disclaimer: L'histoire et les personnages appartiennent à J.K Rowling , excepté ceux que j'ai crée.

Chapitre 14 :

Les deux adolescents se dirigèrent donc vers le parc à pas mesuré. Harry les dirigea vers le lac, ses mains commençaient à devenir moite, mais il tenta de dissimuler son stresse au maximum pour ne pas alerter Ginny plus que nécessaire. Cette dernière ouvrit de grands yeux en découvrant des pétales de roses rouges étalées un peu partout à côté de leur arbre près du lac. Il y avait des bougies suspendues en l'air grâce à un sort, et elle sentit qu'un sortilège pour réchauffer l'air avait été lancer.

- C'est magnifique Harry… mais pourquoi tout ce romantisme ? dit-elle en le regardant suspicieusement.

Harry ouvrit la bouche une première fois mais rien ne voulut sortir de sa bouche. Les mots restèrent coincés dans sa gorge. Il passa sa main dans ses cheveux désordonné et après avoir repris son souffle, il la regarda dans les yeux et se décida à poser un genou à terre sous les yeux ahuris de Ginny.

- Ginny je… depuis que l'on sort ensemble, ma vie n'est plus du tout la même. Tu as su me redonner espoir quand je pensais que je ne pouvais plus rien faire. Tu m'a aussi empêcher de faire de grosse bêtise, dit-il en rigolant, bientôt tu me donneras ce que je souhaite depuis toujours… une famille. Et je veux que l'on soit une vraie famille, tous les trois. Ginny veux-tu m'épouser ? Finit-il par demander en ouvrant le petit coffret contenant la bague de fiançailles.

Ginny avait le regard perdu dans les magnifiques yeux verts émeraude de son petit ami. Elle était complètement abasourdie par cette proposition qu'elle n'avait vraiment pas vu venir pour le coup. Son corps avait comme arrêter de vivre au moment où elle l'avait vu mettre un genou à terre, et qu'il avait commencé à parler. C'était sans doute précipiter, mais avec cette maudite guerre et la mort qui planait au-dessus de leur tête, comme une épée de Damoclès prête à s'abattre à tout instant, tout était multiplié par mille. Elle voyait dans les yeux d'Harry la promesse d'un engagement qu'ils seraient prêts à franchir quand ils se sentiront prêt et cela lui suffisait.

- Harry... je… bien sûr que je veux t'épouser. Enfin pas tout de suite tout de suite, mais quand tout sera terminé bien sûr qu'on le fera, répondit-elle peut sûr de ses mots.

- Ne t'inquiète pas c'est ce que j'avais en tête également, dit-il en rigolant. Si je sors vivant de tout ça, alors je veux passer le reste de ma vie à tes côtés.

Harry se releva en finissant sa phrase et lui passa la bague autour de son doigt fin et laiteux (que vous pouvez voir sur le montage). Ginny prit ensuite son visage entre ses mains avant de déposer sur ses lèvres un baiser plein de tendresse.

- Je suis si content de t'avoir près de moi, lui murmura-t-il à l'oreille.

- Et tu n'es pas débarrasser de moi je peux te le promettre ! S'exclama-t-elle en éclatant de rire.

Après s'être assis quelques minutes sur l'herbe près de l'eau et avoir discuté de chose et d'autre, Harry décida qu'il était temps de rentrer au château, encore soucieux du bien-être de Ginny et du bébé.

- Alors où vous étiez ? C'était si important pour être obliger de sortir du château tout ce temps, dit Ron en grognant.

- Alors Harry, c'est bon ? demanda Hermione voulant couper court à la mauvaise humeur- encore une fois- de son petit ami.

- Oui, répondit-il en souriant à Ginny.

- De quoi vous parlez encore ! s'exclama Ron mécontent de toujours être le dernier au courant de tout.

- Harry ma demandé en mariage, répondit Ginny.

- Mais c'est génial ! Ça veut dire qu'on va être beau-frère, dit Ron alors que tout le monde éclata de rire comprenant qu'il n'avait pas encore pris conscience que c'était de sa sœur que l'on parlait. Mais attend une seconde... commença-t-il en les pointant du doigt tour à tour.

- Ron ne commence pas, murmura Hermione en l'embrassant, lui faisant oublier le pourquoi du comment.

Ce soir-là ils s'endormirent tous rapidement, fatigué par cette journée pleine d'émotion.

Le jour du match de quidditch contre les Serpentard, à la grande surprise d'Harry tout c'était bien passer. Le jeune capitaine avait seulement du remplacer Ginny par Seamus pour éviter tout risque que ce soit pour elle ou pour le bébé. Une chute ou un coup aurait pu être lourd de conséquence dans son état actuel. Mais malgré toutes ces bonnes choses autour de lui, le sommeil d'Harry était de nouveau mouvementé.

