Merci chères lectrices, j'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lectures…

POV Edward

Je suis allé rejoindre Bella après le départ d'Alice. Je savais qu'elle dormait encore. La fatigue avait dû avoir raison d'elle, elle avait eu une nuit très agitée; entre Charlie et la fuite de Rosalie.

Mais à tout ça se sont mêlés des souvenirs réapparus en rêves cauchemardesques : les moments passés avec Jacob. Je l'entendis pleurer dans son sommeil. Je suis alors aller la rejoindre dans sa chambre. Je pouvais pas voir ses rêves mais je les compris vite car elle murmurait :

-Non Jacob, laisse moi.

- AIE, NON !!!

Je mis ma main sur son front. Elle était brûlante. La chaleur qui se dégageait d'elle était beaucoup plus importante qu'un humain normal. Elle était peut-être malade. Ou s'était peut-être le fait qu'elle se débatte dans ses rêves qui l'a faisait transpirer.

Je remarquai que ma main froide lui faisait un bien fou. Elle se calma. Comme si le froid du vampire battait le brûlant du loup-garou. Comme si le vampire lui faisait plus de bien que le loup.

J'attendis près d'elle toute la matinée. Installé dans son rocking chair. Je pouvais delà sentir sa merveilleuse odeur de freesia. Elle était évidement partout. Sur ses draps, ses vêtements, le moindre tissu de sa chambre. Dont la couverture en laine sur le fauteuil. Je ne pus m'empêcher de la prendre, la sentir, la poser contre moi, tout en gardant un œil sur Bella.

Aux alentours d'une heure de l'après-midi, elle commença à se réveiller. Je descendis rapidement par la porte d'entrée afin d'attendre bien sagement qu'elle soit prête.

DING DONG

- Ah salut Edward! Ca va?

- Oui, et toi? Tu as passé une bonne nuit? Tu m'as l'air fatigué.

- Pas trop non, mais viens, entre, j'allais me préparer à manger, tu as faim?

- Non, ça va merci, j'ai déjà mangé.

Elle m'invita à m'installer sur une chaise de la cuisine et commença à préparer son repas.

- Alors qu'est-ce qui ne va pas?

- Je m'inquiète pour Charlie, ces cambrioleurs qui sont de plus en plus violents et récidivent ne me disent rien de bon. Ensuite il y a cette histoire avec Rosalie. Je trouve ça bizarre. Elle n'est pas du genre à fuir et à nous laisser à trois en plus qu'elle avait une journée shopping de prévue. Et ensuite, j'ai été malade ce matin et quand j'ai réussit à m'endormir j'ai rêvé de Jacob.

Ce nom me provoqua une montée de rage. Il lui avait fait beaucoup de mal. Et les paroles de Bella pendant qu'elle dormait résonnaient encore dans la tête. Comment avait-il pu faire du mal à cette beauté fragile. Car malgré la force qu'elle laissait apparaître. Elle était fragile. La moindre petite chose pouvait l'ébranler.

- Si tu veux me parler de Jacob, n'hésite pas.

- Ben, tu sais c'est une histoire longue et compliquée.

- Je crois que je peux réussir à comprendre.

Bella me raconta tout, le fait qu'elle était sortie avec Jacob, car c'était le fils du meilleur ami de Charlie. Qu'elle se résolvait à l'épouser malgré qu'elle ne l'aimait pas. Qu'il ne s'occupait jamais d'elle. Une fois, il l'avait même oublié à la plage de la réserve car il était allé chercher le déjeuner mais avait croisé sur le chemin un ami et l'avait invité à manger chez lui. Elle était restée deux heures sur la plage à attendre son retour quand elle s'est décidée à bouger. Il était allongé dans son fauteuil en compagnie d'une fille de la réserve.

Bien évidement, elle n'avait rien raconté de tout ça à ses sœurs.

Et ensuite elle m'a parlé des viols.

Ces longs moments pendant lesquelles il a abusé d'elle. La violence qu'il m'était dans ses gestes. Les bleus qui apparaissaient sur ses cuisses. Les vêtements arrachés. Les larmes qui coulaient. Les râles de plaisir de Jacob. Les cris de Bella.

