Toc Toc Toc ! Qui c'est ? Ella, qui vient poster ! Non ? Si ! Dingue !
Oui, c'était long, oui je sais, à chaque fois que j'étais sur le PC, je voyais ce document qui m'appelait, viens me finir, Ella, viens ! J'arrive, j'ai du boulot, je finis un truc et finalement j'ai ouvert et j'ai -enfin- bouclé ce chapitre ! Woohoo ! Vive moi ! Motivons-nous^^ Bon, j'avoue que TVD et TO m'ont pas forcément très motivé...
Pas le temps de répondre à vos reviews, en même temps, pas de question en particulier huhu. Merci en tout cas pour vos petits mots qui sont toujours très motivants !
Petite précision parce qu'on me l'a demandé : le rôle de James a été attribué à Brad Pitt dans mon histoire. Oui, pas n'importe qui hein héhé. Le Brad Pitt de Ocean's Eleven pour être précise. Petit emprunt au personnage qu'il y joue qui est toujours en train de manger lol.
Place à l'histoire. Retour à NY. Bonne lecture.
CHAPITRE 14 : DES ETOILES DANS LES TENEBRES
Caroline n'avait parlé à personne du sort sur lequel travaillait Bonnie. Elle était arrivée à admettre qu'elle aimait finalement l'idée d'être liée à Klaus. A la vie, à la mort. Tu meurs, je meurs.
Les derniers jours de l'année 2022 l'avaient plongée en pleine introspection et elle ne s'était pas rendue compte que 2023 lui avait emboîté le pas et filait à toute vitesse. Elle était dans sa bulle et s'y sentait bien. Elle n'avait pas éprouvé le besoin d'aller voir Klaus à Rikers Island et la simple idée qu'il puisse penser à elle –le cadeau de Noël en témoignant- suffisait à éclairer ses journées. Ils pensaient l'un à l'autre et cette connexion, qu'ils avaient toujours eue, s'était ravivée plus intensément encore.
La transition entre les deux années s'était faite paisiblement, au moins dans son petit monde. Un simple dîner en compagnie de Tyler, Damon et Elena avait été salvateur après l'épreuve de Noël. Tyler faisait visiblement des efforts pour être plus présent malgré le chaos de la pleine lune du 6 janvier qu'il avait anticipé. Mais il savait qu'à son échelon, il ne pouvait, malheureusement, rien y faire et comptait plus que tout sur l'aide et l'appui d'Elijah en sa qualité de sénateur pour faire avancer la cause qu'il défendait ardemment.
Son stage était officiellement terminé mais elle était toujours, officieusement, sur le dossier de Klaus. Elle devait, à présent, jongler entre ses cours théoriques, sa présence à la police de New York et la gestion du dossier de Klaus. Le lieutenant Keyth avait insisté pour qu'elle reste à la criminelle et elle avait accepté avec enthousiasme. Elle aimait cette vie occupée, toujours en mouvement, qui l'empêchait de s'enliser dans de sombres pensées.
Elle arriva en début de semaine à son bureau plutôt de bonne humeur. C'était sans compter Keyth qui l'apostropha alors qu'elle avait à peine enlevé son manteau.
« Caroline ! Je t'ai mis sur l'affaire de la 22ème ! Paulo part dans trois minutes sur les lieux du crime. Faites les premières constatations et laisse-moi le rapport sur mon bureau ce soir. »
« Sérieusement ? » demanda Caroline, la mine déconfite. « Et les analyses sur l'affaire du barman ? Vous voulez également le rapport pour ce soir, non ? »
« Ca pose un problème ? » demanda le flic en regardant la blonde par-dessus ses lunettes.
« Non, non… » grommela Caroline en remettant son manteau.
Dans la voiture les menant jusqu'au lieu du crime, Caroline se battait avec ses papiers, épluchant les analyses des recueillements qu'ils avaient faits la semaine d'avant dans un bar où un employé avait été poignardé.
« Au moins trois ADN différentes ont été retrouvées sur le type… » marmonna Caroline davantage à elle-même qu'à Paulo qui naviguait avec le gyrophare dans la dense circulation matinale de New York.
