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Dans ce chapitre, je fais une référence à une scène d'un de mes films préférés, "proposition indécente". Cette scène sera citée dans différents chapitres: "Je t'ai déjà dit que je t'aimais? Non! Je t'aime. Encore? toujours..."
Quand Urya se réveilla, son époux était à côté d'elle et la regardait dormir amoureusement.
- t'es pas parti mon amour? Demanda lui t'elle
- oui ma petite marmotte chérie! Je suis parti ce matin mais là il est 12h30.
- oh pardon je me suis endormie! Dit Urya gênée.
- c'est pas grave, tu as bien fait par contre le repas est toujours servi à 12h donc il faudrait que tu te lèves maintenant et que tu m'accompagnes à table ou un invité nous attend.
- fais-toi belle si tu veux.
- euh non je ne préfère pas j'ai peur que tu...
- non ça va aller, le repas est sur la terrasse donc mets vraiment ce que tu voudras.
Urya préféra tout de même ne pas prendre de risque et choisit une tenue que Byakuya aimait beaucoup.
- Renji ?! S'étonna t'elle en arrivant sur la terrasse.
- salut Ishida. Ben ouai c'est moi! Je suis là pour entendre ma sanction que je connais déjà, il va me tuer.
- Non je ne vais pas te tuer! dit Byakuya qui entendit les mots de Renji en arrivant. Je vais te mettre à la disposition de mon épouse puisqu'elle a beaucoup souffert des conséquences de ta trahison.
- ben quoi Ishi qu'est-ce qui t'arrive? T'as besoin d'une nounou maintenant?
- j'oubliai de te préciser qu'au moindre manque de respect à l'égard de ma femme, cette sanction sera remplacée par ton exécution.
- oui taichou.
- Passons à table maintenant.
- je vais vous laisser en vous souhaitant un bon appétit, dit Renji en s'inclinant devant son capitaine.
- tu peux rester. Je t'expliquerai ainsi en quoi consistera ton mois de sanction, mais avant tout je veux comprendre pourquoi tu as agi de la sorte.
- je... euh, je n'ai pas très bien vécu vos reproches à votre retour Taichou.
- et?
- et j'ai également cru que vous ne reviendriez pas.
- et?
- et... et si tel avait été le cas, ayant été désigné capitaine remplaçant j'aurai pu vous remplacer définitivement. J'y ai cru en voyant approcher la fin du délai d'un mois imparti par le commandant.
- ne soit pas déçu tu n'aurais pas été capitaine de toute façon tu n'en as ni le niveau au combat ni les compétences, dit froidement Byakuya à son lieutenant.
Renji était fou de rage de se faire ainsi humilier une fois de plus devant Ishida. Il tripota son assiette pour se donner une contenance et pour quepersonne ne croise son regard ou reflétait toute la haine qu'il avait pour son capitaine.
- Ton manque d'éducation était également rédhibitoire. On ne joue pas avec les assiettes. Tes origines te barreront toujours la route.
- Calme-toi Renji! Dit Urya doucement, en voyant que Renji crispaît tellement sa main sur ses couverts qu'il s'entailla la main. Urya vit la scène et trouva un stratagème pour ôter Renji des griffes vengerésses de son époux.
- Renji! J'ai un peu froid. Peux-tu aller me chercher ma veste que j'ai laissé dans le jardin? Dit-elle et en se tournant pour montrer la direction du jardin elle lui fit un clin d'oeil entendu qui fit comprendre à Renji qu'elle avait juste cherché à mettre fin à ses souffrances.
- Ma chérie, tu n'as pas à être aussi courtoise avec lui. Il est ton serviteur!
- Mon amour, Renji était un copain avant, je ne peux pas l'oublier sur commandes.
- Te rappeler qu'il a voulu nous détruire devrait amplement suffire à te le faire oublier...
- Oui tu as raison.
- Toujours!
- Hein ?!
- je plaisante ma chérie! Dit Byakuya en riant.
- Tiens Ishi... Tenez madame! Se ravisa Renji après avoir croisé le regard noir de Byakuya.
- Excusez-moi madame.
- Merci Renji, dit Urya qui pour le coup eut elle aussi droit à son regard noir.
- chérie en attendant ton réveil pour déjeuner j'ai perdu beaucoup de temps, je dois retourner travailler. Sois sage madame Kuchiki! Dit-il en déposant un baiser sur la bouche d'Urya.
