Chapitre 13 : Le Sanctuaire IRL N°3.

COUCOU TOUT LE MONDE !

Oui c'est incroyable, je poste un nouveau chapitre sans délai de 300 ans !

Je ne sais pas quand viendra le prochain chapitre, mais j'étais inspirée pour celui-là, alors voilà !

Réponses aux reviews :

Undertaker : OH MOI AUSSI JE M'AIME !

Contente que tu ai toujours autant rigolé !
Ça me flatte beaucoup pour la review ! Pour Shaka c'est pas nouveau haha ! Et pour les kouaitches, au départ c'est moi qui ignorais ce que c'était xD Du coup je suis légèrement passée pour une ignorante xD Oui pour Seika, je voulais lui donner plus d'importance et de caractère qu'elle n'en n'a dans l'anime et le manga ! Je suis extrêmement flattée que pour tu mettes ma fic au niveau de toutes celles que tu as citées, étant donné que ce sont des fics que j'aime énormément !
Rejoins-nous sur Le Cercle des Fanfictions ! Viens, on est bien !
Merci beaucoup, mais là je n'écris pas vraiment leurs aventures, juste des tranches de vies plus ou moins drôles à travers Facebook !
See you soon !

Yuna Hyakuya : BONJOUR MA POULE

C'est normal enfin, après tous ces moments à délirer ensemble, il FALLAIT que je te mentionne !
OUI J'AI MIS TES CLASHS DEDANS ! Tu vas mourir de fangirlage dans ce chapitre ma poulette ! Tu vas découvrir pourquoi DM a découché ! J'espère que ça va te plaire ! Tqt pour le fangirling tu vas être servie !
MA RÉPONSE CONTIENT PLUS DE MAJUSCULE QUE LA TIEEEENNNE !
Bisous sur tes deux joues et merci pour ta review !

Fin des réponses aux reviews.

J'espère que ce chapitre tout en guimauve vous plaira !
Merci d'être de plus en plus nombreux à lire cette fi, ça me fait énormément plaisir !
Je dédie tout particulièrement ce chapitre à Yuna Hyakuya et Aquarius Gold Saint !
J'espère que vous aimerez et qu'il sera à la hauteur de vos espérances !

Sur ce, bonne lecture !


Depuis la fenêtre de son baraquement, Marine observait l'immense pleine Lune, le regard vide. Elle repensait à tout ce qui s'était passé depuis ces dernières semaines. Tous ces moments passés avec Aiolia, les bons comme les mauvais. Ces disputes la préoccupaient de plus en plus. Elle avait du mal à reconnaître son Lion. Il était devenu bien plus tendu, il aurait fallut qu'elle soit sourde et aveugle pour ne pas s'en être rendue compte.

Elle riva ses yeux vers sa montre. Il était 21h30. Il fallait qu'elle aille se doucher et se pomponner un peu, Shaina lui avait proposé de sortir pour se changer les idées. Elles s'étaient données rendez-vous à 22h devant son baraquement. La serpentaire lui avait bien stipulée qu'elle se devait d'être un minimum chic, car elle l'emmenait dans un restaurant très côté d'Athènes, le seul qui était ouvert jusqu'à minuit d'ailleurs.

Lorsque Shaina lui avait proposé cet horaire, Marine n'avait pas compris. Pourquoi aussi tard ? Sa meilleure amie lui avait précisé qu'elle tenait à observer attentivement le clash des chevaliers d'or contre les bronzes divins, chose qui avait bien fait sourire l'Aigle. Elle s'était dit qu'elle n'aurait pas pu choisir de camp, et puis elle n'avait pas une aussi bonne répartie que Milo ou Saga, Seika étant la championne toutes catégories confondues.

Il restait une bonne demi-heure avant de savoir qui seront les vainqueurs de ce concours si particulier, et tout pouvait encore changer mais au fond d'elle-même, Marine espérait que les ors allaient gagner.
Elle était donc restée spectatrice pour cette fois, bien qu'elle ait bien rit en lisant les piques que chaque camp avait lancées à l'autre.

