Donc voici la suite ^^ encore gros merci à lisen-chan et tous ceux qui ont la sympathie de lire et laisser une review ^^


Robin soupira à nouveau, ses doigts tapotant sur le bois de la table. La salle était d'un gris terne des plus déprimants et peu chaleureux. Il n'y avait rien dans cette pièce à par une table, une chaise et le verre d'eau que Robin avait fini depuis maintenant une heure. Il devait être sept heures du matin maintenant, elle avait été arrêtée sur les coups de vingt-trois heures. Personne n'était venu depuis son arrivée et elle avait toujours ses menottes. Elle grogna un peu, Hina allait la tuer sans aucun doute. Elle avait réussi à dormir mais trop peu, en plus avec sa nuisette et son petit gilet on ne pouvait pas dire qu'elle avait chaud. La porte s'ouvrit finalement et Robin se redressa correctement.

« Restez assise. Vous êtes bien Nico Robin ?

_ Oui.

_ Vous savez de quoi vous êtes accusée ?

_ Oui, votre collègue a eu la sympathie de me le dire.

_ Je suis Mozombia, c'est moi qui suis chargé de votre cas. Vous reconnaissez cet homme ? » Il fit glisser une photo devant Robin.

« Oui, il m'a dragué à plusieurs reprises et lors d'une de ses tentatives je l'ai giflé pour bien lui faire comprendre que je n'étais absolument pas intéressée. Hier matin il est venu m'aborder sur le parking de l'hôpital et je lui ai donné un coup dans les parties et un coup de sac. Pourquoi ?

_ Une gifle ? Un coup de sac et de genoux ? Madame, ça ne donne pas ce genre d'ecchymoses. »

Une nouvelle photo atterrie de nouveau devant l'enseignante. Cette fois-ci le visage de l'homme était méconnaissable comme si quelqu'un l'avait roué de coups.

« Que lui est-il arrivé ? »

L'officier ricana fortement.

« Spandam vous suspectait d'être une dealeuse. Il vous prenait en filature et quand il a voulu vous interroger vous l'avez roué de coup jusqu'à ce qu'il ne puisse plus parler correctement.

_ Je vous demande pardon ?! »

Robin n'avait pas pu cacher sa surprise.

« C'est une plaisanterie ? Vous vous moquez de moi ? Je ne touche pas à ça ! »

Le policier sortit un dossier et le posa sur la table.

« Vraiment ? Votre casier dit le contraire.

_ J'étais jeune et stupide. J'ai changé en douze ans.

_ Il n'empêche que cette histoire était allée loin. Vous avez failli mourir d'une overdose sans oublier le gang dans lequel vous êtes entrée.

_ Je ne savais pas dans quoi je m'étais enfoncée, j'avais seize ans. Une adolescente sans cervelle qui a cru un homme qui disait l'aimer. Mais au final je ne vois pas ce que ça a à voir avec ce dont vous m'accusez. Je n'ai fait que me défendre. »

C'était un coup monté pour sûr.

« Je n'ai rien à voir avec ça et j'attends toujours mon avocat.

_ Bien. »

L'homme quitta la pièce après avoir repris les photos et le dossier. L'enseignante remarqua le sourire de l'officier avant qu'il ne franchise la porte. Robin soupira, au moins il avait eu la gentillesse de lui retirer les menottes et elle se leva pour se dégourdir un peu les jambes. Elle avait le droit d'appeler quelqu'un normalement. La brune regarda son reflet un instant avant de se rassoir. Elle qui pensait que ses idioties d'adolescente ne reviendraient jamais la hanter, elle s'était étalée en beauté.

Durant sa crise d'adolescence, Robin avait largement dévié du droit chemin. Elle avait commencé à fréquenter les mauvaises personnes et prendre de très mauvaises habitudes. D'abord la cigarette, puis l'alcool, quelques fois elle se réveillait dans des endroits qu'elle ne connaissait même pas. Elle s'était laissé aller dans les bras des garçons, se fichant de qui ils étaient tant que pendant un instant elle oubliait sa vie.

