Disclamer : Avengers(1& bientôt 2), Captain America (1&2), Iron Man (1,2&3), Hulk, Thor (1&2), Agents of SHIELD et tout le reste le l'univers Marvel n'est pas à moi. (Ce qui est bien dommage, j'aurai adoré être libre de pouvoir totalement tortu... pardon... joué ? Non, ce n'est pas le bon mot. Voilà, je sais quel est le bon mot, écrire. J'aurai adoré pouvoir écrire tout et n'importe quoi avec mes personnages préférés).

Titre : Hiccup

Résumé : Un accident de parcours est si vite arrivé. Au début, c'était juste une mauvaise rencontre. Puis, c'est devenu à celui qui faisait le plus de vacherie à l'autre. Mais dès le départ, ça ressemblait à une mauvaise blague de bistrot. C'est l'histoire d'une analyste, d'un singe et d'un soldat... (Post CA2)

Spoild : L'histoire repose sur un fait que l'on apprend durant la première saison d'Agents of SHIELD. Après il ne faut pas la lire si vous n'avez pas vu Captain America et le Soldat de l'hiver.

Note de l'auteur : Je commence à travailler sur une suite de Hiccup (elle se déroulera avant Avengers 2). L'ébauche du premier chapitre est déjà faite, je travaille sur la trame de l'histoire maintenant.

Bonne lecture.


Réponses aux reviewers anonymes :

Deborah : Si tu as un comptes, tu peux discuter avec les auteurs ou d'autres reviewers. J'aime bien parler avec mes lecteurs car au bout d'un moment, j'ai une idée et je leur demande ce qu'ils en pensent. C'est ce qui c'est passer pour le chapitre 13, c'est en parlant avec une lectrice que j'ai eu l'idée et elle a même lu des extrait du chapitre en avant première. Je respecte si tu ne t'inscris pas parce que tu fais l'effort de laisser des reviews quand même, ce n'est pas le cas de tout le monde (ne vise personne, enfin si mais les concernés se reconnaitront). Ne t'inquiètes pas, j'essaye d'écrire mes chapitres avec une semaine d'avance comme ça, il me reste plus que la correction à faire avant de poster. Un truc simple que même malade je peux faire. Et comme je n'écris pas les chapitres dans leur ordre de publications, j'ai un peu de marge avant de n'avoir rien à poster;). Ne sors pas, moi aussi je calcule combien de temps avant les prochains chapitres de mes histoires favorites ! Comme tous les lecteurs en fait ^^.


Chapitre 14 : Changement de route.

Aujourd'hui.

Nous étions dans le pavillon de chasse de mon grand-père paternel. Comme ce dernier était mort, il était à l'abandon, mais j'étais trop fatiguée pour chercher un autre endroit où passer la nuit. J'ignorais volontairement le fait que James entraînait notre prisonnier à l'écart. Je ne voulais pas savoir ce qu'il allait se passer, j'étais trop fatiguée pour. Carl me jeta un regard de reproche et je l'ignorai. Il me connaissait et il savait que mon boulot n'était pas toujours aussi propre que ce qu'il pouvait sembler. Lorsque James revint, je dois avouer que j'étais surprise. Je m'attendais à ce qu'il fasse plus de bruit. C'est en silence que nous mangions des boites de conserves trop salées et sans goûts. Nous ne nous étions toujours pas dits un seul mot depuis notre départ du gars enfermé dans la cave. Je n'avais rien à dire et lui ne me faisait plus confiance, au vu du peu de confiance qu'il m'accordait avant, ce n'était pas vraiment une perte. Je finis la soirée en m'endormant sur la baquette.

