Bonjour les filles !
Après une attente interminable, j'ai le plaisir de vous faire parvenir ce nouveau chapitre qui je l'espère, vous plaira... Je ne pense pas qu'il soit bien écrit mais bon.
EimeoN, Kate, Ginie74, Kikinette11, Domi2a, Bellardtwilight, Pierard85, LyraParleOr, merci pour vos reviews sur le dernier chapitre, vous êtes bien courageux pour attendre la suite à chaque fois !
Maintenant que mes cours sont finis j'aurais peut-être un peu plus de temps pour reprendre un rythme correct, mais je vais devoir d'abord prendre un peu d'avance ! Je vous retrouve en bas =)
DERAPAGE CONTROLE
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PDV Bella
Alice me secouait doucement pour me réveiller. Lorsque j'ouvris les yeux, au bout de longues secondes, je la vis souriante, un plateau petit-déjeuner dans les mains.
- Qu'est-ce que c'est ? demandai-je inutilement, la voix presque éteinte à cause du sommeil.
- Etant donné qu'il est très tôt et que je veux quand même que tu sois en forme pour prendre l'avion, je t'ai préparé un bon petit-déjeuner, ça te donnera des forces.
- C'est vraiment gentil Alice, il ne fallait pas… répondis-je, gênée.
- Ça me fait plaisir. Je suis contente que l'on parte en même temps pour Seattle, alors je veux que tu ailles un peu mieux.
Le fichu pari d'Emmett – sauter dans la piscine le soir de Noël, avec une eau à onze degrés – m'avait rendue malade deux jours avant de partir pour Seattle. J'avais attrapé une bronchite. Quand Carlisle m'avait diagnostiqué ça, je lui avais même demandé l'autorisation de le tuer.
- Les autres sont debout ? demandai-je.
- J'ai appelé mes parents qui étaient déjà prêts à partir nous rejoindre, et Emmett et Rose se levaient à peine. Jasper est en bas depuis un moment, et maintenant je vais réveiller Edward.
- D'accord. Bon, j'avale tout ça et je me prépare, annonçai-je la voix éraillée.
- A tout à l'heure !
Je dégustais mon petit-déjeuner avec satisfaction. Alice était une fée. Elle pouvait se comporter en lutin diabolique très souvent, mais parfois, comme aujourd'hui, c'était une véritable fée. Je l'appréciais beaucoup. Depuis la colonie, évidemment, mais aussi depuis que nous nous étions retrouvées. A l'instant où elle m'avait considérée comme son amie, je l'avais beaucoup aimée.
J'adorais sa manière de sautiller partout et de frapper dans ses mains lorsqu'elle était heureuse, j'aimais son air ronchon lorsqu'elle était mécontente, et son expression choquée et en colère lorsqu'on ne respectait pas ses désirs. Pour d'autres, elle pouvait sembler exaspérante, autoritaire, égoïste et éternelle insatisfaite. Mais pour moi, elle était juste Alice, avec ses excentricités et sa générosité à toute épreuve. Je trouvais que nous nous complétions. Alors qu'avec Angela j'avais plutôt la sensation que nous étions pareilles, Alice et moi, deux opposées, nous complétions parfaitement.
Le bruit de la machine à café me sortit de mes pensées et bien entendu, me fit sourire. Il semblerait qu'Edward ne l'ait toujours pas détartrée. Je mordis encore une fois dans mon croissant, finis mon café et ma tartine, puis sortis du lit et posai le plateau dessus, que je ramènerai à la cuisine plus tard. J'attrapai dans ma valise un jean noir, un chemisier blanc et un gilet en laine gris, puis me hâtai d'aller à la salle de bain me préparer.
Après une bonne douche chaude, je m'empressai de me sécher les cheveux et de m'habiller, puis essayai de camoufler mes cernes et mon nez rouge avec un peu de maquillage. J'étais sûre qu'Alice serait fière de moi : j'avais mis un peu de crayon sur mes yeux, et même du fard à joues pour avoir l'air moins pâlotte ! Je savais bien que c'était tout bonnement inutile puisque nous allions rester un moment dans l'avion, mais si je ne voulais pas avoir mon amie sur le dos et m'entendre dire que « avec le monde qu'il y a dans les aéroports, tu ne peux pas te permettre de te montrer dans une tenue digne du saut du lit », c'était évidemment plus simple de faire comme ça.