Et pendant l'année qui s'était écoulée elle n'avait rien dit. Sauf à la fin quand ses sœurs on vu ses bleus. Et la semaine dernière quand elle avait enfin osé dire STOP !!

Quand elle eut fini de me raconter ce qui s'était passé avec ce salaud de Jacob. Elle pleurait. Je me levai afin de m'approcher d'elle. Je l'a pris dans mes bras. Elle se cramponna à moi tout en sanglotant. Je lui caressais les cheveux tout la berçant.

- Désolée, je ne voulais pas t'embêter avec mes histoires.

- Bella, dis-je doucement en la regardant dans les yeux, tu es ma vie maintenant. Je t'aime et je t'aiderai à affronter ses vieux démons.

Je mis une main sur sa joue et j'approchai mes lèvres des siennes. Et je l'embrassai simplement puis plus ardemment. Ma langue rencontra la sienne et notre baiser fut encore plus passionné. Je plaçai mes mains sur ses hanches, sur son tee-shirt. J'en voulais plus. Mais j'interrompis notre baiser. Je ne voulais pas faire un geste qui pourrait la froisser.

Elle me souriais. Je séchai ses larmes avec ma pouce. Et son ventre cria famine.

- Allez ma belle, tu devrais manger.

- Oui, tu as raison.

- Que veux-tu faire cette après-midi? En tout cas je ne pense pas que tu devrais sortir. Je pense que tu fais de la fièvre.

- Ce que tu veux. Mais on peut lire la pièce de Roméo & Juliette . J'en ai une cruelle envie.

- Ca me plait ça !!!

Elle finit son repas. Et alla prendre une douche. Quand elle me rejoignit dans le salon. Elle était habillée chaudement. Elle devait avoir froid malgré la chaleur du dehors.

Nous commençâmes à lire la pièce. Bien sur elle faisait Juliette et moi Roméo. Pour le reste des personnages nous nous répartissions les rôles au fur et à mesure.

Elle déclamait magnifiquement bien. On pouvait voir à quel point elle aimait cette pièce.

Bizarrement cette lecture la fatigua. Et elle s'endormit emmitouflée dans la couverture du fauteuil. La tête posée sur mes genoux. Et ma main caressant ses cheveux.

POV Bella

J'entendis les pneus de la voiture de patrouille crissaient dans l'allée du garage.

Je me levai rapidement que j'eus un léger étourdissement.

- Vite Edward, sors par la porte de derrière voilà Charlie.

- Tu as raison vaux mieux pas qu'il me voit ici. Il me tuerait sûrement.

- Tu vas me manquer.

- Toi aussi, mais n'oublie pas, qu'on se voit cette nuit. Dès que mes parents reviennent, on passe chez vous.

- Oui, vivement, vers quelle heure arriveront-ils?

- Vers minuit. Tu arriveras à patienter 6H30?

- Oui.

Je me sentis encore rougir. Je détestai ça, mais ça avait l'air de plaire à Edward.

Il m'embrassa une dernière fois et sortit par la porte de derrière.

- BELLA !! ALICE !!

- Je suis là papa !!

- Et ta sœur?

- Elle est sortie faire du shopping.

- TOUTE SEULE ??

- Euh . . . non, avec Pauline

- AH BON, ET C'EST POUR CA QU'ELLE FAIT SON JOGGING AVEC NIKITA????

- Euh, elle doit être revenue, mais n'est pas à la maison.

- BON BELLA OU EST TA SŒUR??

- Ah, mais tu m'embêtes à la fin, elle est sortie avec Jasper, le garçon que tu as vu cette nuit. Faire du shopping à Port Angeles. Et non, elle ne s'est pas enfuie. Elle ne fais rien de mal et va rentrer. Alors ne panique pas. Prends ton repas et va dormir un peu, tu as les yeux cernés, et tu tiens à peine debout.

- Et . . .