Marine délaissa la fenêtre pour filer dans la salle de bain et se glisser sous la douche. Une bonne douche froide pour se remettre les idées en place. Après être restée un bon quart d'heure sous le jet d'eau glacé, elle s'extirpa de la cabine pour se sécher rapidement. Elle saisit la robe qu'elle avait mise de côté. Une petite merveille qu'elle avait acheté avec Shaina pour leurs 18 ans : une robe dos-nu blanche au décolleté plongeant cintrée à la taille par une fine ceinture rouge vermillon. La jupe vaporeuse était évasée jusqu'aux genoux, laissant ses fins mollets d'albâtre à l'air libre.
L'amazone s'attaqua à ses cheveux qu'elle sécha à la va-vite. Elle se fit un chignon faussement négligé, laissant quelques mèches de ses cheveux flamboyants lui encadrer le visage. Elle se maquilla discrètement les yeux, préférant mettre en valeur ses lèvres avec un rouge à lèvres aussi rouge que sa ceinture. Elle observa son reflet et fut plus que satisfaite de ce qu'elle vit. Elle quitta la salle d'eau pour sa chambre et enfila la paire d'escarpin rouge qu'elle avait choisi pour ce soir.

Elle regarda sa montre. 21H50.

- Timing parfait ! Murmura-t-elle avec un léger sourire.

La jolie rousse se saisit d'un petit sac à main blanc et doré que lui avait offert Aiolia et sortit de son baraquement. À peine eut-elle verrouillé sa porte qu'une tornade verte lui sauta dessus.
- Marine ! Lui hurla-t-elle au visage, plus intenable que jamais.
- Shaina ! Lui répondit son amie en criant tout aussi fort, je suis à même pas un mètre de toi, pas la peine de me détruire les tympans !
- Excuse-moi d'être contente de te voir, bougonna l'Italienne.
- Tu peux montrer ta joie autrement qu'en me rendant sourde ! Ricana la Japonaise.
- Viens, on va être en retard ! L'invectiva la Serpentaire.

« Mû, j'ai un petit service à te demander » lança mentalement la ritale à l'intention du Bélier.
« Quoi donc ? Tu sais que ça va te coûter cher ça ! » lui répondit l'Atlante avec un amusement à peine dissimulé.
« T'inquiète pas, je revendrai tes bijoux de familles au marché noir pour me refaire une situation financière. Et puis, n'oublie pas notre pari petit Bélier ! » rétorqua Shaina sur un ton taquin teinté de sarcasme.
« Toi et tes paris à la con Shaina ! »
« Ah bah, fallait choisir le bon camp ! Bon, tu pourrais nous téléporter à Thiseio* s'il te plaît ? »
« Ça sera 500 euros ! »
« Mûûûû... »
« Ça va, si on peut plus rigoler ! Et une téléportation ! »

Shaina bénissait l'éclair de génie qu'elle avait eut en pariant avec Mû sur qui gagnerait la battle du soir. Elle avait bien été inspirée de miser sur les bronzes !
Elle avait gagné deux semaines de téléportation gratuite pour n'importe où, avec n'importe qui et à n'importe quelle heure. Ah, qu'il était bon d'avoir réussit à coincer le Bélier !

Soudain, pendant une fraction de seconde, les deux jeunes femmes se sentirent aspirées dans un vortex doré puis se retrouvèrent dans une petite ruelle peu fréquentée, évitant ainsi de sortir de nulle part devant des dizaines de personnes. Elles quittèrent bien vite la ruelle sombre pour se retrouver dans une grande rue bien plus fréquentée. Elles se dirigèrent droit vers le restaurant où Shaina avait réservé et entrèrent sans encombres.
À peine furent-elles assises qu'un serveur leur apporta la carte. Les deux filles commandèrent sans trop attendre et se mirent à papoter en attendant leurs plats.
Lorsque le serveur leur apporta les cocktails, elles levèrent leurs verres et trinquèrent, le sourire aux lèvres.
- À ton bonheur Marine !
- À ton bonheur Shaina !