Je me réveillai en sursaut, sure d'avoir rêvée. Un cri retenti. Ce n'était ni celui de Carl, ni celui de James. C'était un cri de douleur. Ma gorge se serra et j'eus envi de m'enfuir. Pourtant, je savais ce qui allait se passer quand nous l'avions chargé dans le coffre, cet homme était trop dangereux pour qu'on le laisse en vie et nous ne l'avions pas tué tout de suite. Je sais que c'est horrible dit comme ça, mais c'était comme ça. Wains pouvait encore avoir des informations que nous n'avions pas et je n'étais pas dupe. Je savais que certaines des informations que j'avais lorsque je travaillais pour le SHIELD étaient obtenues ainsi. Alors pourquoi ça me dérangeait maintenant ? Parce que maintenant, je ne pouvais plus mentir et j'étais obligée de regarder la vérité en face. Ce que l'on ignore ne peut pas nous faire de mal. Cette phrase... Tout le monde la pensait un jour et il faut croire que je n'échappe pas à cette règle. Il eut un autre cri et un frison glacé que me traversa. Et pas seulement parce que ce qui se passait en ce moment allait à l'encontre de plusieurs lois. Parce que dans le fond, je considérais ça comme quelque chose de nécessaire. Choquant, certes, mais qu'il fallait faire. Quand avais-je vendu mon humanité au diable pour un peu plus de connaissance ? J'étais incapable de le dire. J'allumai la télévision pour couvrir les bruits. Et tomba sur un concert de Justin Bieber. J'éteignis l'appareil en me disant que tout compte fait, les bruits dus à la torture pouvait avoir un certain charme comparés à certaines horreurs.

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La cabane brûlait. J'avais les larmes aux yeux et malgré ce que j'avais dit à Carl, ce n'était pas à cause de la fumée. La cabane brûlait et avec elle, partait une part de mon enfance. Dedans, on allait retrouver un corps que la police identifierait comme celui d'un SDF. Cette habitation était vielle et à l'abandon, un accident est si vite arrivé... Là, assise dans une voiture volée, je regardai pour la première fois de ma vie passée. J'avais fait des choix et ils étaient mauvais. James monta à la place du conducteur et la voiture démarra.

Je restai plonger dans mes pensées jusqu'au moment où je réalisai que le paysage défilait. Je ne savais pas où nous allions et, à vrai dire, je m'en moquais. J'étais vivante et actuellement, c'était tout ce qui m'importait. Même... Même si j'avais découvert une partie de moi que j'aurais voulu continuer à ignorer.

-Une fois que tu te seras vengé, que feras-tu ?

-En quoi ça te concerne ?

-Parce que j'ai une dette envers toi.

James ne dit rien. À vrai dire, je ne voyais pas ce que l'on pouvait répliquer à cet aveu.

-Sans moi, jamais tu aurais été en danger, finit-il par dire.

-Tu n'en sais rien.

Le silence se revint comme s'il n'était jamais parti.

-J'ai songé à le laisser te torturer, avoua-t-il.

-Mais tu ne l'as pas fait.

-Ce n'est pas ce qui est important.

-C'est la seule chose qui compte. J'aurai douté de ton humanité si tu n'avais pas songé à le laisser me remettre à ma place.

-Joyce... soupira Barnes.

-Comment peux-tu être aussi...

-Froide ? Insensible ? Immorale ? Naïve ?

-Tu n'es pas naïve.

-C'est bon à savoir que c'est le seul adjectif que tu ne corriges pas.

Moqueur, il me sourit et vous savez le pire ? Je ne pouvais pas le contredire sur ce point. Cet instant de complicité ne durant que quelques secondes. Mais suffisamment pour que je m'en veille de lui avoir caché la liste. Mais d'un autre côté, je craignais la réaction qu'il ne manquera pas d'avoir en la lisant.

-Tu sais, ce n'est pas parce que tu n'as pas de morale que tu n'as pas de règles, lui expliquai-je. J'en suis le bon exemple.

Je ne sais pas trop pourquoi je cherchais à le rassurer. Peut-être parce qu'il était encore plus paumé que moi. Ou pire encore, parce que nous nous ressemblions plus que nous le pensions lorsque nous avons conclu notre pacte. À sa place, moi aussi j'aurai hésité et réfléchi si c'était ce qui servait le mieux mes intérêts avant d'agir.

-Règle numéro une, récitai-je, ne jamais faire de doigt d'honneur lorsque l'on porte des moufles.

-Et la deuxième règle est de toujours faire la mariole ? Ironisa James.

-Non, ça, c'est la vingt-huit, le corrigeai-je sérieusement.

Il secoua la tête et je lui souris doucement.

-Si la morale populaire ne colle pas avec toi, suis tes propres règles. Si tu fais ça, tu ne te trahiras jamais.

-C'est une drôle philosophie.

-C'est une façon de survivre qui en vaut une autre.