Et puis, elle l'avait rencontré. LE mauvais garçon. Le garçon qui te plonge encore plus profondément dans la merde mais ce, sans qu'elle ne le remarque. Hody Jones. Comme elle l'avait dit, elle était jeune, jeune et stupide. Tellement que quand il lui avait demandé si elle voulait essayer la drogue, elle n'avait pas hésité. Elle l'avait suivi, encore et encore. L'esprit étouffé par toutes ses merdes, elle avait commencé à remarquer des changements dans le comportement de son petit ami. Il avait le regard fuyant, était de plus en plus stressé et violent. Durant cette période, lorsqu'elle se regardait dans un miroir, son visage était toujours marqué par son passage. Et puis elle l'avait vu. Il avait tué une femme sous ses yeux. A cet instant, l'amour se mua en une crainte sans nom. Il la gardait près de lui en permanence pour qu'elle ne le trahisse pas.

Mais elle avait finalement réussis à s'échapper. Elle avait ensuite pris le bus pour Tokyo et avait frappé à la porte de la seule personne en qui elle pouvait avoir confiance pour ce genre de situation. Kuran Aokiji. Il l'avait aidé, sortit de l'alcoolisme, de la drogue et avait par la même occasion annihilé son envie de nicotine. Le petit ami avait été arrêté grâce au témoignage de Robin. Grâce à son bienfaiteur, la brune avait repris ses études sérieusement et elle avait recommencé à vivre. Elle avait appris à revivre normalement et à chaque fois qu'elle avait été tentée, Kuran l'avait aidé à ne pas replonger.

« Nico Robin, votre avocat est là. »

Ah ? Marco avait dû réussir à contacter Mihawk, la roue de la fortune avait peut-être tournée !

« Bonjour Robin.

_ Banqueroute. » Ne put-elle s'empêcher de dire à voix haute en voyant la personne qui était désormais son avocat. « Qu'est-ce que tu fais là, Crocodile ? Où est Mihawk ? »

Il ne répondit pas lui lançant son manteau à la figure.

« T'inquiète je ne suis pas le seul à être venu. L'autre à directement appelé le cabinet ce matin.

Crocodile s'assit en face de Robin et lui demanda de lui raconter les faits en détails. Il l'écouta en silence, les bras croisé, appuyé au dossier de la chaise et resta silencieux un petit moment quand elle eut fini, réfléchissant.

« Ta version et la sienne ne se ressemblent pas le moins du monde...

_ Je sais.

_ Il a une mauvaise réputation mais il fait partie de la maison et dans ces cas-là, tout le monde est plus enclin à croire un flic, même ripoux, qu'une suspecte avec un casier long comme le bras.

_ Si tu es venu pour m'enfoncer, tu aurais pu t'abstenir. »

Crocodile se contenta de lui faire un petit sourire ironique.

« Si tu étais restée avec moi, rien ne serait arrivé. »

Robin soupira profondément passant ses mains sur son visage.

« Ne recommence pas... c'est fini, c'est comme ça et je ne reviendrais pas... alors si tu ne veux pas m'aider, rentre à Tokyo et envoie moi Boa ou même Doflamingo. »

Crocodile se raidit en fronçant les sourcils.

« Crois-tu vraiment que je m'abaisserais à te laisser croupir en taule plutôt que te laisser avec cet abruti? Je veux te voir à mes côtés, pas à travers des barreaux ! »

Il soupira lui aussi et se pencha en avant, prenant doucement les mains de la jeune femme dans les siennes puis il la regarda dans les yeux.

« Fais-moi confiance, pour l'instant du moins.

_...D'accord... et maintenant, que va-t-il se passer ?

_ Tu vas devoir passer une nuit peu sympathique en prison en attendant une parution devant un juge demain dans la matinée où il sera fixé les conditions et le montant de ta libération sur caution. Je ne vais pas te mentir Robin, tu risques gros sur ce coup-là. »

La jeune femme fit des gros efforts mais peine perdue, elle éclata en sanglots en serrant un peu plus fort les mains de son ex-petit-ami.