Je retournai rapidement dans la chambre, attrapai le plateau et partis vers la cuisine pour ranger tout ça.
Je ne croisai personne en bas, j'entendais simplement la douche et Alice râler après Jasper. Je me hâtai de laver la vaisselle et ranger ce qui le devait, puis m'apprêtai à aller mettre un peu d'ordre dans ma valise. Je fus arrêtée dans mon élan par la sonnette qui retentit. Ce devait être Carlisle et Esmée. J'allai donc leur ouvrir et les accueillis avec un grand sourire.
- Bella ! Comment vas-tu ma chérie ? demanda Esmée.
Cette femme était une perle. Esmée, ou la bonté incarnée. Elle avait tellement d'amour à revendre qu'elle se montrait chaleureuse et aimante avec les conjoints et amis de ses propres enfants, les considérant eux aussi comme ses enfants et prenant la place de mère de substitution alors que nous en avions besoin. Je ne saurai décrire le sentiment de joie que j'éprouvais lorsque je la voyais et qu'elle me maternait, me faisant découvrir des tas de choses que ma mère n'avait jamais eu l'occasion de m'enseigner, trop souvent trop loin.
- Ça va, un peu fatiguée, mais je dormirai dans l'avion.
- Je pense que ça va être une longue sieste pour tout le monde, ajouta Carlisle en baillant. Sauf pour Alice, elle sera bien trop occupée à s'extasier devant les nuages.
Nous rîmes tous à cette remarque. En haut, nous entendîmes que les autres s'agitaient. Alice ouvrit la porte de sa chambre et en expulsa Jasper, sa chemise froissée et son pantalon déboutonné, en lui disant de descendre leur valise. Edward sortit de la salle de bain habillé et coiffé et fit attention de ne pas se faire remarquer d'Alice pour aller dans sa chambre. Jasper descendit en catastrophe en nous conseillant de se tenir prêt à partir dans la minute tandis qu'Alice hurlait après Edward pour qu'il se dépêche. Puis le lutin diabolique qui avait refait surface se tourna vers moi.
- Tu as descendu ta valise ma chérie ?
- Euh… J'allais le faire…
Elle fit un signe de la main pour me faire taire.
- Edward ! Tu descendras la valise de Bella et tout ce qui est susceptible de lui appartenir dans cette chambre !
- Oui chef ! entendîmes-nous depuis l'étage.
Lorsque tout le monde fut en bas au garde à vous, Alice fit l'inventaire de nos affaires pour ne rien oublier et décréta que nous devions rejoindre Emmett et Rosalie chez eux pour ne pas perdre de temps. Carlisle voulut faire remarquer que notre avion partait dans quatre heures et que nous avions quand même un peu de temps devant nous, mais le regard que lui lança sa fille le dissuada de continuer sur cette lancée. Esmée se pencha discrètement vers moi lorsqu'Alice commença à diriger les garçons dans les opérations de chargement des valises.
- Tu n'es pas obligée de rester à côté d'elle dans l'avion. On changera pendant le voyage.
- Merci, c'est gentil, déclarai-je.
C'est ainsi que débuta notre voyage vers Seattle. Après être passés récupérer Emmett et Rose, nous partîmes vers l'aéroport et arrivâmes deux heures et demie avant le départ de l'avion. Finalement l'attente fut moins longue pour moi alors que je m'étais endormie sur un banc aux côtés de Rosalie. Après tout, voir une Alice surexcitée sautillant et faisant les cent pas devant nous m'avait bercée. Enfin, nous embarquâmes pour passer cinq heures en direction du pôle nord.
J'avais lutté pendant près d'une heure, mais le sommeil avait eu à nouveau raison de moi. Je ne me réveillai qu'à l'arrivée, entendant Alice s'agiter sérieusement à côté de moi. Elle aussi avait sombré dans les bras de Morphée pendant le voyage, mais son radar l'avait avertie de l'approche de Seattle. J'ouvris un œil, puis l'autre, m'accommodant à la lumière, puis me redressai sur mon siège. Je jetai un regard du côté d'Edward. Lui aussi était réveillé et regardait dans ma direction, l'air grave. Il tenta d'esquisser un sourire qui ressembla plus à une grimace de douleur.