Pour une fois, j'aurai bien voulu savoir à quoi il pensait. Me trouvait-il simplette ? Ou juste incroyablement naïve. Non, pas naïve, il avait dit que je ne l'étais pas. Il était peut-être entrain de méditer sur ce que je venais de lui dire. Dans ce cas-là, il faut que je le convins de me laisser conduire. J'ai trop de temps pour réfléchir et lui, pas assez. Ce n'est pas un très bon équilibre.

-Tout à l'heure, tu m'as demandée ce que je ferrais une fois vengé. J'ai envi de te poser une question : maintenant que le SHIELD n'est plus, que vas-tu faire de ta vie ?

-Je ne sais pas. Je n'y ai pas vraiment réfléchi. J'étais à peine sortie du lycée lorsque le SHIELD m'a proposée de travailler pour lui. Au début, c'était juste un job étudiant, puis je me suis rendue compte que je voulais continuer à analyser des choses jusqu'à la fin de mes jours. Je me suis aussi aperçu que je pouvais enfin faire quelque chose de vraiment utile de ma vie en usant de mes compétences pour protéger les populations. Après sept années comme Agent à plein temps du SHIELD, je ne suis rendue compte que j'avais faux sur toute la ligne et qu'en réalité, j'avais bon croire en la justice et la liberté, c'était en partie pour l'HYDRA que je travaillai. Je me suis montrée particulièrement idiote.

-Non, croire sincèrement en une cause juste n'est pas être bête. C'est croire en espèce humaine.

-Lorsque l'on voit ce que l'on fait sur Terre, on peut se demander si c'est raisonnable de croire en l'humanité.

-C'est un rêve. Et surtout, c'est de l'espoir.

-Je ne crois pas en avoir encore.

-De rêves ou de l'espoir ?

-Les deux, lui répondis-je avant de me replonger dans la contemplation du paysage.

Je ne sais pas pourquoi je lui racontai tout ça. Franchement, dans quelques semaines, nous partirons chacun de notre côté pour ne plus jamais se voir. Alors... Alors, pourquoi je ressentais le besoin de baisser ma garde avec lui ? Je voulais lui faire confiance, mais je savais que ce n'était pas possible. Il y avait trop de non-dits entre nous deux. Nous avons fini par nous arrêter et prendre une chambre dans un motel miteux. Une fois cette histoire terminée, j'allais être bonne pour aller vérifier qu'aucun parasite avait élu domicile dans mon pauvre petit pris le premier dossier que j'attrapai et me mis à le lire. Je voyais les lignes, je voyais les mots, mais je n'arrivai pas à faire comprendre à mon cerveau qu'il fallait qu'il les lise.

-En fait, que cherches-tu comme informations ? Je te dis ça parce que je pourrai te trouver jusqu'à la marque de dentifrice d'une bonne partie de la population mondiale alors...

-On cherche des informations sur l'HYDRA, me coupa mon nouvel ami.

Je ravalai mon sarcasme comme quoi des informations sur l'HYDRA n'était pas ce qui nous manquait, maintenant que nous avions cambriolé deux de leurs hauts gradés, et me remit à lire. Ou plutôt, à essayer de lire. Il y avait un sujet dont j'aurai aimé lui parler, mais je ne savais pas comment l'aborder. Pas si facile de demander à un type capable de vous tirer une balle entre les deux yeux et d'abandonner votre corps s'il a vraiment plus de quatre-vingts ans. Mais je devais quand même avouer que j'avais dû mal à rentrer cette donnée dans mon dossier mental sur lui. James Barnes. Je lui avais caché que la liste des cobayes de l'HYDRA que j'avais trouvé. Je lui avais caché la présence d'un seul James dessus. Ça pouvait être une coïncidence, mais je n'y croyais pas. C'était trop gros. Et ça expliquait plein de choses. Dont, pourquoi Captain America ne voulait pas parler de ce qui c'était passé lors des dernières heures du SHIELD. Il le protégeait et gardait espoir que son ami revienne des ténèbres où l'avait plongé l'HYDRA.

-Iiip, nous salua Carl en se grattant l'entre-jambe me tirant de mes pensées.

-Le mâle dans toute sa splendeur, fis-je.

En guise de réponse, il leva son doigt d'honneur bien haut.