Renji tiens-toi à la disposition de mon épouse et veille à ce qu'elle n'ait rien à redire sur toi.
Renji et Ishida regardèrent s'éloigner Byakuya et attendirent qu'ils soient sortis pour rompre ce silence plus que pesant.
- C'est chaud ! Dirent-ils en même temps ce qui les fit éclater de rire.
- Ishi j'voudrais m'excuser pour tout le mal que je t'ai fait et surtout te remercier car si tu l'en n'avait pas empêché ton mec m'aurait achevé. Merci pour tout à l'heure aussi.
- ouai c'est bon! Tu vas pas me remercier pendant vingt plombes Renji!
- bon alors qu'est-ce qu'elle veut faire la princesse Kuchiki?
- arrêtes tes conneries! Bon ben si ça t'dérange pas j'aimerai bien faire le tour de la soul society.
- à vos ordres m'dame ! répondit Renji en riant.
- bon j'vais m'habiller et j'arrive.
-ok.
- RENJIIII ?
- oui qu'est-ce qui t'arrive ?
- viens voir j'ai besoin de ton aide.
- ouai qu'est-ce que t'as ?
- ben voilà, apparemment mes goûts vestimentaires passent mal et on s'est grave embrouillé avec mon mari pour ça d'ailleurs, enfin bref tout ça pour dire que je voudrais déclencher un nouveau scandale dans à la soul society en portant une tenue indécente.
- ouai ok ben montre-moi j'vais te dire si c'est bon.
- viens j'vais te montrer.
Renji suivit Ishida dans la chambre puis dans le dressing.
- putain! Ça c'est de la piaule ! Non ?! C'est ton dressing çà? Abusé comme c'est grand!
- bon alors çà c'est bon ou pas? Demanda Urya en montrant un ensemble blanc, jupe mi-longue et petite chemise en dentelle.
-Oué ça irait chai pas va l'essayer et j'te dirai c'que j'en pense.
Ishida semblant oublier que maintenant c'etait une fille, se déshabilla entièrement devant Renji.
- Alors t'en penses quoi? Demanda Urya en regardant vers Renji. Ben Renji qu'est-ce que tu as? Pourquoi t'es tout rouge et tu gardes la bouche ouverte? T'as avalé un truc de travers? Demanda Urya tout en venant taper dans le dos de Renji.
- arrêtes tes conneries Ishida ! Hurla Renji. T'es malade ou quoi de te mettre à poil devant moi, t'es une meuf et même une putain de bonne meuf maintenant! Faut pas m'faire des trucs comme çà j'vais y laisser ma peau moi! Vociférait Renji.
- excuse-moi j'ai zappé. Bon alors ça va ou pas cette tenue ?
- ouai c'est bon, tu fais peut-être un peu trop petite fille de maternelle mais bon c'est joli.
- bon ben on peut y aller alors.
Sans le savoir, en quittant les appartements Kuchiki pour se rendre au centre du seretei ils passèrent devant le bureau de Byakuya. Il se leva et regarda passer son épouse.
"que tu es belle ma princesse, tu vois quand tu veux..." pensa t'il en voyant la sobriété de la tenue de son épouse.
Après un long visite dans tous les recoins de la soul society, Renji dit à Ishida:
- bon si tu veux vraiment connaître la soul society tu dois connaître le rukongai. C'est de ce quartier pauvre que je viens.
- ok c'est parti!
- ah ouai c'est sûr que cette pauvreté vient ternir l'idyllique description que Byakuya m'a fait de la soul society! Dit Ishida les larmes aux yeux en regardant un petit garçon, pieds nus, les vêtements en lambeaux, jouer tout seul dans la crasse de la rue.
- je vais te montrer ou je suis né! Dit Renji pour changer les idées d'Ishida.
Assis sur la petite terrasse de sa toute petite maison natale, Renji osa enfin poser à Urya la question qui le hantait depuis leur départ.
- Ishi? C'est quoi les marques que t'as sur tout le corps ?
- c'est rien! Je suis tombée.
- me prend pas pour un con! Il te bat ce malade c'est çà?
- euh... Je n'ai pas envie d'en parler...
- quand et pourquoi il t'a battu ?
- c'était ça l'embrouille du soir de notre mariage à cause de ma tenue.