- Lucius tu va me rendre un service. J'ai besoin que tu caches un objet pour moi, et au plus vite, le temps que je trouve un endroit convenable. Je suis sûr que tu peux faire ça pour moi, n'est-ce pas ? Potter ne soupçonnera jamais que je sois en mesure de te donner un objet de cette valeur, surtout à quelqu'un d'aussi peu fiable que toi, susurra Voldemort à un Lucius en piteuse état.

- Oui maître, bien sûr, répondit-il en grimaçant de t'erreur, mais aussi pour le peu de considération du seigneur des ténèbres à son encontre.

Voldemort lui tendit alors un objet qui ressemblait à une petite coupe.

Harry se réveilla en sursaut alors que Voldemort allait ajouter quelque chose à l'attention de son mangemort. Il était en sueur et sa cicatrice le démangeait encore une fois. Il regarda Ginny qui dormait paisiblement, et soupira de soulagement de ne pas l'avoir réveillé. Harry se leva et se dirigea silencieusement vers la salle de bain. Le jeune homme se mouilla le visage, essayant tant bien que mal de faire passer le malaise qui faisait battre son cœur à la chamade. Il releva la tête lentement vers le miroir, de peur d'y voir le stresse sur son visage, ce que son reflet confirma d'ailleurs sous un nouveau soupir. Il repartie se coucher mais le sommeil eu du mal à revenir. Les visions allaient-elles revenir si jamais il avait le malheur de se rendormir ? Mais, avec la fatigue, malgré lui, Morphée revînt le prendre dans ses filets.

- Tu crois que cette coupe et un horcruxe ? demanda Hermione le lendemain matin après qu'Harry leur ai raconté son rêve.

- Je pense oui. Tout à l'heure je vais aller voir le professeur McGonagall et lui demander si on peut s'absentés ce soir. Elle essaiera sûrement de me dissuader mais elle sait que Dumbledore ma confier une tâche que je suis le seul à pouvoir accomplir. Elle finira par me donner cette autorisation, répondit Harry confiant.

Après sa journée de cours habituelle, Harry alla donc négocier et convaincre la directrice de les laisser partir. Il rejoignit ensuite ses amis pour partir.

- Ginny tu va nous attendre ici, c'est trop dangereux, dit Harry en arrivant près d'eux.

- Sûrement pas ! Je viens, dit-elle énervée d'être mise à l'écart.

- Ginny je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose à toi ou... au bébé, répondit Harry.

- Mais...

- S'il te plaît, la coupa-t-il en la prenant par les hanches.

- Bon...d'accord, se résigna-t-elle voyant qu'il y tenait- mais surtout parce qu'au fond elle savait qu'il avait raison.

Il l'embrassa en la remerciant, puis il appela Dobby. Harry savait que l'elfe de maison pourrait l'aider à se repérer dans le manoir des Malefoy, mais surtout à y accéder en transplanant selon les dires d'Hermione. L'elfe ne se fit pas prier quand Harry lui exposa sa demande et très vite ils se retrouvèrent derrière un grand portail en fer forgé noir. Dobby venait avec brio de faire les faire transplané directement derrière le grand portail protégé par tout un tas de sort, dont Harry ne voulait même pas savoir l'existence. Le chemin menant au manoir était froid et morbide, comme ils s'y attendaient venant des Malefoy.

- Alohomora, dit Hermione pour ouvrir la porte d'entrée.

La famille Malefoy pensait être, et à juste titre, assez bien protégé pour ne pas avoir à protéger la porte d'un quelconque visiteur. Les quatre intrus entrèrent discrètement dans la demeure, baguette à la main. Il semblait vide, mais cela ne suffit pas aux arrivants pour baisser leur garde. Ils fouillèrent toutes les pièces qu'ils purent sans grand succès, quand Dobby eu une illumination.

- Je me souviens Monsieur Harry Potter ! S'exclama-t-il ravie. Il y a une trappe là sous ce fauteuil que Monsieur Malefoy empruntait parfois quand il pensait que personne ne pouvait le voir.

- Merci Dobby, répondit Harry ravie de l'avoir de son côté.