Je ne savais pas quoi faire pour nous deux. Mon cœur le voulait immédiatement mais ma conscience m'empêchait d'en faire pâtir Tanya. D'un côté je ne voulais plus attendre d'être dans ses bras, de sentir ses lèvres chaudes contre les miennes, de jouir de ses caresses, d'être vivante à ses côtés. Il m'arrivait de me dire que si cette femme l'avait réellement aimé, elle aurait été là pour lui en cette fin d'année. Mais d'un autre côté, quelles que soient les difficultés que connaissait ce couple, j'étais persuadée ne pas devoir intervenir et attendre que tout soit réglé. Bref, un véritable casse-tête.
Nous descendîmes de l'avion et nous retrouvâmes devant le tapis roulant où nous devions récupérer nos bagages. Nous étions tous un peu hagards, assommés par le voyage. Alice et Emmett furent les premiers à attraper leurs sacs et s'avancèrent pour acheter des sandwichs pour tout le monde, nous avions fait des économies en refusant les plateaux repas du midi dans l'avion. Carlisle se tourna vers moi.
- Bella, ce serait bien que l'un de nous t'accompagne jusqu'à Forks, non ?
Gênée, je piétinai.
- Oh non Carlisle, ce n'est pas nécessaire, vraiment.
- Bella, ma chérie, dit Esmée, ça nous rassurerait de ne pas te savoir seule.
- D'autant plus que le trajet est long et que tu es fatiguée et malade, ajouta Carlisle.
- Edward pourrait venir avec toi, proposa Rosalie.
Évidemment. Comment ne l'avais-je pas vu venir plus tôt ?
- Mais il va perdre une journée entière…
- Ce n'est pas grave Bella, déclara Edward. Les autres ont raison, c'est plus prudent.
Je les regardais, suppliante, mais cela ne les fit pas flancher.
- Bien.
Emmett et Alice était revenus avec un sac entier de sandwichs, de boissons et de desserts. Nous nous installâmes sur des bancs dans le terminal pour ne pas avoir à manger dans le froid glacial de Seattle. Engloutissant notre repas, nous avons échangé notre programme pour ces derniers jours de vacances.
Les Cullen devaient rendre visite à quelques membres de leur famille et comptaient profiter des fêtes de fin d'année organisées dans la ville, tandis que je leur dis simplement que j'allais passer du temps avec mon père sans vraiment savoir ce que nous allions faire.
Mais le moment de partir approchait et si je ne voulais pas arriver à Forks dans la nuit, il fallait démarrer maintenant. Étonnamment, me séparer de cette joyeuse petite famille me rendit triste. Ils m'avaient adoptée et considérée comme une fille, comme une sœur, alors même que mes propres parents étaient absents de ma vie. Ce constat était regrettable, mais dans mon malheur, j'avais eu la chance de rencontrer un soutien de taille.
Le trajet en bus fut long. La présence d'Edward à côté de moi me rendait nerveuse, le fait de revenir dans ma ville natale me rendait nerveuse, l'idée qu'Edward allait devoir rester à Forks ce soir me rendait nerveuse. Je passai quatre heures à me demander comment le voyage allait terminer, comment cette histoire allait terminer. J'étais littéralement angoissée. Avec Edward, nous n'échangeâmes que quelques mots, sur le paysage, la météo, et mon enfance à Forks. Enfin, au bout de quatre interminables heures, nous posâmes le pied dans le centre-ville de Forks avec nos deux valises.
- Tu habites loin ? On appelle un taxi ? demanda Edward.
- Tu es mignon, mais ici il n'y a aucun taxi… soupirai-je en souriant.
- Oh… C'est un village, pas une ville !
- Eh oui !