Elles gardèrent le silence quelques minutes, sirotant calmement leurs cocktails en profitant de la vue imprenable sur le cœur d'Athènes que leur offrait l'immense terrasse du restaurant, puis Shaina prit la parole.
- Écoute Marine, je ne vais pas passer par quatre chemins : Tu aimes Aiolia n'est-ce pas ?
- Bien sûr Shaina, quelle question ! Répondit immédiatement la Japonaise sur un ton presque outré.
- Eh, du calme roussette ! Lança Shaina.
- Roussette ? Répéta Marine, un air surpris plaqué sur le visage.
- Ben quoi ?
- Mais c'est un beignet la roussette !
- Ça te va bien pourtant ! Parce que tu es à croquer...
- Shaina, va cordialement te pendre s'il te plaît.
- Oh, mais si on peut plus rigoler ! Ronchonna l'Italienne, mais trêve de plaisanteries, quand tu me disais sur Facebook de faire une pause avec Aiolia, qu'est-ce que tu voulais dire exactement ?
- Peut-être qu'on prenne nos distances pendant quelque temps et qu'on réfléchisse chacun à notre relation... lui répondit Marine d'un ton morne en fixant son cocktail.

Shaina observait son amie qui s'était brusquement rembruni. Cela lui faisait de la peine de la voir comme ça. Elle voyait bien que les ascenseurs émotionnels que vivait Marine depuis plusieurs semaines lui usaient petit à petit les nerfs. Aiolia et elle s'étaient décidément bien trouvés, chacun ayant un caractère de feu et déterminés à toujours avoir le dernier mot.

- Tu sais Marine... Je pense que tu devrais laisser une autre chance à Aiolia. Parlez-vous, c'est la meilleure façon de savoir d'où vient cette tension que tu ressens chez lui.
- Je sais Shaina... Mais pour l'instant j'ai besoin de calme et de recul.
- Je comprends.

Le serveur leur apporta leurs plats, et la conversation dévia sur d'autres sujets, et les deux jeunes femmes se surprirent même à jouer les commères.
- Pour toi, quelles sont les deux personnes qui iraient merveilleusement ensemble ? Demanda Shaina.
La Japonaise leva les yeux vers son amie, puis au bout de quelques secondes, son visage s'illumina d'un grand sourire taquin.
- Kanon et Rhadamanthe.
- Toi aussi tu as remarqué ça ! s'exclama la ritale avec un grand sourire enthousiaste.
- En même temps, comment ne pas le remarquer... Enfin bon, on voit plus ou moins via l'attitude de Kanon qu'il semble attiré par la Wyverne, mais on ne sait rien de cet oiseau des Enfers...
- Moi j'ai des infos, lança la Serpentaire avec un sourire machiavélique, avant de boire une gorgée de son cocktail.

Marine s'étouffa avec l'eau de son verre sous le regard hilare de Shaina.
- Et quelles sont tes sources ? Lui demanda l'Aigle quand elle eut repris son souffle.
- Si je te le disais, tu ne me croirais pas.
- Dis toujours !
Shaina laissa planer un silence insupportable, avance de lâcher un seul petit prénom, qui fit de nouveau s'étouffer Marine.
- Minos.
- PARDON ?! Tu échanges avec Minos ?!
- Oui et donc ?
- Et donc ?! Mais Shaina, c'est un spectre, et pas n'importe lequel ! C'est un juge !
- Oh sans blague, j'avais pas remarqué !
- Très drôle !
- Je sais !

Ainsi, le repas se passa dans les rires et la bonne humeur, ponctués par quelques autres étouffements.
Après avoir réglé l'addition, les deux femmes sortirent et flânèrent en ville, se rapprochant de l'Acropole sans vraiment s'en rendre compte.
Les deux amies levèrent les yeux vers l'immense Parthénon et restèrent béates tant la prestance du temple les écrasait. Elles restèrent là à contempler le monument, sans dire le moindre mot.
Au bout de longues minutes, Marine regarda sa montre et ouvrit grand les yeux. 23H30 !
Elle allait avoir du mal à se lever...
« Au diable l'heure, je ne m'occupe pas de l'entraînement demain matin ! » songea la jeune femme avec le sourire de celle qui est bien décidée à profiter de sa soirée. Shaina observa discrètement Marine et à son tour, un sourire vint illuminer son visage. Son amie semblait plus détendue. Soudain, le téléphone de l'Italienne se mit à sonner et Shaina se précipita sur son sac pour décrocher.

