Bon alors, pour commencer, pardon de ce retard! Ces deux dernières ont été chargées, les psychopathes qui me servent de profs nous ont bombardé de contrôle -fin du trimestre, toussa, toussa...
Pour me faire pardonner, ce chapitre est un peu plus long que les autres ^.^
Alors à ceux qui sont encore là, je vous aiiiime~
Brany18 : Bah la voilà!
Guest : Merci u_u
xxxXxxx
- Mais franchement, j'comprends pas c'que tu lui trouves à ce mec! Tout l'monde dit que les latinos en ont une toute petite!
Les trois autres personne de la pièce s'étouffèrent avec leur salive. Reprenant son souffle, Minato se dit que finalement, les explications avec Temari allaient venir bien plus tôt que prévu. Celle-ci se tourna d'ailleurs vers son cousin, un visage mi-surpris mi-outré, mais dans ses yeux il put voir que, tigresse qu'elle était, elle se tenait prête à sauter sur son le jeune blond pour lui faire payer sa vulgarité.
- Tu n'en sais rien! s'entendit répondre l'animateur.
- Combien?
- Pardon?
Naruto leva les yeux au ciel, agacé :
- Combien de centimètres?
Les joues du père s'empourprèrent et s'il n'avait pas été assis, il se serait écroulé.
- Mais ça ne te regarde pas! Et puis ça ne se pose pas ce genre de question!
- Tu vois! s'eclama le garçon en se levant tout en le montrant du doigt. T'as pas envie que je sache qu'il a une toute petite bi-
Sa phrase fut coupé par Minato se levant et tapant des poings sur la table. Naruto haussa un sourcil provocateur sans sciller mais garda tout de même le silence. Son père souffla longuement pour reprendre sa couleur normale et reprit calmement :
- Je tenais juste à dire que la taille importe peu, de toute façon.
- Bah ça dépend, si t'en as une micro, j'peux comprendre que le mec soit complexé.
- Il n'a aucune raison d'être complexé, les clichés ne veulent rien dire.
- J'suis sûr que j'suis plus grand que lui!
Temari leva les yeux au ciel, prête à intervenir, mais elle fut surprise d'entendre Minato répondre :
- Naruto, je t'ai donné ta douche jusqu'à l'âge de six ans, et même pour un garçon de ton âge tu étais... disons... petit.
Lui-même ne comprenait pas pourquoi il se sentait obligé de faire cette remarque, peut-être était-ce le plaisir de pouvoir enfin répliquer face à son fils insolent. Les joues dudit fils s'empourprèrent, puis il croisa les bras et prit un air faussement supérieur pour rhétorquer :
- H-Haha, j'te ferais dire que la puberté fait des putains de miracles!
- Chéri, il aurait fallut bien plus qu'un miracle pour que tu atteignes ne serait-ce que la moyenne.
La psychologue se renfrogna sur sa chaise pour s'empêcher de rire, tandis que Gaara plaquait une main contre sa bouche et fermait les yeux, mais leurs deux visages étaient écarlates tant ils se retenaient.
- Donc tu crois que j'en ai une toute petite? questionna Naruto qui ne s'attendait pas à être piégé sur ce sujet.
- Que veux-tu que j'en sache, tu me dis que tu as été touché par une action divine.
- Tu veux voir peut-être?
Temari leva les yeux à cette question et tous paniquèrent en voyant le garçon défaire la boucle de sa ceinture en relevant son T-shirt, prêt à se dénuder. La jeune femme se leva de son siège et stoppa son cousin de ses mains en tentant de le calmer :
- On te croit Naruto, si tu le dis, alors tu l'es.
- Mais lui il m'croit pas, répondit l'adolescent en pointant son père du doigt.
Minato sourit de façon gênée, regrettant un peu de s'être laissé emporté. Tentant de calmer le jeu, il dit calmement :
- Je te crois, fils. Si tu le dis, alors c'est vrai.
- Gaara, t'es bien d'accord que j'ai dû t'mettre trois putain d'doigts pour t'étirer, hein?
Cette fois-ci, Temari ne put retenir un petit gloussement avant de se reprendre. Le visage de son frère sembla prendre la même couleur que ses cheveux et il hocha lentement la tête en guise de réponse à Naruto. Celui-ci leva un regard triomphant vers un Minato exaspéré pour lui crier fièrement :
- Alors, tu vois? J'peux même te dire qu'il a eu mal!
- Oui, on a compris Naruto, commenta plus sèchement Temari en l'asseyant sur la chaise d'une ferme pression sur les épaules.
Gaara cherchait à nouveau à se cacher derrière sa main, mais plus pour les mêmes raisons, et il fut bientôt imité par son oncle blond qui se demandait pourquoi avait-il fallut que son fils soit si libéré sur ce genre de sujet.
De plus, pendant l'heure qui suivit, à chaque fois qu'il croisait le regard de son fils, il voyait celui-ci lui faire un clin d'oeil accompagné d'un sourire arrogant, s'étant lui-même persuadé qu'il était mieux membré qu'Hashirama. C'est plus tard dans l'après-midi, alors que chacun s'occupait dans le salon avec un journal ou la télé que le téléphone de Naruto sonna. Il sursauta lui-même à cause du volume élevé et en reconnaissant le numéro, il rejoint sa chambre à toute vitesse.
Une fois seul, il déccrocha :
- Uzumaki.
- Bonjour, garçon.
- Salut.
