Me voici de retour avec la seconde partie de l'histoire ! Mais d'abord, un petit résumé ne fait pas de mal après six semaines de pause…
Leo Potter, sous la tutelle de Remus Lupin, rentre en troisième année à Poudlard et s'y fait rapidement des amis, en l'honneur d'Alexandra Trelawney, Terry Boot, et Luna Lovegood. Certains élèves sont pétrifiés, ce qui intrigue Leo et ses amis qui enquêtent. Il s'avère que deux carnets ayant appartenu à Tom Jedusor -plus connu sous le nom de Voldemort- possédaient Leo et Ginny Weasley. Eventuellement, Harry arrête «L'Héritier de Serpentard » et les élèves pétrifiés sont réanimés. Néanmoins, certaines questions demeurent :
Que sont devenus les carnets s'ils n'ont pas été détruits ? Comment Leo est-il entré en la possession d'un de ces Horcruxes ? Pourquoi Leo est-il parti de Beauxbâtons ?
Et au final, qui est Leo ?
Vous le saurez (peut-être) en lisant la suite !
Surprises
Harry ouvrit les yeux et se redressa. Tout tournait au ralenti, ce qu'il voyait était flou, brouillé. À sa droite, il entendit un hurlement qui lui fit froid dans le dos. Harry se retourna, et au moment où il put apercevoir la forme qui s'époumonait, un grondement de tonnerre perça le ciel -et ses tympans- ce qui lui fit momentanément perdre connaissance.
Lorsqu'il se réveilla à nouveau, le temps était toujours altéré. Le ciel était bien plus sombre que quelques instants auparavant, et Harry avait à présent du mal à distinguer quoi que ce soit. Le cri avait cessé, à présent. Il avait cédé à des sanglots, des sanglots qui se voulaient discrets, mais qui n'en étaient que plus bruyants. Harry tourna la tête vers la source des pleurs, mais ne parvint pas à distinguer la personne. Il essaya de s'en rapprocher, mais avant de l'avoir atteint, il sombra à nouveau.
- Réveille-toi Harry, ta tante Marge arrive ce soir et tu as de nombreuses tâches à faire !
La voix irritante de Pétunia arracha le Survivant à son rêve -ou plutôt, son cauchemar. Il sursauta et se cogna la tête à une poutre, qu'il avait pourtant l'habitude d'éviter. Étrange. Harry avait l'impression que ce qu'il avait vu était bien plus qu'un simple cauchemar.
Il se prépara et finit par descendre prendre son petit-déjeuner, où les Dursley se trouvaient déjà assis à la table de la cuisine. Harry s'assit avec réluctance entre Dudley et l'oncle Vernon, et constata avec effarement que son cousin ressemblait de plus en plus à Vernon. Ce dernier n'était pas ce qu'on pourrait appeler un canon de beauté, si l'on considérait son cou presque invisible supportant une tête ronde aux traits grossiers. Il avait également un sale caractère, mais c'était un point commun entre tous les membres de la famille. Et d'après les souvenirs d'Harry, sa tante Marge partageait les mêmes traits... en pire.
Elle était odieuse avec tout le monde, y compris avec son frère, mais tout particulièrement avec Harry. Non, il était plus réaliste de dire que la tante Marge haïssait tout bonnement Harry, sans que celui-ci n'ait jamais compris pourquoi -mais il le lui rendait bien. Le souvenir le plus frappant -c'était le cas de le dire- était celui des dix ans de Dudley. Sans même prendre en compte la boîte de gâteaux pour chien qu'avait obtenu Harry, ça avait été une journée tout simplement horrible. Harry avait malencontreusement marché sur la patte de Molaire, le chien préféré de la tante Marge, ce qui lui avait valu de se faire poursuivre par ledit animal toute une nuit. Son seul refuge avait été de grimper au sommet d'un arbre -la magie l'avait probablement aidé-, et Marge et les Dursley n'avaient rien fait pour empêcher Molaire de s'en prendre à Harry jusqu'à minuit.
D'ailleurs, la tante Marge n'était pas liée à Harry par le sang, mais tout le monde l'avait contraint à l'appeler comme ça.