- Ishi! Si jamais il lève une nouvelle fois la main sur toi, viens te réfugier chez moi et je te ramènerai dans le monde réel, j'ai la clé du portail privé des Kuchiki.
Urya au bord des larmes tant cette situation lui donnait honte n'osa pas lui dire qu'elle aussi avait une clé et encore moins lui avouer que c'est pas seulement le jour du mariage mais tous les jours qui suivirent qu'elle avait été battue.
- merci pour ton soutien Renji, dit Urya dont les larmes commencèrent à couler sur ses joues.
- allez viens-là Quincy! Dit Renji en mettant son bras autour du cou d'Ishida. Pleure un bon coup ça ira mieux après, mais n'oublie pas que je suis là si tu as besoin de quoi que ce soit.
- merci Renji.
- et ça sert à ça les potes non ? Dit Renji en faisant l'andouille pour faire rire Ishida.
Bras dessus, bras dessous, les deux amis regagnerent le sereitei. Ils prirent un air distant en approchant des appartements kuchiki.
Byakuya était déjà rentré. Il vint à la rencontre de son épouse quand il entendit la porte s'ouvrir.
- te voilà enfin ma chérie! Tu m'as manqué! Dit-il en l'enlacant.
- tu m'as manqué aussi, dit doucement Urya gênée par la présence de Renji.
"lâche-la connard!" pensa Renji
- Renji ta joie de revoir ton capitaine fait plaisir à voir!
- Non taichou, bégaya Renji
- Ton regard meurtrier a parlé pour toi, Renji Abarai! Rentre chez toi maintenant et reviens demain à 5h j'ai du travail pour toi.
- Bien taichou! Au revoir madame Kuchiki, dit-il en partant.
- tu nous l'as éduqué en une journée le rustre du Rukongaï, constata Byakuya.
Urya ne répondit rien! Le mépris de son mari pour son lieutenant et pour tout ce qui venait du rukongaï l'insupportait.
- quelque chose ne va pas ma chérie?
- non çà va, merci.
- petite quincy, je vois bien que quelque chose te contrarie!
- je suis juste très fatiguée. Nous avons beaucoup marché. J'ai discuté avec beaucoup de personnes. Les shinigamis sont vraiment des gens charmants, dit hypocritement Urya pour couper court aux questions gênantes de son mari.
Cette parole fut celle de trop, Byakuya sut qu'elle lui mentait dès qu'elle dit que les shinigamis étaient des gens charmants. Il en déduit que sa visite s'était mal passée et que des personnes malveillantes l'avaient peut-être blessée. Il se doutait bien qu'elle n'en dirait rien donc il décida d'aller questionner Renji.
- chérie j'ai oublié des papiers importants dans mon bureau. Je reviens dans cinq minutes.
Arrivé chez Renji, il entra sans frapper.
- que s'est-il passé pendant votre ballade pour qu'Urya soit bouleversée à ce point?
La gorge de Renji se serra. Il respira un grand coup et lui dit:
- désolé taichou. Je l'ai emmené au Rukongai et la pauvreté de la ville l'a profondément émue. Je n'aurai pas dû l'emmener là bas.
- ok je vois... dit Byakuya en se dirigeant vers la porte.
- Ça y est c'est fait! dit Byakuya à son épouse. Viens près de moi ma chérie.
- Oui mon amour, dit sagement Urya en venant s'asseoir près de son époux.
- Raconte-moi ta ballade petite Quincy?
- c'était sympa!
- mais encore?
- on a fait tout le tour du sereitei.
- comment connais-tu ce nom?
- Renji m'a expliqué que la ville des shinigamis s'appelle comme çà.
- ok et qu'avez-vous visité?
- on a tout visité.
- c'est à dire? Insista t'il lourdement
- j'ai vu les quartiers des différentes divisions mais on n'a pu les voir que de l'extérieur.
- et ensuite on a continué notre ballade et on est rentrés.
- c'est tous que vous avez fait ?
- oui, pourquoi !? Demanda Urya qui sans trop savoir pourquoi commençait à s-angoisser.
- j'ai juste envie de savoir tout ce que petite femme chérie a découvert aujourd'hui! Dit Byakuya en tentant de prendre un air enjoué pour masquer la colère qu'il avait d'avoir pris son épouse en flagrant délit de mensonge.