« C'est le mieux, en fait, » lui répondit son co-équipier en prenant le couloir des bus. « Il arrive fréquemment que quand tu n'as qu'un ADN, les choses se compliquent. Tu as beau croire, avec le suspect idéal confondu, que ton dossier sera bouclé en moins de deux, mais le type te sort un alibi béton qui te fait passer des plombes sur le dossier et ramer pour le coincer. Alors que là, t'as qu'à faire parler les déclarations, interroger les proches et relever les incohérences. Tu as des aveux avant la fin de la semaine. »
« C'est bon à savoir, » sourit Caroline en remettant ses papiers en ordre. « Je me sens si nulle… » soupira-t-elle. « Je n'aurais jamais pensé à ça et j'ai l'impression de ne servir à rien. »
« Hey ! On est tous passé par là, » la réconforta Paulo. « Tu as la chance d'être sur un gros dossier, Forbes. Tu as un nom dans le métier avant même d'avoir le diplôme. Et entre nous, l'Originel a tué le chasseur ? »
« Ah ça… » soupira Caroline. « Même si j'applique tes principes, Paulo, l'ADN, les interrogatoires, les proches, les aveux… Malgré tout ça, je n'ai aucune certitude, aucune… »
« Tu as des aveux, le type est coupable, point, » répondit Paulo en haussant les épaules. « Pas de place aux sentiments et à l'affectif, Forbes. Pas de ça dans le métier. Laisse les pros le juger, t'as fait le job. »
« Si c'était aussi simple… » marmonna Caroline en soupirant.
Rebekah était assise contre la vitre qui surplombait Manhattan et regardait d'un air absent la ville qui s'agitait. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine et appuya sa tempe contre la fenêtre. Le procès de Klaus s'ouvrirait bientôt et elle avait peur, peur de ce qu'il allait advenir de son frère et de leurs vies. Elle n'avait personne à qui confier ses craintes, ses doutes et ses incertitudes. Stefan écoutait, pourtant, souvent, ses longues litanies mais il ne pouvait pas comprendre ce lien si particulier qui la liait à son frère. Pour toujours et à jamais. Il y avait Caroline, bien sûr, elle aimerait tant pouvoir lui dire tout ce que la jeune vampire pouvait entendre mais c'était impossible, pour le moment. Alors, elle avait l'impression que sa vie se résumait à attendre. Elle ne savait pas ce qu'elle attendait exactement mais la sensation n'était pas agréable.
Elle leva finalement les yeux pour apercevoir Stefan qui passa une main affectueuse dans ses cheveux, caressant sa joue au passage.
« Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'avais pas une réunion importante ? » demanda-t-elle, surprise.
« Où es-tu, Rebekah ? » répondit Stefan, ignorant la question de sa petite amie. « Y penser continuellement ne changera pas le calendrier… »
Rebekah soupira et elle leva les yeux au ciel. « On voit que ce n'est pas ton frère qui s'apprête à rôtir sur la chaise électrique, » ironisa-t-elle sombrement.
« Tu ne m'as jamais répondu, Rebekah, » continua-t-il et l'Originelle fronça les sourcils. « Non, pas au sujet de la demande en mariage, » ajouta-t-il, réussissant à arracher un sourire à la blonde. « Au sujet de Jeremy… »
« Tu crois que Nik m'a confié le terrible secret sur le chasseur, me faisant jurer de ne rien dire, croix de bois, croix de fer, jusqu'à la mort et au-delà, c'est ça ? » répondit-elle avec un sourire à présent amer.
« Je veux juste aider, Klaus… » déclara platement Stefan en haussant les épaules.
« Va à ta réunion, Stefan, » soupira Rebekah en dirigeant à nouveau son regard sur la ville.
« Elle a été annulée, j'ai la matinée, » répondit le vampire en prenant la même position que sa compagne. Il regarda pendant de brèves secondes dans la même direction que Rebekah et posa sa main sur la sienne, attirant à nouveau l'attention de cette dernière.