- J'ai dit à Marge que tu étais pensionnaire au Centre d'éducation des jeunes délinquants récidivistes de St Brutus, grogna Vernon tout en fixant le journal télévisé, comme s'il essayait d'éviter le regard de son neveu.
- Quoi ?! s'exclama Harry. Mais pourquoi ?
C'était une blague. Ça devait en être une.
- Tu as intérêt à faire comme si c'était vrai, sinon tu peux dire adieu à ton école de fous, reprit Vernon. Marge ne sait pas que tu es un... Bref, que tu es différent.
- Il est dans ton intérêt de ne pas faire d'histoire, donc, continua Pétunia.
- Ça va être un chouette cadeau d'anniversaire pour toi ! nargua Dudley avec son intelligence habituelle.
Dudley était bien le seul de cette famille à retenir sa date d'anniversaire, et ce n'était habituellement pas pour le souhaiter. Il avait même pour habitude d'être bien plus pénible chaque 31 juillet. Cette journée allait être une véritable misère...
Un homme aux longs cheveux blonds platine traversa son manoir tout en pensant au fiasco de l'année passée. Il n'avait jamais été au courant de l'existence d'un second carnet, et n'avait pas prévu que des pétrifications surviennent à Poudlard. Il avait plutôt espéré que cette sale Weasley se débarrasserait vite fait bien fait de Potter.
Quand Lucius s'était rendu au bureau de Dumbledore, il avait parfaitement su pourquoi le directeur l'avait appelé. Et même s'il n'avait rien confirmé de vive voix, il avait eu la désagréable impression que le vieux fou avait lu dans ses pensées.
Et comme si son malheur n'était pas suffisant, Lucius se rappelait de ce que lui avait dit le Seigneur des Ténèbres ; il lui avait ordonné de prendre soin du cahier.
Confier cet ouvrage à une jeune fille naïve était loin de suivre cet ordre.
Mais ce qui occupait davantage l'esprit de l'homme, c'était le fait que son Maître n'avait mentionné qu'un carnet, et pas deux. Avait-il été au courant de l'existence d'une copie ?
Lucius n'avait même pas été capable de vérifier l'authenticité de ce double, car Dumbledore n'était pas en possession des objets.
Une question possédait à présent Lucius : qui a les deux carnets ?
Il ouvrit la porte qu'il avait atteint, d'un geste brusque, et entra dans le salon, dans son salon, où se trouvaient des membres du Ministère qui n'avaient rien à faire là. C'était la seconde perquisition qu'ils conduisaient chez lui, et même s'ils n'allaient une fois encore rien trouver, l'ambiance du manoir était fortement refroidie par leur présence. Bien que ce ne soit chaleureux en temps normal.
- Avez-vous trouvé quelque chose cette fois ? s'enquit faussement Lucius d'une voix mielleuse.
- Rien de notable, répondit un des sorciers fouillant son armoire d'une voix distraite.
Tous des idiots. Ces crétins n'allaient rien trouver, ils étaient bien trop incompétents. Lucius cacha son rictus et sortit de la pièce. Tant qu'ils ne découvraient pas la salle cachée sous le parquet, tout irait bien. Les informations de leur taupe au Ministère leur avait permis de cacher tout objet compromettant avant l'arrivée des perquisiteurs. Le monde était bien plus corrompu que ce que le commun des mortels croyait.
Il fallait qu'il se calme. Il fallait vraiment qu'il se calme. Il avait plusieurs fois été à deux doigts d'envoyer Marge valser dans les airs sous forme de ballon de baudruche. Il serra si fort le verre à sa main que celui-ci explosa dans un bruit strident. Saleté de magie. Harry jeta un Réparo distraitement, avant que quiconque n'arrive, et reprit sa vaisselle. Tandis qu'il entendait les rires des autres dehors -un rire idiot pour Dudley, un rire à moitié étouffé pour Vernon, un rire perché pour Marge, et un faux rire pour Pétunia-, il se renfrogna. Le cauchemar qu'il avait eu lui avait trituré l'esprit toute la journée, et même les lettres d'Hagrid et de ses amis à Poudlard n'avaient pas réussi à le distraire.
