Disclaimers : Bleach ne m'appartient pas et la fiction est à ReiraKurenai, je ne suis que la traductrice. Bonne lecture !
Review :
Plumel :
Salut !
Bon alors est-ce que ton hypothèse est loufoque ? …. je ne dirais rien !
Et oui on en apprend beaucoup sur ce chapitre et j'étais sûre que tu allait aimer ^^ mais celui là sera encore mieux (enfin pas sur les mêmes choses).
Gros bisous !
Alisa-kun :
Coucou !
Et oui notre petite Velvet est pleine de mystère et c'est pas prêt de s'arrêter:)
Pour le personnage qui va faire son grand retour, je te laisse voir à la fin de ce chapitre là ^^.
Gros bisous !
Just Like a Lover
Ulquiorra me ramena exactement à l'endroit où il m'avait enlevée. Il me lança un regard froid puis disparut dans un trou sombre. Je regardai autours de moi. La nuit était tombée. J'étais partie aussi longtemps? Shinji devait être mort d'inquiétude. Je me mordis la lèvre ... avaient-ils remarqué mon absence?
Hésitante, j'entrai dans l'entrepôt. J'eus le souffle coupé. Le monde devint lumineux et je pus voir les différentes flammes colorées des reiatsus des autres. Etrangement, aucune douleur ne me submergea. Je ne me sentais pas submergé par la pression, c'était comme si tout était redevenu normal. Etait-ce à cause d'Aizen? M'avait-il fait quelque chose?
Shinji apparu en un éclair devant moi, les yeux écarquillés. Il tendit la main pour me toucher, mais hésita avant que sa main entre en contact avec ma peau. Je lui souris, lui montrant que j'étais vraiment là. Il sembla être convaincu, car il me caressa la joue, puis passa ses doigts osseux dans mes cheveux courts.
"Où étais-tu?", me demanda-t-il.
J'ouvris la bouche pour tout lui dire, mais je me rappelai ma promesse, "J'avais besoin d'air frais."
Les yeux de Shinji se rétrécirent, "Tu as complètement disparue de la surface de la terre. Je ne pouvais plus te sentir!"
Je baissais le visage, dans l'espoir de cacher ma culpabilité, "Je suis désolée."
Shinji s'éloigna de moi et se retourna, "C'est pas grave."
Je levai les yeux, agacée qu'il prenne la situation dans ce sens, mais j'étais reconnaissante qu'il ne me pousse pas à lui dire la vérité. Il savait sans doute que je ne m'étais pas juste baladée. Il n'était pas stupide.
"Tu étais inquiet?" demandai-je. Shinji me regarda par-dessus son épaule, se retourna et fit un grand pas vers moi. Je déglutis quand il me surplomba de toute se hauteur et reculai. Mais Shinji attrapa mon poignet et me tira vers lui.
"Inquiet?", répéta Shinji, "Inquiet est un euphémisme!"
Mes yeux s'écarquillèrent. Je levai la tête et croisai un regard si intense que j'avais envie de fondre. Mon cœur martelait dans ma poitrine. Je ne savais pas ce que voulait dire Shinji par un tel regard, je ne savais pas quoi penser de sa réaction. Je dois avouer que j'avais peur, mais je restais là, je sentais un sentiment étrange traverser mon corps. C'était une sensation que je n'avais jamais ressentie auparavant. C'était inconfortable mais si plaisant en même temps. Je levai les bras et pris en coupe les joues de Shinji. Elles étaient chaudes par rapport à mes doigts glacés.
"Je suis désolée", murmurai-je en me mettant sur la pointe des pieds pour effleurer ses lèvres. Je ne savais pas ce qui m'avais pris de faire une telle chose, mais c'était agréable. Shinji resta immobile, mais en me reculant, je vis dans ses yeux qu'il était soulagé. Je souris et l'embrassai à nouveau, cette fois il répondit.
"Je suis désolée", murmurai-je de nouveau. Shinji soupira, secoua la tête et enveloppa ses bras autours de ma taille, me serrant fermement contre lui. Je respirai son odeur et souris.
"Ne le sois pas", murmura Shinji, "Je suis heureux que tu sois saine et sauve."
Je caressai son dos et me détacha de son étreinte. C'était surprenant de voir à quel point notre relation avait changé dans le peu de temps que nous avions partagés ensemble. Ce n'était plus le coureur de jupon blond et ennuyeux qui avait fait de mon travail un enfer. C'était mon ami, mon gardien ... ma personne spéciale.
"Je suis fatigué", dis-je, un léger mal de tête se formait dans mon crâne, "je pense que je m"habitue à mes capacités."
"Tant mieux", commenta Shinji, "Dès que tu les maitrisera, on pourra t'apprendre quelques notions de base."
"Des notions de base de quoi?", demandai-je.