-Il faudrait que je t'apprenne d'autres moyens pour être grossier, me moquai-je.

Il me fit un bras d'honneur. Pourquoi faut-il qu'une des personnes de mon entourage avec le plus de répartie soit un singe m'arrivant au bassin ? Retournons à nos montons. J'irai plus vite avec les ressources du SHIELD, mais étant donné les circonstances, je n'ose pas trop faire appel à eux. À près tout, je ne sais pas si c'est eux qui sont responsable de mon état ou non. Sans oublier que je ne saurai pas trop expliquer ce que je fais avec un ancien membre de l'HYDRA. Et puis voilà.

Au pire... Au pire, je pourrai faire appel à Coulson. Coulson et moi... C'est compliqué. Pour faire simple, c'est grâce à lui que j'ai rejoint le SHIELD (malgré moi, il faut bien que je le reconnaisse). Outre sa passion pour les tasers, c'est l'une des rares personnes à qui je confierai ma vie sans hésiter. Et pourtant, je ferai toujours attention à ne pas lui devoir le moindre service. Dans le monde des espions, devoir un service à quelqu'un, c'est le début des emmerdes. Et des emmerdes, j'en ai assez en ce moment pour écrire toutes une histoire. Bref, je pourrai lui demandé de l'aide. Mais ça serait prendre le risque de prévenir mes anciens (ou pas) employeurs. Officiellement, je fais encore partie du SHIELD, c'est juste que cette agence n'existe plus de façon officielle. Oui, tout ça donne un mal de tête épouvantable, mais on finit par s'y habituer. Et puis, je pouvais toujours avoir confiance en Coulson, si un type était capable de mourir pour l'un de ses protégés (même ancien et parti loin du nid), c'était bien lui. C'est juste que je ne prendrais pas contact avec lui avec James dans les parages. Il fallait que je me déplace. Et pour ça, j'avais la solution. J'avais profité de notre escapade au centre commerciale pour remplir une trousse de médicaments. Et je savais ceux que j'allais utiliser.

Barnes se leva sans un mot et alla dans l'autre pièce. Je sortis un tube de mon sac. James allait me maudire, mais je n'étais pas le genre de femme a qui on pouvait faire confiance, moi j'étais celle qui n'hésitait jamais avant de faire un sale coup à quelqu'un. Un... Deux... Trois... Parfait, trois comprimés de laxatifs, si avec ça, il n'était pas occupé suffisamment longtemps pour que je puisse me tirer tranquillement, je deviens bonne sœur. J'entendis le bruit de la chasse d'eau et le Soldat revient et bu son eau pétillante d'une traite.

-Et maintenant, nous faisons quoi ?

-Nous ne faisons rien. Tu restes, je pars point.

-Nous avions un accord, lui lançai-je.

Et moi qui avais été à deux doigts de regretter l'usage des laxatifs. J'aurai dû mettre tout le tube. Je songeais à ma règle numéros 45. J'étais passée maître dans l'art de l'appliquer. Pour ceux que ça intéresse, elle est très simple. Elle dit simplement : « Si tu dois te venger, arrange-toi pour ne pas être pris en flagrant délit ». Il n'y a pas à dire, je l'aime bien cette règle.

-Je reviendrai.

-Oui, comme Terminator.

Il me regarda sans comprendre et je lui fis signe de laisser tomber. Son ventre fit un drôle de bruit et il se leva d'un bon. Lorsqu'il se fut à nouveau enfermer dans les toilettes, je bloquai la porte, pris les documents que nous avions volé et fit signe à Carl de me suivre. J'étais entrain de sortir du parking lorsque j'ai vu sa silhouette sortir de la chambre dans mon rétroviseur. Je ne savais pas pourquoi je me sentais trahie alors que je venais de l'empoisonner (certes, de façon non-mortelle) volontairement. Mais j'avais la gorge serrée. J'aurai voulu hurler devant mon égoïsme qui me terrifiait, mais j'avais des choses à faire.


Elle l'a fait ! Elle est enfin partie son côté ! Depuis le temps que je voulais qu'elle le fasse !

Oui, je sais, c'est moi l'auteur, je fais ce que je veux. Ou pas. Je ne peux encore mettre de baleine dans une rivière, il faut que mon histoire reste crédible. Enfin, qu'elle reste possible.

A la revoilure.