Je respirai un grand coup l'air frais de la montagne, pris mon courage dans une main et ma valise dans l'autre, puis me mis en marche. Sans me retourner et toujours en avançant, je lançai à Edward :
- Allez, nous n'avons que vingt minutes à marcher, mais si tu ne te dépêches pas tu vas devoir supporter les moins quinze degrés !
- Quelle joie, vraiment, maugréa Edward sous mes rires.
Pendant cette marche revigorante, la tension retomba entre nous. Nous tirions nos valises comme des forcenés dans les quelques côtes glissantes, nous courions sur le bord de la route lorsque nous entendions une voiture arriver et finalement, de loin, j'aperçus la maison de mon père. Je m'arrêtai brutalement, ce qui valut à Edward de rentrer dans ma valise et de s'étaler sur le sol gelé.
- Oh pardon ! lui dis-je.
Mais au lieu de l'aider à se relever, je sortis mon appareil photo pour immortaliser mon retour dans ce lieu si cher à mes yeux. Je ne faisais que prendre la rue en photo, du côté où l'on voyait ma maison, ainsi que la route bordée de grands arbres. Edward finit par réussir à tenir sur ses deux jambes et à remettre sa valise droite.
- On est arrivés ?
Quelques secondes s'écoulèrent durant lesquelles je ne dis rien et contemplai simplement la rue. Edward ne broncha pas.
- Oui. On est arrivés.
Je cherchai la clé dans le pot de fleur sur la fenêtre et ouvris la porte. J'obligeai Edward à enlever ses chaussures avant de rentrer, nous n'allions pas débarquer et tout salir ! Nous nous débarrassâmes de nos manteaux et laissâmes nos valises dans l'entrée. Je soufflai.
- Tu veux un café ? demandai-je.
- Avec joie, répondit Edward.
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PDV Edward
Bella me fit signe de m'asseoir au salon pendant qu'elle se dirigeait vers la cuisine pour préparer du café. Je jetai un coup d'œil autour de moi en allant m'installer. Les murs d'une couleur plus ou moins verte étaient pratiquement nus, mises à part quelques photographies de Bella et deux fusils de chasse. Les fins rideaux blancs laissaient passer quelques rayons de lumière mais la pièce était malgré tout assez sombre. Les meubles dépareillés n'étaient plus très jeunes, seul le bureau sur lequel se trouvait un ordinateur semblait à peu près neuf.
Il était évident que le père de Bella était terriblement seul. Je me pris à imaginer être dans une situation semblable : abandonné par ma femme qui avait emporté notre fille et ma joie de vivre, habitant dans une maison sans âme, seul, à attendre les vacances pour voir mon enfant. Quelle tristesse… Bella interrompit mes pensées en posant un mug devant moi et en s'installant à mes côtés.
- Mon père… Il n'est pas au mieux de sa forme. Je veux dire, depuis qu'on est parties avec maman.
- Oui, je comprends.
Nous attrapâmes tous les deux notre tasse et soufflâmes sur le liquide chaud. L'euphorie du trajet à pied était retombée comme un soufflé. La nuit était tombée depuis longtemps.
- Ton père est de garde ?
- Oui, il ne reviendra que dans quelques heures.
- D'accord.
Nous nous tûmes encore quelques secondes puis bûmes notre café.
- Tu veux qu'on monte les valises dans ma chambre ? On ne va pas tout laisser là… dit Bella.
- Euh, oui, d'accord.
Nous nous levâmes d'un seul mouvement et allâmes prendre nos bagages. Je suivis Bella à l'étage jusque dans sa chambre. Lorsque nous entrâmes, un sourire involontaire barra mon visage. Sa chambre était sans conteste celle de l'adolescente de quinze ans qui avait quitté cette maison des années auparavant. Dans les tons de mauve, quelques guirlandes lumineuses autour du lit simple éclairant chaleureusement la pièce, des photos, des gadgets et beaucoup de livres trainant un peu partout…
Il semblait que cette pièce ne faisait pas partie de la même maison. Le père de Bella n'avait apparemment touché à rien, gardant tout en l'état comme un autel où il viendrait quelques fois se rappeler la présence aimante de sa fille. C'était à la fois touchant et triste, et je me sentis un peu mal à l'aise.
- Je t'interdis de te moquer.