Shinji haussa les épaules, "de Self-defense peut-être?"
Je grognai, "Comme si je n'étais pas déjà capable de le faire!"
Shinji se mit à rire, pinça mes joues et disparu en haut des escaliers. Je le fixai. Je n'étais pas une gamine!
Je ne pris pas la peine de chercher un endroit pour dormir et vint me recroqueviller à côté de Shinji. Ce n'était pas étrange de me coucher près de lui. Ça me paraissait normal, comme si je le faisais depuis des années. Shinji était déjà endormi, des doux ronflements s'échappaient de son côté du lit. Ces sons m'aidèrent à me détendre. Je fermai les yeux et me forçai à oublier ce que m'avait dit Aizen. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire.
Qui était vraiment Aizen? Il m'avait affirmé ne pas être ce que je pensais qu'il était ... alors qui était-il exactement? Etait-il mon ennemi ... ou mon allié? Il était l'ennemi des shinigamis à ce que je sache. Mais moi? Ne suis-je pas juste une fille prise au milieu?
Je soupirai et me retourna sur le dos. Ça allait être une longue nuit.
Je me réveillai quand quelque chose me secoua doucement. Je remuai et ouvris lentement les yeux. Shinji était penché sur moi, ses lèvres étirées dans un sourire paresseux. Je baillai et tirai les couvertures jusqu'à mon cou. Il faisait très froid.
"Hm?" fut tout ce qui s'échappa de mes lèvres. Je refermai les yeux.
"Bon sang Velvet", gémit Shinji, "Cesse d'être aussi mignonne!"
Je souris, "Tu adores ça."
"Quoi qu'il en soit", répliqua Shinji, "Lève-toi et marche ma belle."
"Non"
Je pouvais sentir l'agacement de Shinji, mais je l'ignorai. Je tirai la couverture sur ma tête et soupira en sentant la chaleur. Shinji s'assit sur le lit à côté de moi et tira les couvertures loin de moi. Je gémis, mais quand Shinji me poussa sur le côté, je me mis à rire. Il me poussa de nouveau, mais j'ai simplement rit et refusai de bouger.
"Tu ne veux pas venir à un rendez-vous?" demanda Shinji. Mes yeux s'ouvrirent et je m'assis, les yeux écarquillés.
"Tu peux répéter s'il te plait?" répondis-je.
Shinji rit, "Un rencard ... avec moi. Qu'en dis-tu?"
Il l'avait dit.
Ça commençait à m'énerver d'être coincée dans mon uniforme scolaire. Cela voulait dire que j'allais être démodée pour mon premier rendez-vous avec un homme. Ok, techniquement c'était mon deuxième, mais je n'avais jamais vraiment compté le premier comme un vrai rendez-vous ... ça avait juste été une blague d'un camarade de classe stupide. Ouai, en fait je n'avais pas trop envie d'y aller.
Shinji nous prépara du café avant de partir. Il but le sien (sans sucre ni lait) en trois secondes chrono, me laissant avec le mien, noyé dans le sucre et le lait, posé sur la table. J'attendai qu'il refroidisse. Shinji se moqua de ma tête déconfite, passant ses doigts dans mes cheveux. Il avait l'air étrangement peiné pendant un court instant, mais son froncement de sourcils disparut rapidement, remplacé par son sourire arrogant habituel.
Après avoir enfin fini mon café, nous sommes partis. Shinji me conduisit le long de la rivière qui traversait la ville. Nous marchions le long de la rive, profitant de la tranquillité de l'eau. Une voiture ou un piéton passaient occasionnellement, mais à part ça, tout était calme.
Shinji ramassa une pierre et la jeta dans l'eau. Elle ricocha, créant de longues ondulations avant de traverser la surface. Je la regardais, hypnotisée. J'avais toujours aimée l'eau, c'était une des seules choses qui me tranquillisait. Shinji remarqua que j'étais ailleurs et en profita pour entrelacer ses doigts avec les miens. Je lui souris. C'était étrange, ce bonheur pétillant qui m'envahissait à chaque fois que j'étais avec lui. Je me sentais tellement ... moi-même.
"La Soul Society te manque-t-elle?" demandai-je.
Shinji me lança un regard étrange avant de retourner son attention vers l'eau, "Parfois, il y a quelques personnes là-bas qui me manque beaucoup."
"Tu as de la famille?"
Shinji secoua la tête, "Non, pas vraiment. Ce sont les Vizards ma famille maintenant."
J'hochai lentement la tête, "Et quelqu'un de spécial?". Je serai sa main en lui demandant cela. Shinji serra la mienne en retour.
"Il y avait quelqu'un", chuchota-t-il, "Une fille. Je n'étais pas amoureux d'elle à l'époque, c'était encore une enfant, mais j'ai pris soin d'elle plus que n'importe qui. Elle avait des cheveux de la couleur de la lune et un sourire aussi lumineux que le soleil."