- Bon, pour ne pas passer par trois chemins, je veux que tu viennes chez moi aujourd'hui ou demain pour que je parle à ta cousine, et Emi est d'accord pour nous recevoir.
Naruto resta quelques secondes muet, puis il laissa échapper un magnifique "QUOI" qui détruit sûrement les tympans de l'homme au bout du fil. Après un grognement, Shikaku reprit :
- J'ai parlé à Emi de tes recherches, et elle m'a dit qu'elle avait également des choses à me dire, et que ce serait bien si tu étais là. Mais je te rappelle qu'il faut que je parle à la fille de Kazehaya d'abord, alors tu passeras avec elle chez moi.
- Et vous m'dites ça comme ça?
- Je viens juste de finir de parler avec Emi.
- Et j'dois venir à quelle heure?
- A partir de seize heures trente, ce soir ou demain. J'apellerai ton père pour lui en parler.
- Ok.
- Bien, rien d'autre à ajouter, gamin. Fais-moi signe, quand tu viendra.
- Ok.
Et ils raccrochèrent. Naruto sourit légèrement et soupira en rangeant son appareil dans sa poche. Mais en y réfléchissant bien, où était Kushina? Cela devait faire au moins deux ou trois jours qu'il ne l'avait pas vue. Le jeune homme vérifia qu'il n'y avait personne autour de lui pour appeler sans faire trop de bruit :
- Maman?
Mais il n'eut pas de réponse. Il appela une deuxième fois, puis une troisième, et ce n'est qu'au bout de la quatrième que deux petits coups dans le mur furent donné. Il se tourna pour faire face sans s'en rendre compte à sa mère qui le regardait en souriant. Sans perdre de temps, il ressortit son téléphone qu'il tendit dans le vide, et regarda avec fascination l'appareil se mettre à flotter dans les airs. Après quelques instants, il lut :
- Contrairement à ce que tu penses, j'étais bel et bien avec vous hier et avant-hier, seulement je n'avais aucune raison d'intervenir.
- J'croyais que t'avais disparut.
- Il t'aurait suffit de m'appeler pour que je te répondes :)
Naruto sourit, et expliqua à sa mère ce que Shikaku venait de lui dire au téléphone. Elle lui rappela donc de mettre Temari au courant, et de lui aussi aller parler à son père pour lui expliquer. Le jeune homme hocha simplement la tête et rejoint la chambre de Minato, où il ne l'y trouva pas. Pas le moins du monde dérangé, il s'installa sur le grand lit de son père, fouilla dans le troisième tiroir de la table de chevet pour trouver les chocolats qu'il cachait honteusement et attendit patiemment.
Il savait que de toute façon, il n'avait aucune envie de sortir de chez lui dans la journée, ce qui lui laissait jusqu'au lendemain pour s'expliquer avec Temari. Et en y réfléchissant bien, même s'il avait dit à Kushina que sa cousine ne serait pas fâchée, il commençait à en douter un peu... Il espérait que quelque soit la sentence qu'elle décide de lui infliger, ce ne soit pas corporel.
Il ne se souvenait que trop bien de la fois où, quatre ans plus tôt, alors que Temari avait tenté un rouge à lèvres rouge vif, il s'était amusé à l'appeler "maman" devant les passants outrés.
Dans le salon, l'oreille de Minato siffla lorsque sa nièce, qui s'était drôlement rapproché de lui soupira exagérément pour la quatrième fois, essayant d'attirer son attention. Il finit par lever les yeux de son journal qu'il faisait semblant de lire depuis une minute pour regarder Temari et Gaara qui le fixaient, attendant qu'il parle.
- Vous ne pouvez pas m'en vouloir de ne pas vous l'avoir dit, ça me regarde.
- Bien sûr que si, je t'en veux, s'exclama Temari. Personnellement ça m'est égal que tu sois gay, mais c'est très important pour ton programme avec Naruto. Ca change beaucoup de choses, surtout s'il le sait.
- Mais pourquoi?
La psychologue soupira en se pinçant l'arrête du nez. Quels qu'étaient les domaines dans lesquels elle s'engageaient avec les Namikaze, ça finissait toujours par un quiproquo au meilleur des cas, par une embrouille totale au pire. Elle leva les yeux vers son frère qui se détourna, faisant comme s'il n'écoutait pas, mais elle le sortit de la pièce d'un raclement de gorge autoritaire.
- Minato, reommença-t-elle calmement. Depuis combien de temps Naruto est-il au courant de ton orientation?
- Quatre ans, depuis que je m'en suis aussi rendu compte.
- Bien. Ca explique pourquoi malgré vos progrès, vous avez encore ce problème d'autorité...
- C'est aussi évident? demanda Minato, connaissant déjà la réponse.
La jeune femme hocha néanmoins la tête, elle prit sans aucune gêne le journal que tenait son oncle ainsi que son stylo, griffona dans la marge, et prit quelques secondes pour regarder ses notes.
- Excuse-moi, votre situation est justement ce que j'étudie en cours en ce moment, il faut que je me rappelle, mon père ne m'en a jamais parlé.
- Prend ton temps.
Après quelques autre instants, Temari releva les yeux et en prenant son air sérieux, elle demanda :
- Est-ce que ton petit ami est... comment dire ça... est-ce qu'il est physiquement plus... ne le prends pas mal mais est-ce qu'il est plus masculin? C'est peut-être de là que vient le problème.
- Il l'est, répondit calmement Minato, attendant la suite.