- et toi mon amour, ta journée de travail s'est bien passée?
- oui, une journée comme une autre, entraînements et paperasse.
- et quand penses-tu que je pourrais venir m'entraîner? Demanda Urya qui avait enfin trouvé un sujet de conversation autre que sa sortie.
- je pense qu'il faudrait que tu retrouves un peu plus de pouvoirs. Pour l'instant je pense que tu ne pourrais pas te défendre convenablement contre mes hommes.
- tu dis çà parce que tu veux me donner encore un peu de reaitsu? Demanda Urya d'un air coquin mal imité qui ne leurra pas une seconde son époux.
"continue d'essayer de m'endormir avec t'offrant à moi petite garce" pensa Byakuya.
- Non, je disais ça parce que c'est vrai, tu es encore trop faible pour t'entraîner. Allons manger maintenant.
- je n'ai pas très faim, je préférerai aller me coucher si tu n'y vois pas d'inconvénients?
- j'en vois un! Si tu es toujours en phase d'apprentissage du savoir vivre, sache qu'une épouse doit tenir compagnie à son époux à table, même si elle n'a pas faim.
- ok, désolée, je ne le savais pas.
- c'est pas grave. Quoiqu'il en soit, pour moi, ta santé passe avant les usages, si tu es vraiment fatiguée, va t'allonger.
- non mon amour je vais venir avec toi à table.
- c'est bien ma chérie, j'apprécie les efforts que tu fais.
Le repas se passa sans heurts mais Byakuya sur la défensive, décortiqua tous les moindres gestes ou paroles d'Urya pour voir comment elle se comportait quand elle mentait.
- allons dans la chambre maintenant.
Urya suivit sagement son mari sans rien dire. Il se dirigea vers sa salle de bain et elle vers la sienne.
Elle sortit avant lui pour une fois et se coucha sans tarder.
Byakuya entra dans la chambre et vint s'asseoir près de sa femme.
Il dégaga ses cheveux pour voir son visage et lui dit:
- petite Quincy n'as-tu rien oublié aujourd'hui?
Urya blémit et lui dit en tremblant:
- oui excuse-moi, tu ne m'as pas encore frappée. Tiens! lui dit-elle en attrapant la ceinture qui ne quittait jamais son chevet et en la tendant à son époux.
- si tu as quelque chose à me dire, la ceinture n'est pas nécessaire.
Urya, usée par les corrections quotidiennes, usée par tout ce qu'elle avait vu du soi-disant monde parfait que son mari lui décrivait, usée par cette routine sordide que le conflit qui les sépare engendrait dit comme dans un soupir d'épuisement:
- OUI je suis ta femme et rien d'autre. OUI je suis une shinigami et plus une Quincy.
- j'ai honte pour toi Urya! Tes ancêtres doivent se retourner dans leurs tombes en te voyant vendre ton âme pour une nuit de sommeil tranquille, pour éviter quelques coups de ceintures. Quel problème penses-tu solutionner en me disant les mots que je veux entendre sans les penser. Si au moins tu avais fait l'effort d'être convaincante...
Byakuya jeta rageusement la ceinture à l'autre bout de la pièce et dit en se couchant:
- dors tranquille cette nuit et toutes celles à venir, je ne te frapperais plus...
Urya essaya de venir contre Byakuya et tâta le terrain en posant sa main sur son torse. Il enleva sa main et la rejetta avec violence.
Urya tourna le dos à son époux et tenta en vain de trouver le sommeil.
- Ishi...?! Ishi?! Réveille-toi maintenant!
- Renji? Qu'est-ce que tu fous là?
- faut que tu le lève là! Il est 14h
- 14h ?! Il est ou Byakuya?
- dans son bureau.
- je dois aller lui parler, dit urya en essayant de se lever.
- non j'te le déconseille! Il était vraiment de très mauvais humeur ce matin, l'informa Renji tout en l'empêchant de se lever.
- il faut que je lui parle, il faut qu'il comprenne pourquoi j'ai fait çà!
- il t'a frappé à cause du Rukongai, c'est çà?
- QUOI ? il était au courant?
- Oui, à peine arrivé chez moi, je l'ai vu débarqué. Il m'a demandé ce qui s'était passé pour que tu sois perturbée à ce point. Je lui ai parlé de notre visite là bas.