« J'ai peur, Crocodile, j'ai très très peur...

_ T'en fait pas, je vais tout faire pour te faire sortir de là. »

Un officier entra peu après et emmena Robin vers la cellule qui lui servirait de chambre pour le reste de cette nuit horrible. Crocodile serra les dents en la regardant s'éloigner, les mains menottées, emmitouflée dans son manteau. Il alluma son cigare et quitta la pièce, lançant un discret regard à un certain agent de police aux cheveux gris. Smoker allait devoir veiller sur leur amie le temps qu'elle restera ici, l'autre pourri risquait de tenter quelque chose pour l'enfoncer un peu plus. Il sortit et monta dans la voiture qui l'attendait.

« Éteints ta clope, je ne supporte pas l'odeur et je n'ai pas envie que ma voiture empeste.

_ Fais pas ta chochotte. Si t'es pas content t'avais qu'à appeler Mihawk directement au lieu du cabinet, ton message ne serait pas resté sur le répondeur et nous n'aurions pas eu le loisir de tous l'entendre.

_ Je ne pouvais pas savoir.

_ Maintenant merci de te la fermer, je dois réfléchir. »

Marco grogna un peu mais obtempéra, ce n'était vraiment pas le moment de faire des manières. Robin avait besoin de leur aide et même si l'idée l'insupportait, il devait faire fît de leur rancœur et travailler sans se jeter l'un sur l'autre. Ce qui était très difficile mais ils s'étaient mis d'accord. Le trajet fut des plus silencieux, l'avocat s'évertuait à ignorer le blond et réfléchir à tout ce qu'il pouvait être possible de faire pour Robin, le pompier lui essayait juste de ne pas provoquer un accident pouvant mettre fin au jour de Crocodile.


Ils arrivèrent chez le blond sans échanger un mot. A l'intérieur, Mihawk, Hancock, Doflamingo et Jimbei attendaient patiemment. Moria, Kuma et le nouveau venu Baggy étaient resté à Tokyo pour s'occuper des affaires en cours. Doflamingo releva ses lunettes en posant ensuite son regard sur les deux hommes.

« Alors ?

_ Elle n'est vraiment pas tirée d'affaire. Je pense qu'on va avoir beaucoup de boulot. » Il jeta un lourd dossier sur la table basse. « Je pense que l'on va devoir utiliser toute nos compétences, surtout toi, Doflamingo. Ce mec utilise des coups encore plus bas que toi.

_ Un adversaire coriace mais contrairement à moi il fera forcément une erreur.

_ Du rapport que m'ont fait mes filles, ce mec a trop confiance en lui. Il a tendance à vendre l'ours avant de l'avoir chassé. Espérons qu'il sera trop fier pour se taire.

_ Qu'est-ce que vous voulez dire ? » Demanda Marco.

_ Les hommes ont tendance à beaucoup parler lorsqu'ils sont comblés, bourrés et euphoriques encore plus lorsqu'il y a un joli décolleté sous leur yeux.

_ Le fait qu'il soit flic va compliquer un peux toute cette histoire. J'irais fouiller dans les autres affaires sur lesquelles il aurait travaillé, il y a des chances pour qu'il en ait trafiqué d'autres.

_ Ce qui voudrait dire que Robin ne serait pas la seule sur qui il se serait acharné. » Termina Jimbei.

Marco n'avait pas tout saisi à ce qu'ils avaient dit mais apparemment ils savaient parfaitement de quoi ils parlaient. L'attention du pompier fut détournée par des coups à la porte, il alla ouvrir et fut surpris de se retrouver nez à nez avec Hina, son ventre de cinq mois lui allant comme un gant. Elle avait une moue colérique et ses doigts étaient crispés sur un paquet de clope, elle en avait d'ailleurs une en bouche.

« Hina, je ne pense pas que la cigarette soit …

_ Hina s'en fiche, il sera petit et puis tant pis. Hina préfère ça que de voir sa marraine derrière les barreaux ! »

Marco s'écarta pour la laisser passer et les avocats la dévisagèrent avec surprise. Mihawk allait faire la même remarque que Marco sur sa cigarette mais la rose lui lança un regard sévère.