- Bien. Alors pour faire simple, ton fils est perturbé par ça. En plus d'avoir perdu de l'autorité ces dernières années, le fait que tu te sois découvert gay et que ton fils l'ait découvert aussi... Ca t'a en quelque sorte décridibilisé auprès de ton fils. Tu sais, les garçons prennent souvent exemple sur leur père, même inconsciemment, et Naruto ne fait pas exception, sauf qu'en te présentant en temps qu'homosexuel, et surtout, en tant que "femme" au sein de ton couple, c'est pour lui comme si tu avais perdu ta virilité.
- M-Mais Naruto aussi est attiré par les hommes.
- Oui, et c'est pour ça qu'il comptait sur toi en tant que figure masculine. N-Ne fais pas cette tête, tu es toujours un homme, c'est juste que chez les garçons, c'est un peu étrange d'avoir un père gay, particulièrement quand la mère est morte.
Minato soupira en posant son front sur la plat de sa main. Qu'est-ce qu'il avait encore fait? Temari reprit en prenant un ton plus doux, mieux calculé :
- Est-ce que tu comprends la situation?
- Pour mon fils je ne suis plus un homme parce que je suis un gay soumis?
- Pas tout à fait. En réalité, ce qu'il a dit tout à l'heure à propos de la "taille" de ton amant, c'est une sorte de tentative de revirilisation de toi. C'est un peu comme s'il essayait lui-même de se convaincre de ta... du fait que tu as bel et bien ce que tu as entre les jambes, termina Temari qui commençait à s'embrouiller dans ses souvenirs de cours. C'est juste surprenant que ça n'arrive que maintenant... Est-ce qu'il s'est passé quelque chose récemment?
- Hier j-j'ai... hum... j'ai couché au bureau avec mon amant, et Naruto s'en est aperçu. En général, on se dispute dès que ça touche ce sujet mais hier il m'a dit qu'il ne s'énerverait pas parce que j'étais fatigué... C'est une mauvaise chose?
Temari plissa les yeux et réfléchit deux secondes avant de répondre :
- Pas vraiment, non. Mais il se peut que dans les prochains jours, Naruto ait un comportement un peu étrange.
- Comment ça?
- Je n'ai pas vu énormément de cas comme le votre, mais dans ceux que j'ai étudiés, le fils adopte en général soit l'un ou l'autre des extrêmes au niveau du comportement, selon le tempérament : soit agressif ou violent avec le père pour le forcer à réagir, comme ce qu'a fait Naruto ces dernières années, soit une attitude complètement puérile et docile, aussi dans le but de te redonner le rôle de "mâle".
Les yeux du blond s'étrécirent à cette annonce. Il espérait sincèrement que sa relation avec Naruto ne retomberait pas dans ce qu'ils venaient à peine de réussir à combattre. Il se ramollit légèrement contre le dossier de son siège et contempla le plafond un instant, déglutissant difficilement. Sa nièce sentit sûrement son désarroi puisqu'elle s'approcha de lui, et lui expliqua :
- Ce que tu dois comprendre ce que ce n'est pas de ta faute. Tu peux être gay, avoir un fils et être heureux. Ce n'est pas non plus la faute de Naruto, toute ces conclusions sont faites par son inconscient, et il ne s'en rend pas forcment compte.
- Qu'est-ce que je dois faire? questionna l'animateur sans quitter son point fixe des yeux.
- Lui donner ce qu'il veut. Il ne te demande pas de devenir dominant dans ta relation amoureuse, ni de lui hurler dessus, il a simplement besoin que tu lui rappelles que tu es et que tu seras toujours une figure rassurante et protectrice, parce pour un garçon comme Naruto, c'est ce qu'est un père.
- J'ai... plus l'impression d'être sa mère, en ce moment...
- Ne t'en fais pas, tu vas t'en sortir avec des gestes très simples, lui sourit sa nièce.
Minato se redressa, se sentant soudainement fatigué malgré sa nuit régénératrice. Il écouta Temari lui conseiller le contact physique, le fait de beaucoup parler avec lui, et de tenter des activités où ils ne seraient que tous les deux. Puis elle lui expliqua qu'elle était presque sûre que d'ici le lendemain même, Naruto changerait de comportement pour quelque chose de très docile, étant donné qu'il avait compris grâce aux onze dernières années que l'agressivité n'était pas ce qui fonctionnait avec son père.
- Est-ce qu'il faut que j'aille lui parler? demanda Minato, incertain.
- Attends plutôt jusqu'à demain, justement, il aura les idées plus claires. Et puis, il est parti en étant au téléphone, il va en avoir pour des heures.
Cette phrase eut le mérite d'arracher un petit sourire au père. Il soupira mais ne manqua pas également le grand sourire de sa nièce qui devait être extrêmement fière d'avoir sut retranscrire correctement ses connaissances.
Malheureusement pour lui, il n'était absolument pas préparé à ce que son fils passe d'un extrême à l'extrême le plus extrêmement opposé.
...
...
...
Nara Shikaku était ce que l'on peut appeler un "homme bien". Un homme intelligent, sympathique et discret, et ce sont là les trois premières choses que l'oeil acerbe de sa femme avait remarqué lors de leur première rencontre à l'université.
Ayant eu une adolescence difficile à cause de ce qu'il appelait sarcastiquement le "cliché de la famille périclitée" composée d'un père alcoolique, d'une mère battue et dépressive, et d'une soeur star dans le domaine de la pornographie, il s'était promis en quittant le domicile familial qu'il ferait tout son possible pour que d'autres jeunes ne subissent pas la même chose.