« Je peux tout entendre, Bex, » insista-t-il et il lui sembla que le bleu des yeux de l'Originelle s'était assombri. « Tu sais que je t'aime et ça ne changera pas. »
« Je veux aider Nik moi aussi et je ne sais rien qui pourrait l'aider… Tu me crois ? » soupira-t-elle en se rapprochant du vampire.
« Quand tu me dis que tu m'aimes, oui, » sourit Stefan et Rebekah leva les yeux au ciel.
« Caroline va trouver, » déclara finalement Rebekah et Stefan leva un sourcil. « Non, je ne joue pas au tu chauffes, tu brûles, tu gèles », ajouta-t-elle malicieusement. « Caroline a cette propension que je n'explique pas à faire sortir le meilleur de Nik. Elle va y arriver. Tu lui fais confiance ? C'est pour ça que tu l'as envoyée là, non ? »
« Il s'est passé quelque chose entre Klaus et Caroline ? » demanda Stefan avec suspicion.
« Tu me prends pour qui ? La presse à scandale ? » répondit Rebekah du tac au tac en prenant appui sur ses genoux, rampant d'un pas félin vers le vampire. « Je t'aime aussi tu sais… » souffla-t-elle dans le cou de son petit ami avant d'y déposer de légers baisers. « Tu as la matinée, c'est ça ? » ajouta-t-elle, attaquant franchement le cou de Stefan qui attrapa subitement les poignets de Rebekah. Elle bascula dans un cri, se retrouvant bientôt prisonnière sous le corps de Stefan. Leurs lèvres se cherchèrent bientôt et le loft changea d'atmosphère, s'emplissant des gémissements des amants qui étaient en train de s'aimer.
L'ouverture du procès de Klaus approchait et c'est tout naturellement que Caroline s'était entretenue avec James. Ils avaient longuement discuté du dossier et Caroline s'était remise au travail.
A deux semaines du procès, elle était étrangement sereine mais finalement presque résolue à l'idée qu'elle ne saurait probablement jamais qui a tué Jeremy. Elle avait bien pensé à demander de nouveau à Klaus la vérité sur le meurtre mais elle se heurtait à un mur et quand Klaus avait décidé quelque chose, il savait se montrer têtu, elle l'avait appris à ses dépens.
La fin de semaine n'était plus très loin et même si le soleil prenait davantage de place chaque jour, c'est en fin d'après-midi qu'elle avait retrouvé James pour prendre le ferry en direction de Rikers Island.
C'était une habitude entre eux à présent : s'accouder au bastingage du bateau et discuter le temps de la traversée, de tout, de rien, de Klaus, de son dossier et de la vie en général. James avait toujours de la nourriture sur lui et il avait même pris l'habitude d'emmener une boisson chaude, une pour lui et une pour Caroline, et bien évidemment une pour Klaus.
Après avoir discuté pendant quelques instants des fêtes de fin d'année, un silence s'était installé. Caroline regardait les lumières de New York s'éloigner alors qu'elle serrait sa thermos entre ses mains. James grignotait des sushis, le regard perdu dans le lointain.
« J'ai lu votre déposition concernant les trois humains, ce qui est arrivé à votre mère… Dur… Comment va-t-elle ? » demanda-t-il finalement et Caroline soupira avant de prendre une gorgée de thé brûlant.
« Elle n'ira jamais bien… » souffla-t-elle. « Hémorragie interne et cérébrale. Elle a subi des dommages et lésions irréversibles. Son cerveau ne fonctionne plus normalement et… elle végète. Elle n'est plus consciente de rien, elle survit, elle ne me reconnaît plus… » Sa voix se brisa.
« Je suis désolé, Caroline. »
« Et je m'en veux tellement ! Si on avait été là quelques minutes avant… »
« Ce n'est pas votre faute, » la rassura James mais elle secoua la tête.
« Mais si ! On s'était chamaillé pour des bêtises avec Klaus. J'ai mis un temps infini à choisir une tenue et… On aurait dû être là avant. »
« Pourquoi avoir admis que c'était Klaus ? Avec l'affaire Jeremy, il aurait été facile de mentir, surtout qu'il était parti avant que la police ne débarque, » fit remarquer le vampire, ses instincts d'avocat reprenant le dessus.