Bella s'était tournée vers moi, une main sur la hanche et un sourcil levé. Elle était magnifique. Elle fit un mouvement de tête pour savoir si j'avais bien compris ce qu'elle disait. Bien sûr ma belle, je ferai tout ce que tu voudras.
- Je n'ai rien dit, répliquai-je.
- Mais tu l'as pensé trop fort.
Si elle savait à quoi je pensais réellement en ce moment même. Bella me fit visiter le reste de l'étage, qui d'ailleurs ne comportait que la chambre de son père et la salle de bain. Au rez-de-chaussée se trouvait le salon, la salle à manger, la cuisine et un garage. Le tour du propriétaire fut rapide et nous nous retrouvâmes dans la cuisine. Bella préparait une soupe bien chaude pour nous réchauffer.
Je l'observais en train d'éplucher les légumes, les couper, les émincer, puis les faire revenir avec l'oignon… Apparemment elle s'éclatait. Il était vingt-deux heures et la soirée risquait d'être longue si le père de Bella n'arrivait pas bientôt. Elle mit de l'eau dans la casserole et régla la cuisson, puis sortit le mixeur du placard. Enfin, elle se tourna vers moi.
- Quoi ? demanda-t-elle.
- Rien, répondis-je.
- Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça ?
- De quelle manière ?
- Avec ces yeux et… ce sourire en coin là… hésita-t-elle.
Je me décollai du plan de travail et l'approchai. Bella ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Elle plissa les yeux alors que je me rapprochais. J'avais envie d'elle. Au diable Tanya.
- Edward…
Sa voix éraillée fit battre mon cœur encore plus fort. Je n'étais plus qu'à quelques centimètres d'elle et je pouvais voir sa poitrine se soulever frénétiquement à chacune de ses respirations, je pouvais entendre son souffle court et sentir son odeur. Ma tête tournait et plus j'étais proche de Bella, plus j'avais du mal à respirer. Je finis par être à seulement quelques millimètres de son corps. Je plongeai mes yeux dans les siens, qui étaient maintenant très noirs. J'attendis et voyant qu'elle ne manifestait aucune résistance, je plaçai mes mains sur ses joues, entourant presque sa nuque de mes doigts, et approchai mon visage du sien. Elle ne semblait plus se préoccuper de Tanya.
Bella me regardait toujours, mais lorsque mes lèvres entrèrent en contact avec les siennes, elle ferma les yeux. A nouveau, plus rien n'existait en dehors d'elle et moi. Elle répondit presque aussitôt à mon baiser lorsque je pressai plus fort mes lèvres contre les siennes. Tout raisonnement m'avait quitté, je ne faisais qu'embrasser Bella. Je me demandais même si je n'étais pas en train de rêver.
Mais très vite, nos langues se mêlèrent et notre baiser devint plus passionné. Je ne rêvais pas, j'étais réellement en train d'embrasser Bella. J'avais tellement attendu. Je gardai une main sur sa joue mais je plaçai l'autre dans le creux de ses reins, afin de coller davantage mon corps contre le sien. Sa chaleur m'envoûta et m'enveloppa, me faisant me sentir entier.
Désormais, nos mains exploraient nos corps et les caresses de Bella me firent perdre la raison. Nous nous déplaçâmes lentement vers le salon, tout en continuant à nous embrasser. Je poussais Bella vers l'arrière, intensifiant notre baiser. Les seuls moments où nous rompions le contact de nos lèvres étaient pour reprendre notre souffle. Mais aussitôt nous replongions vers l'autre, passionnés.
Arrivés au salon, je me décollai un peu du corps de Bella pour pouvoir passer mes mains sous son pull. Mes mains froides la firent sursauter, et elle me sourit. Je caressais son ventre, son dos, je pétrissais ses hanches. Bella aussi passa ses mains sous mon tee-shirt, et me l'enleva directement, visiblement pressée. Puis elle se colla de nouveau à mon corps, pressant ses seins contre moi, me faisant haleter. J'essayais de me contenir, désirant profiter entièrement de ce moment magique.