"Essayes-tu d'être poétique?" Demandai-je, un sourire en coin.
Shinji renifla, "Au moins j'aurais essayé."
Je ris, "Cette petite fille me ressemble énormément."
Shinji se tourna vers moi, "C'est un peu prétentieux. Mais c'était peut-être toi."
Le silence. Je le regardai, mes yeux améthyste cherchaient une trace d'hésitation, de tromperie, mais il n'y en avait aucune. Shinji était totalement honnête et sincère. Je lui demandai doucement s'il était sérieux, il hocha simplement la tête. C'est à ce moment-là que je sus qu'Aizen Sosuke m'avait vraiment dit la vérité.
Notre ballade se finit dans un parc, où nous nous assîmes tous les deux sur une branche d'un arbre. De là, nous regardions le monde bouger en dessous de ne pieds. Mon esprit était encore en train de penser au fait que je comptais beaucoup pour Shinji, et pas seulement maintenant, mais depuis toute petite. Mes rêves n'étaient donc pas des bêtises ... je le connaissais vraiment quand j'étais enfant. Mais c'est tout ce que je savais. Je ne me souvenais de rien d'autre.
"J'adore venir ici", déclara Shinji, "Regarder le monde évoluer, alors que je reste figé dans le temps."
Je caressai son épaule, "Tu n'es pas seul Shinji. Tous les autres morts observent le temps défiler alors qu'ils se promènent, le temps ne les concerne plus non plus."
Les lèvres de Shinji se pincèrent en une fine ligne, "Je sais. Mais parfois je souhaite de ne plus être mort. Bien que je ressente les mêmes choses que les vivants, je ne pourrai plus jamais vieillir ..."
Je ne savais pas quoi répondre. Je supposais que j'étais encore trop jeune pour être en mesure de comprendre ces choses-là. J'étais morte récemment, donc pour moi, c'était encore difficile de saisir le concept de ne jamais vieillir. Là encore, étais-je vraiment morte? Si mes parents venaient de la Soul Society, n'étais-je pas un cas particulier? Etais-je vraiment morte?
"Comment nous sommes nous rencontrés?" demandai-je pour changer de sujet. Shinji eut l'air surpris, et je pus sentir son hésitation, mais il se détendit.
"C'était une journée banale", déclara Shinji, "Je testais un petit groupe de futurs apprentis de la cinquième division. Takumi en faisait partie. Votre mère était malade et il avait été obligé de t'emmener avec lui. Tu étais encore un bébé à l'époque."
Je souris, "Tu me dit la vérité."
Shinji fronça les sourcils, "Je t'avais dit que je te la dirais non?"
J'hochai la tête, "Oui mais ... tu m'as dit ce que je savais déjà un peu."
Shinji haussa les épaules, "Je pensais que c'était juste ce qu'il fallait."
Je ris, "Continue, j'en sais déjà beaucoup."
"Vraiment?", demanda Shinji, son sourcil levé, "Comment?"
Je ris et plaça un index devant mes lèvres, "C'est mon petit secret!"
Shinji me tenait la main sur le chemin du retour à l'entrepôt. Nous avons parlé et ri et nous amusions à nous pousser. C'était comme si j'étais encore en vie, rien que pour un court instant. Je tombai et Shinji me rattrapa. Il passa ses doigts dans mes cheveux et planta des baisers sur mon front, mes yeux et mes joues. Je ne pouvais pas m'empêcher de rire, il me chatouillait la peau.
Alors que nous approchions de l'entrepôt, j'ai senti quelque chose d'autre. Chaque flamme de reiatsu était présente, ce qui signifiait que tous les Vizards ainsi qu'Ichigo étaient là. Ce n'était pas ce qui m'inquiétait. Non. C'était la nouvelle flamme, qui brûlait violemment, qui me prit au dépourvu. Shinji et moi nous sommes arrêtés devant l'entrée, une paire d'yeux nous regardaient froidement.
Je fus la première à parler, "T-Takumi?"
Takumi me regarda puis sourit, "Bonjour ma sœur."
"Que fais-tu là?" demandai-je. Takumi sourit et passa ses doigts dans ses cheveux argentés, puis déplaça ses yeux améthyste vers Shinji. Une salutation silencieuse se fit entre les deux hommes, Takumi se tourna de nouveau vers moi.
"Je suis sorti ce matin", souligna Takumi, "Et je suis venue ici, car je n'avais pas d'autre endroit où aller."
Helllllloooooo !
Le grand retour du Shinji Velvet et de Takumi ! J'ai pas trop de chose à dire sur ce chapitre, je l'aime tout simplement:)
Dans le prochain, Takumi va passer un interrogatoire mené avec brio par Sherlock-Velvet !
Gros bisous à tous !