« Sa voiture était garée juste devant la maison. Ses empreintes étaient partout, sur les humains, sur ma mère… Je crois qu'il était inutile et plutôt préjudiciable de s'enliser dans un énième mensonge… » soupira, à nouveau, Caroline.
« Comment Tyler a-t-il pris le fait que son Némésis se trouvait avec sa fiancée, dans la maison de la mère de cette dernière ? » ironisa le vampire.
« Je n'ai jamais dit que Klaus était avec moi… Je devais seulement diner avec ma mère ce soir-là, un dernier dîner avant de rentrer à New York… Klaus était certainement dans les parages et il a entendu mes cris quand j'ai découvert ma mère. »
James sourit. Intelligent. Il aurait presque pu dire que la jeune vampire avait un raisonnement de psychopathe tellement il en avait côtoyé et il étouffa un petit rire.
« Quoi ? Bien sûr, j'ai eu le droit à une longue litanie sur le fait que Klaus se trouvait toujours là où j'étais et qu'il avait encore joué les chevaliers servants, qu'il en pinçait encore pour moi. J'ai répondu qu'il habitait lui aussi Mystic Falls et j'ai réussi à lui faire admettre que la présence de Klaus était bienvenue ce soir-là ou on aurait retrouvé non seulement le corps de ma mère mais également le mien, » poursuivit la jeune femme.
« Ne le prenez pas mal, Caroline, mais je plains un peu le pauvre type qui est contraint d'admettre qu'heureusement que l'amant de sa copine était là pour sauver la mise, » s'éclaffa-t-il à nouveau.
« Je ne le prends pas mal, » sourit Caroline en haussant les épaules, la mine triste. « Vous avez raison, je me sens coupable, James. Tyler ne mérite pas ça et je sais qu'il faudra que je mette un terme à tout ça. »
« De toute façon, il faudra bien faire un choix quand Klaus sortira de prison, non ? »
« Comment ça ? » demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
« Klaus sortira de prison, Caroline, vous êtes consciente de ça ? » répondit James en plantant son regard bleu dans celui de la blonde. « Si ce n'est pas par la voie légale, ce sera par une autre voie mais Klaus sortira. Il est exclu qu'un Originel soit condamné à mort, surtout que j'imagine que Klaus est l'Originel qui détient la plus longue lignée puisqu'il est celui qui a vécu le plus longtemps, en terme de présence j'entends… »
« Je n'ai jamais pensé à ça, à l'après prison je veux dire, je n'ai jamais envisagé le moment où Klaus sortirait de prison, et de quelle manière surtout… »
La fin de la traversée se déroula dans un silence introspectif. Ils débarquèrent du ferry avec les quelques gardes qui devaient prendre la ronde de nuit –probablement des vampires pour la plupart- et ils pénétrèrent, enfin, dans la bâtisse. Caroline se pinça le nez à l'odeur prégnante dont elle n'arrivait pas à se faire dans ce lieu sinistre et ils furent conduits jusqu'à l'habituelle salle des interrogatoires.
Klaus les attendait, la mine renfrognée, et il se leva quand la porte se referma derrière les deux visiteurs. Il paraissait nerveux et Caroline fronça les sourcils. James était concentré sur le dossier et il salua Klaus avant de s'asseoir, prêt à embrayer sur le dossier et les nombreuses informations qu'il avait à transmettre à son client.
« Je voudrais qu'on ne tarde pas à aborder le point crucial du dossier qui pose problème, » commença l'avocat.
Klaus mit son index sur ses lèvres à l'attention de Caroline quand ils prirent place autour de la petite table en aluminium et il se saisit d'une feuille du bloc de la blonde et de son stylo avant de griffonner quelque chose rapidement. Il fit glisser la feuille vers Caroline et James qui lurent en silence la note avant d'ouvrir grands les yeux dans une parfaite synchronicité.
« Sérieusement ? » s'indigna Caroline alors que James s'était levé en jurant à mi-voix.