- c'est fini! Cette fois c'est fini, jamais il ne me pardonnera de lui avoir menti! Dit Urya en pleurant.
- ah ok! Tu ne le lui avais pas dit... Allez ne pleure pas, on va trouver une solution, dit Renji en se penchant sur Urya pour la prendre dans ses bras.
. Arrête de pleurer, il doit forcément y avoir une solution! Expliqua Renji
Ishida désespérée à l'idée d'avoir perdu son mari s'accrocha au cou de Renji et pleura toutes les larmes de son corps en tremblant comme une feuille.
Renji avait maintenant Urya tout contre lui. Entièrement nue, dans cette position, seul un drap séparait les seins d'Ishida de Renji.
Renji lui tapota le dos en lui disant:
- ne pleure pas tout va s'arranger, tu verras.
La main de Renji se fit caresses sur le dos d'Urya. Le simple contact avec sa peau, fit monter en lui l'envie de faire l'amour. Il caressa longuement le dos d'Ishida l'embrassait dans le cou.
L'odeur d'Ishida, son grain de peau, la beauté de ses formes, tout fit perdre le contrôle à Renji.
Il se mit à la caresser et lui dit: tu me rends dingue, t'es tellement belle, dit-en lui touchant les seins
- arrête Renji! Arrête !!
- excuse-moi, ça a été plus fort que moi. T'es vraiment divinement belle...
- donne-moi des habits s'il te plaît? Je veux aller parler à mon mari avant qu'il ne soit trop tard.
- non t'iras nulle part! Retourne dans le monde réel, ici tu vas être malheureuse et maltraitée toute ta vie, s'énerva Renji qui pour empêcher Urya d'aller voir son mari, verrouilla la porte du dressing et prit la clé.
Ishida, bloquée là sans vêtements ne s'arrêtait plus de pleurer. Dans un geste désespéré, elle poussa Renji et partit en courant, nue comme un vers pour aller parler à son mari.
Byakuya, sentant quelqu'un s'approcher de la porte de son bureau, mit la main sur la poignet de la porte pour l'ouvrir. Quand la porte s'ouvrit, sa petite Quincy en tenue d'Eve se jeta dans ses bras.
Byakuya, craignant qu'elle ne se soit faite agresser, la serra fort contre lui et lui demanda ce qui se passait.
- parle-moi ma chérie, n'aies pas peur!
- pardonne-moi pour le mensonge du Rukongai et je t'en conjure pardonne mes paroles d'hier.
- et tu étais obligée de courir jusqu'ici totalement nue pour me dire çà? Demanda Byakuya en souriant maintenant qu'il était soulagé d'apprendre qu'il n'était rien arrivé à son épouse.
- mon amour serre-moi fort s'il te plaît.
- oui ma chérie, viens tout contre moi.
- mon amour, je ne pourrai jamais te dire que je suis ta femme plus qu'une Quincy. Je suis et resterai avant tout une Quincy, c'est mon identité, la seule qu'il me reste depuis mon opération. Je suis et resterai une Quincy qui aime le shinigami qu'elle a épousé. Je suis et resterai la première Quincy qui aime et respecte sincèrement les shinigamis. J'ai préféré perdre mon père, le Quincy que trahir mon engagement avec mes amis shinigamis, Rukia et Ichigo. Nous nous sommes entraidés et soutenus main dans la main comme des frères. Je n'ai pas besoin de coups pour aimer les shinigamis, ils étaient avant même que je te rencontre, ma seule famille. Je n'ai jamais cherché à provoquer ou violer les dogmes shinigamis en m'habillant comme je l'ai fait le soir de la réception, j'ai juste voulu me plaire pour la première fois depuis mon opération.
Je suis un homme dans ma tête, dans mon orgueil et dans mes tripes. Je me suis fait amputer de mon identité pour devenir ta femme et je ne le regretterai jamais mais c'est pas parce que tu l'aimes cette femme que je vais l'aimer aussi. Rien de ce que je suis devenu me plaît. Je me trouve grotesque, travesti et pitoyable quand je me regarde dans un miroir. Je voulais, au moins pour la première fois et particulièrement ce jour là, me trouver belle à tes côtés. Ce costume que tu portais et cette tenue que je me suis entêtée à vouloir porter c'est les tenues que j'ai vu un jour dans un magasin de mariage. Je les ai trouvées magnifiques et depuis je rêve que si un jour je me mariai, je porterai ce beau costume blanc si proche de ma tenue de Quincy et ma femme porterait ce beau tailleur blanc, extrêmement féminin. Faute de pouvoir porter ce costume dont j'ai toujours rêvé, je ne pouvais que porter le tailleur et t'offrir le costume pour que, malgré l'inversion des rôles, mon rêve puisse quand même se réaliser. Pour finir, ce qui en moi rebelle contre les règles ringardes des shinigamis, c'est pas le Quincy, c'est l'adolescent. J'ai 16 ans, tu comprends, 16 ANS !!