Je déplaçai mes lèvres sur ses joues, puis vers son cou, je passai ma langue sur sa peau sucrée. Bella gémit, ce qui me rendit encore plus dur que je ne l'étais déjà. Je m'enivrai de son odeur tout en goûtant à la peau brûlante de son cou. Je m'arrêtai un instant et lentement, je fis remonter son pull au dessus de son nombril, tout en la regardant. Ses yeux brillant et sa respiration erratique m'excitaient.
Je me mis alors à genoux devant elle. J'entrepris d'embrasser son ventre et de dessiner quelques lignes avec ma langue, tout en remontant vers sa poitrine. Enfin, je débarrassai Bella de son pull et de son tee-shirt en même temps en lui faisant passer au dessus de la tête. Alors que je continuais mes baisers sur son ventre, ma douce passa ses mains dans mes cheveux, me procurant des frissons incontrôlables. Je me relevai d'un bond et posai mes mains sur ses seins, ronds et fermes. J'avais du mal à résister à l'envie de la prendre immédiatement, là contre un mur. Avec mes pouces je caressai sa peau, puis approchai mon visage pour déposer quelques baisers à travers son soutien-gorge.
- Edward… gémit Bella.
Pour seule réponse, je déplaçai mes mains dans son dos, cherchant l'agrafe de son carcan. Je le défis et tirai sur les bretelles pour lui retirer, laissant apparaître ses seins. Je ne m'arrêtai pas et défis le bouton et la braguette de son jean, avant de le faire glisser le long de ses cuisses fuselées. Elle s'appuya sur mon épaule pour l'enlever complètement, puis revint aussitôt vers moi pour faire subir le même sort au reste de mes vêtements. Sous ses ordres, je retirai mes chaussettes, puis elle fit descendre ses mains vers mon bas-ventre, appuyant légèrement sur la bosse que créait mon érection. Ce geste me fit haleter de plaisir. Je fermai les yeux et me mordis la lèvre. Bella continua à me caresser à travers mon jean et très vite, enleva le bouton. Comme moi, elle fit glisser mon jean sur mes cuisses et je terminai de l'enlever. Pendant une seconde, nous nous fîmes face, presque nus, tremblant d'extase.
Je décidai alors de l'allonger sur le canapé. Je me plaçai au dessus d'elle, au milieu des coussins. Je fondis à nouveau sur sa bouche, mordillant et suçant ses lèvres alors que nos mains s'exploraient mutuellement. Trop impatient, je fis claquer l'élastique de sa culotte et passai mes doigts sur son intimité en continuant de l'embrasser, étouffant ses gémissements. A travers le tissu, je sentis qu'elle était mouillée et chaude. Cela m'excita davantage, et je retirai son dernier sous-vêtement.
Je m'accordai quelques secondes pour la contempler. De ses cheveux éparpillés sur les coussins jusqu'à ses orteils crispés par le plaisir, cette fille était splendide. Tout me plaisait en elle : son regard sombre, sa bouche rouge, ses épaules frêles, sa poitrine dressée, son ventre plat, ses cuisses fines.
Je m'attaquai à nouveau à ses lèvres, puis glissai vers son cou. Déposant une myriade de baisers sur mon chemin, je me mis ensuite à mordiller sa clavicule. Ne pouvant résister davantage, je m'approchai de sa poitrine et l'embrassai, d'abord avec précaution et délicatesse. Puis je passai ma langue sur son mamelon durci. Bella se cambra. Je recommençai, encore et encore, tandis que Bella haletait et gémissait mon prénom.
Mon dieu qu'est-ce que j'avais envie d'elle…
Alors elle se redressa un peu, prit mon visage entre ses mains et posa ses lèvres sur les miennes et tout en m'embrassant, elle fit descendre ses mains vers mon boxer et tira dessus. Rapidement, je l'enlevai et me replaçai sur elle. Désormais, plus aucune barrière ne se dressait entre nous. Bella caressa mon sexe quelques secondes, puis mon torse. Mes mains retrouvèrent vite son intimité brûlante pour la caresser.
Après quelques secondes où nos regards ne se décrochaient plus, j'insérai un doigt en elle, lui arrachant un soupir. Au moment où je commençai à faire des allers-retours, elle arrêta de respirer et ferma les yeux. Alors je mis un deuxième doigt et entamai de lents va-et-vient, faisant se tortiller Bella.
