave, et je satisferai tes désirs.
Le jeune homme, les mains libérés, les descendit sous ses fesses et prit l'érection de son Maître en main. Doucement, il la serra, puis glissa de haut en bas, tirant des soupirs de plaisir à l'autre homme. Celui soufflait doucement dans son cou, tout en mordillant de temps en temps , laissant des traces.
Prépare toi maintenant. D'une main.
Il lâche d'une main le pénis de son Maître et entra doucement un doigt en lui, fit quelques allés-retours, puis un deuxième, et un troisième. Il se préparait lentement quand soudainement, Voldemort se redressa, le poussa à quatre pattes, et entra ses trois doigts. Harry se mordit la lèvre lorsqu'il en rentra un troisième sans scrupule. Son anus fut cependant rapidement remplit par quelques chose de plus gros, beaucoup plus gros, et beaucoup plus douloureux. Il couina et ferma les yeux pour essayer de faire abstraction à la douleur. Mais l'homme ne s'arrêta pas pour autant, et commença des vas et viens, de plus en plus rapides. Le petit brun gémit quand il toucha ce point si agréable, et oublia peu à peu la douleur. Il s'accrocha au bord de la baignoire pour une meilleur angle et accompagna son Maître de mouvements de basins rythmés. Leurs ébats fit gicler de l'eau partout, mais aucun ne s'en inquiéta. Enfin, le plus âgé prit l'érection du plus jeune en main et le masturba jusqu'à ce qu'il éjacule. Il se servit de son corps quelques minutes encore jusqu'à sa propre éjaculation, avant de s'effondrer dessus.
J'ai fais de mon mieux pour les fautes. Alors je tiens à dire que je sais écrire mais que la relecture est quelque chose qui m'ennuie profondément. Je ferai un effort, et irai corriger les fautes des autres chapitres quand j'en aurai le courage. Désolée.
Mais Laissez une review quand même ! Bisous