- Allô ? Shura ? Oh, mon roi en sucre, tu vas bien ?
Marine retint un fou-rire en entendant le surnom que son amie donnait à sa moitié. Shaina avait toujours eut une inventivité débordante.
- Oh ? C'est grave ? Continua l'amazone sur un ton plus sérieux, qui passa à Marine toute envie de rire.
- Bon... très bien, je fais vite. Et pas de bêtises avant que je revienne Shura du Capricorne !
Elle raccrocha et se tourna vers Marine, la mine à la fois sombre et agacée.
- Shura et Milo se sont fourrés dans un pétrin pas possible...
- C'est-à-dire ?
- Je t'expliquerai plus tard, quand j'en saurai plus. En attendant, je dois retourner au Sanctuaire.

Marine entendit grogner Shaina, ainsi qu'un « Pas possible ces gosses... » qu'elle marmonna sans grande sympathie.
L'Aigle fit son possible pour ne pas laisser libre-cours à sa curiosité et éviter de harceler Shaina, qui semblait bien préoccupée.
- On se revoit dès que possible ! Lança-t-elle avant de disparaître.
À peine arrivée au point de rendez-vous, elle jeta rapidement par télépathie quelques mots à Mû, un grand sourire machiavélique aux lèvres.
« Tu sais ce qu'il te reste à faire petit Bélier ! »

.

Dans son jardin illuminé par le clair de Lune, Aphrodite s'affairait sur ses roses. En effet après être sorti de chez Shura, qui soit dit en passant n'était pas ivre comme le laissaient penser ses statuts sur son profile, le douzième gardien n'avait pas réussit à trouver le sommeil et repensait à sa journée ainsi qu'aux différents échanges sur Facebook.

Oh oui, il avait bien rigolé, surtout avec l'histoire de la kouaitche et des fanfictions, mais ce qui avait couronné le tout était de voir les chevaliers d'or et les bronzes divins s'affronter. Malgré tout, à chaque fois son rire était teinté d'une légère amertume. Il aurait aimé voir les commentaires et les remarques de Deathmask. En plus, il y avait de quoi faire aujourd'hui. Malheureusement, rien.

Le Poisson se mit à penser à Seika. Il l'aimait bien, elle avait du culot, de la répartie, de la conversation et de l'humour. Aphrodite comprenait parfaitement pourquoi Milo l'appréciait autant, leurs caractères étaient assez similaires au fond. À eux deux, accompagnés de Kanon et de Kiki, ils seraient capables de faire s'effondrer le Sanctuaire en un rien de temps. Milo était vraiment le pitre de service et adorait faire des vannes plus ou moins douteuses. Il semblait d'ailleurs encore plus espiègle depuis qu'il s'était mis en couple avec Camus. Ces deux là étaient faits pour être ensembles, ça crevait les yeux.

Ses pensées dérivèrent vers la conversation qu'il avait eut avec Shura ainsi qu'aux appels et messages qu'il avait envoyés à Deathmask et qui restaient sans réponse.
Aphrodite était inquiet. Cela faisait deux jours que le Cancer ne donnait pas signe de vie. Il semblait qu'il avait découché la veille ainsi que l'avant-veille. Ce n'était pas dans ses habitudes. Avait-il trouvé mieux ? Était-ce sa façon de lui faire comprendre qu'il ne voulait plus de lui ? Le Poisson tentait de se raisonner, de se dire que deux jours, ce n'est pas énorme, qu'ils avaient été séparés bien plus longtemps que ça lorsqu'ils étaient en mission. Mais là, il n'arrivait pas à se rassurer. Parce que lorsqu'ils partaient en mission, Aphrodite savait pourquoi le Cancer s'en allait, il savait à peu près où il allait. Or, ici, Aphrodite n'avait aucune idée d'où pouvait se trouver Deathmask, ni ce qu'il faisait. Cet abruti semblait dissimuler son cosmos. Il se dit que s'il n'avait aucune nouvelle le lendemain soir, il partirait à sa recherche.