« Toi, tu ne fais pas de remarque à Hina sur les clopes ! Occupe-toi de ton fils correctement et on en reparlera !

_ Je te demande pardon ?!

_ A rester coller derrière ton bureau, tu peux dire à Hina la couleur préférée de Josh ? Son aliment préféré ? Le nom de son meilleur ami ? Non, incapable de le faire donc en attendant tu fiches la paix à Hina et son têtard ! Maintenant Hina veut savoir ce qu'il va se passer avec Robin parce qu'elle a été mise à l'écart et qu'elle a les nerfs si on la contrarie ! »

Elle s'assit à côté d'Hancock et personne n'osa parler. Elle lança alors un regard sévère à tous et le débat repris.


Plus loin dans le restaurant de Makino l'ambiance était tout autre. La jeune femme cuisinait tranquillement, son époux ayant passé ses bras autour de sa taille et la regardait faire avec un grand sourire. Elle lui fit gouter un morceau de pomme qu'il croqua avant d'embrasser sa nuque. Sanji passa derrière et soupira, pourquoi était-il encore célibataire lui ? La porte s'ouvrit, faisant tinter violement la clochette et sursauter les trois personnes. Garp apparut soudainement posant ses mains sur le bar en faisant face au couple, blanc comme un linge avant d'hurler.

« C'est toi qui a donné cette idée stupide à mon petit fils ?!

_ Laquelle ?

_ Celle de se lancer dans une carrière musical ! T'es malade ?!

_ Je comprends mieux pourquoi il ne voulait pas vous en parler. Oui, Luffy fait des études en musique pour devenir musicien-chanteur et composer ses propres morceaux. Comme moi quand j'étais jeune.

_ T'es plus jeune, t'as bientôt quarante ans et même pas encore de gosses ! Les idées comme ça tu les gardes pour eux ! Moi je sue sang et eau pour en faire de bon officier de police ! Bon j'ai foiré pour Ace mais il se rattrape en pompier. Pour Sabo, c'est une tête et il est bien que dans les livres mais Luffy ! Luffy était mon dernier espoir ! Sale briseur de rêve ! »

Shanks libéra sa femme et la laissa rejoindre la cuisine avec un léger sourire.

« Luffy n'avait pas besoin que tu lui impose ça ! Il le dit clairement depuis qu'il a trois ans qu'il ne veut pas être un poulet !

_ Je t'interdis de dire ça !

_ Et tu vas faire quoi ?! Les cours ont commencés depuis un mois !

_ Je vais le ramener par la peau du cul ! Il va voir, le sale garnement !

_ Luffy est assez grand pour se débrouiller tout seul ! La preuve, il n'a pas encore appelé pour demander de l'argent ou annoncer qu'il était viré de son université !

_ Mais j'ai bien remarqué et c'est ça qui me fait royalement chier ! »

Shanks allait répliquer mais cette phrase le stoppa dans son élan. Il dévisagea le vieil homme remarquant qu'il était à deux doigts de pleurer.

« Tu viens m'engueuler parce que t'es frustré que Luffy n'ait plus besoin de toi ?

_ Ouais ! Mon petit fils a dix-huit ans ! Il se débrouille sans moi ! Je suis plus qu'un vieillard aigris et d'ici quelques années je serais un arrière-grand-père pourris gâté, c'est désastreux.

_ Tu veux que je te serve un verre ?

_ Oui, bien volontiers. »

Le roux se retient de rire et servit un verre de saké au plus âgé des D Monkey. Il retenait difficilement ses rires quand l'homme lui sortait des idioties ou les bêtises qu'avaient fait ses petit-fils. Makino souriait dans son coin avec Sanji et ils retournèrent en cuisines. Garp s'apitoyait sur son sort et Shanks tentait de le réconforter sans se moquer. Après une heure, Marco arriva avec les avocats dans le restaurant, étonnant les propriétaires. Il expliqua ce qu'il se passait dans les grosses lignes autant dire qu'avant la tombée de la nuit, toute la ville était au courant.