Ce qui l'avait conduit à devenir Assistant de service social, un métier où il pouvait aider les adolescents à devenir adulte, et quitter l'enfer dans lequel beaucoup d'entre eux vivaient.
A cela se combinait une petite place dans son coeur réservée à une femme en particulier. Pas son épouse non, qu'il aimait profondément malgré ses discours, mais une place pour son tout premier amour. Une rouquine avec des yeux d'un bleu captivant, pas beosin d'en dire plus.
Ces deux éléments principaux faisant de lui ce qu'il était en partie, il ne put empêcher son coeur de s'affoler en recevant une certaine lettre une vingtaine de minute plus tôt. Il essaya d'appeler Emi, mais elle ne répondait pas, et il ne savait pas encore s'il devait parler à Minato. C'était pourtant ce qui lui semblait la meilleure chose à faire.
Le téléphone fixe de sa maison sonna à côté de lui et il ne perdit pas de temps pour déccrocher. Le soulagement le traversa lorsque la voix de sa soeur de coeur s'éleva à l'autre bout du fil :
- Allô petit con.
- Je cherchais à te joindre, Emi.
- Je sais.
- J'ai besoin qu'on plus vite possible, on a un problème.
- Quoi comme problème ?
- Je ne peux pas t'en parler au téléphone, retrouve-moi au Kleine Ort.
- Tu pouvais pas choisir un moment autre que celui où je m'apprêtais à déguster une magnifique saucisse de Strasbourg bien assaisonée.
- Tu manges des saucisse à cette heure-là?
Emi acquiesça, laissant Shikaku perplexe un instant. Cependant il se reprit rapidement et répéta à son amie de se dépêcher avant de raccrocher.
Il passa une nouvelle fois la main dans sa barbe : ça n'en finissait pas. Il se forçait à réfléchir à une solution, ou plutôt à trouver des réponses, puisqu'effectivement, des questions sérieuses venaient de se former dans son esprit. La seule chose qui était à présent sûre était le fondement des hypothèses de Naruto : l'assassin de Kushina était effctivement une personne du groupe, et une personne proche.
L'homme se leva finalement de son canapé et attrapa la lettre qu'il relut une dernière fois avant de la glisser dans la poche de sa veste. Il lança à sa femme et son fils une brève indication mal articulée avant de sortir de chez lu, et de prendre le chemin du bar du coin.
...
...
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Un coup contre le mur fut donné et Minato sursauta. Il fronça les sourcils, se demandant ce que pouvait bien fabriquer Naruto depuis ce temps. D'ailleurs, il ne l'avait pas vu depuis qu'il s'était éclipsé au téléphone. Il savait que Temari lui avait conseillé de ne pas aller le voir avant le lendemain, mais tout de même il n'appréciait pas de rester inactif en sachant qu'il y avait clairement un prblème entre lui et son fils. Il se leva donc en grimaçant légèrement, courbaturé, s'attirant le regard interrogatif de sa nièce.
- Est-ce que j'ai vraiment besoin de te dire où je vais à chaque fois que je me lève? plaisanta-t-il.
- Pour le moment, oui, Naruto est imprévisible et je ne veux pas que vous gâchiez tout avec vos talents en relations humaines, répondit ironiquement la jeune femme en se levant également.
Minato sourit en secouant la tête, désabusé, avant de prendre le chemin de la chambre de son fils, où il ne le trouva ni lui, ni Gaara. Temari toujours sur les talons, il toqua à la porte de la salle de jeux verrouillée, mais n'obtint aucune réponse. C'est en s'arrêtant devant la porte de sa propre chambre qu'il entendit largement de quoi comprendre la raison de l'absence des deux adolescents. Y'avait-il plus éloquent que "Awwww ouiiiii~!" ?
Le père si figea devant la porte, prêt à faire demi-tour. Néanmoins, deux mains féminines mais fermes le firent se mettre face à sa nièce. Elle planta ses yeux dans les siens et lui dit en chuchotant:
- Tu vas entrer dans cette pièce.
- C'est hors de question.
- C'est ce que ton fils cherche. Tu vas entrer, engueuler ces deux débauchés, m'envoyer Gaara pour que je lui fasse sa fête et t'enfermer là-dedans avec ton gosse pour lui parler.
- J-Je ne peux pas faire ça, je préfère attendre qu'ils aient finis.
- Et les laisser gagner? Je te l'interdis, oncle!
Minato fronça les sourcils à l'appellation inhabituelle mais répondit tout de même :
- Je refuse d'assister à ce genre de scène et de m'enfermer ensuite dans une chambre tout seul avec mon fils encore tout excité!
- Tu as peur qu'il te viole?
- Aucun rapprot, se défendit le père en rougissant. C'est juste que je ne pense pas qu'il sera apte à parler dans cet état, et moi non plus d'ailleurs. Et ce sera extrêmement gênant.
Un nouveau gémissement se fit entendre, beaucoup plus sonore, et les deux adultes purent clairement identifier la voix de Naruto. Temari soupira puis secoua son oncle dont elle n'avait pas lâché les bras et répéta :
- Entre là-dedans, c'est une étape importante pour vous deux. Montre-lui que tu ne laisseras pas passer le fait qu'il fasse ça dans ta chambre, c'est un manque de respect.
- Mais tu m'as dit que je n'avais pas besoin de-
- Oublie ce que j'ai dit, je veux que tu remontes correctement le slip de ces deux morveux! Allez!