s'il faut te prouver que mon amour pour toi est tel que je suis prête à tout endurer pour rester à tes côtés, si cette preuve quotidienne d'amour passe par des coups, frappe-moi. Si chaque coup que tu me donnes et que j'accepte sans broncher, te permet de comprendre combien je t'aime, frappe-moi! frappe-moi matin, midi et soir! frappe-moi tant que je sais que ma souffrance t'ouvre les yeux et te fait réaliser l'immensité de mon amour . Si pour que tu cesses d'avoir peur que j'entache la réputation de ta famille, il faut que je sois soumise et obéissante, je me soumettrai à toi sans restrictions, je ne ferai plus rien sans ton accord, j'arrêterai même de respirer si tu ne m'y autorisais pas. Si ta peur de me perdre continue à gangrèner notre relation, je t'en conjure, attache-moi! Attache-moi au lit la nuit. Attache-moi dans le jardin au petit déjeuner! Attache-moi sur le terrain d'entraînement dans la matinée. Attache-moi aux pieds de la table le midi, puis à ceux de ton bureau l'après-midi! attache-moi partout ou tu iras si c'est ça qu'il faut pour que tu arrêtes de croire que je vais partir.
Mon amour, je serai et ferai tout ce que tu voudras. Je te serai soumise au delà de tes espérances mais je te supplie juste d'une chose c'est de bien vouloir enfin avoir confiance en moi. Je remet maintenant toute mon existence entre tes mains, fais-en ce qu'il te plaira.
Urya se coucha aux pieds de son mari et les embrassa.
Byakuya vint s'allonger sur le sol près d'Urya et lui dit:
- si ta place est ici, la mienne l'est aussi...
- Je t'ai déjà dit que je t'aimais?
- non. dit Urya en souriant
- je t'aime!
- encore ?!
- toujours...
Byakuya approcha son visage de celui d'Urya. Il approcha ses lèvres des siennes. Il s'en approcha jusqu'à ce que son souffle chaud les caresse. Il effleura à peine la bouche de son épouse qu'elle sentit son ventre se contracter. Ces caresses d'une extrême douceur étaient tellement inattendues! Ils étaient tous deux plutôt coutumiers des pulsions sexuelles violentes, qui dévastaient tout sur leur passage et leur faisaient perdre la raison.
Là, c'était différent. le temps... le temps c'est ce qu'ils n'avaient jamais pris pour se connaître, pour apprendre à communiquer avec le corps de l'autre. Ils ne connaissaient pas le langage corporelle de l'autre. Le temps, c'est ce qu'ils prirent ce jour là, allongés sur le sol tiède du bureau de Byakuya.
- regarde-moi ma chérie! Murmura Byakuya en soulevant le menton d'Urya
Quand Urya croisa le regard de son époux. Elle fut stupéfaite. Les yeux noirs et sans expression de Byakuya avaient changé, ils semblaient enfin avoir ouvert la porte de son âme et de son coeur. Les sentiments, les émotions qu'il retenait depuis toujours en lui semblaient avoir enfin trouver le chemin de ses yeux, de ses mains et de sa bouche. Toutes les portes de sortie des émotions de Byakuya étaient prises d'assaut.
Ses yeux dirent à son épouse tout ce que sa pudeur l'avait empêché de dire avant. Ses mains dessinaient du bout des doigts, le contour du visage d'urya, la forme de sa bouche, la finesse de son coup, l'élégance de ses épaules, le contour généreux de ses seins, la ligne douce qui partait du coeur de sa poitrine, qui plongeait dans son nombril pour finir à l'orée de son triangle parfait qu'il effleura avant de reprendre son oeuvre d'art en traçant du bout des doigts, sa longue et gracieuse colonne qui se cambrait au passage de ses doigts.