L'avocat frappa fortement contre la porte et bientôt un garde vint lui ouvrit. « Je veux voir le directeur, un responsable, n'importe qui ! »
Caroline se retrouva seule avec Klaus et son regard glissa à nouveau vers la note qu'elle lut en silence pour la deuxième fois.
Pas un mot. Ils ont placé un système d'enregistrement dans la salle. Pas une caméra. On est sur écoutes.
Elle balaya du regard la salle et elle leva les yeux avant d'apercevoir un petit dispositif discret dont un faible signal lumineux rouge ne laissait aucun doute sur sa mise en marche.
Elle croisa le regard de Klaus et il acquiesça, avant de se racler la gorge et d'ouvrir enfin la bouche.
« Il semblerait que mon avocat ait décidé de nous fausser compagnie, » dit-il pour meubler le silence suspect.
« Il va revenir… » marmonna Caroline tout en ouvrant nerveusement son dossier. Elle feuilleta ses notes et la nombreuse paperasse du dossier de Klaus, et elle se rendit bientôt compte qu'elle n'avait rien dit de pertinent depuis de trop longues minutes. « Bien… Mr Mikaelson… »
Elle était nerveuse, mesurant chaque mot qu'elle prononçait, et Klaus esquissa un sourire, attendri par sa vulnérabilité et sa peur de dire quelque chose qui pourrait se retourner contre lui.
« Mon dossier est bouclé si je puis dire… Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter ? Sachant que ce dossier va être transmis à la criminelle de New York, et à la justice… »
« Je n'ai rien à ajouter ou retirer aux déclarations que j'ai déjà faites, Miss Forbes, » répondit-il d'un air qui ne semblait amuser que lui. « Est-ce que je peux vous poser une question ? »
« Bien sûr », répondit Caroline d'une manière faussement décontractée bien que son regard criait le contraire.
« Est-ce que vous accepteriez d'aller boire un verre quand je serai sorti d'ici ? »
Caroline n'en croyait pas ses oreilles alors qu'elle regardait Klaus d'une manière incrédule. Ils étaient censés avoir une discussion simple et professionnelle en attendant le retour de James, et Klaus était en train de lui mettre des bâtons dans les roues en la déstabilisant.
« Qu'est-ce qui vous fait croire que vous allez sortir d'ici ? » demanda-t-elle, un brin agacée.
« Je suis un Originel, Caroline, » susurra-t-il dangereusement. « Et je gagne toujours. Alors ? Et ce verre ? »
Caroline n'eut pas l'occasion de répondre que la porte de la cellule s'ouvrit à nouveau pour laisser entrer James.
« Problème réglé, » dit-il laconiquement. « Les micros sont débranchés. Je ne peux pas rester. Je dois choper le Ministre avant qu'il ne quitte son Cabinet. Ce qu'il s'est passé ce soir est inadmissible. Je suis désolé, Klaus, je repasserai demain. Caroline, vous prenez ce ferry avec moi ? »
« Euh… » hésita Caroline en regardant James puis Klaus. « Je prendrai le prochain, » dit-elle finalement et James acquiesça.
« Bonne soirée, » dit-il à l'attention de Caroline et Klaus, et il quitta la salle d'un pas rapide.
« C'était quoi ce plan ? » demanda Caroline en plantant son regard noir dans celui de l'hybride.
« Ca fait bien cinq minutes que les micros sont coupés, chaton, » répondit-il avec un sourire triomphal.
« C'est pas vrai ! Tu es impossible ! » explosa-t-elle, passant une main dans ses cheveux en laissant retomber la tension alors que Klaus avait laissé échapper un petit rire. Elle avait l'impression d'avoir retenu sa respiration pendant au moins vingt bonnes minutes, et elle poussa un large soupir tout en rejoignant la fenêtre par laquelle on pouvait voir la nuit claire et ses étoiles scintillantes. Il la laissa reprendre ses esprits et s'approcha un peu d'elle, satisfait qu'elle ait décidé de rester un peu plus longtemps en sa compagnie.
« Tu admires la beauté de la nuit, de la pénombre et des ténèbres ? » demanda-t-il doucement pour rompre le silence.