- Plus vite… haleta-t-elle.
J'accélérai mon mouvement tandis que Bella rejetait sa tête en arrière, essoufflée. De mon autre main, je la forçai à me regarder, puis j'écrasai à nouveau mes lèvres contre les siennes. Mais elle se recula.
- Viens… Edward, viens.
D'un regard, je m'assurai que c'était ce qu'elle désirait vraiment, je retirai mes doigts et enfin, écartant davantage ses jambes, je me plaçai à son entrée. Nous nous embrassâmes encore, et j'entrai en elle. Notre gémissement fut étouffé par notre baiser alors qu'elle plantait ses ongles dans mon dos. J'eus l'impression que mon cœur explosait tellement l'émotion que je ressentais était intense. La chaleur envahit mon cœur tout entier.
D'un coup, la tête me tourna et j'eus envie de crier : ça y est ! Ça y est, je fais enfin l'amour à Bella ! Le temps de me faire à la situation, et je commençai à bouger en elle pour bien me placer. Mes allers-retours étaient d'abord lents et doux, nous arrachant quelques soupirs exaltés. A nouveau, je l'embrassai, mordillant et suçotant ses lèvres. Nos bouches ne se quittaient pas et j'avais entrelacé une main avec la sienne. Le plaisir montait de plus en plus et je dus ralentir plusieurs fois afin de ne pas jouir.
Mes coups étaient maintenant un peu plus secs et je m'enfonçais au plus profond de Bella. A chaque butée, elle poussait un cri. Je me mordais la lèvre pour ne pas crier moi aussi, mais le plaisir contrôlait tout en moi. Bella ondulait sous moi, suivant les mouvements de mes hanches. Plus ce moment durait, plus mon désir s'intensifiait : j'avais l'impression que plus j'en avais, plus j'en voulais. Il était clair qu'une fois que nous aurions fini, je ne penserai qu'à une chose : la posséder encore des milliards de fois.
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PDV Bella
J'étais prête à m'évanouir tellement le plaisir était fulgurant. Edward mettait toute son âme à me faire l'amour, et j'étais proche de la combustion spontanée. Je ne pouvais retenir mes cris et mes gémissements, si bien que je réclamais sans cesse qu'il m'embrasse pour me faire taire. Je me rendais bien compte que j'attendais qu'Edward me fasse l'amour comme ça depuis le début.
Il accéléra encore ses mouvements, ce qui me fit à nouveau crier, et alors que notre plaisir atteignait des sommets et que ma tête tournait, Edward jouit en moi. Je gémis en même temps que lui. Son visage s'était crispé et il retomba sur moi, me serrant dans ses bras. Il nicha sa tête dans mon cou alors que je me délectai de son souffle chaud. Je l'entourai de mes bras et lui caressai les cheveux, jusqu'à ce que nos respirations se calment.
- Je suis désolé, dit Edward.
Quoi ?
- Quoi ?
- Je suis désolé d'avoir… euh…
Edward se releva un peu, puis se retira de moi. Il se gratta la tête.
- D'avoir jouit sans toi.
Je ne pus m'empêcher de retenir un rire. Croyait-il vraiment que j'étais déçue ?
- Edward, tu es sérieux ? Ok, je n'ai pas eu d'orgasme. Mais ça n'empêche pas que je n'ai jamais eu autant de plaisir, rajoutai-je en baissant la voix. J'ai pris mon pied, tu comprends ?
Je me sentis rougir et le vis esquisser un sourire. Il releva la tête et m'embrassa, pressant ses lèvres avec force contre les miennes et fermant les yeux. Nous restâmes de longues minutes allongés l'un contre l'autre à nous caresser tendrement. Finalement le froid nous rappela que nous étions en hiver, et nous nous rhabillâmes vite. Soudain, la panique s'empara de moi et Edward sembla le remarquer.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il.
- Edward, nous… nous ne nous sommes pas protégés…
Il hésita un instant, mais parut immédiatement soulagé.
- J'ai toujours utilisé un préservatif, répondit-il. Même avec Tanya, marmonna-t-il.