Ce Crabe lui en aura décidément fait voir de toutes les couleurs.

Aphrodite voulu soudain envoyer un message à Shura pour lui demander pour la énième fois s'il avait des nouvelles du Cancer. Ce n'est qu'en fouillant ses poches qu'il se rendit compte qu'il avait oublié son téléphone à l'intérieur de son temple. Le Poisson émit un petit grognement devant son oubli. Il s'essuya rapidement le visage d'un revers de la manche et s'apprêta à quitter son jardin quand il entendit résonner une voix juste au-dessus de lui.
- Où vas-tu Poiscaille ?

Aphrodite leva aussitôt la tête vers le toit de son temple, observant la silhouette de Deathmask qui se découpait parfaitement sur le clair de lune. Il était beau comme ça, il avait plus de prestance que jamais, les mains dans les poches de son légendaire manteau rouge brique qui flottait au vent, les cheveux en bataille, agités par la fraîche brise du soir.
Aphrodite ne distinguait absolument pas le visage du Cancer mais il savait, simplement à l'intonation de la phrase que lui avait lancée Deathmask, que ses lèvres étaient ornées d'un léger sourire moqueur.

Aphrodite le contempla pendant plusieurs secondes : il était plus impressionnant que jamais. Puis le Poissons se ressaisit et, conscient que Deathmask voyait parfaitement son visage, prit une expression pleine de fureur et de reproches.
- Deathmask du Cancer ! Tu te barres pendant deux jours sans rien dire, en dissimulant ton cosmos, et tu te ramènes sur mon temple avec seulement un « Où vas-tu Poiscaille ? » ?! Tu te foutrais pas un peu de moi par hasard !
Alors que le beau Suédois s'apprêtait à invectiver son amant à descendre et à s'expliquer, ce dernier prit les devants et sauta de son perchoir, atterrissant souplement dans le jardin d'Aphrodite. Ce dernier ravala ses paroles mais regarda dédaigneusement le quatrième gardien qui à présent lui faisait face.

Alors qu'il s'apprêtait à lui tourner le dos, Deathmask le retint par le bras et le força à se retourner.
- Non, lui asséna le Cancer.
- Quoi non ?
- Je ne me foutrais jamais de toi en un jour aussi spécial.
Sur le visage du Poisson, le dédain laissa place à la stupeur.
- On est quel jour aujourd'hui ?
- Réfléchis deux secondes Aphro.

Le Suédois se perdit en réflexion pendant quelques secondes, réfléchissant à toute vitesse. Soudain, la lumière se fit et le Poisson ne put s'empêcher de laisser s'échapper un « Oh mon Dieu » lorsqu'il réalisa. Tout à son inquiétude, il avait complètement oublié.
Deathmask semblait plus que satisfait que son amant ait retrouvé la mémoire.

- Aphrodite, commença-t-il, tu sais bien que je ne fais que très rarement dans le sentimental, mais là je vais faire une exception, alors profites-en bien. Aujourd'hui, ça va faire 20 ans qu'on se connaît. Et 15 ans qu'on s'est avoué nos sentiments. A même pas dix ans. Je ne pensais pas que ce que je considérais au début comme une amourette de gosses allait se transformer en quelque chose d'aussi fort et grand. Tu as toujours été ma plus grande fascination, mes sentiments envers toi ont été et sont toujours d'une puissance que tu n'imagines même pas.
Je voulais donc te dire... Que je t'aime. Toi et toutes tes obsessions sur ta beauté, ta dévotion inconditionnelle pour tes roses, ta passion pour jouer les entremetteurs et pour les commérages. J'aime tout chez toi. Alors si j'ai découché pendant deux jours, c'est que je voulais absolument m'assurer qu'on puisse fêter ça de la meilleure façon qu'il soit...