« La beauté des ténèbres ? » répéta Caroline en fronçant les sourcils sans se retourner. « Il n'y a aucune beauté dans les ténèbres… »
« Tu en es sûre ? »
« Oui. »
Elle avait répondu rapidement. Mais sa question l'avait troublé et il s'était encore rapprocher d'elle. Elle pouvait presque sentir les battements du cœur de l'hybride résonner contre son dos. Elle s'efforça de ne pas lui montrer son trouble, de ne pas laisser son corps la trahir alors qu'elle pouvait sentir sa chaleur et son odeur qui lui avait tant manqué. Puis elle sentit sa main qui plongea délicatement dans ses cheveux, dégageant sa nuque et son épaule. Elle ferma les yeux. Il s'approcha et ses lèvres s'arrêtèrent à quelques centimètres de son oreille. Il avait eu souvent des élans de tendresse de la sorte par le passé, lui murmurant des mots à faire rougir, l'embrassant tendrement dans le cou. Elle frissonna et rouvrit les yeux quand il parla à nouveau.
« Regarde, mon ange, » dit-il doucement en pointant le ciel. « Je vais te mettre dans la confidence, Caroline, mais ce sera notre petit secret. Il n'y a que dans la pénombre, dans toute cette noirceur nocturne, que tu pourras admirer les étoiles… »
Un petit sourire s'étira sur les lèvres de la jeune vampire et il poursuivit, toujours aussi près, trop près, d'elle. « Elles dansent, Caroline. La pénombre, la lumière. La lune et les étoiles auront toujours besoin de la pénombre pour se dévoiler. »
« Il y a des livres de poésie en prison ? » demanda-t-elle maladroitement pour se donner une contenance devant une situation qui lui échappait tant les sentiments qu'elle impliquait la dépassaient. « Peu importe, » ajouta-t-elle en se dégageant de Klaus, se retournant pour lui faire face. « Je suis de ceux qui croient que de la lumière jaillit la vérité, et donc l'apaisement et la sérénité. »
« J'ai goûté à ça, Caroline, et tu le sais. Tu étais ma paix et ma sérénité. Mais je suis encore et toujours attiré par les ténèbres. »
« Il… Il faut que je sache… » tenta-t-elle dans un souffle et Klaus pencha la tête sur le côté.
« Je… » Il entendit les battements du cœur de la blonde s'accélérer. « Tu m'as demandé des aveux un jour, sur mes sentiments te concernant, et je t'ai répondu… »
Il acquiesça.
« Je te les demande à présent, Klaus. Je veux savoir. »
« Je pensais avoir été clair concernant mes sentiments, » répondit-il, un brin provocateur. Caroline lui retourna un regard appuyé et le sourire de l'hybride s'élargit alors qu'il soupira. « J'ai déjà avoué, Caroline, j'ai tué Jeremy. Si tu veux des aveux écrits, je peux le faire. »
« Je vois, » soupira-t-elle en détournant le regard.
« Non, tu ne vois pas ! » » s'emporta-t-il, la forçant à lui faire face à nouveau. « Tu ne verras jamais ! »
« Merci pour la toile mais il faut que tu arrêtes de faire ça, Klaus, » dit-elle, les larmes aux yeux.
Tout se mélangeait et c'était ainsi concernant leurs conversations depuis le début de cette affaire. Jeremy, leur passé, leurs sentiments, les non-dits habituels et les rancœurs non résolues.
« C'était juste un cadeau, pour Noël. Il n'y a rien de plus à y voir, » répondit-il en soutenant le regard de la blonde.
« Bien. »
Sur ces mots, Caroline s'empara de ses affaires et elle sortit de la salle sans un regard ou un autre mot pour l'hybride.
Alors ? Heureux d'avoir retrouvé notre couple préféré dans leurs éternelles complications ? Mais qui a bien pu tuer Jeremy ? Et pourquoi Rebekah est-elle si mélancolique ? Allez, prochain épisode au Tribunal ! Le procès de Klaus va s'ouvrir avec son lot de révélations, surprises et autres complications, comme s'il n'y en avait pas assez !
A bientôt !