- Moi aussi. Et je prends la pilule, ajoutai-je, rassurée.
J'eus tout de même un pincement au cœur lorsqu'Edward évoqua sa petite-amie, mais le sourire et le regard qu'il m'adressa me fit oublier ce souvenir désagréable.
- Que dirais-tu d'aller voir si les légumes ne sont pas brûlés ?
Il me tendit la main. Je l'attrapai, il m'embrassa avec passion et il m'amena jusqu'à la cuisine où il vérifia que tout allait bien. Je pris le mixeur, et terminai la soupe. Encore quelques minutes et nous allions nous réchauffer à nouveau. Le repas fut silencieux mais pas tendu pour autant. Au contraire, l'atmosphère était légère, détendue, et nos regards l'un vers l'autre ne décrochaient plus.
Je n'arrivais pas à croire ce que nous avions fait. Je ne réalisais pas encore que nous venions de faire l'amour avec passion et tendresse. A cet instant, je me fichais éperdument du reste, du qu'en dira-t-on, de Tanya, de l'avis de nos familles, de tout. Tout ce qui importait était qu'Edward et moi étions ensemble. Nous venions de faire l'amour. Nous finîmes par nous installer sur le canapé, dans les bras l'un de l'autre.
Mon père rentra tard. Il nous trouva endormis devant la télévision. Quand il me réveilla, je me levai pour l'embrasser. Je l'avais averti qu'Edward m'avait accompagnée jusqu'à Forks et qu'il repartait le lendemain. Cela faisait longtemps que nous ne nous étions pas vus.
- Ne réveille pas ton ami Bella…
- Mon ami se rendormira, ne t'inquiète pas !
Je réveillai donc Edward, qui mit un moment avant de se souvenir où nous étions. Il se leva aussitôt et tendit la main à mon père.
- Excusez-moi monsieur. Edward Cullen.
- Charlie Swan, enchanté. Et bien… Il est tard, je pense que nous aurons l'occasion de parler demain… Euh, Edward, vous avez le canapé, ou alors un matelas sous le lit de Bella, c'est comme vous préférez…
- Merci monsieur.
- Charlie, dit mon père.
- Merci Charlie, reprit Edward avec un sourire.
- Allez, bonne nuit les jeunes.
Nous lui souhaitâmes une bonne nuit et montâmes à sa suite à l'étage. Exténués, nous ne fîmes que tirer le matelas, mettre un drap et une couverture dessus et Edward s'affala pour s'endormir presque aussitôt. Quant à moi, je pris le temps d'enfiler un tee-shirt en guise de pyjama avant de me glisser sous les draps. J'éteignis la lumière et au moment où je fermais les yeux, j'entendis la voix d'Edward.
- Bella ?
- Oui ?
- J'ai… J'ai aimé. Vraiment. Je suis heureux dans tes bras.
Ses paroles provoquèrent en moi une ébullition de sentiments. Je ne pourrai plus me passer de lui.
- Moi aussi, répondis-je.
Le lendemain, Edward me réveilla en me secouant doucement.
- Bella… Bella…
- Quoi ?
- Ne te lèves pas, dors encore un peu. Je dois y aller, tout le monde m'attend pour le repas…
- Tu pars déjà ?
- Oui, je suis désolé… Ecoute, on se voit dans quatre jours d'accord ?
- Oui, répondis-je avec une voix éraillée, les yeux encore à moitié fermés.
Il déposa un baiser sur mes lèvres et descendit avec sa valise. Je l'entendis échanger quelques mots avec mon père, et la porte se referma.
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Et voilà =)
Que pensez-vous qu'il va se passer maintenant ? Edward va-t-il rompre avec Tanya ? Va-t-il attendre de la quitter pour sortir avec Bella ou se moque-t-il de faire du mal à sa compagne ?
Bon, dites-moi vite vos avis, je suis consciente de la médiocrité de l'écriture de ce chapitre et des deux suivants, mais j'espère m'améliorer sur les prochains !
Je ne vous garantis pas de date pour la prochaine publication mais j'espère que le prochain chapitre sera en ligne avant la fin du mois...
Merci et pardon 3