- Viens, le mioche. J'ai à te parler ! déclara Marge d'un ton dédaigneux.
Harry tenta de se calmer, mais ne réussit pas. Il lâcha finalement l'assiette qu'il nettoyait et s'avança d'un pas virulent vers le groupe.
- Je disais à mon cher frère et à ta vénérable tante que tes parents méritaient parfaitement ce qui leur était arrivé.
Harry voyait l'hésitation sur le visage de sa tante et la peur sur le visage de son oncle, mais il contesta :
- Qu'est-ce que vous en savez, exactement ?
- Tu oses me parler sur ce ton ? Quel insolent, cracha-t-elle avant de se tourner vers sa belle-soeur, tu ne lui as pas appris à respecter les adultes à ce que je vois, c'est très décevant. J'en attendais beaucoup plus de ta part !
- Pourquoi dîtes-vous que mes parents ont mérité leur mort ? réitéra Harry en fermant les poings.
Sans prêter attention à la table qui tremblait, la tante Marge se pencha vers Harry et affirma sur un ton dégoûté :
- Pour te répondre, tes parents étaient des fous. Dès la première fois où je les ai vu, je l'ai soupçonné. Ils avaient une aura de... de je-ne-sais-quoi, qui me révulsait. Ils étaient aussi pitoyables que ces cabots que le Colonel Courtepatt a noyé dans un étang.
- Fermez-là ! s'écria Harry.
Tous le fixèrent avec des yeux ronds, alors que l'air se chargeait de magie. Harry se tourna vers chacun des Dursley en déclarant :
- Vous me prenez tous pour un fou délinquant ? Très bien, alors je m'en vais.
- Calme-toi..., commença Pétunia.
- Et vous, vous me dégoûtez. J'espère sincèrement que vous rejoindrez ceux que votre bien-aimé Colonel a noyé, continua Harry en fixant Marge.
Elle n'eut pas le temps de répondre qu'elle disparut dans un grand flash. Vernon se leva et se précipita sur Harry :
- Qu'est-ce que tu lui as fait ?!
- Je ne sais pas, et je m'en fiche. Je m'en vais d'ici.
Tout en prononçant ces mots, il sortit sa baguette et la pointa sur Vernon, qui recula instantanément.
Ignorant les autres, Harry retourna à l'intérieur de la maison et monta dans sa chambre pour y récupérer ses affaires et Hedwige. La nuit allait être longue.
Le Terrier avait toujours été un endroit chaleureux et agréable pour Ginny. Ses parents étaient toujours prêts à l'écoute, les jumeaux la laissaient souvent participer à des plaisanteries, et ses autres frères jouaient au Quidditch avec elle.
Elle n'avait jamais eu de vraie raison de se plaindre, et avait toujours vu le verre à moitié plein. Jusqu'à maintenant.
Elle avait passé son année à être possédé par Voldemort, avait failli attaquer ses propres amies, et ne comprenait toujours pas pourquoi Dumbledore ne l'avait pas expulsé de Poudlard.
Elle avait mis tout le château en danger ! C'était bien assez, non ?!
- Ginny, je peux entrer ?
C'était la voix de son père, après qu'il ai toqué à la porte. Même quand il était inquiet, il restait respectueux.
Ginny ne répondit pas. De toute manière, Arthur entrerait.
Comme elle s'y attendait, il ouvrit doucement la porte de la chambre de sa fille. Il s'avança auprès du lit, dans lequel Ginny se trouvait, le regard vide, la bouche fermée.
Ça faisait des semaines.
- Dis-moi ce que je peux faire pour toi, s'il te plaît.
Aucune réaction, bien évidemment. Il s'en doutait, mais jamais il n'allait abandonner. Il tenait à sa fille.
