Une jeune femme était étendue dans toute la splendeur de sa nudité. Elle se sentait vidée et coupable. Elle avait ressenti un violent plaisir dans les bras de l'homme reposant à ses côtés. Mais un pointe tortionnaire transperçait son cœur. Comment avait-elle pu perdre autant ses esprits et tromper celui qui faisant vraiment battre son cœur ? Quel monstre abjecte était-elle pour avoir commis cet acte irréparable ? Des larmes de honte perlèrent à ses yeux. Un sanglot rauque s'échappa de ses lèvres. Elle était le Mal ! Un être abject qui salissait tout ce qu'elle avait de plus beau. Elle roula en position fœtale et se mordit les lèvres pour s'empêcher de crier son dégoût d'elle-même. Comment revenir en arrière, tout effacer ? Elle eu la nausée en sentant ce corps qu'elle avait désiré un instant auparavant derrière elle. Elle entendait la respiration régulière de Sirius Black, signe qu'il dormait profondément. Séverus l'avait blessé en la laissant seule après avoir promis de ne jamais la quitter, mais ce qu'elle avait fait était bien pire. Elle avait laissé Sirius la posséder, et elle avait aimé ça. En cet instant, elle appelait la Mort de ses vœux, espérant que son cri soit entendu.

Le terrible maître des cachots était prostré dans une attitude de détresse. Ne laissant échapper qu'un unique mot désespéré : Pourquoi ?

Harry Potter qui avait compris la situation eu un regard peiné vers cet homme autrefois si froid et méprisable et pour qui il avait à présent un immense élan de compassion. Sa meilleur amie avait sûrement du faire une chose terrible pour parvenir à briser cet homme en un instant. Lentement, il enlaça doucement Rogue comme pour ne pas l'effrayer. L'homme sursauta mais contre toute attente, s'accrocha désespérément à Harry acceptant cette tentative de réconfort. Le jeune homme lança un regard chargé d'émotions vers Drago, comme un appel silencieux . Le blond s'approcha à son tours et posa une main compatissante sur l'épaule du Griffondor et ressenti, comme devait le faire Harry, toute la souffrance de son professeur. Une unique larme glissa sur sa joue d'albâtre. Il comprenait à présent pourquoi Potter semblait toujours porter tous les malheurs du monde sur ses épaules. Il éprouvait une sorte d'empathie pour ceux qui se trouvaient à proximité. Captant leurs émotions sans pouvoir s'en protéger. Il commença à entrevoir le calvaire du Survivant et en éprouva un profond sentiment de respect pour le brun. Il adressa un sourire triste au Griffondor qui le lui rendit. Un nouveau lien venait de se créer entre les deux jeune hommes.

Lucius Malfoy eu un sifflement de mépris devant ce tableau.

-Pathétique ! Vous n'êtes que des faibles, tous autant que vous êtes ! Ce sera votre perte !

Il quitta la pièce en un ample mouvement de cape, marquant son dégoût et disparu.

L'assistance , choquée , resta figée. Albus Dumbledore réagit soudain et s'adressa à Drago.

-Monsieur Malfoy, aidez Harry à emmener Séverus dans ses quartiers. J'enverrais Ms Pomfresh pour s'occuper de lui. Nous allons prévenir les élèves que tous danger est écarté.

Je vais envoyer un message au Ministère afin de l'avertir des derniers événements.

Le jeune homme acquiessa et relevant Harry et Rogue, sorti de la salle en silence.

Séverus semblait toujours perdu dans un état vaporeux.

-Professeur ! dit Harry. Il ne faut pas vous laisser abattre ! Quoi qu'elle ait fait, je suis sûr qu'il y a une explication logique ! Vous la connaissez, Hermione est une cérébrale.

Ils venaient d'arriver dans les appartements de Rogue. Ils l'installèrent dans le fauteuil prés du feu que Drago raviva avec sa baguette.

-Je vous en prie. continua le Griffondor. Il ne faut pas vous laissez abattre ! Nous avons besoin de vous !

L'homme croisa le regard de Harry avec une expression désolée.