- Et n'oublie pas que les Cullens rentrent cette nuit donc il va falloir que tu sois en forme pour les recevoir et discuter de ces deux égoïstes.

- Bon, bon ok. Arrêtes de râler. . . Mais dis moi quand elle rentre.

- Elle ne devrait pas tarder.

- Tu sais Bella, des moments, j'ai l'impression que Renée vit en toi.

- Excuse moi, mais, je m'inquiète pour toi. Je ne voudrai pas qu'il t'arrive quelque chose avec les cambrioleurs dans le coin.

- Je fais toujours attention ma fille, ne t'inquiète pas.

Il m'embrassa sur le front. Et parti prendre son repas.

- N'oublie pas de me réveiller.

- Bien sur ! A tout à l'heure.

- Tu vas être contente. Tu as la télé pour toi seule ce soir.

- Ah, enfin, il n'y aura pas de match de baseball ce soir !!!

Heureusement que Charlie était trop fatigué pour dire quoi que se soit. Sinon, j'en aurai pris pour mon grade !!!

J'allai de nouveau m'asseoir dans le fauteuil. Et je pris mon portable. J'avais reçu un message : « Tu es magnifique quand tu dors. Je t'aime. A très vite. »

Ce mec était vraiment adorable. Il n'était pas comme Jacob qui se comportait comme un gros rustre, un violent et un irrespectueux. Edward, lui était romantique, doux, attentionné et amoureux : il avait dans ses yeux une lueur d'amour. Chose que je n'ai jamais vue chez Jacob. Et rien qu'avec cette petite lueur j'étais très charmée.

Je vais finir par penser que mes sœurs ont raison. Il y a un homme sur terre capable de m'aimer et de me rendre heureuse. Il était comme Roméo, tombé du ciel. Et moi Juliette, sortie de mon enfer amoureux. Nous formions tout les quatre deux couples aussi neufs que passionnés.

Je décidait d'allumer la télévision afin d'attendre Alice. Elle ne devrait pas tarder maintenant.

Au bout d'une demi-heure j'entendis gratter à la porte. J'allai ouvrir et je tombai nez à nez avec ma jumelle, enfin avec une montagne de sacs portés par Alice.

- Ah tiens, l'acheteuse compulsive.

- Au lieu de dire des bêtises aide moi.

- Tu as dévalisé les magasins ou quoi.

- Rah, arrête j'ai pris quelques petites choses pour toi et pour Rose!!

- Alice, tu sais bien que je n'aime pas que tu dépenses pour moi.

- Ah, c'est pas moi qui ai dépensé. C'est Jasper, tu as déjà oublié. A moins que tu étais occupée à contempler Edward. . .

- Bon montre moi ce que tu as acheté.

Elle déballa ses achats un à un. Il y en avait exactement 41. Je finis par me dire, au fur et à mesure de son étalage, qu'elle avait la fièvre acheteuse.

- Et comment va papa? Il n'a pas trop râler?

- Il est très fatigué. Je l'ai envoyé dormir dans l'attente de recevoir les Cullens. Pour ce qui est de la colère. Il l'était surtout qu'il a vu Pauline courir cette après-midi, mais il était aussi trop fatigué pour pouvoir exploser. Il tenait à peine sur ses jambe.

- Tu as bien fait. J'espère qu'il va réussir à se débarrasser de ces voleurs et que Rose va bientôt revenir. Il ira mieux comme ça. Mais j'ai l'impression qu'elle n'est pas loin et qu'elle va nous revenir vite, mais différente. Mais c'est bizarre tout de même

- Je suis d'accord avec toi. C'est bizarre.

Nous continuâmes à discuter dans le salon en attendant l'arrivée de nos invités.

Il était minuit quand nous entendîmes sonner.

- Minuit tapante méfions-nous que ça ne soit pas des fantômes me dit Alice en rigolant.

- Ah qu'est-ce que tu es bête !!

Nous allâmes ouvrir la porte et nous tombèrent sur quatre visages aussi magnifique les uns que les autres. Alice avait peut-être raison, c'étaient des fantômes, ils formaient une famille aussi mythique qu'irréelle. . .

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