Sa langue venait recueillir les soupirs de son épouse sur le bord de ses lèvres et sa bouche venait étouffer et emprisonner ses gémissements.
Urya émue et touchée au plus profond d'elle par tout ce que son époux venait de lui exprimer laissa couler quelques larmes de bonheur sur ses joues.
- Même dans mes plus doux rêves, je n'ai cru que tu puisses m'aimer aussi fort un jour.
- Même dans mes plus doux rêves, je n'ai cru que je puisse aimer aussi fort un jour.
- je t'aime, mon amour, ma vie...
- je t'aime, ma chérie, ma vie... Tu m'as ressuscité. J'ai réalisé en écoutant ta magnifique déclaration que je suis mort moi aussi le jour où Hisana est partie. Ma foi en la vie, mon coeur, ma sensibilité, ma joie de vivre, tout a disparu avec elle. Je me suis longtemps protégé des blessures de la vie en blindant mon coeur, en m'interdisant toutes émotions. J'ai même mis une barrière entre ma soeur et moi pour ne pas me laisser envahir par une quelconque émotion.
Avec toi, j'ai été pris de court, tout a été trop fort, trop vite, trop loin.
Mon corps a pris le pas sur ma raison. Je me suis senti vulnérable en voyant que je ne maîtrisais plus rien. J'ai laissé libre court à mes pulsions faute de pouvoir les contrôler, mais j'ai contrôlé, verrouillé, toutes les émotions qui sommeillàient en moi depuis longtemps.
Maintenant, tu peux me voir pour la première fois, entièrement nu. Moi Byakuya, la personne froide et hautaine que tout le monde déteste, je ne suis rien d'autre qu'un homme blessé, fragile qui a peur du bonheur de peur qu'il ne lui échappe à nouveau.
Je t'ai aimé dès le premier jour, j'ai mis longtemps à l'admettre mais même avec toi à mes côtés, ici, j'ai continué de contenir mes émotions profondes. J'ai tout essayé pour ne pas te montrer à quel point mon amour me rendait vulnérable et fragile et combien j'avais peur d'accueillir ce bonheur de peur de le perdre.
Je suis nu devant toi moi aussi. Je ne veux plus endosser le rôle de celui qui maîtrise la situation. La situation je la maîtrise en tant que capitaine et en tant qu'héritier du clan Kuchiki. En tant qu'époux, je ne la maîtrise pas et finalement tant mieux, je vais pouvoir moi aussi déposer ma vie à tes pieds et te dire d'en faire ce que tu voudras.
- Je t'ai déjà dit que je t'aimais? demanda Urya
- non, répondit-il en souriant
- je t'aime!
- encore?
- Toujours! Répondit-il en enlaçant son épouse.
Il introduit délicatement son sexe, en érection depuis le début de ses caresses, dans le sexe d'Urya qui perlait de désir. Il l'enfonça lentement dans son ventre et quand il sentit son vagin comprimer son sexe il put libérer tout son élixir d'amour. Ils jouirent en même temps en silence, en se serrant très fort pour ressentir les spasmes d'extase de l'autre.
- excuse-moi, je suis venu trop vite. Je ne suis resté en toi que quelques secondes avant d'atteindre le septième ciel
- Jamais tu n'es resté aussi longtemps en moi. Tu étais en moi depuis déjà une heure, depuis le moment où tu es venu t'allonger sur le sol près de moi, répondit Urya encore toute retournée par l'intensité de leur orgasme.
- Je t'empêche de travailler, je vais te laisser travailler. réalisa soudain Urya confortablement blottie dans les bras de son amant.
- Je n'ai pas fini, c'est vrai mais je vais venir avec toi.
Byakuya porta sa petite Quincy dans ses bras pour la ramener dans leurs appartements. Ils tombèrent nez à nez avec Renji qui devint aussi rouge que ses cheveux en voyant Urya nue dans les bras de son capitaine.
- C'est une très belle femme, n'est-ce pas Renji?
- Euh... Oui capitaine, c'est une très belle femme! répondit embarrassé.
- N'oublie jamais que c'est la mienne, dit calmement Byakuya en repartant.
"alors prends-en soin puisque c'est la tienne abruti!" pensa Renji qui ne décolèrait pas depuis qu'il avait vu les traces de coups sur le corps d'Ishida.