Aphrodite en restait pantois. Deathmask ne lui avait jamais dit ce genre de choses. Du plus loin qu'il se souvienne il lui avait à peine avoué un petit je t'aime hésitant lorsqu'ils avaient dix ans. Mais sinon, rien. La déclaration du Cancer avait lui faisait l'effet d'une bombe. Il était muet de stupeur et d'émotion.
Deathmask était enchanté de l'attitude d'Aphrodite. Il desserra l'étreinte qu'il avait maintenu sur son bras et passa ses mains autour de la taille de son amant et se pencha vers son visage.

- Maintenant, si vous le permettez... puis-je vous enlever ? Lui susurra-t-il à l'oreille de sa voix grave et chaude.
Aphrodite se ressaisit lui répondit par un baiser passionné avant de lui murmurer à son tour quelques mots.
- Et bien alors, qu'est-ce qu'on fait encore là Angie ?

.

Marine avait baissé les yeux et observait son téléphone, répondant à un message que lui avait laissé June.
Elle se dit qu'elle aurait dû rentrer avec Shaina mais cette dernière était partie sans lui laisser le temps de réagir. Elle regarda rapidement l'heure qu'il était : presque minuit.

Elle décida alors de montrer sur l'Acropole. Quitte à être ici de nuit, autant en profiter. Elle retira alors ses escarpins et commença à gravir les escaliers en toute discrétion. Elle arriva enfin au pied de l'immense Parthénon et se retourna pour profiter de la vue qu'elle avait sur Athènes. Elle eut à peine le temps de s'émerveiller qu'elle sentit une main se poser sur son épaule gauche, la faisant sursauter. Elle fit volte-face et se retrouva nez à nez avec l'impudent qui lui avait fait peur.

- Aiolia ! Lâcha-t-elle sur un ton de reproche.
- Marine, lui répondit-il d'un ton qu'elle sentait plus nerveux que d'habitude.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Lui demanda-t-elle, légèrement suspicieuse, plongeant son regard dans le sien.
- Écoute Marine, je voulais m'excuser pour tout à l'heure, et … et pour toutes ces dernières semaines. Je suis assez tendu ces derniers temps et je crois que ça déteint sur notre relation...

La jolie rousse détacha son regard du sien pour observer le Lion. Il portait une chemise noire qui tranchait avec sa peau et lui donnait un petit côté mystérieux. Son amant avait revêtu un jean d'un bleu très sombre ainsi que des chaussures noires vernies.
Marine s'extirpa de sa contemplation juste à temps pour voir Aiolia lui sortir offrir un énorme bouquet de roses rouge et blanches, attention qui fit naître un sourire attendrit sur le visage de Marine. Elle reconnu immédiatement la beauté des roses de leur Poisson national.

- J'espère qu'Aphrodite a retiré le poison, lâcha-t-elle, un petit air taquin sur le visage.
- Bien sûr que oui !
Marine contempla la beauté des fleurs. Aiolia avait dû faire des pieds et des mains pour qu'Aphrodite lui concède autant de roses.
- Merci, lui dit-elle avec un sourire bienveillant.
Elle vit Aiolia s'approcher d'elle. Elle cru qu'il allait l'enlacer, mais au lieu de ça, ils disparurent tous les deux pour réapparaître sur une île connue de tous au Sanctuaire.
- Santorin... murmura Marine, le regard émerveillé.
Aiolia observa sa dulcinée avec un regard chargé de joie. Son aiglon semblait beaucoup aimer l'endroit.
« On dit merci qui ? »
« Merci Mû pour la téléportation ! » lâcha le Lion à l'intention de son ami Atlante.
« Ah, quand même ! » Lui répondit-il, sur un ton taquin.