Elle fit faire un demi-tour à Minato pour qu'il soit face au battant de bois. Elle compta malgré les protestations de son oncle, et à trois, elle défonça littéralement la porte d'un magistral coup de pied, avant d'envoyer à l'intérieur de la pièce un blond abasourdi. Elle rejoint cependant son état de stupeur en voyant Naruto debout, face au mur, cambré devant un Gaara qui était... seme?
Cette vue fit arrêta Minato et Temari qui penchèrent la tête sur le côté avant de se détourner, perturbés. Ils ne manquèrent cependant pas le sourire narquois de Naruto ni le rougissement intense de son cousin qui se retira brièvement et attrapa un draps pour se couvrir du mieux qu'il le pouvait.
La psychologue fut la première à se reprendre. Elle mit un coup de coude à Minato qui se redressa pour faire face aux garçons, et prenant une bonne inspiration, il s'adressa à eux d'un ton sévère qu'il ne se connaissait pas :
- Toi, commença-t-il en montrant Gaara du doigt, je te laisse régler tes affaires avec ta soeur. Et toi, continua-t-il en pointant Naruto, je te laisse trois minutes pour reprendre ton état normal, t'habiller et t'asseoir sur le lit, le temps que je vienne m'occuper de toi.
Temari lança un regard orageux à son frère qui ne perdit pas de temps à la rejoindre. Elle capta une seconde le regard de Minato et leva le pouce en souriant discrètement avant de quitter la pièce, laissant les deux Namikaze seuls.
Naruto n'objecta pas l'ordre de son père, et roula simplement des yeux en s'exécutant, confirmant les théories faites par sa cousine. Son entrejambe ayant reprit son aspect normal, il s'habilla sans prendre le temps de fermer correctement son pantalon, et se laissa tomber sur le lit défait en soupirant de façon volontairement ennuyée.
Minato prit une autre inspiration et s'approcha du grand lit sur le bord duquel il s'assit. Il regarda son fils qui regardait le plafond, avachi sur le dos, et secoua la tête en réfléchissant. Temari pouvait bien dire ce qu'elle voulait, il ne pouvait tout simplement pas se résoudre à faire un sermont à son fils. Il ne l'avouerait certainement jamais mais c'était toujours son bébé et même avec toute la volonté du monde, élever la voix sur son fils lui paraissait désagréable, alors que ça ne lui posait aucun problème avec les enfants du centre.
L'animateur lança un nouveau regard au garçon qui faisait exprès de l'ignorer, toujours dans sa position désinvolte, s'attendant sûrement à une bonne réprimande. Après ce qui leur parut une éternité, l'aîné finit par demander doucement :
- Vous avez fait ça sur mon lit?
- Nan. On est tombé avant d'commencer les préliminaires.
- D'accord.
Il y eut encore un autre silence, et ce fut au tour de Naruto de questionner :
- Tu m'engueules pas?
- C'est ce que je devrais faire d'après Temari, mais je ne suis pas sûr que ce soit la bonne solution.
- Pourquoi?
- Parce que c'est à cause de moi que tu es perturbé.
Le garçon ne répondit pas et son père reprit :
- Tu penses que je ne suis pas capable d'être un bon père pour toi?
- J'sais pas. J'ai jamais vu de père gay avant.
- Mais tu sais que ça ne change rien à ma capacité à m'occuper de toi.
- Je sais, ouais, mais ça m'énerve tellement quand t'es avec l'autre con!
Minato ne releva pas l'insulte et regarda simplement son fils qui n'osait croiser ses yeux. Il réfléchit quelque secondes.
Si ce qu'avait dit Temari était vrai et que Naruto était effectivement perturbé à cause de son orientation sexuelle, alors c'était normal qu'il déteste Hashirama : il représentait en quelque sorte la raison pour laquelle lui, en tant qu'homme, perdait de la crédibilité auprès de son fils, puisque c'était Hashirama le dominant. Mais est-ce que cela voulait dire que Naruto se sentirait mieux s'il se mettait en couple avec un homme plus chétif? Ou s'il n'était plus du tout en couple?
- J't'ai entendu parler avec Tema, tout à l'heure.
- C'est pour ça que tu as fait ça avec Gaara?
- Il passait par là, et j'me suis dit que si Tema avait raison, tu réagirais une bonne fois pour toutes si tu nous voyais baiser dans ta chambre.
- C'est réussi, commenta l'aîné.
Naruto soupira une nouvelle fois. Il se coucha sur le côté pour regarder son père. Celui-ci ne put que remarquer le moue boudeuse sur son visage lorsqu'il lui parla :
- Bon, c'qu'elle a dit c'était trop psychologique pour moi, mais j'comprends à peu près. Tu vas faire quoi pour régler ça?
- Que veux-tu que je fasse? Tu as bien entendu ce qu'elle a dit, le dialogue et les activités sont nos moyens.
Le visage de Naruto se ferma instantanément et il répondit de façon plus agressive :
- Tu pourras faire c'que tu veux, pour moi ça ira pas mieux tant qu'tu sortiras avec l'autre, là.
- Je ne vais pas briser mon couple pour ton caprice, Naruto. Malgré ce qu'a dit Temari, je pense que tu es assez intelligent pour comprendre que ce n'est pas parce que je sors avec un homme que je ne suis pas capable d'être ton père. Je ferais de mon mieux pour que tu te sentes bien mais il y a des limites à ne pas franchir.