-Vous ne savez plus qui elle est ! dit-il avec douleur. La magie noire l'a perverti ! Hermione Granger que vous connaissiez est morte, laissant place à une sorcière puissante et sans limites, qu'elles soit morales ou magiques !

-Je suis sûre que nous pouvons la sauver ! répliqua Harry. C'est une personne de cœur ! J'ai toujours pu compter sur elle, elle ne peut pas être aussi mauvaise que Voldemort !

-Votre amie vient de me tromper avec votre Parrain, Potter ! Je l'ai vu grâce à notre lien magique !

-Mais il est mort !

-Pas tout à fait apparemment ! Il semblerait qu'il soit revenu et qu'il détienne Hermione. Vous l'avez vu dans votre vision à ses côtés, cela signifie que nos pires craintes vont advenir sans que nous puissions rien y faire !

-Je ne peut pas m'y résoudre ! s'exclama Harry.

-Nous trouverons une solution ensemble ! intervint Drago. Pour je ne sais quelle raison, nous sommes tous trois liés à Granger. Vous Professeur avez révélé sa puissance. Harry et moi entrons dans le processus du Testis Fatum. Nous sommes donc les seuls à pouvoir faire quelque chose ! A nous de trouver quoi et pour cela nous devons être unis et laisser nos anciennes querelles de côté !

-En ce qui me concerne, dit Harry, je n'ai plus aucune animosité envers vous. Ces derniers temps, j'ai pu me rendre compte de ce que vous étiez tous deux. J'ai toute confiance en vous !

Les deux Serpentards le regardèrent avec un mélange d'étonnement et de gratitude. Les mots étaient devenus inutiles. Il régnait dans la pièce une étrange atmosphère de confiance et de respect. Effacés les griefs d'antan, seul comptait le but commun.

Hermione s'était réfugiée dans sa chambre intacte, sûrement remise en état par l'elfe de maison. Elle s'était douché longuement afin d'effacer toute trace de ses ébats avec Sirius. Bien que se sentant coupable, elle se rendait compte que cette aventure lui avait permit de cerner son hôte. Ce n'était pas vraiment Sirius Black ! Il avait son apparence et ses souvenirs, mais quelque chose lui disait que son âme était absente. Elle devait découvrir la vérité et ses intentions réelles avant de ne plus rien contrôler. Elle sentait que l'Art Noir prenait de plus en plus possession de son âme. Son plan initial risquait de prendre l'eau. Trop d'imprévus étaient entrés en jeu et risquaient de tout faire capoter. Elle aurait peut-être du tout expliquer à Séverus, mais s'il avait su il ne l'aurait sûrement pas suivi dans la mission qu'elle s'était fixé. Et Harry devait certainement penser qu'elle s'était retournée contre lui.

Une chose était certaine, elle devait mettre son plan à exécution au plus vite avant que ses amis ne l'en empêche. Pour cela, elle devait entrer dans le jeu du pseudo Sirius. Mais elle se jura de ne plus succomber à ses avances.

Comme elle n'était pas prisonnière, elle pouvait sortir comme bon lui semblait. Elle profita de cette liberté pour transplaner en envoyant auparavant un message télépathique à Séverus.

Le Professeur de potion eu une sorte d'absence qui inquiéta les deux jeunes hommes.

-Que se passe-t'il Professeur ? demanda Harry.

-C'est elle, elle veut que je la rejoigne quelque part pour parler.

-Je pense que vous devriez y aller. Intervint Drago. Pour savoir ce qu'elle veut. Mais vous n'irez pas seul, Harry et moi ne serons pas loin au cas ou !