Harry marchait depuis une bonne vingtaine de minutes. Il n'avait aucune destination en tête, il ne savait même pas ce qu'il voulait faire. Tout ce qui comptait à ses yeux, c'était s'éloigner du 14, Privet Drive. Il ne savait pas où il avait envoyé Marge, et à vrai dire, il s'en fichait totalement. La magie qu'il avait utilisé était davantage instinctive que contrôlée. Le Ministère allait sûrement lui envoyer une lettre, voir le faire passer au tribunal. L'année dernière, il en avait déjà reçu une à cause de Dobby, l'elfe de maison, et ça n'avait été qu'un simple avertissement. Qu'allait-il se passer cette fois ?
Le garçon aux cheveux sombres s'arrêta en apercevant à plusieurs dizaines de mètres une silhouette mal définie. La rue, excepté Harry et cette forme, était parfaitement déserte. L'adolescent reprit sa marche, sur un pas ralenti. Alors qu'il s'approchait de la personne, Harry réussit à mieux la distinguer. La raison pour laquelle il n'arrivait pas à savoir qui était à l'autre bout de la rue était très simple : la personne était vêtue d'une cape se fondant avec les ténèbres du crépuscule. La silhouette était immobile, simplement tournée vers la route traversant le quartier.
Un pas après l'autre, le Survivant s'approchait de l'inconnu. Ses jambes se stoppèrent à quelques mètres de la personne, et un silence glacial s'empara des environs. Lentement, l'inconnu tourna sa tête vers Harry puis disparut soudainement, sans avoir laissé le temps au garçon de véritablement observer son visage.
Il y eut un bruissement de feuilles derrière Harry, et celui-ci se retourna, muni d'un mauvais pressentiment. Il sursauta en se rendant compte que l'inconnu avait transplané juste derrière lui, et trébucha sur sa valise. Alors qu'il tombait à terre, Harry tenta à nouveau d'observer la face du mystérieux personnage mais il ne put remarquer que la baguette scintillant de vert que l'inconnu tenait dans sa main.
L'instant d'après, celui-ci avait à nouveau disparut, et il n'apparut pas à nouveau dans le champ de vision d'Harry. Cette fois, il s'était totalement volatilisé.
Harry n'eut pas le temps de réagir qu'un klaxon raisonna à ses oreilles. Un bus à deux étages peint en violet avait manqué d'écraser Harry, et c'était à présent tout ce qu'il pouvait voir. Les portes avant du véhicule s'ouvrirent pour laisser place à un jeune homme qui n'avait pas l'air d'être sorti de la puberté. Ses habits rappelaient l'uniforme des chauffeurs de bus Moldus à Harry.
- Je m'appelle Stan Rocade, et si tu veux aller quelque part avec le Magicobus, c'est à moi qu'il faut le demander !
- Le Chaudron Baveur, c'est possible ? demanda sans vraiment réfléchir le garçon.
- Bien sûr. Tu t'appelles comment ? s'intéressa Stan.
- Léo, répondit automatiquement Harry. Léo... Smith.
Ce nom de famille avait l'avantage d'être très répandu en Angleterre, si jamais quelqu'un recherchait un "Léo Smith", il trouverait probablement plusieurs résultats.
- Bon, Léo, si tu veux te rendre au Chemin de Traverse, y a pas trente-six solutions. Seulement trois. Tu peux y aller en trajet sans supplément pour onze Mornilles, on y ajoute un chocolat chaud pour trois Mornilles supplémentaires, et à quinze, tu as le droit à une bouteille d'eau chaude et une brosse à dents de la couleur de ton choix.
Même si Harry avait bien envie de s'offrir un chocolat chaud, il préférait économiser, et paya pour un trajet simple. Il avait de la chance d'avoir conservé de l'argent de sa dernière visite à Gringotts, la banque des sorciers.
Dès qu'Harry monta dans le bus, celui-ci redémarra en trombe, sans laisser le temps à l'adolescent de s'accrocher à quoi que ce soit, ce qui lui valut de se cogner à la vitre la plus proche. Alors qu'il grimaçait et se frottait le front, le véhicule entama un virage qui envoya valser Harry contre un des lits.
- Pas trop mal ? hurla le chauffeur à l'attention du garçon.
- T'inquiète Ernie, tu vois bien qu'il n'a rien, affirma Stan en réajustant son couvre-chef.
Harry aurait bien contesté les dires de l'assistant, mais il remarqua une femme au visage ridé allongée sur un lit. Elle semblait endormie.