Naruto fronça encore plus les sourcils et lui fit un doigt d'honneur avant de se tourner pour lui montrer son dos, recroquevillé sur lui-même. Minato tiqua à l'insulte silencieuse mais souffla pour ne pas déclencher de dispute. Même lui devait reconnaître que la situation était compliquée et qu'effectivement le dialogue était la meilleure chose à faire, mais d'un autre côté, il savait que chacun d'eux resterait sa position, ce qui finalement ne les amènerait qu'à polémiquer vainement.
S'autorisant un léger sourire en observant la forme immobile du garçon, il monta complètement sur son lit jusqu'à être en tailleurs à côté de son fils, et posa une main au niveau de sa hanche, le faisant tressaillir et s'agiter pour s'éloigner. Après un nouveau soupir, il bougea lui aussi pour s'approcher de lui et se pencher jusqu'à avoir son visage près du sien. Il appela en un murmure le prénom du garçon qui se tendit avant grogner un "laisse-moi" peu convainquant.
Minato appela de nouveau et osa même posa une main sur le ventre du jeune pour le mettre sur le dos. L'adolescent mit ses deux mains devant son visage en fermant les paupières très fort, cherchant par là un moyen de ne pas avoir à regarder son père.
- C'est enfantin, ce que tu fais.
- Et alors? C'est c'qu'a dit Tema.
- Si tu continues à faire l'enfant, je vais devoir me comporter avec toi comme je le fais avec les enfants du centre.
- 'Men fous!
- Tu es sûr?
- Hm!
- Vraiment sûr, sûr, sûr?
Naruto écarta deux doigts pour regarder son père à travers. Il crut faire un arrêt cardiaque lorsque celui-ci s'installa à cheval sur ses hanches, puis lui attraper les poignets pour les épingler au-dessus de sa tête, contre le lit. Le regard malicieux qu'avait son père à cet instant ne lui indiqua rien de bon et il comprit ses intentions lorsque la main libre de Minato se posa sur sa côte. Immédiatement, l'insupportable sensation de chatouille le fit éclater de rire et gigoter sur le matelas, tenter de se délivrer de la poigne ferme entravant ses bras mais rien à faire.
- Alors Naruto, commença le père en chatouillant l'autre côté, il paraît que mon fils presque adulte a laissé place à un gamin de huit ans, hein?
Le garçon ne put que se tortiller en s'esclaffant, son rire redoublant lorsque la main remonta vers son aiselle, puis redescendit vers ses flancs, puis remonta et redescendit, lui donnant l'impression qu'elle était partout à la fois.
- Je ne comprends pas ce que tu dis, chéri. Tu peux répéter?
Le visage de Naruto était écarlate, et la délivrance arriva lorsque d'un coup de hanche, il fit basculer son père pour se retrouver au-dessus de lui. Il était prêt à lui faire payer mais Minato fut plus rapide, basculant une nouvelle fois pour les faire tomber du lit et atterrir au sol, l'aîné ayant tout de même réussi à se retrouver au-dessus, empêchant une nouvelle fois son fils de bouger en plaquant ses poignets des deux côtés de sa tête.
Naruto tenta de se débattre quelques secondes en continuant de ricaner avant d'abandonner et se relaxer sous le corps au-dessus de lui. Minato lui laissa le temps de reprendre son souffle avant de lui dire doucement :
- Ai-je regagné au moins un peu de crédibilité?
L'adolescent hocha lentement la tête. Il pencha un peu la tête sur le côté et prit un instant pour observer le visage de Minato qu'il n'avait jamais vu d'aussi près. Avec cet angle il pouvait voir qu'au coin droit de la bouche, une petite, toute petite ride était visible lorsqu'il souriait. Il ne l'avait jamais vue avant. Son regard remonta lentement pour croiser les prunelles bleu céleste de son géniteur qui le regardait le regarder, amusé par sa brusque curiosité.
Naruto finit par se détourner légèrement, et s'humidifia les lèvres avant de parler :
- J'suis pas bête, j'sais qu'en vrai ça change rien que tu sois gay. C-C'est juste ton mec que j'aime pas.
- Est-ce qu'on est vraiment obligés de relancer ce sujet?
- T'as pas b'soin de lui, t'as moi.
Minato laissa momentanément son front retomber en douceur contre celui de Naruto, en signe d'exaspération. Il soupira silencieusement et lui répondit :
- Si je comprends bien, en fait, tu es jaloux?
- Pas du tout!
- Sache que ni Hashirama ni qui que ce soit ne peut prendre ta place. Tu es et tu seras toujours le numéro un pour moi et même si je suis gay, même si je suis passif, même si j'ai un métier habituellement fait par des femmes et qu'étrangement, presque tous mes collègues sont gays, ça ne m'empêchera jamais de te faire passer avant le reste.
Le garçon se pinça les lèvres et baissa un peu les yeux, rencontrant la clavicule de son père qu'il fixa distraitement.
- Tu es toujours fâché? demanda celui-ci.
Naruto ne répondit pas. Son père soupira, et les deux mains qui bloquaient ses poignets remontèrent lentement, et des doigts vinrent s'entremêler au siens, un simple mouvement qui sembla être à Naruto le plus affectueux, voire le plus intime des gestes jamais dirigés à son encontre. Il sentit ses joues s'échauffer et son coeur accélérer mais ne bougea pas et fixa sa main jointe à celle de Minato qui reprit doucement :
- Je t'aime plus que tous les autres...