Harry et Ron poussèrent le gros fauteuil en essayant de faire le moins de bruit possible. Puis ils pénétrèrent dans une pièce secrète grâce à des escaliers assez restreint. Harry pensa que sa tante marge n'aurait jamais pu passer par là, mais penser à ce genre de chose maintenant ne lui serait pas d'une grande aide pour rester concentré. C'était une pièce rectangulaire, toute en pierre. Tout lezs murs étaient tapissés de statues à l'effigie de Serpentard. Les murs étaient tapissés aux couleurs de Serpentard et au milieu sur un pied se trouvait la coupe, celle de Pousoufle. Harry s'approcha lentement de la vitrine, il pointa sa baguette et détecta des sorts de protection tout autour du verre enfermant la coupe. Après vingt minutes d'acharnement Hermione réussit enfin à annuler tous les sorts de protection au soulagement de tous. Elle permit donc à Harry de se saisir de la coupe grâce à un sort d'illusion pour remplacer la vraie. Ils s'apprêtaient tous à sortir quand ils furent interrompus par un hurlement qui les fit sursauter.

- DRAGO ! Je t'avais pourtant dis de ne jamais entrer dans ma pièce, cria Lucius.

Les Malefoy étaient revenus ! Et leur irruption dans la maison n'avait pas passée inaperçue avec la trappe grande ouverte dans le salon. Lucius ne semblait pas vraiment content, et c'était compréhensible vu les humeurs de son maître.

- Ce...ce n'est pas moi, balbutia Drago effrayé de subir les foudres de son père.

Harry sentit la rage montée en lui en entendant la voix de son ennemi de toujours. Un flash de cette nuit-là lui revînt, il revît Drago pointant sa baquette sur Dumbledore, et Dumbledore tombant de la tour d'astronomie.

- Harry ce n'est pas le moment, lui murmura Hermione en lui retenant le bras.

Des bruit de pas retentir dans l'escalier, et sans y pensé, en profitant de l'effet de surprise, Harry désarma Lucius. Ils s'élancèrent dans l'escalier mais Lucius attrapa le pied d'Harry qui avait laissé passer ses deux amis avant lui. Harry tomba à terre et sa baguette roula à terre. Mais Drago d'un geste très discret du pied lui renvoya sa baguette près de lui. Il fut d'abord surpris, mais sans plus attendre il s'en saisi et envoya Lucius trois mètre plus loin pour se libérer de son emprise et partir. Quand il se releva il murmura un léger merci à Drago malgré toute sa rancune, et ils sortirent à toute allure sous une pluie de sort pour transplaner avec Dobby une fois la porte passé. Ils arrivèrent tous en un seul morceau devant le portail de Poudlard et ils retournèrent à l'intérieur une fois Dobby remercier et partit.

- Harry sa n'a pas l'air d'aller ? On a la coupe, c'est ce que tu voulais non ? Demanda Hermione curieuse en l'observant du coin de l'œil.

- Hein ? Non ça va ne t'inquiète pas pour rien, répondit-il.

Harry se dirigea directement vers ses appartements pour retrouver le soutien moral qui le maintenait hors de l'eau dans ce genre de situation. A peine passé le portrait que Ginny lui sauta au cou et l'embrassa en le regardant sous toute les coutures. Elle c'était ronger les ongles pendant tout le temps qu'avait duré leur absence, et le voir revenir en un seul morceau était un pur soulagement pour elle. Peu importait l'horcruxe ou les Malefoy à ce moment-là. Pourtant quand elle vit son regard elle se demanda ce qui pouvait bien le tracassé, à part le fait de ne pas l'avoir ramené.

- Tu n'as rien ? demanda-t-elle tout de même inquiète.

- Non rien du tout.

- Tu la détruis ?

- Pas encore.

- Alors...

- Non je le ferais seul cette fois, la coupa-t-il. Je ne veux pas que tu sois affaibli sa pourrai te causer plus d'ennui qu'autre chose. Tu dois penser à ta santé avant toute chose maintenant et à celle du bébé.

- Comme tu veux, mais je te préviens tout de suite... Il ne va pas falloir me mettre à l'écart tout le temps, dit-elle sérieusement. Je suis enceinte pas en sucre, je sais ce que je peux faire ou non. Je ne suis pas encore suicidaire, tu le sais.

- On verra, répondit-il en souriant en voyant sa mine boudeuse.

Ils allèrent rejoindre Ron et Hermione dans le bureau de la directrice quelques minutes plus tard. Après avoir répondu aux questions de la directrice et de Dumbledore, Harry déposa la coupe par terre et souffla un bon coup avant de se concentrer comme il l'avait fait la première fois. Il lança exactement le même sort tout en pensant à Ginny, et le lien se forma de nouveau entre sa baguette et la coupe, après un moment l'objet finit par voler en morceaux, une fumée noire s'échappa de l'objet détruis. Il avait certes mis plus de temps et d'énergie qu'avec Ginny mais le principal était le résultat.