Les amoureux descendirent à travers la ville encore illuminée, flânant main dans la main au milieu des légendaires petites maisons blanches et bleues. Sans vraiment s'en rendre compte, les tourtereaux étaient arrivés sur une petite plage de sable noir. La lune illuminait la mer et on devinait que de jour, l'eau devait être d'un bleu translucide. Aiolia scrutait Marine qui marchait tranquillement au bord de l'eau, ses escarpins toujours à la main. Qu'elle était magnifique dans cette robe. Elle était si belle, si rayonnante, si libre. Elle était une flamme qui était capable de réchauffer le cœur de ceux à qui elle tenait tout comme elle pouvait devenir un véritable brasier ardent lorsqu'il s'agissait de défendre ses valeurs, son indépendance, ses proches et sa déesse.

Il s'en voulu alors terriblement d'avoir agit comme un idiot ces dernières semaines. Une femme comme elle devait être sublimée, par blessée. Il s'approcha d'elle et posa ses mains sur sa taille, la faisant se retourner doucement vers lui, se retrouvant face à son visage qui restait pour lui la chose la plus merveilleuse qu'il ait pu contempler. Marine posa sa tête sur l'épaule du Lion et ils commencèrent, de façon tout à fait clichée, à danser sur une mélodie qu'eux seuls semblaient entendre.

Au bout de longues, très longues minutes, à rester ventousés l'un à l'autre, ils se séparèrent et se scrutaient sans rien dire.
Aiolia glissa alors ses mains dans ses poches, comme gêné par la situation. Marine émit une petite moue déçue avant de s'éloigner de quelques pas pour se perdre dans l'observation de l'eau qui léchait ses pieds.
Elle se retourna de nouveau vers lui lorsqu'elle entendit Aiolia prendre la parole.
- Marine... Il faut que je te dise quelque chose...
- Je t'écoute Aiolia.

Le Lion respira un bon coup, avant de prendre la parole.
- Voilà... Comme je te le disais tout à l'heure, depuis plusieurs semaines je suis assez tendu et nerveux... Je me mets à faire des crises de jalousie pour tout et rien et je sais pertinemment que j'agis comme un gros crétin. Mais si je me comporte comme ça depuis quelques semaines, c'est que...
Aiolia marqua une pause dans son discours, avant de se jeter à l'eau.
- C'est que j'ai quelque chose de bien particulier en tête.
Marine ne semblait pas comprendre ce qu'il lui disait, et l'invitait d'un léger froncement de sourcils, à lui expliquer.

- Marine de l'Aigle, commença le Lion en s'agenouillant, lui tendant un petit écrin de velours rouge, depuis le jour où je t'ai vu, j'ai su qu'il y aurait quelque chose de spécial entre nous. Quelque chose de fort, d'indestructible. Marine de l'Aigle, veux-tu devenir ma femme, pour le meilleur et pour le pire, sachant qu'avec moi et nos amis, le pire est plus à prévoir ?
La Japonaise ne su que répondre, elle était complètement abasourdie. Néanmoins, elle sentait des larmes embuer ses yeux et ses lèves s'étirer toutes seules en un sourire béat. Aiolia semblait au supplice et chaque seconde qui passaient sans que Marine ne réagisse était un véritable Enfer. Un léger rire traversa les lèvres de Marine. Un rire de joie pure.

- Aiolia du Lion... Mais bien sûr que je le veux bougre d'idiot ! Lâcha-t-elle la voix chargée d'émotion.
Le visage du Lion s'illumina et il se saisit alors de l'alliance dorée et s'empara avec toute la douceur du monde de la main de sa belle pour lui passer la bague au doigt. Ils échangèrent un baiser où chacun tentait de transmettre à l'autre tout l'amour qu'ils éprouvaient.

Marine se détacha de son Lion pour lui murmurer à voix basse, sur un ton mutin.
- Fais-moi l'amour.
- Ici ? Lui demanda-t-il surpris.
- Ici-même.

Le Lion ne se fit absolument pas prier et sauta sur sa merveilleuse proie. Oh oui, Marine était magnifique dans cette robe. Mais elle l'était encore plus sans.

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Et vouélééééééééééééééé ! Un chapitre tout guimauve et tout fluff, mais c'est ça qu'on aime !

A bientôt pour de nouvelles aventures !