Robin soupira, laissant sa tête cogner contre le mur. Elle détestait ça, être enfermé dans un espace clos. Elle passa ses doigts dans sa nuque et grogna un peu en se ramenant ses genoux contre sa poitrine. Elle n'avait pas réussie à dormir, surtout qu'un ivrogne avait pris place dans la cellule en face, hurlant toutes les cinq secondes et il avait même uriné en plein milieu du couloir en lui faisant des œillades. Bref, un cauchemar. La porte grinça et une femme arriva, Kalifa si elle se souvenait bien. La blonde lui lança un regard désolé.

« Ton avocat a déposé des vêtements pour ton audience devant le juge. Je pense que la nuisette ne va pas t'aider.

_ Merci.

_ Je vais te remettre les menottes et je te conduirais dans une salle plus calme pour te changer.

_ Compris. »

Robin coopéra docilement et suivit la blonde jusqu'à ladite pièce où elle se changea rapidement puis Kalifa la conduisit ensuite vers le juge.


« C'est une blague ? » Demanda Vista.

_ Je crains que non. Robin va être incarcérée durant l'enquête. La libération sous caution a été refusée par le juge. Comme Spandam a joué de ses relations, nous n'aurons pas beaucoup de temps pour récolter les preuves. » Résuma Jimbei.

_ Mais elle n'a rien fait ! » S'écria Nami. « Je sais que Robin n'est parmi nous que depuis un an mais je la connais suffisamment pour savoir qu'elle n'aurait jamais fait ça !

_ Maintenant, non, il y a quelques années… C'est une autre histoire. » Décréta Marco.

_ Oui, on a entendu. Mais elle n'est plus comme ça. » Dit Izou.

_ Je suis d'accord, même si elle a un casier, je l'ai prise comme enseignante parce que je voyais très bien qu'elle n'avait rien de dangereux. La preuve, elle a remis en selle à elle seule la classe de délinquant de l'année dernière et elle commence déjà avec celle de cette année. » Informa Cobra Nefertari. « C'est l'une des femmes les plus sérieuses et droites que je connaisse.

_ Vous, vous le savez, mais les jurés et le juges non et l'avocat de Spandam ne fera rien pour essayer de leur faire croire autre chose. » Expliqua Hancock. « Robin sera rabaissée et ils vont croire des choses plus incroyables les unes que les autres. Nous vous avons dit ce qu'il y avait à savoir et la vérité, ce qui sera dit là-bas par l'avocat adverse sera sans doute un ramassis d'absurdités.

_ Mais vous avez dit qu'on pouvait encore éviter le procès. » Se souvient Kidd.

_ Ce n'est pas totalement sûr. Il faut d'abord trouver de quoi prouver l'innocence de Robin. » Informa Mihawk.

_ L'autre aà dû demander à la personne l'ayant tabassée de prendre des gants pour ne pas laisser de traces. » Supposa Shanks. « Donc il n'y aura ni cheveux ni empreintes ou ADN à récolter.

_ Tu portes bien ton titre d'inspecteur privé. » Siffla Bleinhem. « Bon, en attendant que faisons-nous ?

_ Eh bien, à part donner votre soutien… il n'y a pas grand-chose à faire. »

Dans la salle, une certaine rouquine fronça les sourcils. Elle, elle n'allait pas rester inactive. Foi d'espionne, son appareil capturait le moment où Spandam se trahirait.