- T'as réussi vieux ! s'exclama Ron content d'être débarrasser de cette coupe voler aux Malefoy.

Mais Harry ne répondit pas car au même instant un cri effroyable lui transperça les tympans. Il se prit la tête à deux mains et tomba à terre impuissant face à la puissance du son.

- Harry ! Qu'est-ce qui ce passe ? demanda Ginny en ce précipitant sur lui.

- Je crois que Voldemort n'est pas très content, dit Harry avec un léger rire en respirant fortement.

- Viens je te ramène, dit Ginny en l'aidant à se relever.

Dumbledore et Hermione allait dire quelque chose, mais Ginny les fit taire d'un simple regard plein de colère, qui les laissa immobile. Elle leur fit bien comprendre que s'ils prononçaient un mot sa allait chauffés pour leur matricule. S'ils avaient des choses à dire sa pouvait bien attendre le lendemain après tout.

- Plus tard, dit Ginny. Il faut qu'il se repose. Hermione et Ron pourront vous raconter comment sa c'est passer, je crois qu'ils étaient présent, alors sa devrait suffire non ?

- Mais..., commença Hermione.

- Il n'y a pas de « mais ». Cette fois ci c'est moi qui décide, et j'ai dit qu'il en avait assez pour aujourd'hui. Alors si vraiment vous avez besoin de lui vous attendrez demain. Sinon faites sans.

Harry, à demi conscient de ce qui se passait, sentit seulement que Ginny et lui venaient de sortirent du bureau sous le regard choqués de Ron et Hermione et celui amusé de Dumbledore.

- Elle est digne d'être une femme Weasley, dit Dumbledore en souriant comme il en avait l'habitude.

- Oh ça ce n'était rien. Vous l'avez jamais vu vraiment en colère ! s'exclama Ron. Elle est aussi terrifiante que maman. Et son sortilège de chauve-furie est effrayant !

- Ronald ! s'exclama Hermione à son tour.

- Bah quoi ! Ce n'est que la vérité…

Harry et Ginny de leurs côtés :

- Allonge toi, lui murmura doucement Ginny en l'aidant à s'installer sur le lit.

- Merci, arriva à prononcer Harry le souffle court.

Elle se blottit ensuite dans ses bras après l'avoir rejoint.

- Je voudrais t'aider plus, murmura Ginny après quelques minutes de silence.

- Tu es sûrement la personne qui m'aide le plus, répondit Harry doucement, aucun d'eux ne voulant troubler le calme reposant de ce soir-là.

- Pas assez, ajouta-t-elle tristement.

- Si tu savais à quel point tu peux m'aider. Ce n'est malheureusement pas quelque chose que je peux te prouver, mais si je te le dit tu peux me croire sur parole. Ginny...tu es là quand je perds courage, quand je fais ces maudits cauchemars. Tu me redonne confiance en tout. Je sais que je peux te faire confiance et te parler de tout ce qui me trotte dans la tête. Il y a peu de gens sur cette terre à qui je pourrais confier autant de chose qu'à toi, même pas Ron… Et la chose la plus importante, tu vas devenir ma femme, même si c'est dans plusieurs années, je sais que ça arrivera. Et tu vas me donner le plus cadeau qu'on ne m'ait jamais fait...une famille, avec ce beau petit garçon.

- Un garçon ? S'étonna Ginny heureuse de l'avoir entendu prononcer ces paroles réconfortantes pour elle cette fois-ci.

- Ca serait bien un garçon, non ? Je ne sais pas je le sens comme ça. Et après une fille et encore un garçon.

- Tout ça ! s'exclama Ginny en rigolant. Tu sais vu ton sens de la déduction ce sera sûrement une fille.

- J'espère bien avoir tout ça, répondit Harry en participant à son fou rire. Et en plus tu te moque de moi !

- Non jamais je n'oserai.

Il resserra ses bras autour d'elle avant de l'embrasser tendrement. Ils se couchèrent ensuite l'un contre l'autre pour essayer de plonger dans un sommeil qui serait le bienvenu. Ginny n'avait jamais pensé qu'Harry pouvait ressentir tout ça, et surtout qu'il envisageait déjà d'avoir d'autres enfants alors que le premier n'était même pas né. Mais le fait qu'il pense à l'avenir… avec elle, lui confirma que ce qu'elle éprouvait pour lui n'était pas anodin comme beaucoup le pensait autour d'eux. Cette pensée la rassura et lui permit de s'endormir bien plus vite qu'elle ne l'avait cru possible.