S'il avait eu un moyen de se cacher, Naruto se serait laissé éclater en sanglots. Il ne savait pas trop pourquoi ces mots le touchaient autant, mais il finit par croiser le regard très intense de son père qui parlait de plus en plus bas :
- ... Je ne savais pas que tu continuais de souffrir autant, chéri. Je suis désolé de ne pas avoir compris à quel point tu avais besoin de moi. Alors que je pensais que tu allais mieux, tu continuais d'essayer d'atirer mon attention... La balle au prisonnier, ta sortie jusqu'à minuit chez ton ami, tes critiques sur Hashirama...
Le garçon se crispa et cligna plusieurs fois, réussissant avec succès à éloigner l'humidité dans ses yeux. Il souffla longuement mais garda le silence, effrayé à l'idée d'exprimer verbalement ses sentiments à ce sujet. Il déglutit difficilement et sentit ensuite un baiser sur sa joue, puis un autre sur son front, et Minato se redressa pour se mettre en position assise à côté de lui.
Naruto se redressa également pour s'asseoir, posant machinalement sa tête sur l'épaule de son père qui déposa un autre baiser dans ses cheveux, caressa lentement son bras.
L'adolescent se laissa faire et c'est à ce moment précis qu'il commença à se demander s'il n'était pas légèrement névrosé et si son envie de s'accaparer l'attention de son père n'était pas un peu étrange. Jusqu'ici il pensait que c'était tout à fait légitime, mais après avoir vu à quel point Minato s'en voulait...
- J'pense qu'on va devoir parler avec Tema, j'comprends plus trop c'qui s'passe.
- Comme tu veux.
- T'es fâché?
La caresse sur son bras s'arrêta, et il se redressa pour regarder son père qui le fixait avec les yeux écarquillés :
- Bien sûr que non chéri, pourquoi?
Se sentant affreusement exposé depuis quelques minutes, Naruto tenta de reprendre l'air quelque peu insolent qu'il avait généralement, et il répondit :
- B-Bah parce que j't'ai mis une raclée hier à la balle a priso', c'est tout!
Un sourire se dessina sur les lèvres de Minato qui se pencha pour embrasser une dernière fois son front. Naruto se releva ensuite, fit mine de remettre ses vêtements en place, imité par son père.
- Au fait, ta méthode chatouille, c'est vraiment ça qu'tu fais avec les mioches?
- J'évite de monter sur les enfants, en général... Celui qui occupait mon poste avant moi a été viré justement parce que ses jeux étaient un peu tendancieux.
- Il s'appelait comment?
- Orochimaru, je crois.
...
...
...
- Mais c'est déguelasse cette merde! cria Naruto en avalant une bonne bouchée de céréale molle et exposée à l'air depuis près d'un mois.
Cependant, il mit sa main devant sa bouche en se rendant compte du bruit qu'il faisait, et inspecta des yeux la pièce dans laquelle il se trouvait. Ouf, rien, mais surtout personne. Il balança donc le paquet de céréales à la poubelle et ouvrit à nouveau un des placards-en-bois-d'arbre-bicentenaire-alors-attention-à-ne-pas-l'abimer, et se mit à la recherche de quelque chose à grignoter, à vingt-trois heures.
Il trouva un paquet de gâteau, ceux pour lesquels son père faisait parfois plusieurs kilomètres en transport pour les lui ramener, et retourna dans sa chambre sur la pointe des pieds. Néanmoins dans le couloir, il vit la lumière s'allumer dans la chambre, et déguerpit aussitôt pour se blottir sous ses draps.
La raison de ces tentatives de silence? La vérité, sortie de la bouche de Gaara. Le pauvre garçon n'avait eu d'autre choix que de dire la vérité à sa soeur, quitte à attirer des ennuis à son cousin... et même ça ne lui plaisait pas trop, c'était toujours beaucoup moins dangereux que de se résigner au silence et risquer de se faire tabasser.
Après avoir laissé Minato et Naruto seul dans la chambre parentale, Temari tira son rouquin de frère par l'oreille pour l'emmener dans sa chambre d'amis. Elle le fit s'asseoir sur le lit puis se posta devant lui en relevant ses manches et en sautillant sur ses pieds, comme les gènes Uzumaki lui avaient appris à faire.
Gaara eut juste le temps de rouler pour éviter le poing de sa soeur dont les cheveux semblaient s'être mis en lévitation autour d'elle. Il se leva, esquiva un autre poing, et le regarda passer un doigt sur le bout de son nez, comme un certain acteur connu. Après quelques minutes de ce jeu d'esquive, Gaara finit par trébucher par un 'machin' qui trainait là, il ne savait même pas de quoi il s'agissait, simplement que 'ça' avait été placé là pour lui faire jouer les scènes de courses-poursuites où le poursuivis finit toujours par se casser la figure.
Yoda était un grand farceur, mais malheureusement, ça, il ne le savait pas.
Alors que Temari allait l'atteindre avec un magnifique "JeVaisTeFairePasserLEnvieDeRecommencer-Super-Punch", le garçon leva les deux mains pour se protéger et cria à plein poumon :
- J'AVOUE TOUT!
Juste à temps pour ne pas se faire frapper. Il releva des yeux craintifs vers sa soeur qui lui offrit un sourire narquois en reprenant constance. Elle lui offrit sa main pour l'aider à se relever, et ils s'assirent tous deux sur le lit de la jeune femme.