Robin descendit du bus le visage bas. Elle n'avait absolument pas envie de relever les yeux pour voir cette bâtisse grise. Évidemment elle n'était pas seule, il y avait une dizaine d'autres femmes avec elle. Certaines plus effrayantes que d'autres mais Robin n'allait pas se laisser faire. Les gardiens les conduirent directement aux douches. La brune se déshabilla et se glissa sous l'eau, fraiche mais tolérable. Elle réfléchissait à toute vitesse. Il avait fallu que ce soit cette prison. Lorsque Robin avait témoigné contre Hodi, il n'avait pas été le seul à être arrêté et emprisonné. Ici, elle n'avait aucune amie ici, absolument aucune. Ses pensée dérivèrent sur les femmes d'Asahi, Hina, Nojiko, Nami, Kalifa, Makino, Tashigi, Bonney et encore tant. Puis de fil en aiguille, elle arriva à Marco. Son amant… son Marco. Elle se mordit la lèvre, elle aurait largement préféré être dans ses bras en ce moment même. L'embrasser tendrement et continuer à filer le parfait amour.

Elle fut sortie de ses songes par la voix d'une gardienne. Cette dernière demanda à ce qu'elles enfilent la combinaison mise à disposition. Robin enfila les sous-vêtements et les chaussettes, puis le débardeur blanc et c'est avec une réticence dissimulée que la combinaison orange vint épouser les formes de son corps. Elle suivit les autres détenues. Alors qu'elle passait devant la cour elle eut un frisson d'horreur. Trois femmes la regardaient avec un sourire fou, merde, elles l'avaient reconnue. Robin n'allait pas pouvoir être discrète comme elle en avait l'habitude, cette fois elle allait devoir prendre le taureau par les cornes. Une femme l'insulta et notre héroïne saisit cette opportunité. Elle se jeta sur la femme venant lui donner un coup de genoux, s'excusant rapidement sans que les autres n'entendent. La femme lui donna un coup au visage, lui fendant la lèvre. Elles furent séparées et Robin fut conduite en isolement.

Assis sur son lit, elle essuya d'un revers de main sa lèvre. Au moins ici, elle aurait la paix et avec un peu de chance jusqu'au procès. Elle effleura sa joue du bout des doigts et grimaça, ça commençait déjà à gonfler. Le coup que l'autre lui avait porté au ventre était lui aussi désagréable mais c'était le prix à payer. Elle releva lentement les yeux au plafond, repensant à ses amis et son amour. Faites qu'ils ne se préoccupent pas trop d'elle.


Nami relevait ses lunettes en plissant les yeux et fit exploser la bulle de son chewing-gum. Elle espionnait Spandam depuis déjà une semaine et rien à faire le couard lui filait entre les doigts comme une anguille. Elle fronça les sourcils. Qu'est-ce que c'était cet abruti là-bas ? Calmement, elle prit son sac et sortit de sa voiture. D'un pas assuré et félin, elle s'avança jusqu'au blond posé sur un mur un peu plus loin, il avait un certain côté rebelle, peut-être ses lunettes. Il la regarda du coin de l'œil avec méfiance, celle-ci se justifia lorsque la rousse passa ses bras autour de son cou pour venir lui murmurer doucement.

« Pas les pattes, c'est mon affaires et il est hors de question qu'un abruti vienne compromettre mon boulot.

_ Parce que quelqu'un t'a engagé pour espionner ce gugusse ? »

Nami s'écarta avec un léger sourire sur les lèvres, gardant ses mains autour du coup de son adversaire.

« Il se trouve que pour une fois je travaille gratuitement, pour une amie.

_ Oh, je vois. C'est bien généreux, moi je suis payé et je ne bâcle pas mon travail.

_ Moi non plus mais je n'y peux rien si ce mec ne laisse pas un seul indice intéressant derrière lui.

_ Ah, tu n'as rien trouvé.

_ Parce que toi si ? » Il eut un sourire, venant passer ses bras autour de la taille de la jeune femme.

_ Je dois avouer que non. Mais je ne lâche pas l'affaire pour autant. » Nami fait passer ses doigts sur le torse assez avantageux du blond.

_ Moi non plus. Je pense qu'une association temporaire pourrait être la bienvenue. » Elle remonta son genou contre la jambe de l'homme.

_ Je pense que je ne suis pas contre. Bellamy.

_ Enchantée, Nami. »

Ils se serrèrent discrètement la main. Ainsi commença leur alliance pour traquer les faux pas du flic pourris.