- Elle, c'est la vieille Tourdesac. On sait pas si elle est morte ou simplement endormie, mais de toute façon c'est son arrêt, informa Stan.
- Ça se trouve, c'est Black qui a changé d'apparence pour passer inaperçu ! s'exclama Ernie en laissant échapper un petit rire.
- En tout cas, elle empeste sévère, se plaignit l'assistant. Dis, Léo, tu peux pas m'aider à la descendre ?
Sans attendre, il se rapprocha de la dame, la secoua un bon coup et fit signe à Harry de venir. La femme poussa un gémissement fatigué, et se laissa porter par Stan et Harry en-dehors du bus. Alors qu'il se retournait pour retourner dans le véhicule magique, l'étudiant remarqua un journal par terre. Il s'en approcha, pris d'une appréhension soudaine, et lut le gros titre.
- "Sirius Black, meurtrier de treize Moldus, s'est échappé d'Azkaban !"
- Ouais, c'est un fou furieux, ce Black, commenta Stan qui avait observé Harry.
- Jamais entendu parler, marmonna celui-ci en remontant dans le Magicobus.
- Comment ça ? s'étonna Ernie. Son évasion a fait la une de nos journaux, et aussi celle des Moldus !
- Je me suis assez peu tenu au courant de ce genre de nouvelles, admit Harry.
- En tout cas, Sirius Black a passé treize ans à Azkaban, qui est réputée imprenable, informa Stan alors que le bus repartait.
- Personne ne sait comment il s'est échappé de cette prison. Je m'en rappelle comme si c'était hier... Tous les journaux s'en étaient donnés à coeur joie pour parler du "maniaque ayant tué treize Moldus d'un coup de baguette" !
- Et le pire de tout ça ? C'est qu'il a ri. Après avoir tué tous ces innocents, il a éclaté d'un rire flippant.
- T'y étais pas, Stan, relativisa Ernie.
- Mais c'est ce que les témoins ont dit !
- Moi je dis qu'il faut toujours voir par soi-même avant de se forger un avis.
- ...Bref. Tout ça pour dire, c'est un tordu. Selon la Gazette du Sorcier, il se dirige vers le nord. Dis, Léo, tu devrais faire attention à toi si tu vas à P-
- On est arrivés ! interrompit le chauffeur.
Harry acquiesça, saisit sa valise et se dirigea vers la sortie du bus. Alors qu'il allait sauter du bus, il reconnut la façade remarquable du Chaudron Baveur. La nuit noire n'empêchait pas Harry de constater les nombreuses teintes colorées habillant le bâtiment. Le pub était tel qu'Harry s'en souvenait. Il remercia Ernie et Stan pour le trajet et regarda le véhicule repartir sur les chapeaux de roue. Le Survivant se retourna et entra dans le Chaudron Baveur. Il se dirigea vers le comptoir, mais alors qu'il allait demander une chambre à Tom, celui-ci déclara :
- Le Ministre vous attends déjà dans la chambre 314, M. Potter. Il vous donnera les clés. Je me charge de vos bagages, si vous me le permettez.
Harry écarquilla les yeux. Il ne s'attendait pas à ce que le Ministre en personne vienne l'emmener au Ministère.
- Je... Je vois. Merci, je vais y aller.
Il emprunta les escaliers à sa gauche puis finit par atteindre le troisième étage. Sa chambre se trouvait au fond du couloir, l'idéal pour ne pas avoir de dérangement. Il était sur le point de toquer quand la porte s'ouvrit, laissant place au Ministre de la Magie, Cornelius Fudge.
- Entre, entre-donc, Harry.
Fudge laissa passer Harry, qui remarqua un sourire mal assuré sur le visage tendu de l'adulte. L'accueil favorable du Ministre surprit Harry, mais ce qui le stupéfia était la présence d'une personne qu'il connaissait.
- Leo ?!
Son frère était également présent, dans un coin de la pièce plongé dans l'ombre. La porte se referma derrière Harry, qui n'avait aucune idée de ce qu'il se passait. La nuit était définitivement pleine de surprises.