- Si tu ne me dis pas la vérité, tu prendras avec lui, tu sais.
- Je sais.
- Je t'écoute, mon grand.
Le garçon prit une inspiration :
- Je suis allé dans la chambre après que tu m'ais dit de partir du salon, mais j'ai pas trouvé Naruto. Alors je suis d'abord resté seul puis il m'a envoyé un message pour me dire de venir le rejoindre dans la chambre de Minato. Il m'a dit qu'il t'avait entendu parler avec son père, et m'a demandé de coucher avec lui, et j'ai refusé. Mais il m'a dit que c'était pas juste pour le faire, que ça l'aiderait à avancer avec son père si on se laissait surprendre. Au début, j'y ai pas crut, mais il avait l'air sincère... Enfin il m'a même supplié à genoux mais comme je voulais pas, il a commencé à m'embrasser partout, et puis il est... il est très habile alors au bout d'un moment j'ai craqué. Je suis désolée Temari je pensais vraiment que ça allait les aider.
Il attendit la réprimande quelques secondes avant de regarder sa soeur qui le regardait en souriant presque tendrement :
- Crois-moi, tu les as aidé. Et je suis contente que tu m'aies dit la vérité.
Son sourire se crispa et Gaara put distinctement voir une veine commencer à pulser sur son front :
- Grâce à ton honnêteté je sais que c'était l'idée de cet ublyudok obsédé qui voit dans le sexe une réponse à tout. Ne fais pas cette tête, petit frère, tu l'as vraiment aidé, mais coucher ensemble n'était pas le seul moyen de le rabibocher avec son père...
Gaara déglutit difficilement. Vu l'expression figée qu'il voyait sur le visage de sa soeur, il se devait de prévenir Naruto, de faire en sorte que ces deux-là ne se croisent pas avant au moins deux jours...
Naruto soupira en se mettant sous les draps. Il se demandait même pourquoi il les rabattait sur lui, les températures commençaient à augmenter sérieusement. Il dévora silencieusement son précieux butin, lorsqu'un bruit de frottement se fit entendre. Sachant que Gaara était extrêmement immobile pendant son sommeil, le blond enconclut donc que son cousin était réveillé.
- T'en veux? proposa Naruto en tendant son paquet.
- Non merci.
- Tu m'en veux?
- Non.
- Pourquoi?
- Pourquoi pas?
Un silence se fit et le blond continua de dévorer ses gâteaux. Timidement, la voix de Gaara s'éleva :
- T-Tu simulais, tout à l'heure?
- Nan.
La sonnette de la porte d'entrée se fit entendre, mais Naruto ne sembla s'en préoccuper et constata :
- Tu m'crois pas?
- Pas vraiment.
Naruto ricana en prenant garde à ne pas s'étouffer. Il indiqua à Gaara de s'approcher d'un mouvement de doigt, et lui chuchota lorsqu'il fut tout près :
- Plutôt crever que de donner à un mec la satisfaction de m'entendre crier. Si je faisais du bruit, c'est que t'étais vraiment bon.
Et il lui fit un clin d'oeil qui le fit rougir et sourire en même temps. Les deux se demandaient ce qu'il se serait passé s'ils n'avaient pas été interrompu.
La sonnerie retentit à nouveau mais personne ne se fit entendre dans le château. Pâlissant légèrement, Naruto se leva de son lit, attrapa son cousin par le bras en marmonnant un 'me laisse pas seul' puis se dirigea vers les couloirs.
Ils crurent mourirent de peur en voyant Minato sortir de nulle part, l'air fatigué. Naruto retint son cri en plaquant sa main dans sa bouche et mit une tape dans l'épaule de son père, sorte de vengeance pour une telle frayeur.
- Qui a sonné? demanda l'homme.
- Bah on était venus voir.
Imprudent, Naruto se dirigea droit vers la porte d'entrée, pressé d'en finir lorsqu'une porte sur la droite s'ouvrit, laissant place au Diable, alias Dark Vador en robe de chambre beige, cheveux décoiffés, les yeux injectés de sang.
- Naruto, marmonna-t-elle en le voyant, les yeux vides.
- A-Ah... Temari, tu dors pas encore?
- Naaaruuutoooo... Petit pervers...
Cette fois, la personne toqua furieusement à la porte d'entrée, et le bruit lointain du téléphone de Naruto se fit entendre dans les chambres.
Cela n'arrêta pas Temari qui fit quelques pas vagues dans le but d'attraper son cousin. Celui-ci recula, avant de voir la jeune femme taper un brusque sprint. Apeuré, il courut lui aussi en poussant un hurlement féminin, et se jeta à la manière d'une mariée dans les bras de Gaara qui, lui-même affolé, fit exactement la même chose en se jetant dans les bras de Minato qui lui, s'écroula en avant sous le poids des deux garçons. La seule chose qui empêcha Temari de les écrabouiller tous les trois fut la porte d'entrée qui s'ouvrit dans un incroyable fracas.
A la lueur de la lune, deux ombres se dressaient fièrement dans l'encadrement. Elles s'avancèrent d'une démarche solennelle, et l'une d'elle déclara d'une voix forte :
- J'espère qu'ils ont des bonnes saucisses, chez les Allemands!
xxxXxxx
Voilà, voilà! J'ai comme l'impression que ce chapitre regroupe mes différentes humeurs, du coup c'est un peu le bordel, mais je l'aime bien comme ça!
Une petite review, que je sache qui n'a pas déserté...?