Rogue acquiesça. Ils se dirigèrent à l'extérieur de l'école pour pouvoir transplaner au lieu de rendez-vous. Ils arrivèrent près d'une petite maison qui semblait abandonnée. Les deux élèves restèrent cachés à l'extérieur mais assez près pour pouvoir entendre et observer. Séverus se dirigea vers l'entrée de la maison. Il entra ; Hermione l'attendait, elle lui tournait le dos. Séverus fut subjugué par la beauté de la jeune fille. Elle portait une tenue de cuir qui moulait parfaitement ses formes. De hautes bottes lui donnaient quelque centimètres de plus qui lui conféraient un air majestueux. Ses cheveux étaient lachés et tombaient en cascade soyeuse sur ses épaules. Il du faire un gros effort pour ne pas se précipiter vers elle et l'enlacer passionnément. Elle se retourna vers lui, plongeant ses yeux d'ambre dans ceux d'onyx de son amant.

-Je suis désolée ! dit-elle dans un souffle. Avant que tu n'ajoute quoi que ce soit, je doit te dire que même si je n'avait pas voulu me venger de ta trahison, je devait le faire. Tu ne comprendra sûrement pas mes raisons, mais je n'avait pas le choix. Tu m'a blessé, c'est vrai ! Ce que je t'ai fait est impardonnable et pourtant je te demande de ne pas m'en tenir rigueur. Il en va de l'avenir du monde. Voldemort n'est plus vraiment une menace, mais cet homme qui à pris l'apparence de Sirius Black en est une .

-Tu as couché avec lui ! Comment veux-tu que je fasse comme si de rien n'était ? s'énerva Rogue.

-Et en quoi cela est-ce si difficile ? s'écria Hermione. Nous sommes en guerre, tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins !

-Alors c'est ça ! cracha-t'il. Tu te sert de lui ! Tu t'es servit de moi aussi ? La Grande Hermione Granger ne se préoccupe pas de ce que les autres peuvent ressentir !

-Tu es mal placé pour me juger, Séverus ! Tu es plus froid qu'un iceberg et tu te permet de discuter mes motivations. J'ai fait un choix, je me suis sacrifiée pour tous vous sauver et toi tu…

-Qu'est-ce que tu veux dire ? De quel sacrifice tu parle ?

La jeune femme se détourna. Elle ne pouvait le lui expliquer. Si seulement il savait pourquoi, il la haïrait encore plus.

Séverus se raprocha d'elle jusqu'à ce que leurs corps se touchent.

-Que me caches-tu, Hermione ?

-Je t'en prie, ne cherche pas à savoir ! Je te le dirais un jour, mais pour l'instant je ne peux pas ! dit-elle d'une voix faible.

Elle se retourna et se serra contre cet homme qu'elle aimait malgré ses résolutions. Elle avait besoin de sa chaleur. Séverus se raidit à ce contact. Il était trop plein de rancœur pour la réconforter. Une soude colère s'empara alors de lui. Il la poussa contre le mur avec violence. Il voulait lui faire mal. Il s'empara de sa bouche. Ses mains se firent cruelle, meurtrissant ses seins à travers le cuir de sa tenue.

Hermione tentait de le repousser, mais il était trop fort. Elle reteint un sanglot de douleur. Il semblait avoir perdu toute raison.

Dehors, Harry fit un mouvement comme pour aller les rejoindre, mais Drago le reteint de sa main ferme. Il lui fit comprendre qu'il fallait encore attendre.

Hermione parvint à se détacher de la bouche de son amant et cria :

-Arrête ! Séverus, pas ça ! Je t'en prie, tu me fait mal !

L'homme enragé la regarda avec mépris.

-Mais c'est exactement mon intention ! siffla-t'il. Tu veux jouer et bien voilà ce que tu récolte !

-Je n'ai jamais joué avec toi ! pleura-t'elle. Je ne voulais pas te blesser. Si tu savais à quel point j'en souffre !

-Vraiment ? dit-il d'une voix glacial. Et pour quelle raison ma chère ?

-Par… Parce- que je… PARCE QUE JE T'AIME !

Séverus la lacha et se recula surpris. Elle pleurait la tête baissée, honteuse.

-Tu… tu m'aime ?

Dehors, les deux jeunes hommes étaient soufflés. Ils n'entendirent pas les bruits étouffés derrière eux, ni ne virent le rayon rouge qui les toucha. C'est surpris qu'il sombrèrent dans le noir total.